Mayrac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Mayrac
De gauche à droite et de haut en bas :
le château, le monument aux morts
la place de l'église et la mairie.
Crps de logis du château de Mayrac (Lot) datant du quinzième siècle, prise du côté sud, au début d'automne. monuments aux morts de la première guerre mondiale de Mayrac (Lot).
Eglise de Mayrac (Lot) datant du douzième siècle, sans clocher séparé.  Nouvelle mairie de Mayrac (Lot).
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Gourdon
Canton Souillac
Intercommunalité Communauté de communes Causses et vallée de la Dordogne
Maire
Mandat
Thierry Laverdet
2014-2020
Code postal 46200
Code commune 46337
Démographie
Gentilé Mayracois
Population
municipale
270 hab. (2014 en augmentation de 1,12 % par rapport à 2009)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 53′ 59″ nord, 1° 33′ 33″ est
Altitude Min. 120 m
Max. 287 m
Superficie 7,86 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Lot

Voir sur la carte administrative du Lot
City locator 14.svg
Mayrac

Géolocalisation sur la carte : Lot

Voir sur la carte topographique du Lot
City locator 14.svg
Mayrac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Mayrac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Mayrac
Liens
Site web mayrac.fr

Mayrac (prononcé /mɛjʁak/) est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie. Mayrac est comprise dans l'ancienne province du Quercy, plus précisément dans le Haut Quercy, sur le Causse de Martel. La plus ancienne mention de Mayrac date de 930, elle a fait partie de la vicomté de Turenne jusqu'au XVIIIe siècle. Après une brève existence pendant la période révolutionnaire, elle a de nouveau été érigée en commune en 1946. Commune essentiellement rurale à l'activité agricole et pastorale, loin des grands centres, elle a subi près de deux siècles de baisse démographique, mais l'effectif de sa population croît de nouveau au début du XXIe siècle, en particulier du fait de l'attraction de la zone d'emploi de Brive-la-Gaillarde. Elle est intégrée depuis sa création dans la communauté de communes Causses et Vallée de la Dordogne. Mayrac, située au cœur de la région touristique de la vallée de la Dordogne est une villégiature très calme et pourtant très proche de hauts lieux du patrimoine national comme Rocamadour, Padirac, Sarlat, Collonges-la-Rouge, etc.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Mayrac est entièrement située sur le Causse de Martel, lui-même partie des Causses du Quercy. Néanmoins, elle forme le rebord du causse plongeant sur la vallée de la Dordogne à ses limites est et sud-est avec Creysse et Saint-Sozy.

Mayrac est distant à vol d'oiseau (orthodromie[1]) de 5,5 km de Martel et 6,3 km de Souillac (chef-lieu de canton, siège de la communauté de communes et centre du bassin de vie n°U46107[2]). Mais aussi à 28,7 km de Brive-la-Gaillarde (centre de la zone d'emploi n°0057[3]), 51 km de Cahors (préfecture), 144,6 km de Toulouse (capitale régionale) et 444,2 km de Paris. La commune française métropolitaine la plus éloignée est Bonifacio à 728,6 km[1].

Communes limitrophes de Mayrac.
Lachapelle-Auzac Baladou
Souillac Mayrac. Creysse
Pinsac Saint-Sozy

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 786 hectares ; son altitude varie de 120 à 287 mètres[4]. Le point le plus bas se situe à sa limite avec le lieu-dit du Malpas (commune de Saint-Sozy) et le plus haut au lieu-dit la Pierre Plantée.

carte montrant par un jeu de couleur les types de sols, bleu le Jurassique, ocre le Tertiaire et gris les dépôts récents
Carte géologique simplifiée de Mayrac.

L’entablement calcaire des causses du Quercy, constitué principalement par des calcaires et des dolomies du Jurassique moyen et supérieur, supporte localement des formations superficielles tertiaires, ce qui donne un caractère propre à chaque causse. Ainsi le causse de Martel a piégé, dans de vastes cuvettes (ouvalas, dolines), des formations détritiques argilo-sableuses à l’origine de sols fertiles[5].

 paysage du hameau du Faget montrant un affaissement typique de doline
Doline à la limite ouest du Faget.

La feuille Souillac (n°809) de la carte géologique de France[6] recense cinq types de sols sur la commune de Mayrac[7] dont la répartition est la suivante.

D'abord en périphérie du territoire communal, un socle calcaire formant grossièrement un anneau. Il est estimé dans la notice explicative de la feuille 809 comme datant de l'étage Callovien (Jurassique moyen, série Dogger, entre -160 et -150 millions d'années, en bleu roi sur la carte simplifiée) et est constitué de calcaires micritiques en bancs ; mais aussi de l'étage Oxfordien (Jurassique supérieur, série Malm, entre -154 et -146 millions d'années, en bleu ciel sur la carte simplifiée), constitué de calcaires oolithiques massifs. Ce socle constitue la ligne de crête entre le Pigeon-Haut et la Pierre Plantée, puis s'étend vers le sud sur la commune de Pinsac jusqu'au surplomb du Roc Coulon (non visible sur la carte simplifiée), et remonte par l'est constituant (sur la commune de Saint-Sozy) le Roc de Monges, le Pech Grand, le Pech Touloumo (sur la commune de Mayrac) et le bourg de Mayrac ; et enfin il affleure entre le Garrit-Bas et le Pigeon-Bas.

Au centre de cet anneau, une zone plus récente et plus basse, estimée entre le Paléocène et l'étage Lutétien supérieur (Tertiaire Paléogène, séries Paléocène et Éocène, entre -65 et -40 millions d'années, en bistre sur la carte simplifiée) caractéristique des argiles à graviers du bassin de Martel (galets de quartz, sables grossiers et argileux) constitutive des terroirs du versant est du Pigeon-Haut, du Mayné, du Faget, de Lascoux, du Mas Rambert, du Mas del Sol et du Mas del Pech (ces 3 derniers hameaux étant parties de Saint-Sozy). Ces argiles sont partiellement recouvertes de formations superficielles récentes (en gris sur la carte simplifiée) faites, soit de remplissage de cailloutis à matrice argilo-sableuse, soit de nappes de sables éoliens.

Au nord-est de la commune, tous les territoires autour et à l'est du Castanet sont essentiellement recouverts de nappes de sables éoliens[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de cours d'eau sur le territoire de la commune de Mayrac, hormis le petit ruisseau de quelques centaines de mètres qui apparaît au Pit, fait partiellement la limite entre Mayrac et Creysse en bordure de la route D 33, et disparaît au gouffre de Las Aydes, ses eaux allant ensuite rejoindre la Dordogne au Malpas.

L'irrigation des terres agricoles de Mayrac se fait par pompage des eaux de la Dordogne. C'est la chambre d'agriculture de Dordogne (département) qui est l'organisme unique de gestion collective (OUGC) des prélèvements en eau pour l'irrigation agricole de tout le bassin versant de la Dordogne (fleuve). Au sens de cet organisme, Mayrac se trouve plus précisément dans le sous-bassin de la Dordogne karstique[8].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Selon le nouveau zonage sismique de la France défini par l’article D. 563-8-1 du code de l’environnement (créé par le décret no 2010-1255 du et modifié par le décret no 2015-5 du ), Mayrac, comme tout le département du Lot, se situe en zone de sismicité très faible[9] (sur une échelle de 1 à 5 allant de très faible à forte).

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Lot.
 diagramme en radar montrant les axes principaux des vents dans la région, principalement de nord-ouest et sud-est
Rose des vents enregistrés à Gourdon d'août 2002 à septembre 2017 (à chaque azimut est associé la proportion de relevés correspondant).

Le Quercy subit deux influences climatiques opposées. Le nord (principalement le Ségala au nord-est) connaît un climat davantage montagnard lié à la proximité du Massif central, le sud subit un climat plus tempéré. On comptabilise en moyenne 140 à 160 jours de pluie par an sur le département du Lot. Le nombre moyen de jour de neige est faible et l'épaisseur du manteau neigeux n'est mesurée de façon systématique que sur le site de Gourdon. Elle n'a jamais dépassé les 19 centimètres depuis 1941.

Le département n'est pas très venté, les vitesses supérieures à 10 kilomètres par heure ne représentent que 40 % des enregistrements. Le vent souffle le plus souvent du secteur Nord-Ouest (30,6 % des relevés biquotidiens compris entre WNW et NNW)[10], associé généralement aux périodes pluvieuses, et ensuite du Sud-Est (21,7 % des relevés biquotidiens compris entre ESE et SSE)[10], c’est le vent d'Autan. Ce dernier représente la direction privilégiée des vents les plus forts. Il souffle en rafales et se déclenche principalement à l'approche des perturbations atlantiques, il assèche les basses couches de l'atmosphère et retarde l'arrivée des pluies. Il est fréquent en automne, en hiver et au printemps. Son influence se fait sentir dans les relevés de températures : les températures nocturnes sont douces sur les versants exposés au vent d'Autan mais fraîches dans les vallons abrités, ce fort contraste peut atteindre 6 à 8 degrés[11].

L'ensoleillement mesuré sur la station météorologique de Gourdon (distance orthodromique de 22,7 km[1]) est très appréciable avec une moyenne annuelle de 1 930 heures. La vallée de la Dordogne est souvent le lieu privilégié de formations des brouillards durant les nuits calmes et étoilées de la période automnale et hivernale[11].

Températures moyennes, ensoleillement et précipitations enregistrées à la station météorologique de Gourdon, 1973 - 2016.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,8 2 3,9 5,9 9,3 12,2 14,1 14,1 11,4 9 4,9 2,5 7,6
Température moyenne (°C) 5,1 5,9 8,8 11,3 14,8 17,9 20,3 20 17,2 13,5 8,4 5,7 12,4
Température maximale moyenne (°C) 8,5 10,3 14 16,6 20,5 24,2 26,9 26,9 23,4 18,4 12,2 9,2 17,6
Ensoleillement (h) 80,6 109,7 154,6 164,6 193,3 234,8 246,2 224,1 192,8 150,9 85,3 90,7 161
Précipitations (mm) 47 36,6 45,1 64,1 55,6 65,9 39,2 40,9 48,4 49 58 43 592,8
Source : « Infoclimat... », sur le site de l'association Infoclimat (consulté le 7 août 2017).
Records climatiques enregistrés à la station météorologique de Gourdon.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Record de froid (°C)
date du record
−18,9
16/1/1985
−14,2
9/2/2012
−11,7
1/3/2005
−8,4
27/4/1982
−7,1
22/5/1985
2
2/6/1975
6
5/7/1984
3,8
30/8/1986
−3,1
15/9/1984
−4,7
25/10/2003
−8,7
22/11/1998
−11,9
16/12/2001
Record de chaleur (°C)
date du record
19,9
5/1/1999
25,2
24/2/1990
27,5
21/3/1990
31,3
30/4/2005
32,9
30/5/2001
40,7
22/6/2003
40,7
1/7/1952
35,8
19/7/1998
36,8
3/9/2005
31,7
3/10/1985
24,5
8/11/2015
19,4
8/12/2010
Record de vent (km/h)
date du record
105,4
24/1/2009
112
13/2/2017
103,7
7/3/1991
107,4
2/4/2000
90,7
21/5/2014
79,6
24/6/2003
87
18/7/2015
72,2
7/8/2003
114,8
26/9/1992
107,4
10/10/1987
125,9
7/11/1982
103,7
27/12/1999
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
28,2
29/1/2015
28,4
3/2/2003
37,6
3/3/2017
35,2
25/4/2009
63,8
19/5/2012
569
10/6/1992
102,6
4/7/2001
43,8
9/8/2004
46,2
23/9/2006
33,4
24/10/2011
30
2/11/2008
28,2
8/12/2007
Source : « Infoclimat... », sur le site de l'association Infoclimat (consulté le 1er novembre 2017).


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

carte des voies communales (en rouge) de la commune avec leurs connexions avec les routes départementales (en jaune)
Carte des voies communales de Mayrac (2014) et des routes départementales la traversant (Lot, France).

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par quatre routes départementales. La D 803 (de Souillac à Bretenoux) borde le nord de la commune, globalement d'ouest en est, entre le Pigeon-Haut et le Roucaillou. La D 15 (du Pigeon-Bas à Saint-Sozy) traverse la commune globalement du nord-ouest au sud-est, de son origine jusqu'au Garrit-Haut. La D 96 (de Pinsac à Pomié) traverse la commune du sud-ouest au nord-est, du Garrit-Haut à Labrunie en traversant le bourg de Mayrac dont elle constitue l'axe principal. Enfin la D 33 longe la limite orientale de la commune.

La voirie communale comporte, depuis une délibération de 2014, un ensemble de 25 voies communales (VC) numérotées de VC 1 à VC 4, VC 4E, et de VC 5 à VC 24. Ces voies, toutes asphaltées, représentent un réseau de 18,106 km. La plus courte est longue de 55 m et la plus longue de 3 880 m. Ce classement ne comporte pas les chemins ruraux[12].

paysage expliqué dans la légende
Depuis le promontoire de la Motte féodale du Pigeon, on aperçoit vers l'ouest le viaduc de Bramefont de l'autoroute A 20.

La sortie no 55 de l'autoroute A 20 se situe à 7,5 km du bourg de Mayrac.

Transports[modifier | modifier le code]

La ligne de chemin de fer de Souillac à Saint-Denis-les-Martel qui assurait la continuité du trajet ferroviaire de Bordeaux à Aurillac a été mise en service en 1889. Elle comportait une gare au hameau du Pigeon (partie située sur la commune de Baladou). Le trafic voyageur a été interrompu en 1980 et la section fermée en 1989. Depuis lors, la SNCF assure un desserte par bus de Souillac à Martel avec arrêt au Pigeon-Bas[13].

Le département du Lot assure une ligne du réseau Lot'O Bus de Mayrac (le Pigeon) à Figeac[14].

L'aéroport de Brive-Vallée de la Dordogne est distant de 21 km du bourg de Mayrac.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

carte en couleur de la commune où chaque territoire d'un lieu-dit est affecté d'une couleur différente
Lieux-dits et hameaux de Mayrac.

Mayrac est une commune essentiellement rurale, dont les sols sont occupés à 77 % par des surfaces agricoles et à 22 % par des forêts[15]. L'habitat est organisé autour du bourg de Mayrac, de deux hameaux principaux (le Pigeon[Note 1] et le Faget) et de plus de 40 lieux-dits dont : les Agasses, les Barnicoux, la Bessouille, les Blagours, Bois de la Roche, les Bouygues, le Castanet, la Chicanerie, le Colombier et Labrunie, le Colombier-Haut, la Combe, Combe du Puit, Comberade, Courrège, le Débat, Donnix, Douce Mande, les Esperes, le Fustier, le Garrit-Bas, le Garrit-Haut, la Goursette, les Grézals, Lac Redon, Lac Tenenc, la Lande, Lascoux, Laumède, Malegrèze, le Mayné, le Pech, le Pech Maury, le Pech Touloumo, la Peyrière, les Peyruges, le Picadis, la Pierre Plantée, le Pit, le Pouzadou, les Prèzes, Rayjade, la Rochelle, le Ruard, le Sarragous, les Tourelles et Virat.

La commune de Mayrac s'est dotée en 2013 d'une carte communale (cf. illustration) comportant neuf zones ouvertes à la construction principalement le long des axes routiers et deux zones réservées aux loisirs (le Pit et le Lac Redon) ; il n'y a pas de zone réservée aux activités et l'essentiel du territoire communal est fermé à la construction[16]. Un plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) est en cours d'élaboration en 2017[17].

carte présentant en rose les 9 zones constructibles, et en bleu les 2 zones protégées pour les loisirs
Carte communale de 2013 décrivant les zones constructibles et le périmètre protégé du château.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2014, le nombre total de logements dans la commune est de 173, alors qu'il était de 167 en 2009[Insee 1].

Parmi ces logements, 67,8 % sont des résidences principales, 26,4 % des résidences secondaires et 5,9 % des logements vacants. Ces logements sont pour 93,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 5,2 % des appartements[Insee 1].

En 2014, 33,4 % des résidences principales sont construites avant 1945 ; 30,8 % construites entre 1946 et 1990 ; et 35,9 % construites depuis 1991[Insee 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants, est de 70,3 %, en baisse par rapport à 2009 (77,1 %)[Insee 3].

Il n'y a pas de logements HLM à Mayrac, ni d'immeuble d'habitat collectif.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Le dossier départemental des risques majeurs (DDRM) du Lot de 2005 inscrit la commune de Mayrac pour les seuls risques naturels liés aux mouvements de terrain (glissement, affaissement, chute de bloc et tassement de terrain lié au retrait-gonflement de l'argile)[18]. Il y a eu deux arrêtés de catastrophes naturelles, liées à des écoulements de boue entre 1982 et 2013[19].

La commune n'est pas concernée par les risques naturels que sont les inondations et les feux de forêt. Par ailleurs, aucun risque technologique n'est retenu[18].

La seule cavité naturelle recensée par le site ministériel GéoRisques concerne le gouffre de Las Aydes à l'extrême Est de la commune près de la route D 33[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Mayrac (parfois anciennement écrit Meyrac[21]), d'origine gallo-romaine, fait l'objet de discussions. La terminaison -ac, issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes, qui a une signification localisante, ne fait pas débat.

Il n'en n'est pas de même du préfixe pour lequel au moins trois explications s'affrontent. Pour l'abbé François-Maurice Lacoste (1851-1924)[22] le nom viendrait de Mayraco et désignerait le lieu (acum) de la villa de la mayre (mère, du latin Mater) ; pour Jean-Baptiste Champeval de Vyers[21] le nom dériverait de Maisiracum pour un lieu (acum) abondant en bois ; enfin plus récemment pour Gaston Bazalgues[23] le nom serait basé sur l'anthroponyme Marius ou Matrius avec toujours le suffixe localisant. Ces hypothèses fluctuent donc d'un nom de personne à un nom commun, traduisant bien le débat plus large existant en France concernant les toponymes en i-acum, débat ouvert par Marc Bloch et porté par Michel Roblin. Ce dernier s'oppose au dogme selon lequel les toponymes en i-acum sont toujours des noms de propriétés essentiellement formés sur des anthroponymes, mais qu'il faut aussi considérer l'apport de noms communs de relief, paysage, etc. Ainsi il considère que la double série de toponymes « Méry, Mayrac, Meyrac, et, Mérigny, Marigny, Mayrignac, Margny, Magny, Magnac nous oblige à un choix comparable entre les noms personnels Matrius et Materna, ou le terme rural materia, bois de construction, futaie »[24].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

schéma d'une pierre taillée de type biface retrouvée à Mayrac
Biface découvert en 1992 au lieu-dit la Peyrière (Mayrac).

La cuvette qui s'étend entre le bourg de Mayrac et le hameau du Pigeon-Haut, sur le territoire de la commune de Mayrac, a été fréquentée depuis le Paléolithique inférieur et moyen et encore au Néolithique[25],[26]. Ainsi un biface moustérien de tradition acheuléenne en silex gris a été découvert à environ 300 m du sud du bourg sur une crête en limite du Causse de Martel, surplombant des ravins tombant sur la vallée de la Dordogne dans un site propice à l'habitat[25]. Un autre biface, de même type, entier, a été découvert au lieu-dit la Peyrière, soit à peine plus d'un kilomètre du précédent[27]. Ces objets témoignent d'une présence néanderthalienne sur le causse mayracois[27]. Plus récemment trois outils néolithiques ont été trouvés ; d'une part au village du Faget, une hache en silex et une herminette en dolérite, et d'autre part au lieu-dit le Lac Redon une herminette (ou pic) en silex[26].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

blason d'azur, au loup rampant d'or, au chef cousu de gueules, chargé de trois étoiles d'or
Blason de la famille Luquet Du Chaylar[C 1], seigneurs de Mayrac et Réveillon.

La plus ancienne référence écrite qui nous soit parvenue faisant mention de Mayrac (ou Meyrac) date de . Il s'agit du legs testamentaire du vicomte Adhémar des Echelles[28] au bénéfice de l'abbaye de Tulle (qu'il avait rétabli après sa destruction par les Normands) et dont Bernard, son fils naturel, était l'abbé régulier. Adhémar était l'arrière-petit-fils de Raoul, premier comte de Turenne, et dernier descendant de la branche cadette (branche des Échelles) issue de Raoul. Dans son testament, rédigé plusieurs années avant sa mort (probablement survenue en 937), on observe qu'il avait de grandes possessions dans le Quercy dont Meyrac[29].

En 1241, Guillaume de Gourdon fait don des terres qu'il possède à Mayrac et Blanzaguet à l'abbé d'Obasine[C 2].

Mayrac est ensuite partie de la vicomté de Turenne entre Limousin et Haut-Quercy. Le vicomte de Turenne en est Haut justicier du XVe siècle jusqu'en 1738, date d'acquisition de la vicomté par le roi de France.

Après la Guerre de Cent Ans, le Quercy est dépeuplé et les seigneurs appellent des émigrants d'Auvergne pour combler les vides survenus entre 1439 et 1455[C 3]. Annet de La Tour[Note 2] est justement seigneur d'Oliergues en Auvergne et vicomte de Turenne. Il fait ainsi venir Jean Luquet, écuyer de la ville d'Oliergues, pour lui confier la gouvernance de la vicomté. Jean Luquet devient, par alliance, seigneur de Réveillon et acquiert de nombreux biens dont certains à Mayrac. Dès 1445, le vicomte lui donne l'investiture de tous les biens acquis, renonce en sa faveur au droit de retraite par possession de fief, et lui accorde les biens qu'il avait de concert avec son épouse dans la terre de Mayrac avec le tiers des émoluments de justice et lui permet d'y bâtir un château avec fossés et fortifications (cf. Lieux et monuments). Il prend par la suite le nom de Luquet du Chaylar[30].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Les Guerres de Religion n'ont pas laissé de traces écrites dans l'histoire de Mayrac.

En 1576, Balthazare du Chaylar, dame de Mayrac, épouse Jacques de Maschat de la Meschaussée, seigneur de Lacoste. Elle apporte en dot les terres de Mayrac et Réveillon et sera la dernière représentante de la branche des Chaylar de Mayrac[C 4].

En 1671, Diane de la Meschaussée épouse Henry-Joseph de Fénelon, marquis de Salignac[L 1]. En entrant dans la puissante famille La Mothe-Fénelon, la seigneurie de Mayrac ne sera pas concernée par la vente de la vicomté de Turenne en 1738. Louise-Charlotte de Salignac-Fénelon (1758-1840), dame de Mayrac, Creysse, Montvalent, Lacastaudie et Rignac, épouse en 1778 Charles Bouquet de Surville, marquis de Campigny. Le marquis vend toutes ses possessions dans le Quercy à partir de 1782[L 2].

Au XVIIe siècle, le seul hameau du Faget compte 37 feux[31]. À la veille de la Révolution, Mayrac compte 100 feux (378 habitants) sur 786 hectares[L 3].

Architecture quercynoise traditionnelle : ferme, demeures et grange de Mayrac.
Une ancienne ferme restaurée à 2 niveaux, en pierre calcaire blanche, avec le logement à l'étage
Ferme sur deux niveaux dans le bourg. 
Très grande demeure à étage, en pierre calcaire et toit de tuiles plates avec cour de ferme
Demeure lotoise typique au Castanet (fin XVIIe siècle). 
Grande maison à étage en pierre calcaire et toit en ardoises rectangulaires, pigeonnier accolé sur toute la hauteur
Demeure bourgeoise au Pigeon-Haut (fin XVIIIe siècle). 
Grande grange sur un niveau avec toit à 2 pans couvert d'ardoises sur une charpente en coque renversée
Grange à toit en carène à Lascoux. 
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

extrait de la plus vieille carte de France montrant Mayrac
Mayrac représentée sur la carte de César-François Cassini de Thury, XVIIIe siècle.

La seigneurie de Mayrac est depuis 1785 la propriété de Pierre-Joseph de Lachèze, lieutenant général de la sénéchaussée de Martel en 1770, sieur de Murel depuis 1783. Député du Tiers état aux États-Généraux, royaliste, il est emprisonné sous la Terreur. Ses biens sont saisis et vendus aux enchères à Guillaume Cabanel (fermier du lieu). Libéré le 9 Thermidor il rentre dans ses foyers. Il est ensuite président de l'administration départementale du Lot sous Napoléon Ier.

Mayrac est pendant la Révolution une municipalité du canton de Martel de 1790 à 1800[32].

Lorsque éclate la Révolution, le curé de Mayrac est depuis 1773, Pierre Calmels, docteur en théologie. Prêtre réfractaire, il sera remplacé par Jean Maturié, prêtre jureur[C 5]. Pierre Calmels, qui se cache dans la paroisse, sera arrêté le lorsqu'un détachement de gardes nationaux est envoyé à Mayrac. Il est délivré sur place à la suite des menaces de la population et de l'intervention de Clavel[C 6],[L 4](officier, propriétaire au Pigeon). Le , à la suite de ces incidents les administrateurs de Martel décident que les cloches seront brisées, ce qui fut fait le lendemain avec la protection de 150 fantassins et de 50 cavaliers[L 5].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Fusion et défusions de Saint-Sozy, Meyronne et Mayrac.
À la Révolution il y avait 3 communes, Saint-Sozy, Meyronne, Mayrac
1790 : la Révolution érige les paroisses en communes.
En 1800 une seule commune, Saint-Sozy
1800 : Création de la grande commune de Saint-Sozy.
En 1845, Meyronne redevient commmune
1845 : Meyronne est de nouveau autonome.
En 1946, Mayrac redevient commune, retour au pont de départ
1946 : Mayrac est recréée en commune.

Pierre-Joseph de Lachèze récupère ses biens à Mayrac en 1815. Louis XVIII le nomme maître des requêtes au Conseil d’État. Élu dans la Chambre introuvable, il reçoit des lettres d'anoblissement[33]. Il revend, avant son décès en 1833, le château de Mayrac à Jean-Baptiste Fayette (maire de Saint-Sozy entre 1848 et 1870). Le château devient la propriété de Charles Nouailhac, notaire à Martel, par son mariage avec Aricie Fayette, le [C 7],[L 6].

Pendant la Première Guerre mondiale, dix-neuf jeunes mayracois sont tombés pour la France. Un monument aux morts rappelle leur sacrifice, ainsi qu'une plaque émaillée dans l'église.

Pendant la Seconde Guerre mondiale Mayrac n'a eu à subir ni combats ni perte humaine. L'envahissement de la zone libre le , puis la création progressive du STO, faisant suite à la Relève, qui devient complète en , amène de nombreux jeunes lotois à entrer dans la clandestinité puis à participer à la constitution de maquis[34]. Un maquis, affilié début 1944 aux FTP (comme de nombreux maquis du Lot)[35]:113-123, et commandé par Antoine Delpeyroux, alias Tony[36], est actif dans le secteur de Souillac-Gourdon. Il intervient à Mayrac dont il utilise les salles du château (à l'époque inhabité) comme base et lieu de détention provisoire de prisonniers. Il combat sous l'autorité de Robert Noireau (alias Colonel Georges), Compagnon de la Libération, qui dirige les maquis du Lot[37],[38]. À partir du printemps 1944, les activités s'intensifient car, d'un côté on prépare le débarquement (sabotages d'usines d'armement à Figeac, coupures des voies ferrées et des routes), et de l'autre côté la 2e Panzerdivision SS Das Reich, arrivant du front russe où elle a été décimée, est redéployée à partir d'avril autour de Montauban où elle doit à la fois se reconstituer et réduire les maquis, en particulier du Lot[39]. Elle mène alors de nombreuses opérations et exactions dans le Lot et la région (déportés de Figeac, massacre de Gabaudet, pendus de Tulle, massacre d'Ouradour-sur-Glane), avant de rejoindre le front de Normandie. Le , un accrochage a lieu en deux endroits de Saint-Sozy (Mayrac est alors intégrée à cette commune)[40] entre des maquisards qui convoient de l'armement récemment parachuté (Opération Cadillac)[35]:173-174,[40] et les troupes d'occupation. Six résistants meurent ce jour-là à Saint-Sozy.

Mayrac est réunie à la commune de Saint-Sozy en 1801 (ou avant) au sein du canton de Souillac. Pendant cette période, le conseil municipal de Saint-Sozy comporte un adjoint spécial et trois conseillers municipaux, représentants de la communauté de Mayrac. Elle est érigée à nouveau en commune par arrêté préfectoral du [32]. Au terme des élections des 7 et 21 juillet 1946, le premier conseil municipal de 10 membres est installé, Louis Céllié est élu premier maire de la nouvelle commune[L 7]. Pendant les dix années qui s'ensuivent, et en l'absence de locaux spécifiques, la propriétaire du château de Mayrac mettra à la disposition du conseil municipal ses salles du rez-de-chaussée pour accueillir la maison commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Dans cette petite commune rurale il est usuel qu'une seule liste, sans étiquette partisane, se présente aux scrutins municipaux, la totalité des candidats étant élus au premier tour[41].

Au premier tour des élections présidentielles, depuis 1974 à 2012, les électeurs mayracois, comme l'ensemble de ceux du département du Lot, ont toujours majoritairement porté leur choix vers le (la) candidat(e) présenté(e) par le Parti Socialiste. Au rang des exceptions ; l'élection de 1969, où Georges Pompidou, domicilié à Cajarc (Lot), est en tête au premier tour dans le département du Lot, et celle de 2017 où Emmanuel Macron fait de même, à Mayrac et dans le département[41],[42].

Au premier tour des élections législatives de 2002, 2007 et 2012, pour la seconde circonscription du Lot, les électeurs mayracois ont toujours placé en tête le candidat du Parti Socialiste. En 2017, dans le contexte de l'élection à la présidence de la République d'Emmanuel Macron, la candidate de la République en Marche est arrivée en tête, immédiatement suivie par le candidat socialiste[41].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 11[43].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[44].
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1793 Jean Castagné    
1793 1794 Jean Borne    
1794 1800 Jean Castagné    
1800 1946 Fusionnée à Saint-Sozy    
1946 1971 Louis Céllié Sans Agriculteur
1971 1989 Roger Grenaille Sans Agriculteur
1989 1995 Jean-Marie Lavergne Sans Agriculteur
1995 en cours Thierry Laverdet   Entrepreneur agricole

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Du point de vue des collectivités territoriales, Mayrac fait partie de la communauté de communes Causses et Vallée de la Dordogne. Cette collectivité, créée le puis élargie à compter du , est surnommée en abrégé Cauvaldor[45]. Elle succède à la communauté de communes du Pays de Souillac créée en 1994 et à laquelle Mayrac adhère depuis sa création, communauté élargie à la commune de Rocamadour en 2010, puis élargie à 7 communes de Haute Bouriane en 2013. Cauvaldor, qui regroupe dorénavant 79 communes et 45 583 habitants, est organisée en cinq pôles territoriaux. La commune de Mayrac est représentée par un de ses conseillers municipaux au conseil du pôle territorial de Souillac et par son maire au conseil communautaire[46].

Du point de vue administratif, Mayrac fait partie de l'arrondissement de Gourdon.

Du point de vue électoral, Mayrac fait partie du canton de Souillac et de la seconde circonscription législative du Lot.

Du point de vue judiciaire, Mayrac relève du tribunal d'instance de Cahors, du tribunal de grande instance de Cahors, de la cour d'appel d'Agen, du tribunal pour enfants de Cahors, du conseil de prud'hommes de Cahors, du tribunal de commerce de Cahors, du tribunal administratif de Toulouse et de la cour administrative d'appel de Bordeaux[47].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Eau potable et assainissement[modifier | modifier le code]

vue du château d'eau qui imite le style quercynois avec une toiture conique en tuiles plates
Le château d'eau, fruit d'un effort d'insertion architecturale.

La commune de Mayrac est membre du syndicat intercommunal d’adduction d’eau potable (SIAEP) de la moyenne vallée de la Dordogne, créé en 1982[48], regroupant huit communes, dont le siège est transféré en 2017 à Creysse. L'exploitant du réseau de distribution d'eau potable étant SAUR Midi-Pyrénées qui gère la facturation, la relève des compteurs d'eau et le réseau[49].

Il n'y a pas d'assainissement collectif, le service public d'assainissement non collectif (SPANC, basé au siège de la communauté de communes à Souillac) est chargé depuis de contrôler les dispositifs individuels d'assainissements et de veiller à leur bon état de fonctionnement.

Collecte des déchets[modifier | modifier le code]

La gestion des déchets est déléguée au syndicat mixte départemental pour l'élimination des déchets ménagers et assimilés (SYDED)[50], créé en 1996. La collectivité en charge de la collecte des déchets est la communauté de communes Causses et Vallée de la Dordogne, laquelle dispose de plusieurs déchèteries à la disposition des mayracois, les plus proches étant l'une à Souillac et l'autre à Martel. Les verres sont recueillis dans des points d'apport volontaire répartis sur le territoire communal. Sous l'égide du SYDED, engagé dans le projet « Territoires zéro déchet, zéro gaspillage », lancé par le ministère de l’Environnement et porté par l'ADEME, le tri est dans le Lot particulièrement développé. Des containers spécifiques de couleur verte, aussi nombreux que les containers bruns réservés aux déchets putrescibles, sont largement répartis sur le territoire communal, permettant une collecte de l'intégralité des matières plastiques (y compris polystyrène, sachets, blisters, films, opercules divers, etc.)[51].

Feux[modifier | modifier le code]

La pratique des feux de végétaux est interdite par un arrêté préfectoral de 2012[52].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Budget[modifier | modifier le code]

En 2016, selon la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), les opérations de fonctionnement ont entraîné un résultat comptable bénéficiaire arrondi à 1 000 . Les recettes de fonctionnement s'élevaient à 224 000 tandis que les dépenses de fonctionnement étaient de 222 000 .

Toujours en 2016, le capacité de financement de la section d'investissement était de 13 000 . Les recettes d'investissement s'élevaient à 64 000 tandis que les dépenses d'investissement s’élevaient à 51 000 . Dans ces dépenses d'investissement, le remboursement d'emprunts s'élève à 48 000 [53].

Capacité d'autofinancement par habitant[modifier | modifier le code]

Depuis les années 2000, la capacité d'autofinancement[Note 3] qui était dans les premières années à un niveau équivalent à la moyenne de la strate (communes de 250 à 500 habitants appartenant à un groupement fiscalisé) s'est dégradée ensuite jusqu'à devenir quasiment nulle en 2015[55] :

Capacité d'autofinancement par habitant.
Résultats exprimés en € et par habitant. Strate des communes de 200 à 500 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.
2016 2015 2014 2013 2012 2011 2010 2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Mayrac 5 4 40 7 46 49 91 77 114 120 155 138 145 110 161 165 155
Moyenne de la strate[Note 4]. 146 148 150 156 168 162 140 145 196 206 209 180 171 163 153 166 172

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Taux et produits des impôts locaux à Mayrac (en 2016)[53].
Taxe Taux appliqué (part communale) Taux moyen dans la strate Recettes dégagées en €
Taxe d'habitation (TH) 7,67 % 10,84 % 21 000
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 16,44 % 14,21 % 31 000
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 136,11 % 39,72 % 15 000
Cotisation foncière des entreprises (CFE) 0,00 % 0,00 % 0

Jumelage[modifier | modifier le code]

Au , Mayrac n'est jumelée avec aucune commune[56].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[57]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[58].

En 2014, la commune comptait 270 habitants[Note 5], en augmentation de 1,12 % par rapport à 2009 (Lot : +0,05 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
484 485 264 209 225 214 215 201 209
1999 2006 2007 2012 2014 - - - -
207 248 254 272 270 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[59] puis Insee à partir de 2006[60].)
Histogramme de l'évolution démographique

Entre 1800 et 1946, la commune de Mayrac disparaît, intégrée dans celle de Saint-Sozy dont elle constitue une section communale. Dès lors aucune donnée officielle individualisant l'effectif de population de Mayrac n'est disponible. Mais à partir de 1841, les formulaires enregistrant les listes nominatives de recensement de chaque commune spécifient le bourg, hameau et lieu-dit de domiciliation de chaque foyer recensé et la dernière page du livret résume les effectifs de population par section de commune. Il est donc possible de reconstituer un tableau des effectifs du territoire de la section de commune de Mayrac au sein de la commune de Saint-Sozy, à partir des sections A (du Pigeon) et B (de Mayrac) constitutives de la commune recrée en 1946[61].

Évolution de la population de la section de commune de Mayrac (commune de Saint-Sozy)[61].
1841 1886 1891 1896 1901 1906 1911
458 393 364 344 362 346 324

En 2014, la population de la commune est relativement jeune. La proportion de personnes d'un âge supérieur à 64 ans (16,7 %) est en effet inférieure aux proportions nationale (18,3 %) et départementale (27 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune (54 %) est supérieure à la population masculine[Insee 4].

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge et sexe est, en 2014, la suivante :

  • 46 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,6 %, 15 à 29 ans = 12,8 %, 30 à 44 ans = 23,2 %, 45 à 59 ans = 25,6 %, 60 à 74 ans = 15,2 %, 75 à 89 ans = 5,6 %, 90 ans et plus = 0 %) ;
  • 54 % de femmes (0 à 14 ans = 20,4 %, 15 à 29 ans = 10,9 %, 30 à 44 ans = 21,8 %, 45 à 59 ans = 19,7 %, 60 à 74 ans = 14,3 %, 75 à 89 ans = 12,2 %, 90 ans et plus = 0,7 %).
Pyramide des âges de Mayrac en 2014, en pourcentage[Insee 4].
Hommes Classe d’âge Femmes
90  ans ou +
0,7 
5,6 
75 à 89 ans
12,2 
15,2 
60 à 74 ans
14,3 
25,6 
45 à 59 ans
19,7 
23,2 
30 à 44 ans
21,8 
12,8 
15 à 29 ans
10,9 
17,6 
0 à 14 ans
20,4 

Importance relative de la commune en France[modifier | modifier le code]

Le tableau résume le rang qu'occupe la commune de Mayrac parmi les communes de France en termes de population, de superficie et de densité d'habitat à différents niveaux administratifs en 2016[62] :

Rangs de Mayrac parmi les communes françaises en 2016.
Niveau administratif Population Superficie Densité Effectif en 2016
Flag of France.svg France 23806e 24089e 20142e 35756
OC-1702-instit-logo carre-quadri-150x150.svg Occitanie 1415e 1920e 1061e 4565
Blason département fr Lot.svg Lot 168e 271e 91e 326
Arrondissement de Gourdon 52e 73e 23e 85
Canton de Souillac 12e 16e 7e 18

Enseignement et niveau d'étude[modifier | modifier le code]

Mayrac a une école primaire publique depuis 1910, une école privée existait déjà et à encore fonctionné quelques années avant de disparaître[L 8]. En 1933, la gémination des écoles fut décidée[L 9]. Depuis lors, l'école publique est mixte. En 1956, les locaux de la mairie de la jeune commune ont été co-localisés avec ceux de l'école publique, et ceci jusqu'en 2013.

Mayrac dispose d'une école élémentaire publique (Éepu) intégrée dans un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) associant les communes de Creysse, Lacave, Mayrac, Meyronne et Saint-Sozy. La gestion en est confiée au SIVU composé de deux élus de chaque commune du regroupement.

Depuis 2014, une réflexion a été lancée pour construire un nouveau groupe scolaire intercommunal, doté de plusieurs classes, permettant une scolarité pré-élémentaire et élémentaire dans un lieu unique. Le site proposé à Saint-Sozy a été retenu, un permis de construire déposé en [63] et la première pierre posée le .

Les collèges les plus proches sont ceux de Martel et Souillac. À Souillac existe un lycée polyvalent, le lycée Louis Vicat, et un lycée professionnel hôtelier, le lycée du Puy d'Alon[64].

Mayrac dépend de la circonscription de Gourdon de l'Inspection académique[64].

En 2014, plus d'un quart de la population non scolarisée de la commune ne possède aucun diplôme, près d'un tiers dispose d'un diplôme professionnel et plus des deux cinquièmes a un diplôme de niveau baccalauréat ou supérieur[65].

Distribution de la population non scolarisée de Mayrac en fonction du plus haut diplôme détenu, en 2014.
Aucun diplôme CAP et BEP Baccalauréat et Brevet professionnel Diplôme de l'enseignement supérieur
Mayrac 27,4 % 31,3 % 24 % 17,3 %
Sources des données : L'Internaute d'après l'Insee[65].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

 cour de l'école avec au rez-de-chaussée une ancienne salle de classe transformée en salle polyvalente
La salle des fêtes, intégrée dans le bâtiment de l'école.

La commune s'est dotée d'une salle des fêtes mise à la disposition des associations ou des particuliers mayracois ou extérieurs à la commune[66]. Quatre associations à caractère culturel ont leur domiciliation administrative à Mayrac : un comité des fêtes, deux associations de chasse et un club des aînés. Le comité des fêtes organise chaque année une fête votive qui prend place autour du premier weekend de juillet. Par ailleurs, plusieurs soirées à thème sont organisées tout au long de l'année[67].

Le , Mayrac organise la Fête de la Terre avec son concours départemental de labours[68].

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de professionnel de santé ni d'établissement de santé à Mayrac. Le centre de secours desservant est celui de Souillac. Les cabinets médicaux, cabinets dentaires et les pharmacies de proximité sont situés à Souillac[69] et Martel[70]. Des cabinets para-médicaux sont présents aussi dans ces villes ainsi qu'à Saint-Sozy[71].

Les hôpitaux et cliniques médico-chirurgicales de proximité sont à Brive-la-Gaillarde et Gourdon.

Sports[modifier | modifier le code]

grand panneau explicatif pour les randonneurs, comportant la carte détaillée de tous les chemins de randonnée balisés par l'association Vallée des Rocs
Au Pouzadou, l'ensemble des sentiers pédestres gérés par Vallée des Rocs, Saint-Sozy (Lot, France).

Il n'y a pas de club ou d'association sportive ayant leur siège à Mayrac, hormis les deux associations de chasse. L'office départemental du tourisme du Lot a balisé un circuit de randonnée largement consacré à la commune de Mayrac, dénommé « À la découverte des châteaux du causse de Martel »[72], ainsi qu'un circuit de randonnée équestre de 5 jours dénommé « À cheval dans la vallée de la Dordogne » qui longe la commune au sud-est[73]. De plus Mayrac participe avec les cinq communes voisines à la vie de l'association « Vallée des Rocs »[74], dont le siège est à Saint-Sozy, qui gère 120 km de sentiers pédestres entre causse et vallée de la Dordogne. Le circuit balisé dit de la « Grande boucle », long de 60 km, traverse la commune depuis le Pech Touloumo jusqu'à la D 33 en passant par le bourg, le Pouzadou et le Pit[75].

Médias[modifier | modifier le code]

L'actualité de Mayrac est couverte par deux journaux. D'une part, La Dépêche, grand quotidien régional, au moyen des correspondants locaux du bureau de Souillac. Le plus illustre de ces correspondants étant le mayracois René Yronde[76] qui a œuvré pendant près de 50 ans. Et d'autre part, La Vie Quercynoise, hebdomadaire disponible en version papier et en ligne[77], lequel traite aussi de sujets en relations avec Mayrac.

La municipalité édite depuis 1995 un journal municipal intitulé Mayrac Aujourd'hui, distribué gratuitement dans tous les foyers et dont les parutions récentes sont disponibles sur le site officiel (cf. Liens externes).

Cultes[modifier | modifier le code]

Pour l'Église catholique, le territoire de la commune dépend du « groupement paroissial de Martel et Cressensac », au sein du « doyenné de Cère Dordogne », lui-même partie du diocèse de Cahors[78]. À Mayrac, le seul lieu de culte de ce groupement paroissial est l'église Saint-Martin.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2013, le revenu disponible médian par unité de consommation est de 20 175 € pour les 107 ménages fiscaux de la commune (regroupant 249 personnes)[Insee 5].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2014, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 174 personnes, parmi lesquelles on compte 74,9 % d'actifs dont 69,1 % ayant un emploi et 5,7 % de chômeurs[Insee 6]. Depuis 2010, le taux de chômage communal est inférieur à celui de la France[79].

On compte alors 55 emplois dans la commune, contre 43 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune étant de 120, l'indicateur de concentration d'emploi est de 45,6 %, ce qui signifie que la commune offre un peu moins d'un emploi pour deux habitants actifs[Insee 7].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au , la commune accueille 29 établissements actifs, dont 11 dans le domaine de l'agriculture-sylviculture, 3 dans le secteur industriel, 5 dans la construction, 6 dans le commerce et les services et 4 dans l'administration, l'enseignement et l'action sociale[Insee 8].

Agriculture[modifier | modifier le code]

image montrant un bâtiment cylindrique récent surmonté d'une coupole qui est le cœur de l'unité de fabrication de méthane
Unité de méthanisation des effluents d'élevage au Garrit-Bas.

L'évolution de l'agriculture entre 1988 et 2010, montre un secteur toujours en mutation, même si cette activité est encore importante au sein de la commune, puisqu'elle représente 38 % des entreprises ; ainsi les exploitations ont vu leur nombre diminuer de 40 % sur la période[Note 6],[80] :

Évolution de l’agriculture à Mayrac (46) entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Nombre d’exploitations 28 23 17
Équivalent Unité de travail annuel 59 27 27
Surface Agricole Utilisée (SAU) (ha) 513 452 488
Cheptel (nombre de têtes de gros bétail) 1201 1256 1157
Terres labourables (ha) 354 351 342
Superficie moyenne d’une exploitation (ha) 18,3 19,7 28,7

La production agricole de la commune soutient l'élevage local, producteur de canards gras, agneaux fermiers du Quercy (IGP et Label Rouge)[81] de la race Causse du Lot, porcs au grain du Sud-Ouest (IGP-2013- Label Rouge)[82],[83]noix (Mayrac est dans l'aire d'implantation de l'AOC 2002 et de l'AOP 2007 de la Noix du Périgord), chèvres dont le lait entre dans la fabrication du Rocamadour (AOC-1995).

Depuis , la SARL Le Garrit Environnement Energie (LG2E) exploite une unité de méthanisation agricole sur la commune de Mayrac. Cette installation a été créée à côté d'un l’élevage porcin et des serres horticoles d'un groupement agricole familial. La proximité de ces différentes unités permet : d’une part, de valoriser le lisier de l’élevage par méthanisation pour produire de l’énergie électrique et de la chaleur par cogénération, et d’autre part de valoriser la chaleur produite pour chauffer les serres et la nurserie de la porcherie[84]. Deux arrêtés préfectoraux, un provisoire en 2011[85] puis un définitif le [Note 7], autorisent une exploitation de 30 tonnes biodéchets par jour. Un projet d’extension de l'activité à 60 tonnes de biodéchets par jour est déposé depuis le . L'enquête publique est close par un avis favorable[86] ; en attente d'une décision préfectorale, dans un contexte local dégradé par le projet contesté de Bioquercy[87].

Industrie et artisanat[modifier | modifier le code]

En dehors des entreprises du secteur agricole, le tissu économique de la commune est constitué par l'artisanat (antiquités, poterie, espaces verts et paysagistes), les services à domicile, les travaux publics et bâtiments, et un garage de réparation automobile et agricole[88].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Mayrac est membre de l'office de tourisme « Vallée de la Dordogne »[89] qui ,depuis 2016, regroupe 148 communes constituant le plus grand office de tourisme de France[90].

En 2017, l'hébergement touristique proposé sur Mayrac se répartit entre deux établissements offrant des chambres d'hôtes, six gîtes[91], et un camping 3 étoiles (offrant aussi des gîtes et chalets)[92].

Petite architecture quercynoise : les fours à pain de Mayrac.
Un petit bâtiment bas abritant un four banal avec son fournil sur le devant, ce four est en activité
Four communal du Pouzadou, toujours en activité. 
Four à pain n'ayant plus son fournil au devant, à gauche un petit four patissier
Four au Pigeon-Haut, construit fin XIXe siècle à l'occasion du chantier du chemin de fer. 
Petit four très bas, recouvert de lauzes.
Four de Lascoux. 
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église est sous le vocable de Saint Martin, et elle dépendait de Souillac[93]. Le bâtiment primitif roman et rectangulaire (peut-être du XIIe siècle) comprenait deux travées avec chevet plat[C 8]. Dans les pouillés les plus anciens, le prieuré et l'église de Mayrac apparaissent en taxation dès 1526. Passé le portail, se trouve un palier surélevé par rapport au sol de l'église. L'ancienne table de communion, œuvre de la famille Luquet du Chaylar, a été déplacée pour former la balustrade du palier. Au XVe siècle, une troisième travée fut rajoutée au levant de même qu'une chapelle seigneuriale au nord, dont la clé de voûte, comme celle du chœur, porte les armoiries des Luquet. Le mur pignon porte deux ouvertures campanaires munies de cloches respectivement de 400 et 250 kg, fondues en 1804 en remplacement de celles détruites en 1796[C 9]. Le portail en bois date de 1775[C 10]. Le vitrail du chœur est l'œuvre de Georges-Emile Lebacq, réalisé en 1942 il a été offert par la Jeunesse agricole catholique de Mayrac. À noter qu'il y a eu une chapelle au Pigeon vers 1500 dont il ne reste aucune trace[93].

Le château de Mayrac date du XVe siècle. Situé au centre du bourg, face à l'église, il comprend deux corps de logis formant équerre et une tour ronde à demi engagée reliant ces corps. L'entrée se fait au bas de la tour par une porte aux montants moulurés, surmontée d'une accolade et d'un fronton dont les armoiries ont été mutilées. Les ouvertures sont en accolades ou à meneaux. L'escalier à vis de la tour dessert les trois étages. La vaste salle du premier étage comporte une cheminée dont le manteau est sculpté de trois écus, dont au centre les armoiries des Luquet (d'azur, au loup rampant de sable, au chef cousu de gueules, chargé de trois étoiles d'or)[C 11]. Ses façades et toitures sont inscrites par arrêté du aux Monuments Historiques[94].

Monuments de Mayrac.
Vue de l'église à une seule nef, en pierre calcaire blanche et toit en tuiles plates, elle n'a pas de clocher individualisé, on voit la place et le calvaire devant l'église
Église Saint Martin (façade ouest), le calvaire et la place. 
Détail de la porte principale au rez de chaussée du château aux montants moulurés, surmontée d'une accolade et d'un fronton dont les armoiries ont été mutilées
La porte du château au pied de la tour ronde. 
Vue de la façade du château qui donne au sud, avec sa terrasse qui domine le plateau
Façade sud et terrasse du Château. 
vitrail du chœur montrant Saint Martin partageant son manteau
Vitrail de Georges-Émile Lebacq, 1942 Saint Martin partageant son manteau
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Les monolithes du Pigeon (44° 54′ 20″ N, 1° 31′ 24″ E) et de Lascoux (lieu-dit La Pierre Plantée, 44° 53′ 26″ N, 1° 31′ 09″ E). Un itinéraire antique passant par ces deux hameaux, a été découvert et décrit par Armand Viré en 1925. Sur ce chemin qui pourrait être partie de la route antique de Rodez à Périgueux, et traversait la Dordogne au gué de Blanzaguet, trois bornes de pierres de 1,75 m et 1,9 m de haut pour un diamètre de 0,82 m sont dressées dont deux sur la commune de Mayrac, et la troisième à Rignac (commune de Cuzance). Elles ressemblent à des milliaires romains[95],[96] mais leur intervalle variable (1650 et 1 675 m) ne correspond ni à un mille romain, ni à une lieue gauloise. Il pourrait s'agir de marques de limites entre communautés paroissiales anciennes car elles se trouvent toutes à un point de jonction de trois communes[97]. Elles sont communément appelées Pierres plantées.

La Motte médiévale du Pigeon-Haut (44° 54′ 09″ N, 1° 31′ 13″ E)[98],[99]. Celle-ci est située stricto sensu sur le territoire souillaguais, tandis que le puits et la mare qui la desservaient sont mayracois, sur un point culminant à 249 m, et à l'entrée du chemin du Pigeon à Pinsac qui suit la ligne de crête. L'ensemble forme un tertre entouré d'un fossé, le premier étant obtenu par l'amoncellement de terre récupérée du second. Le tout de forme ovoïde mesure 42 × 28 m, orienté nord-sud. Scientifiquement fouillée en 1997, un très important matériel archéologique y a été récolté (plus de 9 000 tessons de céramiques, 6 pointes de fer de trait à douille, une pointe de flèche à douille, une fusaïole, une houe, une clé forée, de la quincaillerie en métal, un éperon à molette, des objets de parure et de toilette, des objets de jeu etc.) ainsi qu'une monnaie datant de la première moitié du XIIIe siècle. Les essais d'interprétation de ce site sont délicats. Jean-Pierre Girault et Pierre Billiant[99] penchent pour une construction de l'abbaye de Souillac visant à protéger ses intérêts (partie du Pigeon et tutelle de l'église de Mayrac), sur un sommet dominant la cuvette.

Pierres plantées et Motte féodale.
cylindre de pierre calcaire de 1,75 m de haut et 0,8m de diamètre, premier de la série de trois
Pierre plantée du Pigeon. 
Cylindre de pierre de 1,90m de haut, second d'une série de trois sur le chemin de Rodez à Périgueux
Pierre plantée de Lascoux. 
un tertre de terre désormais dans un fouillis d'arbres
La motte médiévale du Pigeon, aspect du tertre en 2017. 
aspect du fossé qui entoure la motte et qui est toujours bien visible car non envahi par la végétation
Le fossé encore très net autour de la motte, aspect en 2017. 
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

 deux brebis typiques de la race caussenarde avec leurs toison noire autour des yeux faisant penser à des lunettes
Caussenard, agneau et brebis du Lot.

Sise dans le Haut-Quercy, Mayrac se trouve à la limite nord de l'aire du dialecte languedocien de la langue occitane, encore très parlé au milieu du XXe siècle.

Sa gastronomie est celle du Quercy, faite de canards gras, foie gras, rillettes de canards et d'oie, confits, agneau fermier du Quercy de la race Causse du Lot[100], porc au grain du Sud-Ouest[83], truffes, cèpes, noix, cabécous de Rocamadour, mique, tourain, chabrot, eau de vie de prune, etc.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

 paysage pris sur le côté de l'église montrant que Mayrac domine la vallée de la Dordogne
Balcon sur la vallée de la Dordogne depuis l'église de Mayrac, au fond Saint-Sozy.

Mayrac est incluse dans l'aire de transition de la plus grande réserve de biosphère de France, le « Bassin de la Dordogne »[101]. Par ailleurs, elle est limitrophe de la ZNIEFF des « Coteaux de Creysse »[102] qui affleure la commune de Mayrac au niveau de la route D 33 ; et enfin de la zone de la « Vallée de la Dordogne quercynoise » du réseau Natura 2000[103].

Du point de vue floristique et faunistique, l'inventaire du patrimoine naturel connu de la commune (observations faites entre 1985 et 2012)[104], recense 43 espèces, dont 40 espèces indigènes et 3 espèces introduites envahissantes. Ces dernières sont le frelon asiatique, le cerf sika et le groseillier à grappes. Parmi les espèces indigènes recensées il n'y a que deux espèces animales ; le chevreuil européen et le cerf élaphe.

Les 38 taxons végétaux indigènes recensés sont : Érable champêtre, Gouet d'Italie ou Pied-de-veau, Fougère femelle (Polypode femelle), Laîche des bois, Charme, Cornouiller sanguin, Noisetier, Aubépine à un style (Épine noire), Gaillet croisette, Sceau de Notre Dame (Dioscoreaceae), Fougère mâle, Bonnet-d'évêque (Fusain d'Europe), Frêne commun, Gaillet gratteron, Herbe à Robert, Benoîte commune, Lierre terrestre, Lierre grimpant, Houlque molle, Troène, Chèvrefeuille des bois, Lysimaque des bois, Myosotis faux scorpion, Grande Listère, Peuplier noir, Merisier vrai, Fougère aigle, Renoncule des bois, Rosier des champs, Ronce commune, Petit houx, Sureau noir, Scrophulaire noueuse, Stellaire holostée, Petit Orme, Grande ortie, Vesce des haies, Vigne cultivée. Il n'y a pas d'espèce menacée, ni animale, ni végétale, retrouvée sur le territoire communal[104].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Joseph de Lachèze-Murel (1744-1835), écuyer, dernier seigneur de Murel, Mayrac et Falgairoux, homme politique de la Révolution à la Restauration.
  • Mathieu Clavel, dit Alexandre-Mathieu-Victor Clavel d'Haurimonts (1755-1834), successivement professeur, médecin, comptable aux postes, écrivain et poète montmartrois. Personnage original, il écrit dans le premier de ses deux ouvrages être né à Mayrac le [Note 8],[105]. À Paris, il a comme élève le jeune Talma, dont il loue dès le jeune âge la diction. Ce polémiste, inclus par Louis Greil dans sa série des « Fous littéraires du Quercy »[106],[107], est redécouvert par Virgile Josz lequel voit en lui un précurseur des poètes de Montmartre et lui consacre un ouvrage entier[108], ce que Léon Lafage défend encore longuement en 1928[109].
  •  portrait du poète Mathieu Clavel
    Mathieu Clavel dit Clavel d'Haurimonts, poète montmartrois né à Mayrac en 1755.
    Georges-Émile Lebacq (1876-1950), peintre belge impressionniste et post-impressionniste, a réalisé le vitrail du maître-autel de l'église Saint-Martin de Mayrac : « Saint Martin partageant son manteau ».
  • Antoine Édouard, dit Édouard, Laval (1894-1963), né à Lacave, forgeron et mécanicien au Pigeon. Ancien combattant de 1914-1918, gueule cassée, grand mutilé de guerre, titulaire de la Médaille militaire[110]. Adhère au Parti communiste français (PCF) vers 1936[111]. Lorsque le PCF est interdit, en 1939, il est chargé d'organiser le regroupement des forces de celui-ci dans le Lot[112]. Très actif dans la Résistance[113] plusieurs fois arrêté, jugé une première fois à Cahors il bénéficie d'un non-lieu[111]. Finalement arrêté le , condamné le à Agen à 1 an de prison et 1 200 francs d'amende. Emprisonné à Eysses puis à Saint-Sulpice-la-Pointe, il tient en prison auprès des jeunes résistants détenus un rôle de mentor qui participe au maintien du moral de ceux-ci[114], finalement évadé. Président du Comité départemental de Libération du Lot[115], il est ensuite conseiller général de Souillac, et candidat malheureux à la députation[111].
  • Gilbert Varlan (189.-1974), prêtre catholique, ordonné en 1922, nommé curé de Mayrac en 1926 (et de Saint-Sozy, Blanzaguet, Meyronne, Creysse) où il servira Dieu et les hommes jusqu'à sa mort[116]. Très engagé dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, sa cure de Saint-Sozy servant de précieux relais[35]:126. Historien et amateur d'art, il est membre correspondant de la Société des études du Lot dès 1931[117]. Il œuvre à la restauration et au classement aux monuments historiques de ses églises ce qu'il obtient pour l'église Saint-Germain de Creysse en 1949, et ne cesse de se soucier de leur embellissement[118]. Son oeuvre est saluée en 1959 par l'attribution du diplôme d'honneur des Amis de la plus belle France[119] décerné par la Ligue urbaine et rurale.
  • Lucie Constanty épouse Grandou (1901-1985) et son mari Marcellin Grandou (1898-1965), couple d'agriculteurs au Fustier, font partie des 51 lotois reconnus Justes parmi les Nations, comme Léa Constanty (sœur de Lucie) épouse Louradour et son mari Élie Louradour, établis à quelques centaines de mètres plus loin au Mas Rambert (commune de Saint-Sozy). Les deux couples ont hébergé en 1944 et sauvé les deux enfants Hess, Claude et Danielle[120],[121].
  • René Yronde (1915-2003), né à Mayrac, instituteur, directeur d'école, homme politique et journaliste local pendant 50 ans[76], ami de Pierre Betz.
  • Antoine Delpeyroux (1917-...) né à Estival (Corrèze), dans une famille de douze enfants, ses parents sont cheminots et il est très jeune quand sa famille emménage au Pigeon où sa mère devient garde-barrière. Réfractaire du STO, il se cache avec son frère René et un troisième comparse dans la ferme Clavel au Pigeon-Haut[36], chez Marie Chapelle veuve Clavel, là même où 150 ans plus tôt se cachait Pierre Calmels le curé réfractaire de Mayrac. De là, Antoine Delpeyroux va progressivement constituer et commander, sous le nom de lieutenant Tony, un maquis FTP , puis une compagnie FFI qui atteint en 1944, l'effectif de 140 hommes[36] et participe à la libération du Lot puis de Toulouse[35]:118. Il fait ensuite une carrière de garagiste à Saint-Sozy et enfin de concessionnaire à Souillac.
  • Édouard Lavergne (1925-1993), né à Mayrac à la ferme du château, ordonné prêtre en 1949, à l'exception de quatre années au collège de Bourg-la-Reine, il a fait toute sa carrière dans le diocèse de Cahors où il a alterné des charges d'enseignant et de pastorale paroissiale. De 1988 à 1993, il est chapelain des sanctuaires de Rocamadour où il donne toute la mesure de son rayonnement spirituel. Au retour d'un voyage au sein des communautés religieuses de Côte d'Ivoire et de Guinée, il disparaît brutalement d'une fièvre dite pernicieuse laissant dans son village comme dans son diocèse le souvenir d'un homme de Dieu profondément attaché à remettre l'homme debout dans toute sa dignité[122].
  • Patrick Sébastien (1953-...), de son vrai nom Patrick Boutot, humoriste, animateur, né à Brive-la-Gaillarde, a ouvert le restaurant La table au Fou situé au Pigeon-Bas, dont sa mère était la gérante jusqu'à sa retraite. Depuis 2008, il est le parrain du café théâtre Côté Rocher[123] situé à Rocamadour où il y joue régulièrement ses propres pièces.
  • Loïc Jauberthie (1987-...), éleveur à Mayrac, champion de France de tonte de mouton « aux forces » en 2016, vainqueur de plusieurs concours de tonte, aux forces ou à la machine, en France (catégorie senior) et en Nouvelle-Zélande (catégorie junior)[124].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Mayrac n'a ni blason, ni devise mais s'est dotée d'un logotype utilisé pour tous les documents et publications de la communication municipale. Ce logotype est rectangulaire, bleu d'azur traversé d'un M blanc surmontant le nom de Mayrac du même bleu.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Publications consacrées à Mayrac[modifier | modifier le code]

  • Jean Calmon, Mayrac en Quercy, Saint Yrieix, Fabrègue, , 30 p. 
  • Fabien Lesage, Journal du cinquantenaire. Notre village de Mayrac, Souillac, Ayrolles, , 57 p. (lire en ligne). 

Publications consacrées au Quercy[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le hameau du Pigeon a toujours été réparti entre plusieurs paroisses, dépendant des seigneuries ou prieurés divers, dont les seigneurs de Mayrac et l'abbaye de Souillac, au gré des aléas de l'histoire. Encore aujourd'hui il est à cheval sur les communes de Souillac, Mayrac, Lachapelle-Auzac et Baladou. De plus un glissement toponymique est intervenu au cours du XXe siècle. Alors que le hameau historique est dorénavant dénommé le Pigeon-Haut ; le hameau dénommé le Débat et des constructions avoisinantes sont dorénavant dits le Pigeon-Bas. Tel n'était pas le cas jusqu'au XIXe siècle comme le montrent les feuilles du cadastre napoléonien de 1830 (il faut préciser néanmoins qu'au XVIIIe siècle les cartes de Cassini portent la mention unique « le Pigeon » entouré des mots Haut et Bas sans qu'il soit possible de situer ces lieux).
  2. Annet de la Tour est le fondateur de la branche cadette de la Maison de La Tour d'Auvergne, devenu vicomte de Turenne par mariage, il est le trisaïeul d'Henri de la Tour d'Auvergne vicomte de Turenne, devenu prince de Sedan et duc de Bouillon par mariage, et donc le quadrisaïeul du Maréchal Henri de La Tour d'Auvergne dit Turenne.
  3. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement. Cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[54].
  4. Communes de 250 à 500 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .
  6. On peut constater une différence entre les données fournies par l'Insee et par le ministère de l'Agriculture ; en cause, une définition plus restrictive de l'exploitation agricole par le ministère de l'Agriculture (attribution obligatoire d'un numéro de SIRET).
  7. Arrêté du préfet du Lot en date du , inséré dans le recueil des actes administratifs de 2013 en cours de publication au .
  8. Il y a débat sur son lieu de naissance, car sa fiche au Fichier Bossu de la franc-maçonnerie le fait naître à Souillac en 1757, or il y a bien dans le registre des baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse de Mayrac (cote 4E272, page 115) en date du un acte de baptême de Mathieu Clavel, né au Pigeon la veille , et lui même écrit dans un acrostiche être né Mathieu.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. a et b LOG T2 - Catégories et types de logements.
  2. LOG T5- Résidences principales en 2014 selon la période d'achèvement.
  3. LOG T7- Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. a et b POP T3 - Population par grandes tranches d'âges.
  5. REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2013.
  6. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  7. EMP T5 - Emploi et activité.
  8. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2015.

Mayrac en Quercy[modifier | modifier le code]

  • Ouvrage de Jean Calmon (cf. Bibliographie),
  1. p. 14-15.
  2. p. 23.
  3. p. 23.
  4. p. 28.
  5. p. 18.
  6. p. 11.
  7. p. 30.
  8. p. 13.
  9. p. 16.
  10. p. 16.
  11. p. 19-20.

Journal du cinquantenaire[modifier | modifier le code]

  • Ouvrage de Fabien Lesage (cf. Bibliographie),
  1. p. 18.
  2. p. 25.
  3. p. 26.
  4. p. 27.
  5. p. 28.
  6. p. 30.
  7. p. 43.
  8. p. 31.
  9. p. 36.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation », sur le site Lion1906, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 5 août 2017).
  2. « Le nouveau zonage en bassins de vie de 2012 », sur Insee.fr, (consulté le 13 novembre 2017).
  3. « Base des zones d'emploi », sur Insee.fr, (consulté le 13 novembre 2017).
  4. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  5. Jean-Guy Astruc, « Géologie », Quercy.net,‎ (lire en ligne).
  6. Jean-Guy Astruc, Andrée Lefavrais-Raymond, Carte géologique de France (1/50 000), feuille Souillac (809), Orléans, BRGM, 1995.
  7. a et b Jean-Guy Astruc, René Cubaynes et al., Notice explicative, Carte géologique de France (1/50000), feuille Souillac (809), Orléans, BRGM, , 76 p. (ISBN 2-7159-1809-7, lire en ligne), p. 19,25,30,46,49.
  8. Préfecture de Dordogne, « Arrêté interdépartemental portant désignation d'un organisme unique de gestion collective de l'eau pour l'irrigation agricole du sous bassin de la Dordogne », Recueil des actes administratifs, recueil normal no 2.pdf,‎ , p. 71-87 (lire en ligne).
  9. « Zonage sismique de la France », sur Géorisques, (consulté le 13 septembre 2017).
  10. a et b « Gourdon », sur Windfinder (consulté le 1er novembre 2017).
  11. a et b « Le climat du Lot », sur Météo Massif Central / Auvergne (consulté le 13 septembre 2017).
  12. Conseil municipal de Mayrac. Délibération du relative au classement de la voirie communale, enregistrée à la sous-préfecture de Gourdon le 4 septembre 2014.
  13. « Horaires Souillac-Saint Denis-près-Martel, applicables du au  », sur TER Occitanie (consulté le 2 décembre 2017).
  14. « Lot'O Bus Mayrac-Figeac », sur le site du conseil départemental du Lot, (consulté le 12 août 2017).
  15. « Occupation des sols à Mayrac (46200) », sur L'internaute.com d'après Corine Land Cover (consulté le 2 septembre 2017).
  16. « Département du Lot - Documents d'urbanisme et contraintes environnementales », sur Département du Lot (consulté le 14 septembre 2017).
  17. « Les documents d'urbanisme locaux et leurs évolutions », sur le site de la communauté de communes (consulté le 12 août 2017).
  18. a et b « Dossier départemental des risques majeurs du Lot », sur site de la préfecture du Lot, (consulté le 12 août 2017).
  19. « Outil de visualisation statistique », sur geoidd.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 15 août 2017).
  20. « Cavité souterraine », sur le site GéoRisques du ministère de la transition écologique et solidaire (consulté le 12 août 2017).
  21. a et b Jean-Baptiste Champeval de Vyers, Figeac et ses institutions religieuses avec un état des fiefs du Haut-Quercy, Cahors, Laytou, , 224 p., p. 187.
  22. Abbé François-Maurice Lacoste, Origine des noms de lieux quercynois : recherches sur l'origine des noms de lieux du Quercy, études linguistiques et historiques, Cahors, Quercy-recherche, , 479 p. (ISBN 2-902422-60-1), p. 337
    Réédition, l'auteur étant mort en 1924.
    .
  23. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 116.
  24. Michel Roblin, Histoire du peuplement et de l'habitat en France aux époques anciennes. In : Annuaire 1977-1978 de l'École pratique des hautes études, Paris, Sorbonne, , 1363 p. (ISBN 978 2 600 05337 2), p. 447-454.
  25. a et b Guy Maynard et Bruno Duranton, « Un nouveau biface à Mayrac », Bulletin de la société des études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot,‎ , p. 95-96 (ISSN 0755-2483, lire en ligne).
  26. a et b Guy Maynard, « Trois outils néolithiques trouvés à Mayrac », Bulletin de la société des études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot,‎ , p. 223-228 (ISSN 0755-2483).
  27. a et b Bruno Duranton et Guy Maynard, « Nouveau biface sur le Causse de Martel », Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze,‎ , p. 21-23 (ISSN 1148-8654).
  28. Louis-Georges de Bréquigny, Table chronologique des diplômes, chartes, titres et actes imprimés concernant l'histoire de France, Paris, Académie Royale, (lire en ligne), p. 392 :

    « Charta quà Ademarus vicecomes, & ejus uxor Gauzla, donant monasterio S. Martini Tutelensis, mansum cum vinea in pago Tornense, in villa Montilio. Facta est cessio ista mense Februario, anno VIII regnante Rodulfo rege. Baluz. Hist. Tutel. Col 339 ; ex chartul. Tutel. »

  29. Guillaume Lacoste, Histoire générale de la province de Quercy, t. 1, Marseille, Laffitte Reprints, (1re éd. 1883) (ISBN 2-7348-0086-1, lire en ligne), p. 360-363. .
  30. Jacques Juillet, « Les Luquet du Chaylar (1203-2000) », Bulletin de la société des études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot, vol. 122, no 1,‎ , p. 35-84 (ISSN 0755-2483).
  31. Fabien Lesage, Souillac et sa région au début du siècle. Illustré par 200 cartes postales anciennes, Brive, Chastrusse, , 157 p., p. 122.
  32. a et b « Mayrac », sur Lot le département. Archives départementales (consulté le 7 août 2017).
  33. Une société de gens de lettres et de savant, Biographie des hommes vivants, ou histoire par ordre alphabétique de la vie publique de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs actions ou leurs écrits,, 4, Paris, L.G Michaud, (lire en ligne), p. 19-20.
  34. « La Résistance dans le Lot », sur Quercynet (consulté le 10 décembre 2017).
  35. a, b, c et d Colonel Georges (Robert Noireau), Le temps des partisans, Paris, Flammarion, , 372 p. (ISBN 2-08-064115-8).
  36. a, b et c O. Le Gall, « L'ancien résistant fête ses 100 ans », sur La Dépêche, (consulté le 10 décembre 2017).
  37. « Robert Noireau », sur Musée de l'Ordre de la Libération (consulté le 10 décembre 2017).
  38. « Robert Noireau », sur Musée de la Résistance (consulté le 10 décembre 2017).
  39. « La Division Das Reich et la Résistance, 8 juin-20 juin 1944 », sur Quercynet (consulté le 10 décembre 2017).
  40. a et b « La Résistance en Quercy par Henri Gambade » (consulté le 10 décembre 2017).
  41. a, b et c Ministère de l'Intérieur, « Les résultats », sur http://mobile.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats (consulté le 30 août 2017).
  42. « Politique », sur www.france-politique.fr (consulté le 30 août 2017).
  43. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  44. « Les maires de Mayrac », sur Site francegenweb, (consulté le 23 octobre 2017).
  45. Préfecture du Lot, « Arrêté DRCP 2016-074 portant création de la communauté de communes « Causses et Vallée de la Dordogne-Cére et Dordogne-Sousceyrac-en-Quercy » par la fusion de la communauté de communes Causses et Vallée de la Dordogne et de la communauté de communes Cére et Dordogne avec rattachement de la commune de Sousceyrac en Quercy », Recueil des actes administratifs spécial,‎ , p. 6.
  46. Équipe rédactionnelle, « Commune : votes et délibérations », Mayrac aujourd'hui, vol. 33,‎ , p. 8-9.
  47. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et des libertés (consulté le 8 août 2017).
  48. « Syndicat intercommunal d'adduction d'eau potable de la moyenne vallée de la Dordogne », sur www.infogreffe.fr (consulté le 18 septembre 2017).
  49. « SAUR Midi-Pyrénées », sur eau.selectra.info (consulté le 18 septembre 2017).
  50. « Le SYDED du Lot », sur SYDED-Lot, (consulté le 11 août 2017).
  51. « Mes consignes de tri | SYDED du Lot », sur syded-lot.fr (consulté le 18 septembre 2017).
  52. Préfecture du Lot, « Arrêté préfectoral n°E-2012-183 du relatif aux obligations de débroussaillement et aux conditions d’allumage des feux en plein air pour la prévention des incendies de forêt et de la préservation de la qualité de l’air », Recueil des actes administratifs,‎ (lire en ligne).
  53. a et b « Les comptes des communes », sur Collectivités-locales. gouv.fr, (consulté le 5 novembre 2017).
  54. Mémento financier et fiscal du maire, ministère du Budget, avril 2008, p. 34, [lire en ligne].
  55. « Comptes de la commune de Mayrac », sur la base de données alize2 du ministère des Finances (consulté le 13 août 2017).
  56. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 13 août 2017).
  57. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  58. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  59. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  60. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  61. a et b « Liste nominatives 1836-1911 », sur Lot - Le département (consulté le 16 août 2017) : « cotes 6 M 73, 6 M 112, 6 M 139, 6 M 166, 6 M 193, 6 M 220, 6 M 247 ».
  62. Classement et statistiques de la commune, sur le site annuaire-mairie.fr (consulté le 30 août 2017).
  63. « Vers une nouvelle école ! », Mayrac aujourd'hui, no 33,‎ , p. 11 (lire en ligne).
  64. a et b « Direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Lot », sur le site de l'académie de Toulouse (consulté le 9 août 2017).
  65. a et b « Niveau de diplôme à Mayrac (46200) », sur L'Internaute.com d'après l'Insee, (consulté le 17 novembre 2017).
  66. « Equipements et bâtiments », sur Mayrac.fr (consulté le 19 septembre 2018).
  67. « Mayrac : Le comité des fêtes - Commune de Mayrac, Quercy Lot 46 », sur www.mayrac.fr (consulté le 9 août 2017).
  68. Michel Sirot, « Défi relevé et gagné pour les jeunes agriculteurs », La Dépêche,‎ (ISSN 0181-7981, lire en ligne).
  69. « Accueil /Vie quotidienne / Médecins/Pharmacies de garde », sur le site de la mairie de Souillac (consulté le 13 août 2017).
  70. « Numéros utiles », sur le site de la mairie de Martel (consulté le 13 août 2017).
  71. « Accueil /Vie pratique / Médecin / Infirmières », sur le site de la mairie de Saint-Sozy (consulté le 13 août 2017).
  72. « A la découverte des châteaux du causse de Martel », sur Lot Tourisme (consulté le 2 septembre 2017).
  73. « A cheval dans la Vallée de la Dordogne », sur Lot Tourisme (consulté le 2 septembre 2017).
  74. « La Vallée des Rocs » (consulté le 26 septembre 2017).
  75. Association pour la promotion de la Vallée des Rocs, 120 km de sentiers pédestres entre causse et rivière Dordogne, Souillac, Ayrolles, , 25 p., p. 6.
  76. a et b Philippe Seel, « René Yronde, 50 ans d'infos locales », dire Lot, no 44,‎ , p. 28-29 (ISSN 0988-9795).
  77. « La Vie quercynoise », sur Actu.fr (consulté le 27 septembre 2017).
  78. « Groupement paroissial de Martel et Cressensac », sur le site du diocèse de Cahors (consulté le 13 août 2017).
  79. « Emploi et chômage à Mayrac (46200) », sur L'internaute.com d'après l'Insee (consulté le 2 septembre 2017).
  80. « Recensement agricole 2010 - Principaux résultats par commune », sur le site « Agreste » du service de la statistique et de la prospective (SSP) du ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt. (consulté le 13 septembre 2017).
  81. « L'agneau fermier du Quercy », sur L'agneau fermier du Quercy (consulté le 26 septembre 2017).
  82. « Porc au grain du Sud-Ouest, IGP et Label rouge », sur Institut régional de la qualité agroalimentaire d'Occitanie (consulté le 26 septembre 2017).
  83. a et b Jean-Michel Fabre, « Le Porc au grain, seigneur des cochons », La Dépêche,‎ (ISSN 0181-7981, lire en ligne).
  84. J.-M.D., « Midi-Pyrénées veut développer le biogaz », La Dépêche,‎ (ISSN 0181-7981, lire en ligne).
  85. Préfecture du Lot, « Arrêté N °2011297-0002 - Arrêté E-2011-445 imposant des prescriptions provisoires à la société LG2E- La Garrit Énergie Environnement sur le territoire de la commune de Mayrac », Recueil des actes administratifs,‎ , p. 57-60 (lire en ligne).
  86. Monique Serres, « Enquête publique, demande d'autorisation unique d'extension d'une unité de méthanisation présentée par la SARL Le Garrit Environnement (LG2E) au lieu dit le Garrit Bas sur le territoire de la commune de Mayrac », (consulté le 26 septembre 2017).
  87. Le Gadel, « Méthanisation dans le Lot : catastrophe environnementale et scandale sanitaire à venir pour nos captages d’alimentation en eau potable (AEP) ! », La vie quercynoise,‎ (lire en ligne).
  88. « Les entreprises mayracoises », sur Mayrac (consulté le 13 septembre 2017).
  89. « Vallée de la Dordogne Tourisme - Rocamadour, Padirac, Autoire, Loubressac, Carennac, Collonges-la-Rouge », sur Vallée de la Dordogne Tourisme (consulté le 30 novembre 2017).
  90. Philippe Viguié-Desplaces, « La Vallée de la Dordogne plus accueillante que jamais », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  91. « Location de vacances à Mayrac », sur Gîtes de France (consulté le 13 septembre 2017).
  92. « Camping Le Pic » (consulté le 13 septembre 2017).
  93. a et b René Clary, Dictionnaire des paroisses du Diocèse de Cahors, Cahors, Tardy Quercy, , 301 p., p. 187.
  94. « Château », notice no PA00095165, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  95. Armand Viré, « Le via vicinalis de Cuzance à Gramat et à Labastide-Murat », Bulletin de la Société des études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot, vol. 46,‎ , p. 40-48 (ISSN 0755-2483).
  96. Bruno Marc, Dolmens et menhirs du Quercy, Sète, Nouvelles Presses du Languedoc, , 165 p. (ISBN 978-2-35414-036-6), p. 115.
  97. Albert Grenier, Manuel d'archéologie gallo-romaine, vol. 2, Paris, , 468 p. (ISBN 2-7084-0123-8), p. 76.
  98. Philippe Lalande, « La Motte du Pigeon », Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de Corrèze,‎ , p. 393-397 (ISSN 1148-8654).
  99. a et b Jean-Pierre Girault et Pierre Billiant, « La fortification médiévale du Pigeon-Haut », Bulletin de la Société des études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot,‎ , p. 239-274 (ISSN 0755-2483).
  100. « La Causse du Lot, la brebis prisée à Pâques », sur LCI, (consulté le 11 août 2017).
  101. « Accueil - Réserve de biosphère du bassin de la Dordogne », sur Réserve de biosphère du bassin de la Dordogne (consulté le 15 août 2017).
  102. Sylvain Déjean, Conservatoire d'Espaces Naturels de Midi-Pyrénées, Coteaux de Creysse - identifiant 730030284, , 7 p. (lire en ligne).
  103. « Vallée de la Dordogne quercynoise », sur reseaunatura2000lot.n2000.fr (consulté le 14 août 2017).
  104. a et b « Inventaire national du patrimoine naturel, liste des espèces recensées, commune de Mayrac », sur INPN (consulté le 2 septembre 2017).
  105. http://fichier-bossu.fr/.
  106. Louis Greil, « Les fous littéraires du Quercy », Bulletin de la société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze, vol. 9,‎ , p. 75-83 (ISSN 1148-8654).
  107. Louis Greil, Les fous littéraires du Quercy, Cahors, Girma, , 70 p.
  108. Virgile Josz, Clavel d'Haurimonts, un ancêtre des poètes montmartrois, Paris, Henri Daragon, , 81 p. (lire en ligne).
  109. Léon Lafage, « Clavel d’Haurimonts ou le premier chansonnier montmartrois », Le Figaro,‎ , p. 1-2 (lire en ligne).
  110. « Archives du Lot. Registres matricules. : Cote 1 R RM 142, vue 834 », sur Lot le département (consulté le 17 octobre 2017).
  111. a, b et c Claude Nastorg, « 36-46 : le Lot rebelle. Rouge Espoir, numéros 38 à 51. Fédération PCF du Lot. », sur Lot.pcf.fr (consulté le 7 octobre 2017).
  112. Roger Pestourie, La Résistance c'était cela aussi., Paris, Editions sociales, , 189 p., p. 39,48,49,57,83,93,109-113.
  113. « Dossiers administratifs de résistantes et résistants », Cote : GR 16 P 343661 [PDF], sur Service historique de la défense (consulté le 24 octobre 2017), p. 421.
  114. « Eysses, une épopée résistante », sur Briscope.fr, (consulté le 7 octobre 2017).
  115. « 50e anniversaire de la libération du Lot. Le comité départemental de libération du Lot » [PDF], sur PCF.fr (consulté le 24 octobre 2017), p. 8-9.
  116. R. Pechuzal, « M. l'abbé Gilbert Varlan », L'écho de chez nous. Journal interparoissial de Souillac, Martel, Cressensac, Cazillac, Creysse, vol. 10, no 94,‎ , p. 4.
  117. M. Daymard, « Procès verbaux des séances de la société des études du Lot pour l'année 1931 », Bulletin de la société des études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot,‎ , p. 88 (ISSN 0755-2483, lire en ligne).
  118. Gilbert Varlan, « Creysse a inauguré l’église restaurée par les Beaux-Arts », La Vie quercynoise,‎ .
  119. L. d'Alauzier, « Procès verbaux des séances de la société des études du Lot pour l'année 1959 », Bulletin de la société des études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot,‎ , p. 209 (ISSN 0755-2483, lire en ligne).
  120. « Les 4106 Justes parmi les Nations, de France », sur Anonymes, Justes et Persécutés durant la période Nazie dans les communes de France (consulté le 27 septembre 2017).
  121. « Grandou Lucie, Grandou Marcellin », sur Le comité français pour Yad Vashem (consulté le 24 octobre 2017).
  122. Marcel Lherm et Jean Gauzin, Édouard Lavergne, prêtre 1925-1993, t. numéro spécial : Revue religieuse du Diocèse de Cahors, Cahors, Michel Dhiver, , 32 p..
  123. « Café théâtre Côté Rocher », sur cote.rocher.pagesperso-orange.fr (consulté le 7 décembre 2017)
  124. Fabienne Castagné, « Portrait : Loïc Jauberthie », Mayrac Aujourd'hui, no 33,‎ , p. 22-25 (lire en ligne).