Reilhaguet

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Reilhaguet
Reilhaguet
Le château de Laval.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Gourdon
Intercommunalité Communauté de communes Causses et Vallée de la Dordogne
Maire
Mandat
Jean-Luc Bouyé
2020-2026
Code postal 46350
Code commune 46236
Démographie
Gentilé Reilhaguetois[1]
Population
municipale
136 hab. (2018 en augmentation de 9,68 % par rapport à 2013)
Densité 8,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 46′ 16″ nord, 1° 30′ 18″ est
Altitude Min. 131 m
Max. 390 m
Superficie 15,96 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Souillac
Législatives Première circonscription
Localisation
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Reilhaguet

Reilhaguet est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Immédiatement au sud-est de Payrac, une suite de collines partage en plusieurs massifs le plateau sur lequel s’étend cette commune de 1 550 hectares environ, traversée par la route départementale 23 menant à Rocamadour.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Reilhaguet[2]
Payrac Calès
Reilhaguet[2]
Le Vigan Saint-Projet

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Reilhaguet est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (67,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (66,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (60,7 %), zones agricoles hétérogènes (16,4 %), prairies (12,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,8 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • La terre de Reilhaguet fut vendue en même temps que celles de Baussac et de Lunegarde, en 1315, par Bertrand de Gourdon à son beau-frère Malfred de Salignac.

Du lieu-dit la Montjoie, un des points culminants de la région, on découvre un splendide panorama sur le Causse de Gramat et, par temps clair, sur les monts d’Auvergne. C’est de nom de cet endroit que la commune tire son nom : le guet du roi, qui servait de poste avancé aux troupes du roi de France pendant la guerre de Cent Ans. Des sentiers pédestres suivent les lignes de crêtes, traversant des paysages verdoyants. L’un d’eux mène à la vallée de la Dame, un des sites les plus intéressants du département, qui forme la limite orientale de la commune. L’église paroissiale abrite des peintures murales et un mobilier en cours de classement. En 1458, tout le lieu de Reilhaguet avait été arrenté à une vingtaine de personnes. Il y eut une épidémie de peste à Reilhaguet en 1630 et au mois d’août la maladie redouble d’activité, c’est un chirurgien de Larroque-des-arcs qui parvient à désinfecter le pays de cette maladie.

  • Laval : Aujourd’hui commune de Reilhaguet, jadis commune de Payrac. Le curé était tantôt curé de Camy, tantôt curé de Laval. En 1633 Jacques de Villeneuve est prieur de Camy, François Thocaven, recteur de Laval en 1592 remplace Jean Grangié ; en 1459 Jean de Dégua prieur de Camy. Le Pierre Boisset avait taxé la paroisse de 80 livres pour les réparations de l’église il demande la nomination de gens capables, pour faire exécuter l’ordonnance épiscopale et l’on nomme Jean Estival et Guillaume Roques.

Une famille de ce nom est citée au cartulaire d’Aubasine : Guillaume de Laval en 1168 ; Raymond de Laval en 1173 ; les De Pelegri sont seigneurs en 1443 ; noble Raymonde de Pelegri donne par donation entre vifs à noble Guillaume de Soyris, le lieu et castrum de Laval en ladite paroisse de Payrac. En 1452, noble Jean de Luquet, seigneur de Chaylar au nom du vicomte de Turenne arrente le repaire de Laval dans la paroisse de Camy. En 1484, Antoine de Louybrayrie est seigneur de Laval. En 1515, Jean de Loubrayrie dénombre Laval au vicomte. En 1600, Guy de Lafage est seigneur de Laval ; en 1628, Marc Antoine Dalbert est seigneur de Laval ; puis en 1557, François de Vervaix ; en 1645, Marc Antoine de Vervaix ; 1672, Jean-François de Belcastel ; 1750, Jean de Vidal de Lapize, seigneur haut justicier de Laval, et la terre relève du roi. Après la Révolution, il y a eu un curé : c’est en 1803, Vaysse, remplacé en 1846 par Gouloumès ; en 1874 par Méjecaze ; 1892 Cauzinille jusqu‘en 1920 où la paroisse est rattachée à Reilhaguet.

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1795 Pierre Escudie    
1795 1814 Joseph Vernet    
1814 1830 Pierre Escudie    
1830 1848 Géraud Vaysse    
1848 1851 Vernet    
1851 1852 Pierre Escudie    
1852 1861 Jean Baptiste Constans    
1861 1870 Bertrand Chayre    
1870 1884 Jean Baptiste Vialette    
1884 1888 Edouard Tocaven    
1888 1892 Auguste Grimal    
1892 1898 Antoine Boye    
1898 1901 Auguste Grimal    
1901 1903 Pugnes    
mars 1987 2001 Raymond Guitard    
mars 2001 En cours Jean-Luc Bouyé    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2018, la commune comptait 136 habitants[Note 2], en augmentation de 9,68 % par rapport à 2013 (Lot : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
389290749693717694660676688
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
711696700638639630580550510
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
503508359283246228206164149
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
144118105105105102129120131
2018 - - - - - - - -
136--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale avec peintures murales et mobilier en cours de classement.
  • Le puits Anglaise. Ancien puits.
  • Combe des Millières (GR 64), puits des Millières, chemin pavé romain de Coq (GR 64)
  • Château de Laval.
  • Village, église (XVIIe siècle) et cimetière de Laval.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Émile Delaye (1926-), déporté et assassiné par les nazis à 18 ans et demi, inscrit in memoriam dans le cimetière de Laval (tombe no 36).
  • Louis Delaye (1927-), déporté et assassiné par les nazis à dix-sept ans, inscrit in memoriam dans le cimetière de Laval (tombe no 36).
  • Philippe Loiseleur des Longchamps Deville (Dakar, 1923, Toulouse - 2003), historien, chevalier des Arts-et-des-Lettres, inhumé au cimetière de Laval.
  • Simonne Loiseleur des Longchamps Deville (Montgiscard, 1928, Gourdon - 2018), chevalière des Arts-et-des-Lettres, inhumée au cimetière de Laval.
  • Mgr Lucien Léon Lacroix (Reilhaguet le - Pougues-les-Eaux, le ). Nommé évêque de Moutiers-Tarentaise, il est ordonné à Notre-Dame de Grâce de Passy (Paris) par Mgr Servonnet, archevêque de Bourges. Il devient évêque titulaire de Vallis, le [14].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Paul Boisset, "Laval-en-Quercy, son château, ses seigneurs", Bulletin de la Société des Études du Lot, t. LXXXVIII, 1967, p. 162-175 (en collaboration avec Henry Viers).
  • Abbé René Clary, Dictionnaire des Paroisses du Diocèse de Cahors, Cahors, 1986, 302 pp., art. "Laval".

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/reilhaguet/services-publics
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 29 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 14 avril 2021)
  9. Pour les maires avant 1904, source : archives départementales consultées le  : « Les maires de Reilhaguet », sur francegenweb.org, (consulté le 21 mai 2016).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. Philippe Olivier, Ecclesia cadurcensis, le clergé du Diocèse de Cahors des XIXe et XXe siècles, Cahors, Publi-Quercy, , 420 p. (ISBN 978-2-7466-3502-9), p.115.

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 14 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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