Alvignac

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Alvignac les Eaux
Pavillon des eaux de la source Salmière d'Alvignac.
Pavillon des eaux de la source Salmière d'Alvignac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Gourdon
Canton Gramat
Intercommunalité Communauté de communes Causses et vallée de la Dordogne[1]
Maire
Mandat
Alfred Terlizzi
2014-2020
Code postal 46500
Code commune 46003
Démographie
Gentilé Avignacois
Population
municipale
718 hab. (2014)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 49′ 40″ nord, 1° 41′ 37″ est
Altitude Min. 249 m
Max. 419 m
Superficie 13,05 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Alvignac est une commune française située dans le département du Lot, en région Occitanie. Elle occupe une position géographique favorable entre les grands sites touristiques du nord du Lot : la cité de Rocamadour et le gouffre de Padirac. Ville thermale grâce aux eaux de la source Salmière, elle héberge un casino qui a permis l'amélioration et la création d'infrastructures, comme une maison de santé, qui dynamisent les commerces et services de la commune.

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

La commune d'Alvignac se situe au nord du Lot, à 7 kilomètres au nord-ouest de Gramat au croisement de la route départementale 673 (Rocamadour, Padirac) et de la départementale 20, axe nord-sud reliant Carennac à Rignac. Le centre du bourg se trouve à 3 kilomètres de la gare de chemin de fer de Rocamadour qui relie Paris à Rodez[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Alvignac
Montvalent Miers Miers
Rocamadour Alvignac Thégra
Rocamadour Rignac Rignac

Relief[modifier | modifier le code]

Vue depuis le Causse Nu vers le nord-ouest.

Le terrain de la commune d'Alvignac présente globalement inclinaison du Sud-Est vers le Nord-Ouest. Le point haut se situe au Sud-Est, à une altitude de 419 mètres sur la crête qui marque la limite avec Rignac, au lieu-dit le Causse Nu. La zone la plus basse, à 249 mètres d'altitude, est localisée au Nord-Ouest dans le lit du ruisseau des Cazelles, au point qui sépare Alvignac de Miers et Montvalent[3].

Au Nord, le fond de la vallée (Combe Molière, plan d'eau de la source Salmière et ruisseau des Cazelles) marque la limite avec Miers. Ce ruisseau se perd dans le gouffre de Roque de Corn.

Au centre du territoire, à l'extrémité des terrains plus élevés du Sud-Est, à l'altitude de 360 mètres, le bourg d'Alvignac domine deux petites vallées qui se rejoignent vers l'Ouest pour donner le ruisseau de Salgues qui se perd au gouffre de Réveillon[3].

Le paysage de la commune est variable : noyers, pâturages, châtaigniers, causses calcaires recouverts de genévriers, et champs cultivés dans les zones argileuses.

Géologie[modifier | modifier le code]

Mécanisme de création de la faille de Padirac.

Le sous-sol d'Alvignac est composé de roches sédimentaires qui se sont formées du Lias (-200 Ma) au Jurassique (-140 Ma), dans une mer chaude bordant le Massif central et recouvrant le nord du bassin aquitain. Ces roches avaient une épaisseur de 500 mètres[4].

Ce plateau tabulaire a émergé et l'érosion a raboté 200 mètres de calcaire en 20 Ma. Il a aussi subi une tectonique cassante de faible intensité qui créa la faille de Padirac et des plis de direction pyrénéenne (WNW-ESE). La partie qui se trouve au sud de la faille, sur laquelle se trouve une partie des territoires des communes de Miers et d'Alvignac, a été surélevé et forme le horst de Miers-Alvignac[4].

Schéma d'une succession de horsts et grabens.

L'érosion a presque entièrement décapé sa couverture calcaire du Jurassique. Seule la zone située au lieu-dit le causse nu, sur la crête au sud-est séparant Alvignac de Rignac, a conservé sa couverture de calcaires reposant sur des marnes imperméables. À leur jonction apparaît une petite source à la cote 408, au-dessus du lieu-dit le Coustalou. Cette crête est parcourue par une faille de même orientation que celle de Padirac. Sur la majeure partie du territoire de la commune, les surfaces décapées laissent apparaître les sédiments plus anciens du Lias : des calcaires argileux semi-perméables propices à l'agriculture[4],[5].

De nombreux fossiles sont visibles dans les calcaires et argiles d'Alvignac : beaucoup de bélemnites en forme d'étui allongés noirs, des planorbes en quantité moindre, des térébratules[6] et des rhynchonelles.

Les calcaires situés à l'est d'Alvignac sont karstifiables : propices au creusement de galeries.

Hydrogéologie[modifier | modifier le code]

Carte hydrogéologique du nord du Lot. Alvignac est située dans la partie rose au centre de la carte.

Le territoire de la commune d'Alvignac fait partie du bassin versant de la Dordogne. Les eaux collectées aux nord et à l'est d'Alvignac par le ruisseau des Caselles, ou de Latouille, disparaissent sous terre au gouffre de Roque de Cor (commune de Montvalent), puis sont conduites vers le réseau de Padirac dont les résurgences se situent au pied de Montvalent.

Les eaux au sud et à l'ouest du village sont collectées par le ruisseau de Salgues vers le gouffre de Réveillon qui les dirigent ensuite vers les résurgences des gouffres du Limon situés sur la commune de Meyronne[5]. Le ruisseau de Salgues a deux sources, une de chaque côté du bourg d'Alvignac : les fontaines de Théron au sud et celle de Chamarre (ou Samarre) au nord[6].

Article détaillé : gouffre de Réveillon.

Alvignac est entourée par de nombreuses sources et fontaines : Fontaine de Pénoutou, du Théron, de Lagorce, des Fontanelles, du Moulin du Vent et de Samarre[7]

La plus célèbre est la source Salmière dont les eaux fortement minéralisées proviennent d'une nappe captive des terrains du Lias inférieur[8].

Article détaillé : Source Salmière.

Spéléologie[modifier | modifier le code]

Vue de la cascade depuis l'intérieur du porche de Réveillon.

À l'est d'Alvignac, une plateau calcaire du Jurassique s'étend sur plus de 3 km2 (20 % de la surface totale). Dans cette zone, quelques phénomènes karstiques (pertes, gouffres et igues) permettent aux spéléologues l'accès à des réseaux souterrains[9].

Le Gouffre de Réveillon est cité depuis 1595 et a été exploré au cours du XXe siècle. Il s'enfonce à 110 mètres de profondeur pour un développement de plus 2 kilomètres. L'igue de Cantecor a été explorée et topographiée par Jean Lesur, J.Guilhem et J.P. Couturié le . Elle atteint 94 mètres de profondeur. Enfin, les igues des Bosquets ont été étudiées par le Spéléo Club de Saint-Céré le . D'autres petites cavités sont aussi situées dans le camp militaire de Viroulou.

Climat[modifier | modifier le code]

Station météorologique de Gourdon 1961 - 1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1 1,9 3,1 5,4 8,6 11,4 13,6 13,3 11,3 8,5 4,2 1,6 7
Température moyenne (°C) 4,5 5,9 7,8 10,5 14 17,2 19,9 19,3 17,1 13,3 8 5 11,9
Température maximale moyenne (°C) 8 9,9 12,5 15,6 19,4 23 26,3 25,3 22,9 18,2 11,8 8,4 16,8
Précipitations (mm) 73 75,3 72,5 78,7 92,6 77,4 58,7 68,9 70 78,1 74,5 77,9 897,6
Source : « Normes et records 1961-1990 Gourdon (46) », sur infoclimat.fr (consulté le 4 janvier 2016)
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
8
−1
73
 
 
 
9,9
1,9
75,3
 
 
 
12,5
3,1
72,5
 
 
 
15,6
5,4
78,7
 
 
 
19,4
8,6
92,6
 
 
 
23
11,4
77,4
 
 
 
26,3
13,6
58,7
 
 
 
25,3
13,3
68,9
 
 
 
22,9
11,3
70
 
 
 
18,2
8,5
78,1
 
 
 
11,8
4,2
74,5
 
 
 
8,4
1,6
77,9
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

En allant de l'est à l'ouest, le bourg d'Alvignac présente plusieurs zones témoins de son développement passé et actuel. À l'extrême Ouest, au niveau de l'église actuelle, on trouve le cœur historique de la petite cité. En ce lieu, se situaient le château et sa chapelle. La route D673 a favorisé l'implantation de commerces alignés le long de cette voie menant de Rocamadour à Padirac. Un noyau urbanisé, conjuguant mas, résidences et hôtels, s'est constitué à l’extrémité Est, à l'intersection de la D673 et la D20[10].

Des voies secondaires en forme de boucles desservent des mas, des maisons individuelles et des équipements publics : école, maison de santé. De nombreux jardins publics et privés attachés à de belles demeures donnent l'impression d'un habitat où dominent les espaces non bâtis. Plus récemment, deux lotissements, celui des Promenades au Nord et des Barrières au Sud, ont apporté une cinquantaine de maisons individuelles[10]. En 2008, 123 logements ont été construits pour constituer la résidence de Salgues dédiée au tourisme et aux séminaires d'entreprise avec bar, restaurant, piscine, salle de réunions et bâtiments de ferme destinés aux séminaires[11], en 2011, elle a été renommée Résidence Les Portes de Dordogne[12].

Excepté au Sud-Ouest, inhabité, de nombreux hameaux isolés parsèment le territoire : Réveillon, Lasbros, Mazayrac, Salgues, Raillette, Festre, Crozille, Lagorce, Cantecor, la Garenne, Mas de Bertrand, de Cavaillé, le Coustalou, Penoutou et Bel-Air[3].

Logement[modifier | modifier le code]

La construction de zones pavillonnaires, occupées par des habitations principales, d'un établissement de tourisme et de résidences secondaires a conduit à la plus forte croissance du parc de logements au nord du Lot : +44 % entre 1999 et 2008. Le nombre de logements vacants a dans le même temps fortement diminué : 6 en 2008. La commune est devenue résidentielle tant pour les habitants permanents que saisonniers[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Alviniaco en 930 dans le cartulaire de Beaulieu[13].

Le toponyme Alvignac, ou Alvinhac en occitan est basé sur l'anthroponyme latin ou roman Albinius, dérivé du patronyme romain Albinus. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes. Albiniacum fundum est le nom du domaine d'Albinius[14].

Alvignac ne doit pas être confondu avec un lieu-dit nommé le Viel Alvignac qui se situait dans les environs de la borie d'Imbert sur la commune de Rocamadour (référence : cartulaire d'Obazine)[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces humaines remontent au Néolithique comme l'attestent les nombreux vestiges situés sur les 25 hectares du Causse Haut sur le nord-ouest du territoire de la commune, entre le lieu-dit Cantecor et le camp de Viroulou. Le propriétaire de ces terrains en aurait dénombrés 17[15], Michel Carrière et Jean Clottes font eux état de 25 dolmens et tumuli[16]. Ces monuments ont pour la plupart été fouillés par André Niederlender et Amédée Lemozi en 1911. Un article de ce dernier décrit la fouille d'un tumulus de 30 mètres de diamètre pour un mètre de hauteur qui contenait 5 squelettes superposés et séparés par des pierres plates. Trois se rattacheraient de l'âge du bronze et les deux plus récents à l'âge du fer. Lemozi y trouva un anneau de fer, un vase brisé et une pince épilatoire en bronze[17],[18].

Le dolmen du Pech no 1, situé sur la parcelle 414 de la section AB, est de type couloir et vestibule. La partie intérieure de la sépulture est formée de deux orthostats de 1,8 m et d'une dalle de chevet de 1 m encore visibles[15]. Découvert intact et épargné des pilleurs, il a été fouillé par Michel Carrière et Jean Clottes avant 1970 en utilisant des méthodes de fouille scientifiques (carroyage, stratigraphie, relevés et photographie. L'anthropologue Raymond Riquet y a étudié les éléments de squelette mis au jour. Un mobilier extrêmement riche y a été découvert : os, dents, tessons de poterie, boutons, fils d'or, lames, pointes de flèche. Raymond Riquet y a étudié les ossements provenant d'une quinzaine d'enfants et d'une trentaine d'adultes et adolescents. Son analyse pathologique a montré tout d'abord une population aux dents saines (aucune carie sur les 148 dents adultes en place), mais présentant des lésions rhumatismales particulièrement au niveau des articulations rachidiennes et enfin peu de dommages traumatiques (3 cas). Leurs tailles autour de 1,64 mètres pour les hommes et de 1,56 m pour les femmes ne paraissent pas s'écarter de la moyenne staturale des néolithiques vivant sur l'emplacement du territoire français[16].

Le dolmen et les tumuli du Viroulou ont été détruits lors de la construction d'un camp militaire sur le site[16].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Alvignac fait partie du territoire des Cadurques. Son nom en ac, tout comme celui du hameau Mazeyrac, indiqueraient la présence d'installations gallo-romaines. Une voie antique traversait le village dans toute sa longueur. Elle reliait Montvalent à Gramat[19].

En mai 1993, un site d'habitat romain et de sépultures a été découvert autour de l'église[20].

La région était déjà traversée par un réseau de chemins antiques établi avant la conquête romaine. Certains d'entre eux devinrent des voies gallo-romaines, puis les grandes routes du Moyen Âge. L'une des plus importantes qui traversait le Quercy gallo-romain passait par Alvignac. Elle reliait Avaricum (Bourges) à Cahors. Ces tracés sont peu visibles sur le terrain, car non dallés, et établis directement sur le rocher. Cette voie ne figure sur aucun document. Venant de Brive, elle passait par Nazareth, l'Hôpital Saint-Jean pour atteindre le nord de Martel et se divisait en deux branches. À l'est, elle passait au-dessus de la croix de Mirandole (entaille et mur de soutènement) et franchissait la Dordogne entre Copeyre et La Roque. Elle rejoignait Gramat en traversant Alvignac. La voie occidentale rejoignait Alvignac par Montvalent[20].

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Peu d'information nous sont parvenues concernant la période séparant la paix gallo-romaine de la paix carolingienne. La paroisse Sainte Marie-Madeleine d'Alvignac pourrait avoir été détachée de celles plus importantes et plus anciennes de Saint Pierre de Loubressac, Saint Martin de Mayrinhac-le-Francal et de Miers. Sous Charlemagne, Alvignac est le chef-lieu d'une vicairie, connue grâce au cartulaire de l'abbaye de Beaulieu, qui devait s'étendre sur une partie du causse de Gramat[19].

Au Xe siècle apparaissent les vicomtes. La paroisse Saint Médard de Salgues apparaît dans le testament d'Adhémar des Échelles qui en fait don à l'abbaye de Tulle. Cantecor rattaché à Turenne fut donné aux Aubusson de Gimel. En 1163, Raynald de Gimel fait hommage pour son château à Raymond II et lui donne « ce qu'il avait à Alvignac ». Le , Alvignac est mentionnée dans une bulle du pape comme possession du doyenné de Carennac et passe au rang de simple paroisse. Le doyen de Carennac possède l'église et le bourg, mais probablement pas l'axe routier antique Montvalent-Gramat. Cantecor était un poste de garde au carrefour de la route précédente et de la route du sel qui allait du vieux port de Sal de Gintrac. Le lieu-dit Réveillon se nommait Boloc ou Monverlhe. Le XIIe siècle est une période prospère pour la région[19].

Au XIIIe siècle, Alvignac est au cœur d'une longue querelle entre les barons de Gramat (apparentés aux Castelnau de Bretenoux) et les doyens de Carennac, sous l'arbitrage du sénéchal du roi et de l'évêque de Cahors. En 1259, Salgues rend hommage au baron de Gramat. En 1267, l'église, le repaire et le bourg sont attribués au doyen avec un dédommagement de 19 000 sous pour les chevaliers d'Alvignac. En 1281, le baron est reconnu à son tour seul maître des lieux. Trois ans plus tard, l'évêque de Cahors revient sur sa décision et décide un partage, avec deux bayles, entre le baron et le doyen. Ce dernier est autorisé à se faire construire une demeure près de l'église, le baron possède lui le château. En 1285, le doyen ne dispose plus que d'un tiers de la justice. Les barons de Gramat Garin Ier et II sont engagés comme écuyers à la cour des papes et s'endettent au point d'engager Alvignac[19].

Jusqu'au XIVe siècle, la seigneurie d'Alvignac, en la vicomté de Turenne, fut indivise entre le baron de Castelnau-Gramat et le prieur de Carennac, ce qui fut la cause de nombreux procès pour la possession du repaire, du château et de la ville. À partir du XIVe siècle, le vicomte de Turenne et le prieur de Carennac furent coseigneurs d'Alvignac, le dernier Castelnau-Gramat ayant vendu sa part de seigneurie au vicomte de Turenne. En 1492, le vicomte de Turenne céda sa part de seigneurie à Antoine de Loubrairie, seigneur de Laval qui, en 1513, transmit ses droits à son neveu Antoine de Quinhard et à sa descendance[21].

Au début de la guerre de Cent Ans, les rois et capitaines anglais épargnent la région, car les papes originaires de la région leur demandent d'épargner les terres de leurs familles jusqu'à la mort de Grégoire XI en 1378. À partir de cette date, la région est dévastée en période de guerre par les armées et pendant les trêves par les routiers qui s'emparent des petits châteaux et rançonnent les marchands et les villages[19].

C'est au XVe siècle, après les guerres franco-anglaises qui ruinèrent cette région du Haut-Quercy, qu'Alvignac, qualifié alors de « désert », reçut de nouveaux habitants du Limousin et de l'Auvergne, qui réédifièrent le village et y firent souche.

La communauté était administrée par des consuls. Le dernier seigneur d'Alvignac fut Jean-Octavien de Gironde, comte de Gironde, marquis de Montcléra, baron de Lavaur et Roquecor, qui légua son domaine aux Briance[21].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Au moment de la Révolution française, la majorité des terres étaient possédées par trois familles nobles. Le seigneur de Gironde possédait le château au centre d'Alvignac ainsi que toutes les terres avoisinantes. Le marquis de Fontanges était propriétaire du château de Cantecor et des terres du causse et enfin, le seigneur de Palhasse régnait sur le château de Salgues et son domaine. Environ 200 familles se partageaient le reste du territoire. Une délibération du conseil municipal du 14 nivôse an 2 () mentionne la visite d'un sieur Varennes du district de Saint-Céré, venu s'assurer de la destruction des signes féodaux et constate que le mur d'enceinte et les tourelles des portes du château de Cantecor ont été démolis jusqu'à cinq pieds du sol (environ 1,6 mètres). La tour du château d'Alvignac avait été décapitée jusqu'au niveau du corps du bâtiment[6].

La population en majorité, et surtout les femmes très attachées à la religion, se montrèrent hostiles aux changement. Le curé réfractaire Castel s'opposa violemment à son remplaçant constitutionnel et aux nouvelles autorités municipales. Il menaça de faire étrangler le délégué Delpérié envoyé par le commissaire du département. Face à une centaine d'individus, le maire nommé Pascolie, qui s'interposa, fut alors frappé. Les paroles fermes du délégué calmèrent la foule. La situation resta tendue jusqu'au 9 Thermidor. Les biens communaux furent partagés d'après la loi du , vers l'an 8 ou 9 (1800), en 800 lots, soit une partie pour chaque habitant. À partir de la restauration, les anciens dirigeants révolutionnaires et leurs familles quittèrent la commune[6].

Les divergences de la période révolutionnaires furent balayées par les efforts nécessaires aux guerres du Premier Empire et pour palier leurs funestes conséquences. Sous le second Empire, les rivalités entre communes s'intensifièrent et de nombreux coups de bâton et pierres pleuvaient lors des jours de foire de Gramat, rendant tout déplacement hors de la commune dangereux. L'autorité publique réagit et mit fin aux excès en emprisonnant les agitateurs à Gourdon[6].

La paroisse de Salgues fut démantelée après 1806, la majeure partie fut adjointe à celle d'Alvignac[22],[7].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1887, l'instituteur de la commune, A. Lescure, décrit Alvignac comme une commune rurale dont l'économie est basée sur l'agriculture. Plus de 80 % du territoire est exploité (terres labourables, prairies et plantations de noyer), le Phylloxéra a détruit les vignes. l'industrie est quasi inexistante mis à part une tuilerie utilisée pour les besoins locaux. La population baisse du fait d'une natalité faible et d'un exode important car les jeunes quittent la commune pour des emplois aux chemins de fer ou comme domestiques dans les grandes villes. Une activité touristique (hôtellerie, transports des curistes) est liée aux eaux minérales de la source Salmière[6].

Article détaillé : source Salmière.

Au début du XXe siècle, la renommée de la source Salmière connaît son apogée[23], de nouveaux bâtiments, dont le grand hôtel de la source, sont construits et un établissement thermal est ouvert[24].

Le , le conseil municipal d'Alvignac, représenté par son maire M. Branche, donne un avis favorable à la demande d'ouverture d'un casino au profit de M. Pelouze. Le cahier des charges stipule, entre autres, que « les diverses sommes provenant des versements effectués par le Directeur du casino (soient) affectés autant que possible à l'entretien des chemins et places publiques et à leur propreté ». L'établissement se situait dans « l'ancien hôtel Fabre Darnis », à côté de la poste, le long de la route de la gare (de Rocamadour). Les jeux de hasard sont à nouveau autorisés par la municipalité en le . Le , le marquis Adrien de Puybaudet adresse au ministre de l'Intérieur une nouvelle demande d'ouverture du casino « où l'on pourra jouer aux petits chevaux, à l'écarté ou au Baccara ». L'autorisation temporaire est donnée le et mentionne aussi « les jeux du whist, du bridge, du bésigue et du piquet ». Cependant, une nouvelle demande émanant de M. Durazzo apparaît le dans le registre des délibérations du conseil municipal et conduira à l'exploitation du casino pendant quelques années[25]. La ville est classée Ville d'eau en 1927 pour pouvoir exploiter un casino[24].

La SNCF achète le grand hôtel en 1943 et l'utilise l'été comme colonie de vacances jusqu'en 1995, et l'hiver comme centre d'accueil pour ses retraités[24].

En 1962, l'eau est mise en bouteilles qui sont vendues en pharmacies et en magasins diététiques, mais toute activité s'arrête en 1981. Une remise en service de la source a lieu de 1998 et un casino est ouvert en février 2004[26], une nouvelle fermeture du site de la source intervient 2005, suivie de celle du grand hôtel en 2006[24].

Le , le site, remis est état, est réceptionné par les élus des communes d'Alvignac et de Miers[27].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[28]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1892 Étienne Cledel    
1793   Jean-Pierre Castel    
1801 1805 Guilhaume Darnis    
1805 1815 Étienne Cledel    
1815 1821 Louis Solinhac    
1832   Jean-Baptiste Batut    
1832 1834 Jean-Baptiste Molinier    
1834 1836 Branche    
1836 1848 ? Jean-Baptiste Batut    
1848 Urbain Batut[29] Républicain Propriétaire
  1861 Germain Molinier    
1861   Victor Bennet    
1872 1876 Antoine Branche    
1876   Urbain Batut    
1884 1888 Victor Bennet    
  1913 Antoine Branche    
1976 1989 Jean Tournié    
1913 1919 Louis Malvy    
1919   Henry Fabre    
1924   Henry Vermes    
1935 1976 Marcel Daubet radical  
1976 1989 Jean Tournié    
1989 1995 Georges Souladié    
1995 2008 Michel Doumerc    
2008 en cours Alfred Mathieu Terlizzi PS  

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2014[30].

Dans le cadre du label Notre Village - Terre d’avenir obtenu en 2014, Alvignac a décliné un volet Protection de l’environnement et préservation des ressources dans son agenda 21 local. Y sont traités[31] :

  • l'optimisation de l'utilisation des ressources ;
  • la gestion des déchets ;
  • la sensibilisation et la protection de l’environnement.

Une nouvelle station d'épuration des eaux usées, gérée par Syndicat de l'eau SIEA Alvignac-Montvalent, a été inaugurée le [32]. Elle remplace celle édifiée en 1933 pour bénéficier du classement Ville d'eau obtenu en 1927 pour pouvoir exploiter un casino. En 2001, 85 % des habitations étaient déjà reliées au système d'assainissement collectif[33].

La collecte des déchets ménagers triés est organisée par la Communauté de communes Causses et vallée de la Dordogne (Cauvaldor). Leur traitement relève du Syndicat Départemental d’Élimination des Déchets (SYDED) du Lot[34]. Les autres déchets sont gérés par la déchèterie la plus proche, située sur les territoires des communes voisines de Rignac et Gramat[35].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette section est consacrée aux finances locales d'Alvignac de 2000 à 2015[Note 1].

Les comparaisons des ratios par habitant sont effectuées avec ceux des communes de 500 à 2 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé, c'est-à-dire à la même strate fiscale.

Budget général[modifier | modifier le code]

Pour l'exercice 2015, le compte administratif du budget municipal d'Alvignac s'établit à 1 315 000 € en dépenses et 1 928 000 € en recettes[A2 1] :

  • les dépenses se répartissent en 873 000 € de charges de fonctionnement et 442 000 € d'emplois d'investissement ;
  • les recettes proviennent des 1 007 000 € de produits de fonctionnement et de 921 000 € de ressources d'investissement.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

T1p - Section de fonctionnement d'Alvignac en 2015[A2 2]
Alvignac
(€/hab.)
Strate
(€/hab.)
Résultat comptable 179 € 140 € Picto cercle bleu : écart moyen
Charges de personnels 438 € 266 € Picto disque bleu : écart fort
Contingents 320 € 49 € Picto disque bleu : écart fort
Achats et charges ext. 187 € 188 € Picto disque blanc : écart nul
Subventions versées 46 € 28 € Picto disque bleu : écart fort
Charges financières 1 € 22 € Picto disque bleu : écart fort
Autres impôts 814 € 42 € Picto disque bleu : écart fort
Impôts locaux 255 € 299 € Picto cercle bleu : écart moyen
Dotation globale de fonctionnement 134 € 158 € Picto cercle bleu : écart moyen
Écart par rapport à la moyenne de la strate :
Picto disque blanc : écart nul de 0 à 10 % ; Picto cercle bleu : écart moyen de 10 à 30 % ; Picto disque bleu : écart fort supérieur à 30 %

Pour Alvignac en 2015, la section de fonctionnement[Note 2] se répartit en 873 000 € de charges (1 165 € par habitant) pour 1 007 000 € de produits (1 344 € par habitant), soit un solde de la section de fonctionnement de 134 000 € (179 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 3] pour une valeur totale de 328 000 € (38 %), soit 438 €par habitant, ratio supérieur de 65 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (266 € par habitant). En partant de 2011 et jusqu'à 2015, ce ratio fluctue et présente un minimum de 417 € par habitant en 2013 et un maximum de 450 € par habitant en 2011. Viennent ensuite les groupes des contingents[Note 4] pour 27 %, des achats et charges externes[Note 5] pour 16 %, des subventions versées[Note 6] pour 4 % et finalement celui des charges financières[Note 7] pour des sommes négligeables ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des autres impôts[Note 8] pour 610 000 € (61 %), soit 814 €par habitant, ratio supérieur de 1838 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (42 € par habitant). En partant de 2011 et jusqu'à 2015, ce ratio fluctue et présente un minimum de 814 € par habitant en 2015 et un maximum de 906 € par habitant en 2012. Viennent ensuite des impôts locaux[Note 9] pour 19 % et de la dotation globale de fonctionnement (DGF)[Note 10] pour 16 %.

La dotation globale de fonctionnement est inférieure (-18 %) à celle versée en 2014.

Fiscalité communale[modifier | modifier le code]

T2p - Fiscalité d'Alvignac en 2015[A2 3]
Alvignac
(%)
Strate
(%)
Taxe d'habitation 6,10 12,00 Picto disque bleu : écart fort
Taxe foncière sur le bâti 13,43 15,69 Picto cercle bleu : écart moyen
Taxe foncière sur le non bâti 110,26 45,28 Picto disque bleu : écart fort
Écart par rapport à la moyenne de la strate :
Picto disque blanc : écart nul de 0 à 10 % ; Picto cercle bleu : écart moyen de 10 à 30 % ; Picto disque bleu : écart fort supérieur à 30 %

Le tableau T2p compare les taux d'imposition locaux à ceux des autres communes de la même strate fiscale.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité d'Alvignac. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2014[A2 3] :

G2a - Évolution de la taxe d'habitation et foncière sur le bâti pour Alvignac[A2 3]
Valeurs en %
Alvignac, taux : Point bleu Taux taxe d'habitation Point rouge Taux foncier bâti
Taux moyen pour la strate : Point vert Taux taxe d'habitation Point noir Taux foncier bâti

Investissement[modifier | modifier le code]

T3p - Investissement d'Alvignac en 2015[A2 4]
Alvignac
(€/hab.)
Strate
(€/hab.)
Dépenses d'équipement 567 € 254 € Picto disque bleu : écart fort
Remboursements d'emprunts 0 € 67 € Picto disque bleu : écart fort
FCTVA 151 € 39 € Picto disque bleu : écart fort
Subventions reçues 14 € 71 € Picto disque bleu : écart fort
Nouvelles dettes 0 € 68 € Picto disque bleu : écart fort
Écart par rapport à la moyenne de la strate :
Picto disque blanc : écart nul de 0 à 10 % ; Picto cercle bleu : écart moyen de 10 à 30 % ; Picto disque bleu : écart fort supérieur à 30 %

Cette section détaille les investissements[Note 11] réalisés par la commune d'Alvignac.

Les emplois d'investissement en 2015 comprenaient par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 12] pour un montant de 424 000 € (96 %), soit 567 €par habitant, ratio supérieur de 123 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (254 € par habitant). En partant de 2011 et jusqu'à 2015, ce ratio fluctue et présente un minimum de 255 € par habitant en 2012 et un maximum de 1 396 € par habitant en 2011 ;
  • aucun remboursement d'emprunt[Note 13].

Les ressources en investissement d'Alvignac se répartissent principalement en[A2 4] :

  • fonds de Compensation pour la TVA pour une valeur de 113 000 € (12 %), soit 151 €par habitant, ratio supérieur de 287 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (39 € par habitant). En partant de 2011 et jusqu'à 2015, ce ratio fluctue et présente un minimum de 34 € par habitant en 2013 et un maximum de 208 € par habitant en 2012 ;
  • subventions reçues pour une valeur totale de 10 000 € (1 %), soit 14 €par habitant, ratio inférieur de 80 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (71 € par habitant).
G3a - Évolution des emplois d'investissement pour Alvignac[A2 4]
Valeurs en milliers d'euros
Alvignac, valeur totale : Point bleu Dépenses d'équipement Point vert Remboursements d'emprunts
G3b - Évolution des ressources d'investissement pour Alvignac[A2 4]
Valeurs en milliers d'euros
Alvignac, valeur totale : Point rouge Nouvelles dettes Point bleu Subventions reçues Point vert Fonds de compensation pour la TVA

Endettement[modifier | modifier le code]

T4p - Endettement et capacité d'autofinancement d'Alvignac en 2015[A2 5],[A2 6]
Alvignac
(€/hab.)
Strate
(€/hab.)
Encours de la dette 190 € 591 € Picto disque bleu : écart fort
Annuité de la dette 1 € 88 € Picto disque bleu : écart fort
Capacité d'autofinancement 265 € 149 € Picto disque bleu : écart fort
Écart par rapport à la moyenne de la strate :
Picto disque blanc : écart nul de 0 à 10 % ; Picto cercle bleu : écart moyen de 10 à 30 % ; Picto disque bleu : écart fort supérieur à 30 %

L'endettement d'Alvignac au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 14], l'annuité de la dette[Note 15] et sa capacité de désendettement[Note 16] :

  • l'encours de la dette pour une somme de 142 000 €, soit 190 €par habitant, ratio inférieur de 68 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (591 € par habitant). En partant de 2011 et jusqu'à 2015, ce ratio diminue de façon continue de 324 € à 190 € par habitant[A2 6] ;
  • l'annuité de la dette pour une somme de 1 000 €, soit 1 €par habitant, ratio inférieur de 99 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (88 € par habitant). Pour la période allant de 2011 à 2015, ce ratio fluctue et présente un minimum de 1 € par habitant en 2015 et un maximum de 6 € par habitant en 2013[A2 6] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour 199 000 €, soit 265 €par habitant, ratio supérieur de 78 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (149 € par habitant). Pour la période allant de 2011 à 2015, ce ratio fluctue et présente un minimum de 265 € par habitant en 2015 et un maximum de 539 € par habitant en 2011[A2 5]. La capacité de désendettement est de moins d'un an en 2015. Sur une période de 16 années, ce ratio présente un minimum en 2015 et un maximum d'environ 10 années en 2004.

Les courbes G4a et G4b présentent l'historique des dettes d'Alvignac.

G4a - Capacité d'autofinancement et encours total de la dette d'Alvignac[A2 5],[A2 6]
Valeurs en euros
Alvignac, par habitant : Point bleu CAF Point rouge Encours total de la dette
En moyenne pour la strate : Point vert CAF Point noir Encours total de la dette
G4b - Nombre d'années pour rembourser la dette en fonction de la CAF d'Alvignac[A2 5],[A2 6]
Valeurs en années
Alvignac,  : Point bleu Ratio = Encours de la dette / CAF

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[37],[Note 17].

En 2014, la commune comptait 718 habitants, en augmentation de 6,37 % par rapport à 2009 (Lot : 0,05 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
605 732 934 703 733 746 832 813 816
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
778 772 717 750 739 668 673 636 635
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
620 620 582 540 520 512 511 566 520
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
534 540 525 566 473 573 632 675 718
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2006[39].)
Histogramme de l'évolution démographique

Au début du XXe siècle, Alvignac comptait 620 habitants[40].

La politique d'accueil des nouveaux arrivants, menée par la municipalité depuis 1990, a conduit à une augmentation de plus de 45 % de la population entre 1990 et 2013. Le nombre de nouveaux habitants venant de l'extérieur compense largement un solde naturel négatif et freine la dynamique de vieillissement démographique de la commune[10].

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école maternelle publique

Alvignac possède une école publique, à deux classes de maternelles de la très petite à la grande section. Elle dépend de l'académie de Toulouse et fait partie du Regroupement pédagogique (RPI) « L'étoile » qui rassemble les enfants des communes d'Alvignac, Miers, Padirac, Rignac et Rocamadour[41],[42].

L’école privée Notre-Dame comporte deux classes de cycles 2 (maternelle et cours préparatoire) et 3 (cours élémentaires et moyens)[42].

Associations culturelles[modifier | modifier le code]

La médiathèque d'Alvignac regroupe une bibliothèque et un point internet avec une station multimédia. Un comité des fêtes organise des manifestations comme la fête votive en juillet et le grand repas villageois[43].

L'association Racines, créée le , a son siège à Alvignac. Son but est l'inventaire et la protection du patrimoine naturel, bâti et culturel, de l'archéologie, de l'histoire et de la généalogie d'Alvignac et sa région (Rignac, Miers, Padirac et d'autres communes limitrophes)[44].

D'autres associations proposent des activités diverses et variées : musique, club des ainés, sauvegarde des espèces régionales de pommes, anciens combattants, histoire, œnologie, linguistique[43], etc.

Santé[modifier | modifier le code]

Une maison de santé d'une surface de 320 m2 est en service depuis au cœur du bourg d'Alvignac. Deux chirurgiens-dentistes y ont installé leur cabinet[45], ainsi que 5 infirmiers, une ostéopathe et une psychologue clinicienne[46].

Cabinet de kinésithérapie

Alvignac dispose d'un médecin généraliste, d'une pharmacie, de deux cabinets de kinésithérapeute et d'un centre communal d'action sociale[47].

L'hôpital le plus proche est celui de Saint-Céré situé à 22 km à l'Est-Nord-Est d'Alvignac. Il dispose de services d'urgence, de réadaptation après un traumatisme (SSR) ainsi que d'équipements de radiologie et d'un scanner[48].

Sports[modifier | modifier le code]

Plusieurs associations permettent une pratique encadrée du sport : les vallées de la forme pour du piloxing et de la zumba, la section tennis de la jeunesse sportive alvignacoise et enfin l'Entente d'Alvignac, Miers, Thégra, Rocamadour et Gramat pour le football [49].

L’office de Tourisme et la Mairie d’Alvignac offrent à tous six circuits de randonnée dont un parcours botanique. Leurs longueurs vont de 3 à 15 km[50].

Économie[modifier | modifier le code]

Commerces au centre du village

Les emplois de la commune relèvent pour 51 % du secteur du commerce et des services suivi par l'industrie 27 %. Le domaine administration publique, enseignement, santé et action sociale est bien représenté avec 18 % des emplois. Par contre, la part de l'agriculture est faible : 8 emplois.

À la suite d'un projet lancé par la municipalité d'Alvignac en 1995[33], un casino du groupe Arevian a été ouvert en sur la route de Padirac[26]. Il propose 75 machines à sous[51] et des jeux de table tels que le blackjack, la roulette ou le poker[52]. Sur l'année 2014, la société Casino d'Alvignac a réalisé un chiffre d'affaires de 3 643 300 €[53]. En 2010, elle employait 40 personnes[26]. En 2012, 80 000 personnes ont été accueillies[54].

Alvignac dispose de commerces et producteurs du domaine de l'alimentation : boulangerie-pâtisserie, boucherie-charcuterie, épicerie, traiteur, unité de production fromagère... De nombreux artisans fournissent des services aux habitants et un bureau de poste se situe au carrefour de la D673 et de la D20[55].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Source Salmière et Gouffre de Réveillon.

La commune compte parmi ses lieux remarquables le plan d'eau de la source Salmière et sa station thermale de Miers Alvignac (source Salmière), le gouffre de Réveillon remarquable par son porche d'entrée et deux châteaux en propriétés privées : Cantecor et Salgues[7].

Grand hôtel de la Source[modifier | modifier le code]

Vue de l'hôtel de la source d'Alvignac en 2007 depuis le lotissement des Promenades.

La société anonyme du « Palais hôtel et Éden » est créée à Paris et choisit l'architecte Joachim Richard pour créer son hôtel de la source en 1911, en même temps que le complexe thermal. L'hôtel dispose de 80 chambres et était « comparable aux palais de l'époque ». L'hôtel est réquisitionné par l'armée en 1914 et sert d'hôpital jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale. Les propriétaires successifs sont : en 1915, la société anonyme du Grand Hôtel de la Source de Paris ; de 1921 à 1933, Guillaume Léopold Dulac, domicilié à Périgueux ; la société anonyme immobilière d'Aurillac jusqu'en 1939. Cette année-là, l'hôtel est réquisitionné pour servir à nouveau d'hôpital jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le livre d'or, couvrant la période 1920-1939, témoigne du séjour de personnages célèbres comme le maréchal Édouard Mortier le qui affirme à propos de l'hôtel être « certain qu'il ne peut y en avoir de meilleur », Henri Bernstein, Tsugouharu Foujita, Aimée Mortimer le , le président Albert Lebrun, Francis Carco, Pierre Benoit... En 1953, l'hôtel est vendu à la Société immobilière des chemins de fer français pour servir de colonie de vacances et accueillir les retraités de la SNCF jusqu'en 1995. il ferme définitivement et il est mis en vente depuis 2006[56],[24].

Camp de Viroulou[modifier | modifier le code]

Le camp militaire de Viroulou se situe à l’extrême est le territoire de la commune d'Alvignac et sur celui de Rocamadour. Il occupe une surface de 2 km2 et était connecté à la voie de chemin de fer Paris-Rodez[3]. De 1940 à 1950, il servait de lieu de stockage de munitions et prit la dénomination de base aérienne 265 (bases entrepôt) à partir de 1950 jusqu'au , date de son transfert de l'Armée de l'air au Centre d'Études de Gramat (CEG) dépendant de la Direction générale de l'Armement. Le CEG l'utilisa, jusqu'en 1997, pour conduire des études sur les effets du souffle nucléaire et l'analyse des actions terroristes visant les aéronefs. Le , le camp passe sous l'autorité de la direction générale de la Gendarmerie nationale pour la formation de ses recrues et de ses forces mobiles[57].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Alvignac Blason D'azur à la fontaine d'or sommée d'une statue de femme du même, jaillissant d'azur dans un bassin circulaire d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette section est réalisée à partir des données des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 2.4.2 : Yin Yang Rhô Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Rho en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 112 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Alvignac. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  2. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune. Y figure aussi le remboursement des intérêts des emprunts. Elle enregistre également les recettes fiscales, les dotations et participations de l’État ainsi que les recettes d’exploitation des services municipaux.
  3. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  4. Les « contingents » représentent des participations obligatoires d'une commune au financement de services départementaux, notamment aux sapeurs-pompiers du département.
  5. Le poste « achats et charges externes » regroupe les achats non stockés de matières et fournitures (eau, énergie...), le petit matériel, les achats de crédits-bails, les locations, primes d'assurances...
  6. Les « subventions versées » rassemblent l'ensemble des subventions à des associations votées par le conseil municipal.
  7. Les « charges financières » correspondent à la rémunération des ressources d'emprunt.
  8. Les « autres impôts » couvrent certains impôts et taxes autres que les impôts locaux.
  9. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  10. Les « dotations globales de fonctionnement » désignent, en France, des concours financiers de l'État au budget des collectivités territoriales.
  11. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  12. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  13. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  14. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  15. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  16. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources d'Alvignac.
  17. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture du Lot, « Intercommunalité : Création de Causses et vallée de la Dordogne », sur Préfecture du Lot, (consulté le 11 janvier 2015).
  2. « Géoportail Alvignac », sur Geoportail (consulté le 5 mars 2016).
  3. a, b, c et d Carte IGN 1/25000 Rocamadour - Padirac - IGN 2136 ET.
  4. a, b et c Jean-Noël Salomon (LGPA et INTERMET, Institutde Bordeaux, Université Bordeaux 3), « Le causse de Gramat et ses alentours : les atouts du paysage karstique », Karstologia, no 35,‎ , p. 1-3 (ISSN 0751-7688)
    Description du causse de Gramat (géologie, climat, sol, végétation, hydrologie, occupation humaine, atouts paysagers et patrimoniaux, 6 figures, 9 photos et une carte A3 hydro-karsto-spéléologie du causse de Gramat.
  5. a et b Hydrogéologie du département du Lot et des Causses du Quercy - Carte au 1/100000e avec fond topographique de l'IGN - Dressée par J.C. Soulé, J. Astruc et R. Vernet - Éditions BRGM
  6. a, b, c, d, e et f A. Lescure (préf. Gilles Fau), Regards sur Alvignac au XIXe siècle : Monographie de la commune d'Alvignac 1887, Alvignac, Association de Parents d'élèves de l'École publique d'Alvignac - Lot, , 33 p., p. 2, 11, 16, 19-20, 22-24
  7. a, b, c et d « Histoire et patrimoine », sur site Web d'Alvignac (consulté le 9 janvier 2016).
  8. Jean-Guy Astruc, « Géologie - Un paysage hérité du sous-sol », sur quercy.net, (consulté le 9 janvier 2016).
  9. Jean Taisne, Contribution à un inventaire spéléologique du Département du Lot, Labastide-Murat, Comité Départemental de Spéléologie du Lot (CDS46), , 363 p. (ISBN 2-9509260-1-0)
  10. a, b, c et d [PDF]Direction départementale des territoires du Lot, « Les bourgs du nord du Lot - Alvignac », sur http://www.lot.gouv.fr, (consulté le 6 février 2016).
  11. [PDF]« Le Domaine de Salgues - Alvignac les Eaux », (consulté le 8 février 2016).
  12. « Résidence Belambra VVF "Les Portes de Dordogne" à Alvignac », (consulté le 8 février 2016).
  13. Jean-Marie Cassagne, Villes et Villages en pays lotois[réf. incomplète].
  14. a et b Gaston Bazalgues, « Les noms des communes du Parc », Les cahiers scientifiques du Parc naturel régional des Causses du Quercy, vol. 1,‎ , p. 115 (lire en ligne)
  15. a et b Monique Mahenc, Promenade mégalithique en Quercy : Croyances ancestrales et énergie de la terre, Labège, Éditions Nestor, , 350 p. (ISBN 2-9518674-0-9), p. 163-168
  16. a, b et c Michel Carrière, Jean Clottes et Raymond Riquet, « Le dolmen du Pech n° 1 à Alvignac (Lot) », Gallia Préhistoire, vol. 13, no 1,‎ , p. 109-149 (ISSN 0016-4119, lire en ligne)
  17. Amédée Lemozi, « Livres et Revues [note bibliographique] », Bulletin de la Société préhistorique de France, vol. 33, no 1,‎ , p. 94 (lire en ligne)
  18. Amédée Lemozi, « la Nécropole de Viroulou », Le Petit Nouvelliste de Cabrerets-les-Grottes et du Canton de Lauzès, no 29,‎
  19. a, b, c, d et e Gilles Fau, « Alvignac et mille ans d'histoire 500 à 1500 », Bulletin de l'Association RACINES, no 2,‎ , p. 12-44 (ISSN 1277-7781).
  20. a et b Jean-Pierre Girault, « L'habitat gallo-romain de la vallée de la Dordogne », Bulletin de l'Association RACINES, no 17,‎ , p. 4, 18.
  21. a et b Anne-Marie Aussel, « Le lien entre Moncléra et Alvignac : Les seigneurs d'Alvignac entre 1500 et la révolution », Bulletin de l'Association RACINES, no 19,‎ , p. 25-46 (ISBN 978-2-84701-517-1)
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  24. a, b, c, d et e Audrey Lecomte, « Le grand hôtel de la source aux enchères », sur La Dépêche du Midi, (consulté le 10 mars 2013)
  25. Gilles Fau, « Faites vos jeux !... Les jeux sont faits !... », Bulletin de l'Association Racines, no 1,‎ , p. 23-31
  26. a, b et c « Alvignac. La crise épargne le casino », sur La Dépêche du Midi, (consulté le 2 janvier 2016).
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