Alice Guy
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Alice Guy Blaché
Alice Guy en 1896
| Nom de naissance | Alice Guy |
|---|---|
| Naissance | 1er juillet 1873 Saint-Mandé (France) |
| Nationalité | Française |
| Décès | 24 mars 1968 (à 94 ans) Wayne, New Jersey (États-Unis) |
| Profession | Réalisatrice, productrice |
Alice Guy Blaché, née Alice Ida Antoinette Guy le 1er juillet 1873 à Saint-Mandé, et morte le 24 mars 1968 à Wayne[1], dans l'État du New Jersey aux États-Unis est une réalisatrice franco-américaine.
Avec La Fée aux choux tourné en 1896, film dans lequel elle associe l’image animée des frères Lumière et l’art théâtral, elle devient la première réalisatrice de l'histoire du cinéma. Elle est la première femme créatrice d’une société de production cinématographique, la Solax Film Co en 1910.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Premières années [modifier]
En 1863, Émile Guy, prospère propriétaire d’une chaîne de librairies au Chili épouse à Paris, Marie Clotilde Franceline Aubert dite « Mariette ». Quelques jours après le mariage, Mariette et Émile se rendent à Santiago du Chili. Mariette retourne dix ans plus tard à Paris pour y accoucher de son cinquième enfant ; Alice voit le jour le 1er juillet 1873 à Saint-Mandé aux portes de Paris. Sa mère rentre au Chili, Alice est confiée à ses grands parents à Carouge, en Suisse jusqu’à l’âge de trois ans, puis rejoint ses parents au Chili. Elle apprend l’espagnol avec ses nourrices chiliennes. À six ans, elle rentre en France et rejoint ses grandes sœurs en pension. Au Chili, la famille Guy fait faillite. Son frère meurt à 17 ans d’une maladie cardiaque suivi de près par son père. Alice vit avec sa mère à Paris et fait des études de sténographie, une nouveauté pour l’époque.
Carrière française [modifier]
Alice Guy entre à 21 ans comme secrétaire au Comptoir général de la photographie où Léon Gaumont est employé. En 1895, la société est vendue, Léon Gaumont en prend la direction et va fabriquer le chronophotographe Demeny, un concurrent des appareils des frères Lumière.
Gaumont s'intéresse uniquement à la technique et aux reportages, mais sa secrétaire lui arrache l'autorisation de tourner un film de fiction. De 1897 à 1907 elle dirigera toute la partie création de la maison Gaumont en associant l'image animée des frères Lumière et l'art théâtral en 1896 dans La Fée aux choux.
« Le rôle de metteur en scène n'existe pas, Alice Guy le crée pour le cinéma et la maison Gaumont : scénario, choix des acteurs, entente avec les décorateurs, les costumiers. Arrivent les répétitions, la mise en scène, l'éclairage. Le film terminé, c'est le montage »[2].
La production est d'abord modeste par rapport à celle de Pathé, mais elle devient importante dès 1904[3] et en 1905 Gaumont fera construire un grand studio aux Buttes Chaumont : la cité Elgé[4].
En 1904 Alice Guy embauche brièvement Zecca qui réalise Les Méfaits d'une tête de veau[5]. Elle se rend compte qu'elle a besoin d'assistants et embauchera Étienne Arnaud, Louis Feuillade, le décorateur Henri Ménessier...
Ses réalisations passent du cinéma d'attraction (montrant une scène unique d'une minute, 20 m de film) à un cinéma narratif comme L'Assassinat du courrier de Lyon (1904, tourné à Fontainebleau), Esmeralda (1905, tourné à la cité Elgé) ou Madame a des envies (1906, où on voit, peut-être pour la première fois au cinéma, des gros plans).
En 1906 elle tourne sa Vie du Christ, inspirée de la bible de James Tissot, une production à gros budget pour l'époque, avec 300 figurants et 25 tableaux, soit plus de 600 m de film. voir le film chez Gaumont. Elle reçoit pour le film les félicitations de Gaumont et la médaille de la ville de Milan. La vie du Christ est la seule réalisation de ce sujet par une femme.
Alice Guy réalise une centaine de phonoscènes entre 1902 et 1906, à l’aide du chronophone Demenÿ Gaumont deux appareils qui synchronise un disque de cire avec la pellicule. Elle enregistre des chanteurs de l’opéra, des chansonniers populaires comme Dranem ou Mayol.
Sa production fut de plusieurs centaines de films dans tous les genres possibles, mais fort peu subsistent aujourd'hui.
En 1907, elle épouse Herbert Blaché, un opérateur d'origine anglaise de l'agence Gaumont de Londres, rencontré à l'occasion du tournage de Mireille en Provence. Léon Gaumont enverra H. Blaché comme directeur de la firme Gaumont aux USA pour la vente et le développement du chronophone et Alice Guy le suit. Alice Guy installe à sa place Louis Feuillade qui la remplace à la tête des studios Gaumont.
Carrière américaine [modifier]
Alice et son mari s'installent aux États-Unis à Flushing, près de New York, et tentent sans grand succès de promouvoir le chronophone pour la Gaumont. En 1910 ils montent leur propre société, la Solax, dont Alice est présidente, directrice de production, son mari "instigateur" et G. Magie directeur commercial[6]. Deux ans plus tard la compagnie peut construire de nouvelles installations à Fort Lee (New Jersey). Solax sera une des plus grande maison de production des États-Unis avant qu'Hollywood n'assoie sa suprématie. Alice place un grand panneau sur les plateaux « be natural » (soyez naturel).
Elle tourne des mélodrames (Falling leaves 1912), des westerns (Greater love hath no man 1911), des films sur la guerre de Sécession (For the love of the flag 1912). Elle s'intéresse souvent aux problèmes ethniques[7] (Across the Mexican line (1911), A man is a man (1912), Making of an American citizen (1913)). Ensuite les films s'allongent sur 3 bobines (45 min) avec Fra Diavolo en 1912 et Dick Whittington cat en 1913.
Le couple travaille ensemble mais dès que son mari n'est plus en contrat avec Gaumont, en 1913, elle le nomme président de la Solax[8]. Trois mois plus tard Herbert Blaché démarre sa propre compagnie, Blaché features, qui absorbera la Solax.
Durant la guerre il faut des films encore plus longs (5 bobines) et le problème de la distribution devient majeur à cause de la prédominance de la Motion Picture Patents Company d'Edison[9].
Pour résoudre ce problème les Blaché rejoignent la Popular Plays and Players. Alice tourne The Lure (1914), un film (perdu) très osé pour l'époque puisqu'il s'agit de traite des blanches, en 1916, sept longs métrages dont Ocean Waif, un gentil mélo, et en 1917 elle dirige the Empress, une histoire de chantage.
Les étoiles de la Solax furent Olga Petrova, Bessie Love, Blanche Cornwall et son partenaire Darwin Karr, Vinnie Burns et Claire Whitney. Lee Beggs, Mace Greenleaf, Marion Swayne, Billy Quirk...
Durant l'année 1917, Alice produit et tourne pour Popular Play and players et pour US Amusements mais ensuite elle est réalisatrice pour d'autres sur des scénarios imposés.
Le cinéma migre sur la côte ouest des USA devenue une grande industrie, Hollywood, où les indépendants ont peu de place, les studios de Fort Lee sont vendus pour apurer les dettes dues à la mauvaise gestion d'Herbert, son mari.
Elle est réalisatrice en 1918 sur la côte ouest à "Hollywood" dans The great adventure qui est un succès commercial et Tarnished reputations (réputation ternie) en 1920 (sur un scénario de Leonce Perret) qui est un échec et qui signe sa retraite cinématographique.
Après l'Amérique [modifier]
Elle divorce, et continue une carrière de réalisateur à Hollywood, mais décide de rentrer en France en 1922 avec ses deux enfants. Elle ne pourra y retrouver sa place ni à la Gaumont ni dans d'autres firmes du cinéma.
En 1927 elle retourne aux États-Unis pour tenter de retrouver ses films, en vain.
Elle suit Simone sa fille, et écrit des contes pour enfants sous divers pseudonymes, l'un d'eux est Guy Alix et donne des conférences dans diverses universités, rencontres cinématographiques et conférences.
Elle aura un hommage de la cinémathèque grâce au fils de Léon Gaumont (Louis) en 1957.
Victor Bachy l'interviewe en 1963 à l'âge de 90 ans et publie[10]. Elle meurt en 1968 aux États-Unis à l'âge de 94 ans sans avoir pu retrouver les films de sa production et faire publier ses mémoires. Merci à Nicole Lise Bernheim et l'association Musidora qui les publieront.
Vie personnelle [modifier]
Alice Guy était une femme de bonne famille qui a dû travailler jeune à cause de revers de fortune de sa famille. La chance a voulu qu'elle soit présente à la naissance du cinéma en fréquentant les Lumière, Marey, Demenÿ, Eiffel, Zola[11]. Elle réussit dans ce milieu d'hommes parce qu'au début on ne prête guère attention aux films de fiction, ce qui lui permet de montrer ses qualités dans les multiples tâches que demande la production et la réalisation d'un film, puis de conserver son poste quand la maison Gaumont grandit avec le cinéma.
Elle suit son mari aux États-Unis où elle met au monde sa fille, Simone, en 1908. En 1910 elle monte son propre studio alors qu'elle est enceinte de son deuxième enfant, Reginald.
En 1917 ses deux enfants tombent gravement malades et elle part avec eux pour la Caroline du Nord où elle sera aussi volontaire de la Croix-Rouge.
En 1918 son mari la quitte. En 1920 elle faillit être emportée par la grippe espagnole alors qu'elle termine la direction de son dernier film.
Elle suivra ensuite sa fille dans ses postes aux ambassades des États-Unis : France, Suisse (durant la guerre et jusqu'en 1947), France, États-Unis, Belgique puis retour aux États-Unis où elle s'éteindra.
Elle essaiera de refaire du cinéma en France sans succès. Elle n'aura pas beaucoup plus de succès ensuite pour faire reconnaître son œuvre à laquelle on ne s’intéressera vraiment qu'après sa mort.
Réalisatrice [modifier]
La liste de films attribués à Alice Guy est aujourd’hui partiellement remise en cause par les archives Gaumont[12] pour qui il est probable qu’Alice Guy n’ait pas tourné de film avant 1900[13], voire 1902[14] et que quelques courts métrages de 1896 à 1900 soient en réalité l’œuvre d’autres réalisateurs employés par la firme Gaumont, notamment Albert Léar, Georges Hatot et Gaston Breteau[14]. D’après les archives Gaumont, son premier film est sans doute Sage-femme de première classe, tourné pendant l’été 1902. La description qu’elle en fait, de façon récurrente, correspond bien à ce remake inscrit au catalogue Gaumont de 1902[15]. Alice Guy date l'original de 1896 et lui donne pour titre la Fée aux choux. Cette datation du remake de 1902 a toujours été acceptée par les historiens du cinéma et concorde avec celle du catalogue, et avec l’âge présumé de l’actrice principale. Dans une correspondance avec Louis Gaumont, fils de Léon Gaumont, Alice Guy ne reconnaît pratiquement comme siens aucun des films du catalogue établi en 1900, excepté, d'après les archives Gaumont, les films grivois de la série N, Louis Gaumont en 1954 rétablira la vérité lors d'une conférence, en insistant sur 1896[14]. En tant que réalisatrice chez Gaumont, elle a participé à la plupart des films de fiction Gaumont de 1896 à 1907[7].Voir la discussion.
Distinctions et citations [modifier]
Elles sont modestes au regard de sa carrière.
- Exposition universelle de 1900 et exposition de Lille : diplôme de collaboratrice
- Exposition universelle de Saint louis 1903, Liège 1905, Milan 1906 : Médaille d'or
- Palmes académiques 1907 : en tant que "directrice de théâtre"
- Hommage à la cinémathèque en 1957
- Légion d'honneur en 1958
citations à propos d'Alice Guy
- -« Le premier film de fiction au monde s'est fait en 1896 chez Gaumont. C'était un court métrage La Fée aux choux dont Alice Guy était à la fois auteur et réalisateur. Auteur complet en somme, dans le sens où l'entendait la nouvelle vague bien des années plus tard » (Nicolas Seydoux président de la Gaumont La Presse Montréal (1994)
- -« Film buffs Griffith, Hitchcock and Ford. They know Wertmuller, Godard and Fellini, but before them all, came Alice Guy. We all owe a debt to her » (John Ewing, director of the Cleveland Cinématheque)
- -« C'est dans les choux, on le sait depuis longtemps, que se font les plus beaux bébés ; cette fée eut une descendance innombrable ; tous les fims de fiction mis en scène dans le monde depuis cent ans » (Émile Breton, historien du cinéma)
- -« Alice Guy, was largely responsible for creating the position of head of production, that later became basis for the modern studio system. She more than anyone else set the Gaumont style (Professor William, New York Time)
- -« Avec La Fée aux choux, pour la première fois, nous trouvons réunis : une idée, l'utilisation d'un plateau permettant l'emploi d'un décor, des costumes, et enfin, un effet de trucage. Alice Guy peut même revendiquer le titre pour les films parlants puisque, dès 1902, elle enregistre de nombreux chronophones » (Louis Gaumont 1954)
- -« Que le premier réalisateur de film, au sens précis qu'a pris cette expression, soit une réalisatrice ne manque pas de piquant, au vu de la misogynie qui régna ensuite dans le cinéma » (Pascal Mérigeau Le Monde)
- -« On a souvent contesté à Alice Guy le mérite d'avoir été, après Louis Lumière, la première personne au monde à réaliser des films, donc la première cinéaste, sans distinction de sexe. Aujourd'hui, il est rigoureusement établit que, contrairement aux affirmations hasardeuses de certains spécialistes de la question, Alice Guy a réalisé sa Fée aux choux au début de l'année 1896, quelques semaines avant l'entrée en lice de Georges Méliès (Charles Ford, historien du cinéma).
- -« Celle qui avait tant lutté pour défendre son titre de première femme cinéaste du monde s'éteignit sans plus savoir qu'elle avait fait du cinéma, avant la publication de ses mémoires, avant la redécouverte de ses films, avant que justice lui fût rendue. Sic transit gloria mundi" (Victor Bachy, Institut Jean Vigo).
Controverse autour de ses débuts [modifier]
Les débuts de la carrière d'Alice Guy sont l'objet de discussions en France. Une partie des historiens les situaient en 1896[16] avec comme premier film la Fée aux choux alors que d'autres datait ce film de 1900[17]. En 2011 M. Gianati[18] a proposé le film Sage-femme de première classe et le date de 1902 comme début de carrière.
Une telle différence d'appréciation est due au long oubli qui a entouré Alice Guy. Méliès a lui aussi connu l'oubli mais il en sort en 1929 alors qu'en 1933 Le Temps publie encore que la première femme metteur en scène fut Germaine Dulac[19]. Il faut attendre 1957 pour que la cinémathèque lui rende un hommage discret et elle meurt en 1968 sans avoir trouvé d'éditeur pour publier ses mémoires[20]. Cet oubli et l'absence de preuves directes font que l'on peut réécrire l'histoire suivant le sentiment personnel que l'on a d'elle.
Dès 1914[21] et jusque dans ses mémoires Alice déclare avoir débuté en 1896. Léon Gaumont confirmait cette date[22].
L'original de La Fée aux choux de 1896 aurait été tourné en 60 mm[23] et il n'existe plus[24]. Ce n'est qu'en 1996 que l'on a découvert une copie 35 mm[25] qui correspond peut être à l'original.
Héritage [modifier]
Alice Guy est la première femme réalisatrice, la seconde étant Loïs Weber (qui travailla sous ses ordres). La Fée aux choux est un des premiers films de fiction, mais elle écrit elle-même que L'arroseur arrosé lui est antérieur[26].
Elle a initié de nombreuses techniques nouvelles : l'utilisation des gros plans, les "reaction shots"[27] , le masquage, la surimpression et la projection du film à l'envers.
Elle réalisera aussi le premier film sur le tournage d'un film[28] et s'intéressera dans son œuvre aux problèmes ethniques et à la condition des femmes[7].
Elle osera détruire une voiture (Mickey's Pal. 1912[29], un bateau (Dick Whittington and his cat 1913), produire des explosions (Yellow traffic 1913), utiliser des centaines de rats (À la recherche d'un appartement 1906, The sewer 1912, The pit and the pendulum 1913) ou des animaux sauvages (Beast of the jungle 1913)[30], toutes choses très banales aujourd'hui mais nouvelles à l'époque.
Filmographie [modifier]
1896 :
1897 :
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1898 :
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1899 :
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1900 :
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1901 :
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1902 :
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1903 :
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1904 :
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1905 :
1906 :
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1907 :
1910 :
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- A Child's Sacrifice
1911 :
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1912 :
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1913 :
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1914 :
-
- The Tigress
- The Lure
- The Woman of Mystery
- The Dream Woman
- The Monster and the Girl
- Beneath the Czar
1915 :
-
- My Madonna
- The Song of the Wage Slave
- The Vampire
- The Heart of a Painted Woman
1916 :
-
- The Ocean Waif
- What Will People Say?
1917 :
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- Behind the Mask
- When You and I Were Young
- House of Cards
- A Man and the Woman
- The Empress
- The Adventurer
1918 :
-
- The Great Adventure
1920 :
-
- Tarnished Reputations
- Vampire
Productrice [modifier]
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1912 :
1913 :
1914 :
1915 :
1916 :
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Scénariste [modifier]
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1913 :
1914 :
1915 :
1917 :
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Autour d’Alice Guy [modifier]
- 1905 : Alice Guy tourne une phonoscène, réclame de la firme Gaumont
- 1975 : Qui est Alice Guy, documentaire de Nicole Lise Berneim
- 1983 : Elle voulait faire du cinéma film de Caroline Huppert elle-voulait-faire-du-cinema.blogspot.com
- 1992 : Women who make the movies film de Gwendoln Foster
- 1995 : Le Jardin oublié : La vie et l’œuvre d’Alice Guy-Blaché de Marquise Lepage
- 1996 : Alice Guy pionnière du cinéma un film de Florida Sadki
- 1996 : Alice Guy Blaché un film de Katia Raganelli
- 1998 : Une Multitude de Perles un film Lumière du regard atelierfiwe.com
- 2000 : Reel Models un film de Barbra Streisand
- 2008 : Looking for Alice dvd Claudia Collao
- 2008 : Gaumont le cinéma premier dvd Pierre Philippe
- 2009 : Cinéma premier Alice Guy dvd Alice Guy Jr
- The Fort Lee Film Commission of Fort Lee, New Jersey, a travaillé avec la biographe d’Alice Guy-Blaché, Alison McMahan pour créer un lieu historique consacré au rôle d’Alice Guy-Blaché comme première cinéaste. Le lieu est situé sur l’avenue Lemoine à proximité de Fort Lee High School et sur le site des studios Solax
- The Fort Lee Film Commission travaille actuellement avec d’autres organismes pour l’entrée d’Alice Guy-Blaché dans la Directors Guild of America et d’organiser également la pose d’une étoile sur le Hollywood Walk of Fame. Enfin, le Fort Lee Film Commission s’efforcera d’obtenir une plaque commémorative sur Bergen County, New Jersey, pour signifier son rôle pionnier dans l’histoire du cinéma mondial christina-koltar.blogspot.com
Annexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Alice Guy, Autobiographie d’une pionnière du cinéma (1873-1968), présentée par Musidora, Denoël/Gonthier, 1976. Préface de Nicole-Lise Bernheim.
- Victor Bachy, Alice Guy-Blaché (1873-1968), la première femme cinéaste du monde, Institut Jean-Vigo, 1993
- Alison McMahan, Alice Guy Blaché: Lost Visionary of the Cinema, Continuum International, 2002
- Paule Lejeune, Le Cinéma des femmes, Atlas/Lherminier, 1987
- (en) Joan Simon (dir.), Alice Guy Blaché, Cinema Pioneer, Yale University Press, 2009 (contributions de Jane Gaines, Alison McMahan, Charles Musser, Kim Tomadjoglou et Alan Williams) présentation du livre, des auteurs sur le site des éditions universitaires de Yale
- (en) John Wakeman, World Film Directors (1890-1945), The HW Wilson Company, 1987
- ((es)) De Lucas Ramon,La pionera occulta: Alice Guy en el origin del cine, Thèse université de Valence 2012
Réédition en DVD [modifier]
- Coffret Gaumont, « Le Cinéma premier ». 1897-1913. vol. 1, Alice Guy, Léonce Perret, Louis Feuillade.
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
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- (en) Alice Guy sur l’Internet Movie Database
- (fr+en) Alice au pays du cinéma sur aliceguy.free.fr site officiel par Thierry Peeters
- Alice Guy a-t-elle existé ?, Une conférence de Maurice Gianati - Cinémathèque Française, Dimanche 13 mars 2011.
- (en) Alice Guy sur lostvisionary.com
- (fr) Alice Guy sur lips.org biographie par Thierry Peeters
- (fr) Le jardin oublié - La vie et l'œuvre d'Alice Guy-Blaché (1995), film documentaire de Marquise Lepage, Office national du film du Canada
Notes et références [modifier]
- Mention du décès en marge de l'acte de naissance du 3 juillet 1873 à Saint-Mandé, acte no 66, vue 91
- Mémoires d'Alice Guy p. 81
- Histoire du cinéma T2 Sadoul
- La cité Elgé (du nom des initiales de Léon Gaumont) sera avant la guerre de 1914 le plus grand studio au monde
- Zecca travaille normalement pour Pathé mais se retrouve brièvement sans emploi « à vendre du savon à Belleville » d'après les mémoires d'Alice Guy. M. Gianati donne 1903 pour cette embauche, Sadoul et McMahan 1904
- M.. H. Blache is the presiding spirit of the new company, and M.. George A. Magie ... is the business manager... But chiefest and most valuable of all the assets of the new company is the artistic personality of Mme. Blache. Moving picture world Octobre 1910
- Alice Guy. Lost visionary of cinema McMahan 2002
- « Je lui avais abandonné les rênes avec plaisir. Je n’assistais à aucune réunion des conseils où la Sales & Co, composait les programmes, j’aurais, disait Herbert, “gêné les hommes qui désiraient fumer leur cigares en paix et cracher à leur aise tout en discutant des affaires” » Alice Guy. Mémoires
- La MPPC d'Edison distribue par sa filiale la General Film Company. En 1910 Les indépendants créent la Motion Picture Distributing and Sales Company, qui éclate en 1912 en des sociétés qui deviendront productrices de films : Sales Company, Universal et Mutual film corporation (qui sera la productrice des premiers films de Chaplin)
- Alice Guy. La première femme cinéaste au monde. Victor Bachy 1993
- « On m'a demandé souvent pourquoi j'avais choisi une carrière si peu féminine. Or je n'ai pas choisi cette carrière, ma destinée était tracée… », Autobiographie, Alice Guy
- Notice sur Alice Guy, site du musée Gaumont
- V. Pinel. Larousse 2010
- Alice Guy a-t-elle existé ? M. Gianati
- Rapport à Léon Gaumont en 1939, dans une lettre à Louis Gaumont en 1953, dans ses mémoires en 1955 et dans une interview par V. Bachy en 1963. Textes recoupés et cités par Maurice Gianati, in Alice Guy a-t-elle existé ?, Conservatoire des techniques cinématographiques, conférence du 4 juin 2010, mis en ligne le 13 mars 2011 sur le site de la Cinémathèque française, voir 94' à 105'.
- Slide, Blachy Jeanne et Ford, McMahan et les auteurs anglo-saxons en général
- Lacassin, Sadoul, Pinel, Mitry, Deslandes, Manonni
- Alice Guy a-t-elle existé ?
- Dans le « Courrier du cinéma » du Temps du 23 septembre quelques lignes « Germaine Dulac fut chez nous la première femme metteur en scène, après elle, vint en Amérique Dorothy Azner... » Dans le numéro du 30 septembre on lit « Mme Blaché proteste et revendique pour elle le titre de première femme metteur en scène. Dans une longue lettre ... (elle écrit :) “de 1897 à 1907 j'ai dirigé la production de la maison Gaumont, ayant sous mes ordres des artistes de talent tel Feuillade, Jasset, etc.” ».
- Elles furent publiées en 1976
- Interview au New jersey Star. 8 août 1914
- dans une note manuscrite sur "les premiers clients" on lit : « Ce furent des forains, les Grenier qui avaient une grande loterie. Alice Guy qui réalisa les premiers films Gaumont, à partir de 1896, raconte qu'elle fut invitée... ». BIFI LG364-B50
- avec le chronophotographe Demenÿ 60 mm, seul caméra/projecteur Gaumont à cette date
- This film was so successful that it sold eighty copies and had to be remade at least twice, as the original prints disintegrated Interview au New Jersey star. 1914
- Elle fait partie de 17 films que possédait vers 1900 un ingénieur Suédois, Sieurin
- Courriers à Louis Gaumont 1954 BIFI LG371B50
- plan montrant la réaction d'un témoin de la scène principale
- intitulé aujourd'hui Alice Guy tournant une phonoscène
- L’évènement est suffisamment inhabituel pour que Photoplay lui consacre un encadré en juin 1912
- Dans ses mémoires l'unique limitation qu'elle trouve à sa condition de femme réside dans ses vêtements qui lui interdisent par exemple « de monter dans un arbre » et dans son manque de force physique