Alfred Grévin

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Alfred Grévin, né le 28 janvier 1827 à Épineuil, décédé le 5 mai 1892 à Saint-Maur-des-Fossés, était un sculpteur, caricaturiste, dessinateur et créateur de costumes de théâtre français.

Il a fondé avec le journaliste Arthur Meyer le musée de cire qui porte son nom.

Carrière[modifier | modifier le code]

Buste d'Alfred Grévin dans son musée de cire.

Alfred Grévin est né dans une des maisons de la grande rue d’Epineuil en 1827. Il étudia au collège de Tonnerre[1] et avait des aptitudes en sciences naturelles et en dessin.

Il débuta comme employé des chemins de fer dans la compagnie Paris-Lyon-Méditerranée. Sans études préalables et sans autre objectif que s'amuser, il dessinait.

En 1853, il s'installe à Paris. Il met ses talents de caricaturistes au service du journal Le Gaulois dirigé à l'époque par Arthur Meyer, ainsi qu'au Journal amusant. Quelques années plus tard il se verra confier la Une du Petit journal pour rire[1] et collaborera au journal Le Charivari.

Les dessins de Grévin appartiennent au domaine du burlesque... Depuis les caricatures jusqu'aux ébauches de "ses" femmes.

En 1869 il fonde avec Adrien Huart, l'Almanach des Parisiennes.

Afin de compléter son maigre salaire de caricaturiste et dessinateur, il travaille comme costumier au théâtre, auteur de pièces. Alfred Grévin a ainsi durant une dizaine ou une douzaine d'années habillé des vedettes comme Judic ou Théo et les danseuses des théâtres de féerie.

Ses revenus lui permettent à partir de 1867 de s'installer dans une demeure à Saint-Mandé, au 16bis rue de Bérulle[2].

En 1881, il est contacté par Arthur Meyer pour réaliser son projet de musée de cire et que le directeur nomma d'après l'auteur des figures de cire, immortalisant le nom de Grévin. Le musée ouvrit le 5 juin 1882. Il rencontra à cette occasion plusieurs fois Émile Zola, dont il voulait faire figurer l'effigie parmi ses collections. Le musée Grévin est aujourd'hui, après le Louvre, le deuxième musée de France par le nombre des visiteurs.

Alfred Grévin décède 10 ans plus tard dans une propriété qu'il possède à Saint-Maur-des-Fossés et est enterré au cimetière Sud de Saint-Mandé.

La Presse de l'époque au moment de son décès[modifier | modifier le code]

  • "Grévin avait adopté une très particulière silhouette de femme, pimpante et sémillante, grêle de formes, à l'œil prompt, au nez troussé, à la mine hardie, en laquelle il avait pour ainsi dire incarné l'aventure parisienne. Qu'il la dessinât à la plume ou au crayon, qu'il la représentât seule ou accompagnée d'un bout de légende malicieuse, on saisissait à première vue le modèle et la signature. Il en avait fait un type, un caractère du temps, une expression de mode fort significative. Un GREVIN ! On reconnaissait dans ce seul mot l'élégance moderniste, l'allure engageante, la grâce coquette assaisonnée d'un grain de perversité, le chic enfin qui en était le cachet habituel … " - Frédéric Loliée: " La Nouvelle Revue " 1er Janvier 1892
  • " Grévin fut le poète de la Parisienne moderne, dont il sut, mieux que personne, fixer la piquante silhouette.(…) Ce petit peuple enjuponné du Paris des rues, c'est le bien propre de Grévin. Il a su en fixer d'un trait les allures provocantes, en souligner d'un mot cinglant comme un coup de cravache, l'insouciance bohème et la cynique naïveté. Qui n'a dit en voyant passer une d'elles : Un GREVIN ! " - " Les Annales ": 15 Mai 1892

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Les personnalités tonnerroises
  2. Patrimoine de la ville de Saint Mandé
  • Bénézit