Suzanne Valadon

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Suzanne Valadon

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Suzanne Valadon, Autoportrait (1898),
musée des beaux-arts de Houston.

Nom de naissance Marie-Clémentine Valadon
Naissance 23 septembre 1865
Bessines-sur-Gartempe
Décès 7 avril 1938 (à 72 ans)
Paris
Activités Artiste peintre
Modèle
Influencé par Edgar Degas

Suzanne Valadon, pseudonyme de Marie-Clémentine Valadon[1], née le 23 septembre 1865 à Bessines-sur-Gartempe et morte le 7 avril 1938 à Paris, est une artiste peintre française.

Elle est la mère du peintre Maurice Utrillo.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille naturelle d’une blanchisseuse, Suzanne Valadon devient acrobate de cirque en 1880, jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément à cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle est établie avec sa mère, puis son fils naturel, le futur peintre Maurice Utrillo qu'elle eut en 1883, elle a la possibilité de s’initier à l’art.

Son genre de beauté attire le regard des artistes et elle devient leur modèle, les observant en posant et apprenant ainsi leurs techniques. Elle est le modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec et Edgar Degas, nouant des relations avec certains. Habituée des bars de Montmartre où la bourgeoisie parisienne venait s’encanailler, Toulouse-Lautrec, durant cette période, fait d’elle un portrait intitulé Gueule de bois.

Edgar Degas remarque les lignes vives de ses dessins et peintures et encourage ses efforts. Elle connaît de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse, pourvoyant aux besoins de son fils, appelé à sa naissance Maurice Valadon, et qui ne prit que plus tard le nom de famille de Miguel Utrillo, son père présumé.

Suzanne Valadon peint des natures mortes, des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent principalement des portraits, parmi lesquels celui d’Erik Satie avec qui elle a une relation en 1893. Il lui propose le mariage au matin de leur première nuit. Elle fut la seule relation intime de celui-ci, le laissant, comme il dira, avec « rien, à part une froide solitude qui remplit la tête avec du vide et le cœur avec de la peine.[réf. nécessaire] » En 1894, Suzanne Valadon est la première femme admise à la Société nationale des beaux-arts. Perfectionniste, elle peut travailler plusieurs années ses tableaux avant de les exposer.

Le Lancement du filet (1914), musée des beaux-arts de Nancy.

La peintre trouve en la galeriste Berthe Weill une alliée solide qui soutient son travail. La marchande fait ainsi participer l'artiste à près de dix-neuf expositions entre 1913 et 1932, dont trois rétrospectives personnelles[2].

Son mariage, en 1896, avec un agent de change, prend fin en 1909. Suzanne quitte son mari pour le peintre André Utter (1886-1948), qu’elle épouse en 1914[3]. Cette union, houleuse, dure près de trente ans. L’une de ses toiles les plus connues est Adam et Ève, où André Utter figure Adam et elle-même Ève.

À la fin de sa vie, Suzanne Valadon se lie d'amitié avec le peintre Gazi le Tatar et, poussée par cette rencontre, se remet à peindre[4].

Suzanne Valadon meurt le 7 avril 1938, entourée de ses amis peintres André Derain, Pablo Picasso et Georges Braque, et est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.

Ses œuvres sont conservées dans de nombreux musées, dont le musée national d'art moderne à Paris, le Metropolitan Museum of Art à New York, le musée de Grenoble, le musée des beaux-arts de Lyon. Une exposition permanente lui est dédiée à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne), sa ville natale.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Le modèle[modifier | modifier le code]

Suzanne Valadon a posé pour des peintres comme Pierre-Auguste Renoir, Pierre Puvis de Chavannes, Henri de Toulouse-Lautrec (Gueule de bois), Edgar Degas (Le Bain), Edmond Heuzé (Portrait de Suzanne Valadon).

Principales expositions individuelles[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Un lycée de Limoges porte son nom[7].

Une station du tramway de Tours et de la région Parisienne porte également son nom.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d'autorité de la Bibliothèque nationale de France.
  2. Marianne Le Morvan, Berthe Weill 1865-1951 La petite galeriste des grands artistes, L'écarlate, collection « L'art au féminin », 2011, p. 212.
  3. Le témoin d'André est son ami d'enfance, le peintre Edmond Heuzé.[réf. nécessaire]
  4. Martine et Bertrand Willot, Gazi le Tatar, fils imaginaire et ami véritable de Suzanne Valadon, Vie D'artiste Awd, 2007, (ISBN 2-913639-07-0).
  5. Reproduction sur csupomona.edu
  6. Site de l'exposition
  7. « Qui était Suzanne Valadon ? », sur le site du Lycée Suzanne Valadon,‎ 2009 (consulté le 28 mars 2012)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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