Wikipédia:Sélection/Pêche

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Acanthaster planci

Très grosse Acanthaster planci gris-bleu et rouge-brun

L'Acanthaster pourpre (Acanthaster planci) est une espèce d'étoile de mer de couleurs vives, de la famille des Acanthasteridae, de la classe des Valvatida. Elle est aussi appelée « couronne du Christ », ou « couronne d'épines », ou encore « coussin de belle-mère ».

Cette espèce carnassière vit dans les écosystèmes coralliens de la zone tropicale du bassin Indo-Pacifique ; elle se nourrit presque exclusivement de corail. De dimensions imposantes, de couleurs et de morphologie variables, elle est dotée de piquants, dont le venin, qui provoque la nécrose des tissus, est toxique pour un grand nombre d'espèces, l'Homme y compris, ce qui lui fait craindre peu de prédateurs. Sa capacité de reproduction est très importante, les femelles pouvant produire plusieurs dizaines de millions d'œufs par saison. Les larves, planctoniques, sont particulièrement mobiles, et peuvent dériver sur des centaines de kilomètres.

L'acanthaster est ainsi connue pour être localement une espèce invasive à fort potentiel de destruction sur les récifs coralliens, dont elle consomme les polypes en grande quantité, et a ainsi fait l'objet de tentatives d'éradication dans certaines régions du monde telles que le Japon ou l'Australie. Les facteurs à l'origine de ces invasions sporadiques des récifs par cette étoile de mer sont encore à l'étude en 2013.

Aiguillat noir

Centroscyllium fabricii.

L'aiguillat noir (Centroscyllium fabricii) est une espèce de requin de la famille des Etmopteridés. Il est commun dans la zone externe du plateau continental et du talus continental à une profondeur allant de 180 à 2 250 m. Les femelles vivent généralement dans des eaux plus profondes que les mâles, et en fonction de la région, les jeunes requins peuvent fréquenter une profondeur différente de celle des adultes. Cette espèce est largement répandue dans l'océan Atlantique, du Groenland à l'Islande et de la Virginie jusqu'au nord de l'Afrique de l'Ouest, le sud-ouest et l'Afrique et au sud de l'Argentine. L'aiguillat noir mesure en moyenne 60 à 75 cm de longueur, ce qui en fait le plus grand membre de sa famille. Il a un corps massif brun sombre, qui est plus foncé en bas qu'en haut et porte des organes bioluminescents. Ses deux nageoires dorsales sont précédées par de grosses épines, et la nageoire anale est absente.

Se déplaçant en banc, l'aiguillat noir est un prédateur opportuniste qui consomme essentiellement des poissons osseux, des crustacés et des céphalopodes. Il est vivipare ; les femelles mettent au monde des portées de quatre à quarante juvéniles alimentées à terme par un sac vitellin. Il n'y a pas de saison de reproduction bien définie. L'aiguillat noir est une prise accidentelle de la pêche commerciale en haute mer opérant dans l'Atlantique Nord ; il est de faible valeur commerciale et est habituellement mis au rebut. Comme une grande partie de son habitat se situe en eau profonde et que sa population au nord-ouest de l'Atlantique semble être stable, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a classé cette espèce dans la catégorie « préoccupation mineure ». Il est cependant classé dans la catégorie « quasi menacé » dans le nord de l'Atlantique, où la population a diminué notamment à cause de la surpêche.

Baleine à bosse

Baleine à bosse (Megaptera novaeangliae).

La baleine à bosse (Megaptera novaeangliae), mégaptère ou jubarte est une espèce de baleines à fanons (ou mysticètes). C’est un mammifère cétacé de grande taille : les adultes atteignent habituellement 13 à 14 mètres de long et pèsent en moyenne 25 tonnes. La baleine à bosse effectue des sauts spectaculaires hors de l’eau, possède de longues nageoires pectorales et son chant est très élaboré. Elle vit dans les océans et les mers du monde entier. Elle est un sujet privilégié pour le tourisme d’observation des baleines (whale-watching).

Baleine bleue

Blue Whale 001 body bw.jpg

La baleine bleue (Balaenoptera musculus), appelée aussi rorqual bleu, est un mammifère marin appartenant au sous-ordre des baleines à fanons (mysticètes). Pouvant dépasser 30 mètres de longueur et 170 tonnes, c'est le plus gros animal vivant à notre époque et, dans l'état actuel des connaissances, le plus gros ayant jamais vécu sur Terre.

Long et mince, le corps de la baleine bleue peut prendre diverses teintes de gris-bleuté sur le dos et un peu plus clair en dessous. On dénombre au moins trois sous-espèces distinctes : B. m. musculus dans l’Atlantique Nord et le Pacifique Nord, B. m. intermedia de l’océan Antarctique et B. m. brevicauda découverte dans l’océan Indien et dans le sud de l’océan Pacifique. B. m. indica, découverte dans l’océan Indien, pourrait être une autre sous-espèce. Comme les autres baleines, la baleine bleue se nourrit essentiellement d’un petit crustacé, le krill, mais également de petits poissons et parfois de calmars.

Les baleines bleues furent abondantes dans presque tous les océans avant le début du XXe siècle. Pendant près de quarante ans, elles furent chassées par les baleiniers qui ont amené l'espèce au bord de l’extinction avant qu'elle ne soit protégée par la communauté internationale en 1966. Un rapport de 2002 estimait qu’il y avait entre 5 000 et 12 000 baleines bleues à travers le monde localisées dans au moins cinq groupes. Des études plus récentes sur la sous-espèce B. m. brevicauda suggère qu’il pourrait s’agir d’une sous-estimation. Avant la chasse industrielle à la baleine, la plus forte population se trouvait dans l’Atlantique qui en comptait approximativement 240 000 (entre 202 000 et 311 000). L’espèce est considérée comme menacée.

Béluga (baleine)

Baluga Whales.jpg

Le béluga ou bélouga, appelé également dauphin blanc est un grand cétacé blanc de l'océan Arctique. Le nom béluga vient du mot russe beloye qui signifie blanc.

Le béluga a été décrit en premier par Peter Simon Pallas en 1776. Il fait partie de la famille des Monodontidae au même titre que le narval. Le dauphin Irrawaddy fut un temps classé dans cette famille avant que de récentes études génétiques n'infirment cette hypothèse.

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Calmar

Calmar commun (Loligo vulgaris)

Les calmars ou teuthides (Teuthida) constituent un ordre, apparu au début du Jurassique, de céphalopodes décapodes marins apparentés aux seiches et regroupant près de 300 espèces. La plupart des espèces n'ont pas de nom vernaculaire spécifique et sont donc désignées en français sous le nom générique de « calmar ». Il en est de même pour le terme encornet, autre nom vernaculaire plus particulièrement utilisé lorsque ces animaux sont considérés en tant que comestibles ou appâts de pêche, mais qui désigne aussi d'autres céphalopodes, comme les seiches et parfois même les poulpes et autres octopodes.

Ce sont des espèces pélagiques vivant parfois de façon isolée mais le plus souvent en banc. Comme tous les autres céphalopodes, les calmars ont une tête distincte, une symétrie bilatérale, un manteau, une couronne péribuccale de bras musclés et protractiles munis de ventouses et/ou de crochets. Leur taille varie de quelques centimètres à une dizaine de mètres…

Calmar colossal

Calmarcolossal.jpg

Le calmar colossal (Mesonychoteuthis hamiltoni) est la plus grande espèce de calmars. Il est le seul représentant du genre Mesonychoteuthis, du grec mesos (« milieu »), onychos (« griffe ») et teuthis (« calmar »).

Cette espèce mésopélagique est connue depuis 1925 grâce aux quelques parties de grands spécimens retrouvées dans l'estomac de cachalots, mais son étude a été possible à partir des prises accidentelles par des navires de pêche à la palangre flottante.

Le calmar colossal n'est pas un proche parent des calmars géants du genre Architeuthis. Bien que leurs dimensions soient gigantesques, leur anatomie et leur aire de répartition respectives sont très différentes.

Cette espèce est la plus lourde, mais pas nécessairement la plus longue, de toutes les espèces de calmar. Le plus grand spécimen connu mesure une dizaine de mètres de longueur, pour 495 kg. Mais les estimations actuelles (en 2009) pour sa taille maximale sont de 14 mètres ; elles sont fondées sur l’analyse de jeunes et petits individus et de restes retrouvés dans l'estomac de cachalots. Le calmar colossal est sans doute plus grand que les calmars géants, et donc le plus grand des invertébrés connus. Son bec est le plus volumineux de tous ceux des calmars connus et ses yeux sont probablement les plus grands du règne animal.

En date de 2009, aucun calmar colossal mâle adulte n'a été identifié. L'étude de cette espèce s'est donc appuyée uniquement sur des femelles, des juvéniles ou des spécimens non sexés.

Chaetognatha

Spadella cephaloptera

Les Chétognathes (ou Chaetognatha) sont un embranchement (phylum) de prédateurs marins. Leur nom, du grec khaitē (« chevelure ») et gnathos (« mâchoire »), provient des crochets mobiles qui permettent la capture de leurs proies. Ils sont parfois appelés « vers sagittaires » en raison de leur forme de flèche. Le positionnement des Chétognathes au sein de l'arbre des animaux a été l'objet d'un longue controverse mais des arguments sérieux permettent dorénavant de les classer au sein des protostomiens, l'une des deux grandes lignées d'animaux bilatériens avec les deutérostomiens. Les Chétognathes forment un groupe animal très ancien comme l'attestent plusieurs fossiles datant du cambrien inférieur. Ils jouent un rôle majeur dans l'écosystème planctonique comme principaux prédateurs directs des copépodes et représentent jusqu'à 10% de la biomasse du zooplancton.

Les Chétognathes apparaissent pour la première fois dans des dessins du naturaliste hollandais Martinus Slabber en 1775. Actuellement, le phylum est composé d’une trentaine de genres et d’environ 150 espèces dont la taille peut varier de 2 mm à 12 cm environ. On les trouve dans tous les habitats marins, des zones côtières au benthos océanique.

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Dauphin

Tursiops truncatus 01.jpg

Dauphin /do.'fɛ̃/ est un nom vernaculaire ambigu désignant en français certains mammifères marins et fluviaux appartenant à l'ordre des cétacés. Le terme dauphin dérive probablement du grec ancien δελφίς / delphís, peut-être lui-même issu de δελφὐς / delphús, « utérus » ou apparenté à delphax, le porc, qui partage une couche de graisse analogue. Les marsouins étaient également appelés « cochon de mer », terme que l'on retrouve dans les étymologies germaniques et latines.

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Dauphin de Chine

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Le Dauphin du Yang Tsé est désormais une espèce éteinte ! Après analyse de l’ensemble des informations disponibles, les scientifiques de la « Cetacean Society International » se sont récemment rendus à l’évidence, malheureusement annoncée depuis des années : le Dauphin du Yang Tsé a définitivement disparu de notre planète. Son extinction officielle a été déclarée en début d'année 2007.

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Déclin des populations d'amphibiens

Le Crapaud doré (Bufo periglenes) a été l'un des premiers indicateurs du déclin des populations d’amphibiens…

Du déclin des populations d’amphibiens :
Bien que les scientifiques observent une diminution des populations de plusieurs espèces en Europe depuis les années 1950, la prise de conscience du déclin des populations d’amphibiens pouvant entraîner des extinctions massives d’espèces dans le monde entier ne date que des années 1980. En 1993 déjà, plus de 500 espèces de grenouilles et de salamandres présentes sur les cinq continents présentaient un déclin de population. Aujourd’hui, le phénomène de déclin des populations d’amphibiens affecte des milliers d’espèces dans tous les types d’écosystèmes et est ainsi reconnu comme l'une des menaces les plus sévères, en terme d’espèces disparues ou menacées, à l’encontre de la biodiversité de notre planète.

Ces extinctions et chutes de populations d’amphibiens sont un problème mondial, aux causes diverses et complexes. Parmi elles figurent des facteurs locaux comme la fragmentation et la destruction des habitats naturels, ainsi que l’introduction par l’homme de nouveaux prédateurs dans les écosystèmes en question, la surexploitation des amphibiens (nourriture, médecine…), l’augmentation de la toxicité et de l’acidité des milieux de vie des amphibiens, l’émergence de nouvelles maladies, le changement climatique, l’augmentation des radiations ultraviolettes (conséquence des atteintes portées à la couche d’ozone) et les interactions probables entre ces facteurs.

Les Dents de la mer

Un aileron de requin, personnage central des Dents de la mer et symbole de danger mortel pour les baigneurs

Les Dents de la mer (titre original en anglais : Jaws, traduction : « Mâchoires ») est un film américain, du genre horreur-thriller, réalisé par Steven Spielberg et sorti sur les écrans en juin 1975. Deuxième long métrage du jeune metteur en scène alors âgé de 29 ans, il est adapté du roman éponyme de Peter Benchley, publié en 1974 aux éditions Doubleday. Le roman comme le film ont connu un succès critique et commercial mondial. Doté d'un budget de 12 millions de dollars, le film en rapportera 470 millions dans le monde.

Dans l'histoire du cinéma, Les Dents de la mer se présente comme étant un film charnière, puisqu'il a rétrospectivement été considéré comme le premier des blockbusters américains. Ce film lancera la mode des tentpole pictures, les films d'action à gros budget que les studios hollywoodiens sortent pendant l'été (pour les Américains, la période de référence est définie comme allant du 1er vendredi de mai au 1er lundi de septembre).

Après le succès d'estime du téléfilm Duel (1re diffusion sur ABC en novembre 1971) et les résultats relativement décevants de Sugarland Express sorti en avril 1974 (12,8 millions de dollars de recettes dans le monde pour un budget de 3 millions), Steven Spielberg trouve la reconnaissance internationale avec Les Dents de la mer, qui remporte notamment 3 Oscars. Depuis, son talent de cinéaste et d'homme d'affaires s'est confirmé.

Le film a fait l'objet de trois suites qui ont connu un succès commercial et critique décroissant, Les Dents de la mer : 2e partie, Les Dents de la mer 3 et Les Dents de la mer 4 : La Revanche.

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Éléphant de mer du sud

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L'éléphant de mer du sud (Mirounga leonina), ou éléphant de mer austral, qui peut peser jusqu'à 3,7 tonnes, est le plus grand des phoques. Il fréquente les mers australes, depuis l'Antarctique jusqu'au sud des autres continents, et se reproduit à terre sur les plages des îles sub-antarctiques. Les études de suivi par satellite ont révélé ses compétences extraordinaires de voyageur océanique et de plongeur. Très proche parent de l'espèce nord-américaine (Mirounga angustirostris), l'éléphant de mer du sud s'en distingue par un corps en moyenne plus massif et par un museau plus large.

Il fut chassé intensément au cours du XIXe siècle et dans une moindre mesure jusqu'au milieu du XXe siècle. Menacé alors d'extinction, les effectifs se sont aujourd'hui en partie reconstitués mais connaissent des fluctuations encore inexpliquées.

Élevage de crevettes

Crevettes impériales (Penaeus japonicus) en bassin d'observation à Taïwan.

L'élevage des crevettes, ou crevetticulture, est une branche de l'aquaculture qui consiste en l'élevage de crevettes marines pour la consommation humaine.

La production commerciale de crevettes d'élevage a commencé dans les années 1970 et a connu une croissance très rapide, stimulée par la demande aux États-Unis, au Japon et en Europe occidentale. La production totale a dépassé 1,6 million de tonnes en 2003, pour une valeur de 9 milliards de dollars. Près des trois quarts des crevettes d'élevage sont produites en Asie, en particulier en Chine et en Thaïlande. Le reste provient principalement d'Amérique latine, dont le Brésil est le premier producteur. Le principal pays exportateur est la Thaïlande.

L'élevage des crevettes est passé d'une activité traditionnelle à petite échelle, en Asie du Sud-Est, à une industrie mondiale. Les progrès technologiques ont permis d'élever des crevettes avec des densités toujours plus élevées, et les géniteurs sont expédiés dans le monde entier. La grande majorité des crevettes d'élevage appartiennent à de la famille des Penaeidae et deux espèces seulement, Penaeus vannamei (crevette à pattes blanches) et Penaeus monodon (crevette géante tigrée), représentent près de 80 % de tous les élevages. Cette monoculture industrielle est très sensible aux maladies, qui ont provoqué régionalement plusieurs vagues meurtrières dans les populations de crevettes d'élevage. Des problèmes écologiques croissants, des épidémies répétées, ainsi que la pression et les critiques venant à la fois des ONG et des pays consommateurs, ont entraîné des changements dans cette activité à la fin des années 1990 et généralement une réglementation plus stricte par les gouvernements. En 1999 fut lancé un programme visant à développer et promouvoir des pratiques d'élevage plus durables, programme impliquant des organismes gouvernementaux, des représentants de ce secteur économique et des organisations environnementales.

Faune abyssale

Chauliodus sloani

L'expression faune abyssale désigne généralement l'ensemble des espèces animales marines, mais aussi certains protistes et bactéries marins, vivant à partir de 200 mètres de profondeur et au-delà, à partir de la zone aphotique (zone mésale, zone bathyale, zone abyssale et zone hadale), où la photosynthèse ne peut plus avoir lieu. En ces lieux où la lumière est insuffisante pour le développement des végétaux, seules la vie animale et celle de certains micro-organismes non végétaux (protistes, bactéries, archées, virus, etc.) est possible.

De manière plus scientifique, la faune abyssale ne désigne que la faune de la zone abyssale, c'est-à-dire vivant entre 4 000 et 6 000 m de profondeur.

Cette faune inclut des représentants de presque tous les embranchements d'animaux marins (dont quelques espèces amphibies, puisque l'éléphant de mer peut plonger à plus de 1 580 mètres de profondeur, la tortue luth à 1 200 mètres et le manchot à 350 mètres) mais de nombreuses espèces se sont adaptées à la vie abyssale, benthique ou pélagique, évoluant pour survivre dans des milieux hostiles : fortes pressions, faible luminosité (voire obscurité totale à partir de la zone abyssale), faible température (excepté près des sources hydrothermales), disponibilité de la nourriture limitée. De nombreuses méthodes évolutives originales permettent aux espèces animales marines vivant en dessous de la couche aphotique de s'acclimater à ces conditions extrêmes.

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Glaucus atlanticus

Glaucus atlanticus.

Glaucus atlanticus, parfois appelé glaucus atlantique ou francisé en glauque dans les publications anciennes, est une petite espèce de nudibranches de la famille des Glaucidae. C'est un mollusque gastéropode décrit comme élégant par ses formes et ses couleurs, mêlant le blanc et le gris perle à différents tons de bleu. Il vit dans toutes les eaux tempérées ou tropicales, où il flotte à la surface des eaux parmi le pleuston, la face ventrale tournée vers la surface. Il se nourrit principalement d'hydrozoaires dont il tire son pouvoir urticant, y compris pour l'Homme, en conservant certains de leurs nématocystes. Glaucus atlanticus est hermaphrodite et pond des chapelets d'œufs laissés à la dérive ou fixés sur les cadavres des proies des adultes.

Au cours du XIXe siècle, plusieurs grands naturalistes l'ont décrit en désignant par de nombreux noms scientifiques différents chacune des formes, mais les études plus récentes ont conclu à la synonymie de l'ensemble de ces noms. G. atlanticus partage son genre avec Glaucus marginatus et trois espèces proches de cette dernière décrites en 2014 ; ils sont les seuls représentants de la famille des Glaucidae dans son acception la plus stricte. Il peut occasionnellement s'échouer sur les plages parmi le reste du pleuston, et peut causer des irritations à l'humain en cas de contact. L'espèce ne semble pas menacée, et ne bénéficie d'aucune protection particulière.

Grand cachalot

Un groupe de cachalots.

Le grand cachalot (Physeter macrocephalus ou P. catodon), communément appelé cachalot et parfois cachalot macrocéphale, est une espèce de cétacés à dents de la famille des physétéridés et unique représentant actuel de son genre, Physeter. Il est l'une des trois espèces encore vivantes de sa super-famille, avec le cachalot pygmée (Kogia breviceps) et le cachalot nain (K. simus). Il a une répartition cosmopolite, fréquentant tous les océans et une grande majorité des mers du monde. Cependant, seuls les mâles se risquent dans les eaux arctiques et antarctiques, les femelles restant avec leurs jeunes dans les eaux plus chaudes.

Le mâle peut atteindre plus de vingt mètres de long, faisant de l'espèce le plus grand carnivore au monde. La tête à elle seule, peut représenter le tiers de la longueur de l'animal. Ce mammifère se nourrit en grande partie de calmars, ainsi que de poissons, en des proportions variables selon l'emplacement géographique. Il est connu pour ses records de plongée en apnée, atteignant les trois mille mètres de profondeur, performance inégalée chez les mammifères. Ses vocalisations en cliquetis sont le son le plus fort produit par un animal, mais leur utilité est encore incertaine.

Les cachalots se rassemblent en groupes nommés « pods ». Les femelles vivent avec leurs jeunes, séparément des mâles, et s'entraident pour protéger et allaiter les juvéniles. Elles mettent bas tous les trois à six ans et s'occupent de leur progéniture durant plus d'une dizaine d'années.

Du XVIIIe siècle jusqu'à la fin du XXe siècle, le cachalot a été chassé pour extraire le spermaceti et divers produits cétacés, comme l'huile de cachalot et l'ambre gris. Auxiliairement, l'ivoire de l'animal fut également exploité. En raison de sa taille, le cachalot pouvait parfois se défendre efficacement contre les baleiniers. L'exemple le plus célèbre est celui d'un cachalot ayant attaqué et coulé le baleinier américain Essex en 1820. Le cachalot n'a guère de prédateurs naturels, car peu sont assez forts pour attaquer avec succès un adulte en bonne santé. Cependant, les orques peuvent fondre dans un pod pour y tuer les plus jeunes.

Hoplostèthe orange

Dessin d'Hoplostethus atlanticus.

L'hoplostèthe orange, hoplostèthe rouge ou poisson-montre (Hoplostethus atlanticus) est une espèce de poisson de la famille des Trachichthyidés. L'hoplostèthe orange vit dans tous les océans entre 900 et 1 800 m de profondeur. Il a une longévité potentielle d'au moins 149 ans et il n'atteint sa maturité sexuelle qu'entre 20 et 30 ans. Avec une longueur maximale de 75 cm pour 7 kg, c'est le plus grand de sa famille.

Commercialisé sous le nom d'empereur, il fait l'objet d'une importante exploitation commerciale, mais en raison de son faible recrutement, ses populations tendent à diminuer. De nombreux stocks, en particulier ceux de la Nouvelle-Zélande et l'Australie, qui ont été exploités dans les années 1970, ont déjà été décimés ; les stocks de substitution récemment découverts s'épuisent rapidement.

Krill antarctique

Antarctic krill (Euphausia superba).jpg

Le krill antarctique (Euphausia superba) est une espèce de krill vivant dans les eaux de l'océan Austral. Les krills antarctiques sont des crustacés qui, comme les crevettes, vivent en grands groupes, appelés « essaims », atteignant parfois des densités de 10 000 à 30 000 individus par mètre cube.

Ils se nourrissent directement de phytoplancton, en utilisant la production primaire d'énergie que le phytoplancton tire initialement du Soleil afin de maintenir leur cycle de vie dans la zone pélagique. Ils atteignent une longueur de six centimètres, pèsent jusqu'à deux grammes et peuvent vivre jusqu'à six ans. C'est une espèce clé dans l'écosystème antarctique, base de l'alimentation pour de nombreux animaux comme les baleines ou les phoques et permettant l'exportation de carbone vers les fonds marins grâce à ses excréments. En termes de biomasse, elle atteint environ 500 millions de tonnes, soit l'une des espèces les plus abondantes de la planète.

Léopard de mer

Photo d'un léopard de mer

Le Léopard de mer (Hydrurga leptonyx) est un mammifère carnivore de la famille des phocidés et représente actuellement la seule espèce du genre Hydrurga. Décrit pour la première fois en 1820 par le zoologiste et anatomiste français de Blainville, il fait partie des cinq espèces de phoques présentes en Antarctique.

Puissant et imposant — la femelle peut mesurer 4,5 mètres pour une masse de 600 kilogrammes —, il doit son nom de léopard aux petites taches sombres qui couvrent son corps et à sa vie de prédateur. Craintif et solitaire dans son aire de vie faisant partie des lieux les plus inhospitaliers au monde, les observations et son étude scientifique sont difficiles. C'est pourquoi les biologistes ne connaissent pas suffisamment son mode de vie et son effectif qu'ils estiment à environ 300 000 individus. Bien que le krill et les juvéniles d'autres espèces de phoques constituent sa principale nourriture, il est renommé pour sa férocité, voire sa cruauté, envers les manchots qui constituent également son alimentation. D'autant plus qu'il surprend l'observateur par ses allures reptiliennes et par des comportements extrêmement vifs. Malgré cette réputation, le Léopard de mer, qui est avant tout un animal sauvage, s'avère davantage curieux que dangereux et on note très peu d'attaques recensées envers l'homme...

Lophelia pertusa

Lophelia pertusa.

Lophelia pertusa est une espèce de corail scléractiniaire de la famille des Caryophylliidae. Il s'agit de la plus répandue des espèces de corail d'eau froide formant des récifs, présente dans la plupart des mers et océans du monde, mais surtout dans l'Atlantique nord-est et tout particulièrement le long de la côte norvégienne. Il vit à des profondeurs variant de 39 à plus de 3 600 m, et à des températures oscillant préférentiellement entre 6 et °C.

Bien que l'espèce soit connue depuis plusieurs siècles, elle ne commença à être véritablement étudiée que très récemment, du fait des difficultés liées à l'exploration à de telles profondeurs. De ce fait, beaucoup de points concernant sa biologie et son écologie sont encore inconnus. L'espèce est un polype ne vivant pas en symbiose avec une algue photosynthétique, contrairement aux coraux tropicaux, et dépendant donc des apports de nourriture transportés par les courant sous-marins. Ces polypes forment des colonies qui constituent des récifs, grâce au squelette d'aragonite que les polypes produisent. Ces récifs constituent une structure tridimensionnelle complexe et donc un milieu de vie très favorable pour un grand nombre d'espèces, concentrant une des biodiversités les plus importantes des océans tempérés.

Ces récifs sont très menacés par l'homme en particulier par le chalutage profond, qui les détruit ou endommage. Depuis les années 1990 et 2000, la conscience de ces dégâts et de leurs implications sur la biodiversité marine a grandi et de nombreuses mesures de protection commencent à être prises.

Aquilonastra conandae

Un groupe d'Aquilonastra conandae de La Réunion.

Aquilonastra conandae est une espèce d'étoiles de mer tropicales de la famille des Asterinidae que l'on trouve sur les récifs de corail de l'archipel des Mascareignes, dans l'océan Indien, et notamment à la Réunion où elle fut découverte. Elle a pour particularité de pouvoir se diviser en deux pour se multiplier (multiplication asexuée), ce qui lui confère des formes irrégulières. C'est une toute petite étoile aux couleurs variables, discrète et bien camouflée, qui vit sur la partie supérieure des barrières de corail, dans la zone de déferlement des grosses vagues du large. Sans doute pour ces raisons, elle n'a été identifiée et décrite qu'en 2006 malgré sa relative abondance, par deux biologistes marins australiens. Elle doit son nom à la Française Chantal Conand, biologiste marine à l'origine de sa découverte.

C'est une petite étoile aplatie aux bras courts et arrondis, de coloration variable et chamarrée avec généralement une base de beige et des motifs granuleux irréguliers dans des tons gris, vert, ocre ou rouille. Elle mesure jusqu'à 2 cm de diamètre, avec des bras de 5 mm environ. Sa silhouette aplatie lui permet de se protéger des vagues en se collant au substrat pour offrir une prise à l'eau minimale. Cette espèce a été découverte à la Réunion, au niveau des brisants du récif corallien au lieu-dit « Trou d'eau » (au sud de La Saline les Bains, commune de Saint-Paul), où elle est abondante. Depuis, elle a été identifiée dans d'autres îles de la région des Mascareignes (Maurice et Rodrigues notamment), où on la trouve entre la surface et une dizaine de mètres de profondeur mais plus souvent au niveau du front récifal, sur et sous des substrats durs tels que les coraux massifs.

Bivalvia

Coquilles de bivalves.

Les bivalves (Bivalvia) sont une classe de mollusques d'eau douce et d'eau de mer, nommée également Pelecypoda (les pélécypodes) ou Lamellibranchia (les lamellibranches). Cette classe comprend notamment les palourdes, les huîtres, les moules, les pétoncles et de nombreuses autres familles de coquillages. Leur corps aplati latéralement est recouvert d'une coquille constituée de deux parties distinctes et plus ou moins symétriques. Elles sont reliées l'une à l'autre et peuvent s'ouvrir ou se refermer. La majorité se nourrissent en filtrant l'eau, et n'ont pas de tête ou de radula. Les branchies, appelées cténidies, outre leur rôle dans la respiration, captent les substances nutritives contenues dans l'eau et ont ainsi un rôle important dans l'alimentation. La plupart des bivalves s'enfouissent dans les sédiments des fonds marins, où ils sont à l'abri des prédateurs. D'autres vivent sur le fond marin, ou se fixent sur des rochers ou autres surfaces dures. Quelques-uns peuvent percer des éléments en bois, en argile ou en pierre pour vivre à l'intérieur de ces matériaux. Enfin, certains bivalves comme les pétoncles peuvent nager.

La coquille d'un bivalve est composée de carbonate de calcium, et comprend deux parties, généralement similaires, que l'on appelle valves. Celles-ci sont jointes ensemble le long d'un de leur bord par un ligament souple qui, en reliant ensemble solidement des « dents » placées sur chacune des valves, constitue la charnière. Cette disposition permet à la coquille de s'ouvrir et se fermer sans que les deux moitiés ne se désarticulent. La coquille présente généralement une symétrie bilatérale, la charnière se trouvant dans le plan sagittal. La coquille des adultes a une taille qui varie de quelques fractions de millimètre à plus d'un mètre de longueur, mais la plupart des espèces ne dépassent pas 10 cm.

Les bivalves sont depuis longtemps un constituant de l'alimentation des populations humaines côtières. Les huîtres sont pêchées et consommées depuis l'antiquité, et la mariculture est plus récemment devenue une source importante d'approvisionnement en bivalves pour la consommation humaine. La meilleure connaissance des cycles de reproduction des mollusques a conduit au développement d'écloseries et de nouvelles techniques d'élevage. Une meilleure compréhension des dangers potentiels de la consommation de fruits de mer crus ou pas assez cuits a permis d'améliorer le stockage et la transformation de ces animaux par l'industrie agroalimentaire. Outre leur utilisation comme aliment, les huîtres sont la source la plus commune de perles naturelles. Les coquilles des bivalves sont utilisées dans l'artisanat pour la fabrication de bijoux et de boutons. Les bivalves sont également parfois utilisés pour contrôler les pollutions marines.

Les plus anciens fossiles de bivalves jamais retrouvés datent du début du Cambrien, il y a plus de 500 millions d'années. Le nombre total d'espèces vivantes est d'environ 9 200 aujourd'hui. Ces espèces sont classées dans 1 260 genres et 106 familles. Les bivalves marins (y compris ceux des eaux saumâtres et les espèces estuariennes) représentent environ 8 000 espèces, inclues dans quatre sous-classes et 99 familles comprenant 1 100 genres. Les plus grandes familles de bivalves marins modernes sont les Veneridae, avec plus de 680 espèces, les Tellinidae et les Lucinidae, chacune de ces deux dernières familles comprenant plus de 500 espèces. Les bivalves d'eau douce comprennent sept familles, dont la plus importante est celle des Unionidae qui comprend environ 700 espèces.

Carcharhinus tilstoni

Carcharhinus tilstoni.

Carcharhinus tilstoni est une espèce de requins de la famille des Carcharhinidae, endémique du nord et de l'est de l'Australie. Privilégiant les parties moyennes et supérieures de la colonne d'eau, on le trouve dans la zone intertidale jusqu'à une profondeur de 50 m. Du point de vue de l'apparence, cette espèce est pratiquement identique au Requin bordé (C. limbatus), plus courant, et duquel on peut le distinguer de manière fiable par son nombre de vertèbres et par des marqueurs génétiques. Atteignant généralement 1,5 à 1,8 m de long, c'est un requin assez trapu de couleur bronze avec un long museau et des nageoires aux extrémités noires.

Principalement piscivore, Carcharhinus tilstoni forme de grands groupes d'animaux de même taille et même sexe qui ont tendance à rester dans un territoire donné. Il est vivipare, ce qui signifie que les embryons sont approvisionnés avant la naissance via une connexion placentaire. Il a un cycle de reproduction annuel bien défini avec un accouplement en février et mars. Les femelles donnent naissance à entre un et six jeunes autour du mois de janvier de l'année suivante, après une période de gestation de 10 mois. Carcharhinus tilstoni fait partie des requins les plus fréquemment capturés par les pêcheurs commerciaux au nord de l'Australie. Il est notamment apprécié pour sa viande. Cette espèce était une importante prise accessoire de la pêche au filet maillant taïwanaise qui a opéré de 1974 à 1986, et de la pêche au requin au nord de l'Australie qui est toujours en fonctionnement. Comme on considère que les niveaux de pêche actuels ne menacent pas la population de ce requin, l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) a évalué l'espèce comme étant de préoccupation mineure.

Echinodermata

Les échinodermes (Echinodermata) forment un embranchement d'animaux marins benthiques présents à toutes les profondeurs océaniques, et dont les premières traces fossiles remontent au Cambrien. Ils regroupent actuellement cinq classes : les étoiles de mer (Astérides), les oursins (Echinides), les concombres de mer (Holothuries), les Crinoïdes et les Ophiures.

Plus de 13 000 d'espèces d'échinodermes éteintes sont recensées par les paléontologues, leur squelette très calcifié permettant généralement une bonne fossilisation. On compte actuellement environ 7 000 espèces vivantes connues.

Très originaux, les représentants de ce groupe possèdent un certain nombre de caractéristiques uniques dans le monde animal. Les principales sont une symétrie générale pentaradiée (symétrie centrale d'ordre 5, bien qu'ils restent bilatériens), l'existence d'un squelette constitué de plaques de calcite percées de nombreuses canalicules (structure dite en stéréome) et la présence d'un système aquifère. Ils constituent un groupe proche des chordés au sein des deutérostomiens.

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Echinoidea

sur les côtes européennes, l'oursin le plus commun est l'oursin violet (Paracentrotus lividus).

Les oursins (ou « échinides ») sont des animaux marins de forme arrondie au corps recouvert de piquants.

Ce sont des invertébrés marins de l'embranchement des échinodermes (du grec ancien ἐχῖνος, ekhinos, « épine » et δέρμα, derma « peau »). Ils sont donc de proches parents des concombres de mer et des étoiles de mer.

L'allure générale d'un oursin est classiquement celle d'une sphère sombre de 5 à 10 cm de diamètre, densément recouverte de piquants durs et pointus : c'est la raison pour laquelle on les appelle parfois « châtaignes de mer », ou « hérissons de mer » (ce dernier terme ayant la même origine étymologique que « oursin »).

Les oursins actuels sont divisés en 3 groupes principaux : les oursins « réguliers », qui sont les classiques boules recouvertes de piquants fins, les oursins « irréguliers » qui ne sont pas sphériques (la plupart sont en forme de cœur ou de disque) et vivent enterrés dans le sédiment, et les oursins « cidaroïdes » qui sont un groupe à part, avec une physionomie très massive caractérisée par des piquants peu nombreux mais très épais, souvent recouverts d'algues. Les oursins réguliers connaissent eux-mêmes une grande variété de formes, de couleurs, de tailles et de spécificités morphologiques.

On compte à l'heure actuelle approximativement 1000 espèces d'oursins décrites, et on en trouve à toutes les profondeurs et sous tous les climats, mais jamais en eau douce ou saumâtre. Ce sont généralement des brouteurs d'algues, et ils se déplacent au moyen de leurs piquants et de petits tubes collants appelés podia.

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Étoile de mer

Étoile de mer commune (Asterias rubens), une des étoiles de mer les plus courantes de l'Atlantique nord.

Les étoiles de mer (Asteroidea) constituent une classe d'échinodermes. À l'âge adulte, elles arborent généralement une forme d'étoile caractéristique, constituée d'un disque central autour duquel rayonnent 5 bras ou plus. Les étoiles de mer sont des animaux souvent très colorés, et caractérisés comme tous les échinodermes par une symétrie pentaradiale (symétrie centrale d'ordre 5) généralement bien visible à l'âge adulte. Le disque central contient la plupart des organes (systèmes digestif, nerveux...), alors que les bras sont utilisés pour la locomotion et la préhension, équipés de pieds à ventouse (appelés « podia »). La taille du disque par rapport aux bras est variable : si le disque est extrêmement réduit chez certaines espèces, il peut englober les bras chez d'autres, donnant ainsi une forme pentagonale voire ronde, en forme de coussin. On distingue les étoiles de mer de leurs cousines les ophiures au moyen de différents caractéristiques, comme le fait que les bras des étoiles se touchent à leur base, alors que ceux des ophiures sont clairement espacés.

Les étoiles de mer sont des prédateurs carnivores d'animaux lents, ou des omnivores opportunistes se nourrissant sur le fond. Elles ont une espérance de vie d'environ 4 à 5 années, parfois plus. Elles sont un symbole maritime important pour de nombreuses cultures.

Les scientifiques connaissent actuellement un peu plus de 1 500 espèces, réparties dans plus de 30 familles vivant dans tous les océans.

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Galeus melastomus

Pristiure à bouche noire.

Le Pristiure à bouche noire (Galeus melastomus, également appelé chien espagnol) est une espèce de requins de la famille des Scyliorhinidae. Il est commun dans le nord-est de l'océan Atlantique de l'Islande au Sénégal, ainsi qu'en mer Méditerranée. On le rencontre généralement au niveau de la marge continentale à des profondeurs variant entre 150 et 1 400 m, sur des fonds vaseux. Les jeunes vivent dans des eaux moins profondes que les adultes.

C'est une espèce au corps élancé, qui se caractérise par l'intérieur noir de la gueule, des taches brunâtres au bord pâle le long du dos et de la queue et une crête proéminente formée de larges denticules cutanées le long du bord supérieur de la nageoire caudale. Ce requin atteint une longueur de 50 à 79 cm, les animaux de l'océan Atlantique étant plus grands que ceux de la Méditerranée.

Le Pristiure à bouche noire nage lentement mais est très actif. C'est une espèce généraliste qui se nourrit d'une grande variété de crustacés, céphalopodes et poissons. Sa vue et son système électroréceptif sont bien adaptés pour détecter les déplacements de proies bioluminescentes. Cette espèce est ovipare, et les femelles ont des portées allant jusqu'à 13 œufs tout au long de l'année. En raison de son abondance, le Pristiure à bouche noire forme une part importante des prises accessoires de la pêche commerciale en eau profonde dans une grande partie de son aire de répartition. Il a une faible valeur économique et est généralement jeté, bien que les plus grands requins peuvent être commercialisés pour leur viande et leur cuir. L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a classé cette espèce comme ayant un statut de préoccupation mineure, en raison de l'absence d'indication d'une diminution des effectifs malgré la pression de pêche.

Gigantisme abyssal

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En zoologie, le gigantisme abyssal, aussi appelé gigantisme des profondeurs, est un phénomène biologique concernant les espèces de crustacés, d'invertébrés et autres animaux vivant dans les abysses qui affichent une plus grande taille que leurs homologues de surface.

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Holothurie

Holothurie léopard (Bohadschia argus)

Une holothurie (Holothuroidea) est un animal marin, au corps mou et oblong, à symétrie bilatérale, et possédant un cercle de tentacules autour de la bouche. Elles sont aussi appelées concombre de mer ou bêche de mer. En Asie où elles sont très consommées, on les appelle « trepang ».

Les holothuries font partie de l'embranchement des échinodermes et de la classe des holothuroidés. Ces animaux, majoritairement benthiques, vivent suivant les espèces de la surface aux abysses.

Les concombres de mer, comme leur nom l'indique, ont pour la plupart à un corps mou et cylindrique, plus ou moins allongé, arrondi aux extrémités, et généralement sans appendices solides, lisses ou pourvus d'excroissances charnues. Leur forme va de presque globulaire à serpentiforme, en passant par la forme classique de saucisse ou d'autres rappelant plus une chenille. Les holothuries mesurent généralement de 10 à 30 centimètres de long ; mais l'espèce la plus longue atteint 3 mètres. La plupart possèdent 5 rangées de petits pieds à ventouse, mais certaines en sont dépourvus et se déplacent en rampant. À l’une des extrémités s’ouvre la bouche (en position plus ou moins ventrale), entourée d’une couronne de tentacules qui peuvent être très complexes chez certaines espèces ; l'anus est postéro-dorsal.

Les holothuries ressemblent peu aux autres échinodermes, pourtant on y retrouve les caractéristiques essentiels : symétrie pentaradiale (dans le sens de la longueur, visible aux 5 rangées longitudinales de podia), absence de tête, corps structuré par un squelette de calcite en stéréome (ici limité à des spicules microscopiques).

On connaît actuellement environ 1250 espèces d'holothuries, dont un grand nombre sont menacées d'extinction en raison de la surpêche à destination du marché asiatique.

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Ophiuroidea

L'ophiure commune Ophiura ophiura.

Les ophiures (Ophiuroidea) constituent une classe d'échinodermes proches des étoiles de mer. Comme celles-ci, elles sont constituées de 5 bras (parfois plus) rayonnant autour d'un disque central, qui contient les organes vitaux ainsi que la bouche, située au centre de la face inférieure. Les ophiures se distinguent cependant par le fait que leurs bras sont beaucoup plus fins et souples, et ne se touchent pas à leur base, partant d'un disque central bien individualisé. L'ophiure les utilise pour se déplacer en rampant ou en se projetant, alors que les étoiles sont généralement plus lentes, se déplaçant sur des ventouses présentes sous les bras. De nombreuses ophiures ont les bras recouverts de piquants, qui peuvent servir à la défense, à la locomotion ou au nourrissage. Certaines ophiure ont des bras très ramifiés, adaptés à la filtration de l'eau pour se nourrir de plancton : on les appelle « gorgonocéphales » (basket stars en anglais).

Les ophiures sont généralement nocturnes, et se nourrissent principalement de jeunes mollusques et de vers, mais la plupart sont charognardes et opportunistes. Elles ne possèdent pas d'anus : le rejet se fait par la bouche.

Les scientifiques ont répertorié à l'heure actuelle 2 064 espèces connues d'ophiures, ce qui en fait le groupe d'échinodermes le plus vaste. Elles sont cependant peu diversifiées d'un point de vue morphologique, et ne sont divisées qu'en 16 familles, ce qui est extrêmement peu. En conséquence, la plupart des espèces sont extrêmement proches les unes des autres, et d'autant plus difficiles à différencier.

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Physeteroidea

Cachalot est un nom vernaculaire qui désigne toutes les espèces de cétacés à dents classées parmi les Physeteridae — en particulier le grand cachalot — et les Kogiidae, bien que cette dernière famille soit parfois incluse dans la première. Au sein de ces deux familles on ne dénombre plus que trois espèces encore vivantes :

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Phytoplancton

Développement de phytoplancton (efflorescence algale) au large de l'Argentine détecté par satellite.

Le phytoplancton (du grec phyton ou « plante ») est le plancton végétal.
Plus précisément il s'agit de l'ensemble des espèces de plancton autotrophes vis-à-vis du carbone (y compris les bactéries telles les cyanobactéries).

Le phytoplancton produit la plus grande part de l'oxygène que nous respirons. Il est à la base des réseaux trophiques océaniques et des oiseaux marins et joue un rôle essentiel dans le rétrocontrôle du climat, notamment en pompant le CO2 (gaz à effet de serre) de l'air.

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Requin à petites dents

Requin à petites dents.

Le Requin à petites dents (Carcharhinus isodon) est une espèce de requins de la famille des Carcharhinidae présente dans l'ouest de l'océan Atlantique, de la Caroline du Nord au Brésil. Ce requin forme de grands bancs dans les eaux côtières peu profondes et migre saisonnièrement vers des eaux plus chaudes. C'est un requin relativement petit et au corps mince, qui peut être identifié grâce à ses dents semblables à des aiguilles, sa couleur bleu à gris foncé et ses longues fentes branchiales longues. Il atteint une longueur maximale de 1,9 m. Le régime alimentaire de cette espèce se compose principalement de petits poissons osseux, en particulier des Menhadens de l'Atlantique. Comme les autres membres de sa famille, il est vivipare et les femelles donnent naissance tous les deux ans à entre 2 et 6 petits dans les zones de reproduction situées dans des estuaires.

Apprécié pour sa viande, le Requin à petites dents est fréquemment pêché par les filets maillants au sud-est des États-Unis. L'étude de sa population laisse à penser que cette pêche ne représente actuellement pas une menace pour les populations de ce requin des États-Unis. L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a donc inscrit le Requin à petites dents comme étant de préoccupation mineure, mais il n'existe pas de données halieutiques disponibles concernant cette espèce hors Amérique du Sud. Ce requin ne présente pas de danger pour l'Homme, mais il peut mordre vigoureusement lorsqu'il est capturé et doit être manipulé avec précaution.

Requin à pointes noires

Agrégation de Requins à pointes noires pendant la journée dans le lagon de Bora Bora.

Le Requin à pointes noires (Carcharhinus melanopterus) est une espèce de requins de la famille des Carcharhinidae, facilement identifiable par les pointes noires de ses nageoires, en particulier sur la première nageoire dorsale et la nageoire caudale. Il fait partie des requins les plus abondants des récifs coralliens tropicaux de l'océan Indien et de l'océan Pacifique. Cette espèce préfère les eaux côtières peu profondes et expose fréquemment sa première nageoire dorsale dans ces zones. La plupart des Requins à pointes noires vivent sur les rebords de récifs et les fonds sableux, mais ils sont également connus pour supporter des environnements saumâtres ou d'eau douce. Cette espèce atteint généralement une longueur de 1,6 m.

Les Requins à pointes noires sont sédentaires, vivent sur des territoires très réduits et peuvent rester dans une même zone pendant plusieurs années. Ce sont des prédateurs actifs de petits poissons osseux, de céphalopodes ainsi que de crustacés et ils sont également connus pour se nourrir de serpents marins et d'oiseaux marins. Les données récoltées concernant le cycle de vie du Requin à pointes noires sont parfois contradictoires et il semble y avoir des différences notables suivant le lieu géographique au sein de l'aire de répartition de l'espèce. Comme les autres membres de sa famille, ce requin est vivipare et les femelles donnent naissance à entre deux et cinq jeunes tous les deux ans, tous les ans ou même parfois deux fois par an. En effet, suivant son habitat, la période de gestation de ce requin peut être de 7 à 9 mois, de 10 à 11 mois ou de 16 mois. Les nouveau-nés vivent dans les eaux côtières et dans des eaux moins profondes que les adultes, formant souvent de grands groupes dans des zones inondées par la marée haute.

Timide et capricieux, le Requin à pointes noires est difficile à approcher et représente rarement un danger pour les humains, sauf s'il est excité par de la nourriture. Cependant, des baigneurs en eaux peu profondes peuvent parfois avoir les jambes mordues par erreur. Ce requin est pêché pour sa viande, ses ailerons et son huile de foie, mais n'est pas considéré comme une espèce commercialement importante. L'Union internationale pour la conservation de la nature a évalué l'espèce quasi menacée. Bien que l'espèce dans son ensemble demeure répandue et relativement commune, la surpêche de ce requin et son rythme de reproduction lent a conduit à son déclin dans un certain nombre de localités.

Requin babosse

Un Requin babosse pêché.

Le Requin babosse (Carcharhinus altimus) est une espèce de requins de la famille des Carcharhinidae. On le trouve dans les eaux tropicales et subtropicales du monde entier, au niveau du plateau continental. C'est un animal migrateur qui vit à bonne profondeur, entre 90 et 430 m, même s'il remonte souvent plus près de la surface durant la nuit. Le Requin babosse est de couleur unie, et mesure entre 2,7 et 2,8 m de longueur. Il a un museau long et large avec des rabats de peau proéminents au niveau des narines, et de grandes dents triangulaires sur la mâchoire supérieure. Ses nageoires pectorales sont longues et presque droites, et il y a une crête sur son dos entre les deux nageoires dorsales.

Le Requin babosse chasse près du fond marin, et se nourrit de poissons osseux et cartilagineux, ainsi que de céphalopodes. Comme les autres membres de sa famille, il est vivipare et l'embryon se développe grâce à une alimentation assurée par une connexion au placenta. Les portées comptent entre 3 et 15 jeunes que la femelle porte durant 10 mois de gestation. En dépit de sa taille, ce requin vit trop en profondeur pour représenter un danger pour l'Homme. Il est capturé accidentellement par les pêcheurs dans divers endroits de son aire de répartition. Sa viande, ses ailerons, sa peau, son huile de foie et ses abats peuvent être utilisés. L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) manque actuellement de données pour pouvoir attribuer un statut de sauvegarde à cette espèce. Toutefois, la pression de la pêche dans les zones où il vit le met vraisemblablement en danger du fait de son faible taux de reproduction, et il semble décliner, notamment dans le nord-ouest de l'océan Atlantique.

Requin balestrine

Un Requin balestrine au port de pêche de Ranong, en Thaïlande.

Le Requin balestrine (Carcharhinus amboinensis) est une espèce peu courante de requins tropicaux de la famille des Carcharhinidae, que l'on trouve dans les eaux chaudes de l'est de l'océan Atlantique et de l'ouest des océans Indien et Pacifique. Il préfère les eaux troubles et peu profondes, avec un fond sableux. Avec son corps trapu et gris, ses petits yeux et son museau court et émoussé, le Requin balestrine ressemble beaucoup au Requin bouledogue (C. leucas), mieux connu, avec lequel il est souvent confondu. Les deux espèces diffèrent au niveau du nombre de leurs vertèbres, des tailles relatives de leurs nageoires dorsales et de quelques autres traits plus difficilement perceptibles. Ce requin atteint généralement une longueur comprise entre 1,9 et 2,5 m.

Le Requin balestrine est un superprédateur qui chasse bas dans la colonne d'eau. Il a une alimentation variée, composée principalement de poissons osseux et cartilagineux, mais aussi de crustacés, de mollusques, de serpents de mer et de cétacés. Cette espèce est vivipare, les embryons se développent dans le ventre de leur mère, reliés au placenta, et naissent formés. Trois à treize petits naissent après une gestation de neuf à douze mois. Les jeunes requins passent les premières années de leur vie dans des habitats côtiers abrités comme les baies, où leurs déplacements varient suivant les marées et les saisons. La grande taille et la forte dentition du Requin balestrine le rendent potentiellement dangereux, même si aucune attaque sur l'Homme n'a été recensée. Il est quelquefois attrapé par des pêcheurs, qui commercialisent sa viande et ses ailerons, ou encore, dans les filets utilisés pour protéger les plages. En 2012, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) manquait encore de données suffisamment précises pour évaluer le statut de conservation de cette espèce.

Requin cuivre

Un Requin cuivre au Kelly Tarlton's Sea Life Aquarium, en Nouvelle-Zélande.

Le Requin cuivre (Carcharhinus brachyurus) est une espèce de requins de la famille des Carcharhinidae, et le seul membre de son genre que l'on trouve à des latitudes correspondant à un climat tempéré. Il est réparti dans diverses populations isolées les unes par rapport aux autres dans le nord-est et le sud-ouest de l'Atlantique, au large du sud de l'Afrique, dans le nord-ouest et l'est du Pacifique et aux environs de l'Australie et la Nouvelle-Zélande, avec quelques observations dispersés dans les régions équatoriales. Cette espèce vit dans des habitats qui peuvent aller des rivières et estuaires aux eaux saumâtres, jusqu'aux eaux peu profondes des baies et des ports, et à des eaux plus au large jusqu'à 100 m de profondeur. Les femelles vivent séparées des mâles la majeure partie de l'année. C'est une grande espèce qui peut atteindre 3,3 m de long, et qu'il est parfois difficile de distinguer d'autres grands requins Carcharhinidae. Il se caractérise par ses dents de la mâchoire supérieure qui sont étroites et en forme de crochet, par l'absence de crête entre ses nageoires dorsales et par sa coloration bronze unie.

Il se nourrit principalement de céphalopodes, de poissons osseux et de poissons cartilagineux. C'est un prédateur rapide qui chasse souvent en grands groupes, tirant alors avantage de son grand nombre. Au large de l'Afrique du Sud, cette espèce est fortement associée au « sardine run », qui implique des milliers de Pilchards de Californie (Sardinops sagax). Comme les autres requins de sa famille, il est vivipare et l'embryon est nourri à travers une connexion au placenta formée par le sac vitellin. Les femelles donnent naissance à des portées de 7 à 24 jeunes tous les deux ans dans des zones côtières destinées à l'élevage de ces jeunes, et ce après une période de gestation qui dure entre 12 et peut-être 21 mois. Sa croissance est extrêmement lente, et les mâles et les femelles atteignent la maturité sexuelle à respectivement 13 à 19 ans et 19 à 20 ans.

Bien qu'il ne soit pas considéré comme particulièrement dangereux pour l'Homme, ce requin a été impliqué dans quelques attaques sur des chasseurs au harpon et des baigneurs. Cette espèce est valorisée par la pêche commerciale dans l'ensemble de son aire de répartition, et utilisée comme source de nourriture. Elle est menacée de déclin du fait de son faible taux de reproduction. C'est pourquoi l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) l'a classée parmi les espèces « quasi-menacées ».

Requin des Galápagos

Requin des Galápagos.

Le Requin des Galápagos, Carcharhinus galapagensis, est une espèce de requins de la famille des Carcharhinidae, que l'on peut rencontrer dans les trois principaux bassins océaniques. Cette espèce affectionne principalement les environnements récifaux clairs autour des îles océaniques, où il est souvent une des espèces de requins les plus abondantes. C'est une espèce de grande taille qui atteint souvent 3 m. Le Requin des Galápagos a la forme fusiforme typique des requins des récifs, et il est très difficile à distinguer du Requin requiem de sable (C. obscurus) et du Requin gris de récif (C. amblyrhynchos). On peut distinguer le Requin des Galápagos de ces autres espèces grâce à sa grande première nageoire dorsale, qui a une pointe légèrement arrondie et est implantée au niveau des extrémités arrière des nageoires pectorales.

Les Requins des Galápagos sont des prédateurs actifs souvent rencontrés en grands groupes. Ils se nourrissent principalement de poissons osseux benthiques et de céphalopodes. Les grands individus ont une alimentation beaucoup plus variée, et consomment d'autres requins, des iguanes marins, des otaries et même des ordures. Comme les autres requins de sa famille, il est vivipare et les femelles donnent naissance à des portées comprenant entre 4 et 16 jeunes tous les 2 à 3 ans. Les jeunes ont tendance à rester dans l'eau peu profonde pour éviter la prédation par les adultes. Les Requins des Galápagos sont audacieux et ont un comportement agressif envers les humains, et sont donc considérés comme dangereux. L'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) a évalué cette espèce comme quasi-menacée, car elle a un taux de reproduction lent et il y a une forte pression de pêche à travers son aire de répartition.

Requin nerveux

Requin nerveux.

Le Requin nerveux (Carcharhinus cautus) est une espèce de requins de la famille des Carcharhinidae, qui doit son nom à son comportement très timide à l'égard des humains. Il est commun dans les eaux côtières peu profondes au large du nord de l'Australie, de la Papouasie Nouvelle-Guinée et des îles Salomon. C'est un petit requin brunâtre ou grisâtre mesurant entre 1 et 1,3 m de long. Il a un museau court et émoussé, des yeux ovales et une seconde nageoire dorsale relativement grande. La bordure antérieure de la plupart des nageoires est finement marquée de noir, et l'extrémité du lobe inférieur de la nageoire caudale est noire.

Les petits poissons osseux sont les proies préférées du Requin nerveux, mais il peut également consommer des crustacés, des mollusques et des serpents. Il est vivipare, et l'embryon en développement se nourrit via une connexion placentaire. Les détails de son cycle de vie dépendent fortement des latitudes sous lesquelles il vit, comme la saison de reproduction et la durée de la gestation. Les femelles donnent naissance à un à six petits tous les ans ou tous les deux ans. Le Requin nerveux est inoffensif, et est une prise accessoire des pêcheurs dans les filets et les chaluts. L'Union internationale pour la protection de la nature (UICN) manque de données pour attribuer un statut de sauvegarde à l'espèce, à l'exception des eaux australiennes où ses populations semblent en bonne santé et ont été classées comme de « préoccupation mineure ».

Requin nez noir

Un individu du golfe du Mexique.

Le Requin nez noir (Carcharhinus acronotus) est une espèce de requins appartenant à la famille des Carcharhinidae. Il est commun dans les eaux tropicales et subtropicales de l'Ouest de l'océan Atlantique. Cette espèce vit généralement dans les eaux côtières dans les herbiers marins et les habitats de sable et de graviers, les adultes préférant des eaux plus profondes que les jeunes. Ce requin mesure généralement au moins 1,3 m de long. Il a une forme élancée avec un long museau arrondi, de grands yeux et une première nageoire dorsale courte. Son nom commun provient de la marque noire visible à l'extrémité de son museau, bien qu'elle soit parfois difficile à distinguer chez les individus les plus âgés.

Le Requin nez noir se nourrit principalement de petits poissons et céphalopodes, et est lui-même une proie pour des requins plus imposants. Comme les autres membres de sa famille, il est vivipare et l'embryon se développe grâce à une alimentation assurée par une connexion au placenta. La femelle donne naissance à trois à six jeunes à la fin du printemps ou au début de l'été, tous les ans ou tous les deux ans, après une période de gestation qui dure entre huit et onze mois. Cette espèce n'est pas connue pour attaquer l'Homme. Elle a une importance mineure pour la pêche commerciale et la pêche sportive. L'Union internationale pour la conservation de la nature l'a classée comme étant « quasi-menacée ». En 2009, la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis déclare que les populations de Requins nez noir vivant au large des côtes du pays sont victimes de la surpêche, et propose de nouvelles mesures de protection.

Requin pointe blanche

Un Requin pointe blanche.

Le Requin pointe blanche (Carcharhinus albimarginatus), appelé aussi Requin à pointes blanches de récif ou Requin houareau, est une espèce de requin de la famille des Carcharhinidae. Il a une aire de répartition fragmentée dans les eaux tropicales de l'océan Indien et de l'océan Pacifique. On rencontre souvent cette espèce au large de petites îles ou dans des récifs coralliens, et il peut vivre jusqu'à une profondeur de 800 m. Le Requin pointe blanche peut atteindre 3 m de long. Il est reconnaissable par l'extrémité blanche de ses nageoires pectorales, dorsales et caudale, ce qui le différencie du Requin dagsit (C. amblyrhynchos), plus grand et plus robuste.

C'est un superprédateur agressif, qui se nourrit d'une grande variété de poissons, mais aussi de raies de la famille des Myliobatidae, de petits requins et de céphalopodes. Cette espèce domine les autres requins de sa famille de même taille lorsqu'ils sont en compétition pour de la nourriture, et les plus grands individus sont souvent marqués de diverses cicatrices provenant de combats avec des congénères. Comme les autres requins de la famille des Carcharhinidae, le Requin pointe blanche est vivipare, et les femelles donnent naissance à entre un et onze jeunes durant l'été. Les Requins pointe blanche sont potentiellement dangereux pour l'Homme, car ils s'approchent souvent très près des plongeurs. Cette espèce au taux de reproduction faible est pêchée pour sa viande, ses ailerons, sa peau, son cartilage, ses mâchoires et ses dents, tout cela conduisant au déclin de l'espèce et à sa disparition de certaines régions. De ce fait, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) l'a classée comme « quasi-menacée ».

Requin soyeux

Le Requin soyeux (Carcharhinus falciformis) est une espèce de requins de la famille des Carcharhinidae, qui doit son nom à la texture lisse de sa peau. Il est l'un des requins les plus abondants dans la zone pélagique, et peut être trouvé dans les océans tropicaux du monde entier. Très mobile et migrateur, ce requin vit le plus souvent sur le bord du plateau continental jusqu'à une profondeur de 50 mètres. Le Requin soyeux a un corps mince et fuselé et atteint généralement une longueur de 2,5 mètres. Il se distingue des autres grands requins par sa première nageoire dorsale de petite taille avec une marge postérieure courbe, sa petite deuxième nageoire dorsale avec une longue pointe arrière libre et ses longues nageoires pectorales en forme de faucille. Il est d'un profond gris bronze métallisé au-dessus et blanc au-dessous.

Les proies étant souvent rares dans son environnement océanique, le Requin soyeux est un chasseur rapide, curieux et insistant. Il se nourrit principalement de poissons osseux et de céphalopodes, et est connu pour les chasser en les regroupant en des bancs compacts avant de se jeter dedans la gueule ouverte. Cette espèce suit souvent les bancs de thons, une de ses proies privilégiées. Son ouïe est extrêmement développée, ce qui lui permet de localiser les bruits à de basses fréquences, générés par les autres animaux et, par extension, les sources de nourriture. Le Requin soyeux est vivipare, ce qui signifie que les embryons en développement sont reliés au placenta de leur mère. Son cycle de vie varie fortement suivant les régions. La reproduction a lieu toute l'année, sauf dans le golfe du Mexique, où elle suit un cycle saisonnier. Les femelles donnent naissance à des portées allant jusqu'à 16 jeunes par an — ou tous les deux ans. Les requins nouveau-nés passent leurs premiers mois dans des zones de récifs relativement protégées sur le plateau continental, où ils grandissent, avant de gagner les eaux libres océaniques.

Du fait de sa grande taille et de ses dents acérées, le Requin soyeux est dangereux. Il a d'ailleurs un comportement agressif envers les plongeurs. Cependant, les attaques sont rares, car peu d'humains pénètrent dans son habitat océanique. L'espèce est pêchée pour ses ailerons et, dans une moindre mesure, pour sa viande, sa peau, son huile de foie et ses mâchoires. En raison de son abondance, ce poisson est une cible de choix pour les pêcheurs de requins de nombreux pays...

Requin tisserand

Un Requin tisserand à un marché aux poissons de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie.

Le Requin tisserand (Carcharhinus brevipinna) est une espèce de requin de la famille des Carcharhinidae. Cette espèce se rencontre dans les eaux tropicales et chaudes à travers le monde, à l'exception de l'est de l'océan Pacifique. On le trouve près des côtes et au large à des profondeurs pouvant atteindre 100 m, même s'il préfère les eaux peu profondes. Le Requin tisserand ressemble au Requin bordé (C. limbatus) quoiqu'il soit de plus grande taille : il a lui aussi un corps fuselé, un long museau et des marques noires sur les nageoires. Cette espèce peut être distinguée du Requin bordé par sa première nageoire dorsale, qui a une forme différente et est placée plus en arrière, ainsi que par l'extrémité noire de sa nageoire anale. Il atteint une longueur de 3 m.

Les Requins tisserands sont des prédateurs vifs et grégaires, qui se nourrissent d'une grande variété de petits poissons osseux et de céphalopodes. Quand il s'attaque à des bancs de poissons, il accélère verticalement tandis que le banc tourne sur lui-même, finissant en émergeant de l'eau. Comme les autres membres de sa famille, le Requin tisserand est vivipare, et les femelles donnent naissance à des portées comprenant entre 3 et 20 jeunes requins tous les deux ans. Les nouveau-nés naissent dans des nurseries près des côtes, et grandissent assez rapidement. Cette espèce n'est généralement pas dangereuse pour l'Homme, sauf en présence de nourriture. Les Requins tisserands sont pêchés dans l'ensemble de leur aire de répartition pour leur viande, leurs ailerons, leur huile de foie et leur peau. Ils offrent également une résistance appréciée par les pêcheurs de loisir. L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a classé l'espèce « quasi-menacée » à travers le monde et « vulnérable » au large du sud-est des États-Unis.

Requin-renard commun

Requin-renard commun.

Le Requin-renard commun ou Renard de mer commun (Alopias vulpinus) est une espèce de requins de la famille des Alopiidés. Il atteint près de 6 mètres de long dont la moitié environ se compose du lobe supérieur de sa nageoire caudale. Avec un corps fuselé, des yeux de taille modeste et un museau court et pointu, il peut être confondu avec le Requin-renard pélagique (A. pelagicus). Le Requin-renard commun vit dans les eaux tropicales et tempérées du monde entier, mais il préfère les températures fraîches. Il peut être observé près du rivage ainsi qu'en pleine mer, depuis la surface jusqu'à une profondeur de 550 mètres. C'est un migrateur saisonnier qui passe ses étés sous les basses latitudes.

La longue nageoire caudale du Requin-renard commun est à l'origine de nombreux contes fantaisistes. En réalité, il l'utilise comme un fouet pour assommer ses proies. Cette espèce se nourrit principalement de petits poissons vivant en bancs tels que les harengs et les anchois. C'est un bon nageur, capable de bondir hors de l'eau. Il possède des capacités physiologiques qui lui permettent de maintenir une température interne plus chaude que celle de l'eau de mer environnante. Le Requin-renard commun est vivipare aplacentaire, avec des embryons oophages, qui se nourrissent des œufs sous-développés ovulés par leur mère. Les femelles donnent généralement naissance à quatre individus à la fois, après une période de gestation de neuf mois.

Malgré sa taille, le Requin-renard commun est très peu dangereux pour les humains en raison de ses dents relativement petites et de son caractère timide. Il est très apprécié par les pêcheurs commerciaux pour ses tissus musculaires, ses ailerons, sa peau et l'huile de son foie ; il est pêché à la palangre et au filet maillant. Ce requin est également apprécié des pêcheurs sportifs pour la lutte exceptionnelle qu'il offre au crochet et à la ligne. Le Requin-renard commun a un faible taux de reproduction et il ne peut pas résister à la pression de la surpêche, comme le montre l'effondrement rapide des prises au large de la Californie dans les années 1980. Du fait de l'exploitation commerciale croissante dans de nombreuses parties du monde, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) considère cette espèce comme « vulnérable ».

Rorqual boréal

Mère et veau.

Le Baleinoptère de Rudolphi, Rorqual boréal, Rorqual de Rudolphi ou encore Rorqual sei (Balaenoptera borealis) est une baleine à fanons présente dans tous les océans du monde et dans toutes les mers attenantes, avec une prédilection pour la haute mer et les océans profonds. Il évite les eaux glaciales et tropicales ainsi que les mers semi-fermées. Le rorqual boréal effectue une migration annuelle des mers subpolaires froides en été, vers les mers subtropicales tempérées l'hiver, sans que l'on connaisse précisément ses routes de migration dans la plupart des régions du globe.

C'est, derrière la baleine bleue et le rorqual commun, le troisième plus grand rorqual au monde. Ces baleines atteignent une longueur de vingt mètres et un poids de quarante-cinq tonnes. Elles ingèrent quotidiennement en moyenne 900 kg de nourriture, se composant essentiellement de copépodes, de krill et d'autres formes de zooplancton. Elles comptent parmi les cétacés les plus véloces, avec une vitesse pouvant dépasser 50 km/h sur de courtes distances. Dans de nombreuses langues, son nom est associé au lieu noir (sei dans les langues scandinaves), car ce poisson migre périodiquement vers les côtes de Norvège à la même saison que le Rorqual boréal.

À la suite de la pêche industrielle qui, entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, décima cette espèce avec plus de 238 000 individus capturés, le Rorqual boréal est aujourd'hui reconnu comme une espèce protégée par les accords internationaux, bien qu'une chasse confidentielle demeure autorisée dans le cadre de « programmes de recherche » controversés, menés par l'Islande et le Japon. Pour l'année 2006, la population mondiale de Rorquals boréaux était estimée à 54 000 individus, soit environ un cinquième de l'effectif d'avant la pêche à la baleine.

Vampire des abysses

Vampire des abysses.jpg

Le vampire des abysses (Vampyroteuthis infernalis, littéralement calmar vampire des enfers) est une espèce de petit céphalopode originaire des abysses de tous les océans tempérées et tropicaux du monde. Il possède d'uniques filaments sensoriels rétractiles qui justifie son placement dans un ordre spécifique : Vampyromorphida, bien qu'il partage des similitudes avec les calmars et les pieuvres. Il s'agit d'un fossile vivant, c'est le seul membre connu survivant de son ordre, d'abord décrit et identifié par erreur comme une pieuvre en 1903 par le teuthologiste allemand Carl Chun.


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Môle (poisson)

Mola mola.jpg

La môle (Mola mola), appelée aussi poisson lune, est l'une des espèces de poisson les plus lourdes, son poids dépassant régulièrement la tonne. On la trouve dans les eaux tropicales et tempérées tout autour du monde. C'est un animal à la tête proéminente, sans queue et peu épais par rapport à sa hauteur. Nageoires comprises, une môle peut être aussi haute que longue.

La môle se nourrit principalement de méduses qu'elle consomme en grandes quantités en raison de leur faible valeur nutritionnelle. Les femelles pondent plus d'œufs que n'importe quel autre vertébré connu. Les môles adultes ont peu de prédateurs, si ce n'est les lions de mer, les orques ou les requins. L'homme, dans certaines parties du monde, la considère comme un mets délicat comme au Japon ou à Taïwan mais la commercialisation de sa chair est interdite dans l'Union européenne.

Morse (animal)

Spécimen de la sous-espèce type, dans le bassin de Foxe, au Canada.

Le morse (Odobenus rosmarus) est une espèce de grand mammifère marin, unique représentant actuel de son genre, Odobenus, ainsi que de sa famille, celle des Odobenidae. Il possède une répartition discontinue circumpolaire dans l'océan Arctique et sa périphérie, comme par exemple le nord de l'Atlantique ou encore la mer de Béring, au nord du Pacifique. Deux à trois sous-espèces sont distinguées par leur taille et l'aspect de leurs défenses : O. r. rosmarus, trouvée dans l'Atlantique, O. r. divergens, occupant le Pacifique, et O. r. laptevi, au statut discuté, vivant en mer de Laptev.

Le morse est parfaitement reconnaissable à ses défenses, ses moustaches drues et son allure massive. Les mâles adultes du Pacifique peuvent peser jusqu'à deux tonnes et, parmi les membres de l'ancien sous-ordre des pinnipèdes, l'espèce n'est dépassée en taille que par les éléphants de mer. Le morse vit principalement dans les eaux peu profondes des plateaux continentaux, passant une part importante de son existence sur les blocs de glace et autres icebergs dérivant en mer. De ces plates-formes, il part à la recherche de sa nourriture de prédilection, les mollusques bivalves du benthos. C'est un animal sociable, à l'espérance de vie assez longue, et considéré comme une espèce-clé des écosystèmes marins de l'Arctique.

Le morse occupe une place importante dans la culture de nombreux peuples autochtones de l'Arctique, qui le chassèrent pour sa viande, sa graisse, sa peau, ses défenses et ses os. Aux XIXe et XXe siècles, le morse fut l'objet d'une très forte exploitation commerciale de sa graisse et de l'ivoire de ses défenses, faisant diminuer rapidement ses effectifs. Depuis, sa population mondiale a de nouveau augmenté, bien que les populations de l'Atlantique et de la mer de Laptev restent réduites et fragmentées.

Narval

Le narval (Monodon monoceros), surnommé la licorne des mers, est un cétacé. Les mâles possèdent une unique « corne » torsadée, issue de l'incisive supérieure gauche, qui peut mesurer jusqu'à trois mètres de long.

Jusque vers le début du XVIIIe siècle, on pensait que les exemplaires connus de cette « corne » appartenaient à la légendaire licorne. La rareté du narval et son habitat réduit ont contribué à la persistance de la légende. Considérée ensuite comme une arme, ou un outil, la « défense » du narval est aujourd'hui analysée comme un organe sensoriel, dont les riches terminaisons nerveuses permettent au narval de percevoir les différences de pression, de salinité, ou de température.

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Orque

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L’orque ou épaulard (Orcinus orca) est un mammifère marin du sous-ordre des cétacés à dents, les odontocètes. On lui prête également le surnom de « baleine tueuse », par anglicisme de son appellation anglophone killer whale.

Ce cétacé est facilement reconnaissable à sa livrée noire et blanche et à la taille de sa nageoire dorsale qui peut atteindre 2 m de hauteur chez les mâles.


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Phocoenidae

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La famille des marsouins, autrefois appelés « Dieux des mers » (Di maris) regroupe 6 espèces de cétacés marins à dents. Ils sont plutôt noirs sur la face supérieure, et blancs sur la face inférieure. Ils se nourrissent de poissons, de crustacés et de seiches. S'ils sont encore, et de loin, les cétacés les plus répandus, leurs effectifs tendent à régresser.

L'espèce la mieux connue et la mieux documentée étant le marsouin commun (Phocoena phocoena),

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Plancton

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Le plancton est, selon la définition donnée par Victor Hensen en 1887, l'ensemble des petits organismes vivants dans les eaux douces, saumâtres et salées, le plus souvent en suspension et apparemment passivement : gamètes, larves, animaux inaptes à lutter contre le courant (petits crustacés planctoniques et méduses), végétaux et algues microscopiques.

Le plancton est à la base de nombreux réseaux trophiques. Il constitue la principale nourriture des baleines à fanon, des coquillages filtreurs (dont moules, coques, huîtres, etc., qu'il peut intoxiquer par diverses toxines.

Le zooplancton contribue par ses mouvements verticaux (cycles liés à la lumière et aux saisons) au mélange des couches d'eau. C'est un aspect de la bioturbation qui pourrait avoir été sous-estimé. De tels phénomènes existent également en eau douce (avec le mouvement des populations de daphnies par exemple).

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Poisson abyssal

Un chauliode de Sloane (Chauliodus sloani).

Un poisson abyssal, poisson des abysses ou poisson des profondeurs est un poisson qui passe la plus grande partie de sa vie dans les abysses. Les poissons des abysses constituent un élément important de la faune abyssale et une ressource halieutique considérable. Réputés pour leur apparence monstrueuse, la plupart mesurent à peine une dizaine de centimètres de longueur, rares sont ceux qui dépassent le mètre. En raison de leur difficile accessibilité, on ne sait que peu de choses de leur comportement, on ne peut le déduire qu'à partir de leur anatomie.

La profondeur moyenne des océans est d'environ 3 800 m, les abysses constituent donc plus de 85 % du volume total. La haute mer est donc le plus grand habitat de la biosphère terrestre, pour la compréhension de la propagation de la biodiversité, l'étude des poissons abyssaux constitue un élément important.

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Poisson-clown

Poisson clown à trois bandes (Amphiprion ocellaris) et l'anémone Heteractis magnifica.

Les poissons-clowns (Amphiprioninae) forment une sous-famille de poissons appartenant à la famille des pomacentridés. Elle contient trente espèces, une seule classée dans le genre Premnas, les autres faisant partie du genre Amphiprion. Ce sont des poissons d'une dizaine de centimètres dans les tons d'orange et de noir. Certaines espèces présentent des bandes ou des barres blanches. Ils fréquentent les lagons et les récifs coralliens de la zone Indo-pacifique et de la mer Rouge où ils se nourrissent généralement de copépodes et de larves de tuniciers.

Les poissons-clowns sont remarquables à plusieurs titres. Ils sont principalement connus pour la relation mutualiste qu'ils forment avec dix espèces d'anémones de mer — normalement mortelles pour les poissons. Ils se distinguent également des autres espèces de demoiselles par leur hermaphrodisme successif protandre, quand les autres espèces sont généralement protogynes. Cette particularité définit une structure sociale particulière au sein d'une anémone. L'individu dominant est la femelle, plus grosse que le reste du groupe. Elle forme un couple stable avec un mâle sexuellement actif, un peu plus petit. Les autres individus du groupe sont des mâles immatures, qui n'interviennent pas dans la reproduction.

Sans être véritablement menacés, les poissons-clowns subissent une pression importante liée à la destruction de leur habitat par les activités humaines et les conséquences du réchauffement climatique. Même si beaucoup proviennent d'élevages, certains individus sont prélevés dans la nature pour le marché de l'aquariophilie marine. En 2003, le poisson-clown du Pacifique est choisi par les studios Disney pour incarner Nemo, le petit poisson héros du film d'animation Le Monde de Nemo, ce qui les rendra très populaires.

Requin gris de récif

Plusieurs individus dans un récif.

Le Requin gris de récif (Carcharhinus amblyrhynchos, souvent appelé par erreur amblyrhynchus ou amblyrhinchos), également communément nommé Requin dagsit ou encore Requin à queue noire, est une espèce de requins de la famille des Carcharhinidae. Souvent rencontré en eaux peu profondes près des tombants des récifs coralliens, il s'agit d'un des requins de récif les plus courants de l'Indo-Pacifique : son aire de répartition s'étend de l'île de Pâques à l'est jusqu'en Afrique du Sud à l'ouest. Cette espèce a l'allure caractéristique des requins de récif, avec son museau large et arrondi et ses grands yeux. Elle se distingue des autres par sa première nageoire dorsale blanche ou se terminant par une extrémité blanche, tandis que les autres nageoires se terminent par une extrémité noire, ainsi que par la large bordure arrière noire de sa nageoire caudale et par l'absence de crête entre ses nageoires dorsales. La plupart des individus mesurent moins de 1,9 m de long.

Le Requin gris de récif est un prédateur agile et rapide, qui se nourrit principalement de poissons osseux et de céphalopodes. Son comportement agressif lui permet de dominer la plupart des autres espèces de requins qui vivent dans les récifs, en dépit de sa taille relativement modeste. Plusieurs Requins gris de récif établissent résidence à un point particulier du récif, auquel ils retournent tout le temps. Toutefois, ce sont des animaux sociaux plutôt que territoriaux. Durant la journée, ces requins forment souvent des groupes comprenant 5 à 20 individus près des bordures des récifs coralliens, se séparant le soir quand ils se mettent à chasser. Les femelles adultes forment également des groupes en eaux très peu profondes, où la température élevée de l'eau peut accélérer leur croissance où celle de leurs jeunes in utero. Comme les autres requins de sa famille, le Requin gris de récif est vivipare, et nourrit donc ses embryons via une connexion placentaire. Les portées comptent de un à six jeunes, et les femelles mettent bas tous les ans.

Les Requins gris de récif ont été la première espèce de requin observée à prendre une attitude d'intimidation caractéristique indiquant qu'il se prépare à attaquer. Cette attitude se caractérise par des nageoires pectorales descendues vers le bas et un mouvement latéral exagéré du corps. Les Requins gris de récif prennent souvent cette attitude lorsqu'ils sont suivis ou acculés par des plongeurs, et indiquent ainsi qu'ils les perçoivent comme une menace. Ils sont régulièrement impliqués dans des attaques sur l'Homme, et doivent donc être traités avec précaution, notamment s'ils prennent leur attitude d'intimidation. Ils sont une prise fréquente des pêcheurs, ce qui peut localement provoquer un déclin des effectifs du fait de son rythme de reproduction peu soutenu et de sa dispersion limitée. Ainsi, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a classé l'espèce « quasi-menacée ».

Requin longimane

Un spécimen accompagné d'un banc de Poisson pilote dans l'Elphinstone Reef, au large de l'Égypte, en mer Rouge.

Le requin longimane (Carcharhinus longimanus), aussi appelé requin océanique, aileron blanc du large ou encore requin pointes blanches du large, est une espèce de grand requin pélagique vivant dans les eaux profondes des océans tropicaux et les zones chaudes des océans tempérés. Son corps trapu est surtout reconnaissable à son aileron et ses nageoires longues, arrondies et se finissant en pointes blanches. Sa longueur n'excède généralement pas les trois mètres.

Ce requin est agressif, solitaire et se déplace lentement. Il se nourrit principalement de céphalopodes et de poissons osseux. Il domine les frénésies alimentaires et peut être un danger pour les survivants de naufrages ou de crashs aériens. Les attaques sont cependant rares, car le requin longimane vit exclusivement loin des côtes.

De récentes études montrent que la population de requins longimanes décroit fortement en raison de l'utilisation de ses ailerons comme ingrédient phare de la soupe d'ailerons, ainsi que de la pression de la pêche sur tous les échelons de sa chaîne alimentaire (comme pour la plupart des autres espèces de requins). Son statut sur la liste rouge de l'UICN est « vulnérable » mondialement et « en danger critique d'extinction » pour l'Atlantique nord-ouest et centre-ouest.

Requin pèlerin

Cetorhinus maximus by greg skomal.JPG

Le requin pèlerin (Cetorhinus maximus) est un poisson cartilagineux, seul membre non fossile du genre Cetorhinus et seule espèce actuelle de la famille des Cetorhinidae. Pouvant atteindre 12 mètres de long, pour une longueur moyenne de 10 mètres, ce requin est considéré comme le second plus grand poisson vivant actuellement sur Terre après le requin-baleine.

Facilement reconnaissable avec sa haute nageoire dorsale et sa bouche distendue lorsqu'il se nourrit, le requin pèlerin se rencontre dans les océans et mers tempérés. Massif, se déplaçant assez lentement et dénué d'agressivité — sa dénomination anglaise Basking shark se traduit par « requin flâneur » — ce requin est parfaitement inoffensif pour l'homme. Ce géant des mers se nourrit principalement de plancton, d'algues ou bien d'animaux microscopiques qu'il absorbe par sa très large bouche.

Comme beaucoup de requins, il compte parmi les espèces menacées et sa diversité génétique ne semble pas élevée. Bien qu'il n'y ait aucune donnée précise sur sa population totale, l'espèce est considérée comme vulnérable.

Requin-baleine

Requin-baleine de Taiwan à l'aquarium de Géorgie.

Le requin-baleine (Rhincodon typus) est un poisson cartilagineux, seul membre du genre Rhincodon et seule espèce actuelle de la famille des Rhincodontidae. Pouvant exceptionnellement atteindre 20 mètres de long, pour une masse de 34 tonnes, ce requin est considéré comme le plus grand poisson vivant actuellement sur Terre. Cependant, sa taille observable est en pratique toujours comprise entre 4 et 14 mètres.

Massif, se déplaçant assez lentement et dénué d'agressivité, ce requin est parfaitement inoffensif pour l'homme. À l'image de la baleine bleue, son équivalent chez les mammifères de la mégafaune maritime, ce géant des mers se nourrit principalement de plancton, d'algues et d'animaux microscopiques, qu'il absorbe par sa large bouche.

Facilement reconnaissable avec sa livrée en damier, le requin-baleine se rencontre dans les mers ouvertes et les océans tropicaux et chauds. Sa durée de vie est estimée entre 100 et 150 ans même si le plus vieux spécimen recueilli était âgé d'environ 70 ans. Bien qu'il n'existe aucune donnée précise sur sa population totale, l'espèce est considérée comme vulnérable.

Requin-citron faucille

Photo d'un requin.

Le requin-citron faucille ou requin-limon faucille (Negaprion acutidens), parfois appelé requin-citron, est une espèce de requin, de la famille des carcharhinidés, largement distribuée dans les eaux tropicales de l'Indo-Pacifique. Elle est étroitement liée au vrai requin-citron (N. brevirostris), les deux espèces étant presque identiques en apparence. Les deux requins sont trapus, à tête large, avec deux nageoires dorsales de taille égale et une coloration jaunâtre. Comme son nom commun l'indique, le requin-citron faucille diffère de son homologue américain notamment par ses nageoires plus falciformes (en forme de faucille). Cette espèce peut atteindre 3,8 m de long. Il habite généralement les eaux de moins de 92 m de profondeur dans une grande variété d'habitats, aussi bien les mangroves que les récifs coralliens.

C'est un prédateur lent, qui se nourrit principalement de poissons osseux. Le requin-citron faucille parcourt rarement de longues distances, et de nombreux individus restent toute l'année au même endroit. Comme d'autres membres de sa famille, cette espèce est vivipare. Les femelles donnent naissance à plus de treize juvéniles tous les deux ans, après une période de gestation de dix à onze mois. Même si ce requin est potentiellement dangereux pour l'homme et réputé pour ses réactions vigoureuses à toutes provocations, dans des circonstances normales il s'avère être prudent, et a tendance à fuir si on l'approche.

L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a évalué cette espèce comme vulnérable ; sa faible productivité et son taux de reproduction limité empêchent la reconstitution rapide des populations décimées. En Inde et en Asie du Sud, les populations de cette espèce ont été gravement endommagées, ou ont même disparu, à cause de l'exploitation non réglementée de sa chair, de ses ailerons et de l'huile de son foie.

Requin-lézard

Spécimen naturalisé.

Le requin-lézard, requin frangé, requin festonné, requin à tunique ou requin à collerettes (Chlamydoselachus anguineus) est une espèce de requin de la famille des chlamydoselachidés avec une distribution grande mais inégale, dans les océans Atlantique et Pacifique. Cette espèce vit sur la zone externe du plateau continental et du talus continental supérieur, généralement près du fond. Il vit jusqu'à 1 570 mètres de profondeur, alors que dans la baie de Suruga, au Japon, il est plus courant à des profondeurs de 50 à 200 mètres. Il présente de nombreux caractères primitifs, ce qui lui vaut le nom de « fossile vivant ». Son corps atteint jusqu'à 2 mètres de long et arbore une couleur brun foncé, ressemblant à une anguille avec les nageoires dorsales, pelviennes et anales placées loin en arrière.

Rarement observé, le requin-lézard capture ses proies en pliant son corps et bondit en avant comme un serpent. Ses mâchoires extrêmement flexibles lui permettent d'avaler de grosses proies, tandis que ses rangées de petites dents pointues les empêchent de s'échapper. Il se nourrit principalement de céphalopodes, tout en consommant des poissons osseux et d'autres petits requins. Cette espèce est vivipare aplacentaire : les embryons sortent de leurs œufs à l'intérieur de l'utérus de la mère, et sont menés à terme en consommant principalement les réserves de leur vitellus. Le requin-lézard a la période de gestation la plus longue chez un vertébré : elle peut durer trois ans et demi. Entre 2 et 15 jeunes naissent par portée, il n'y a pas de saison de reproduction distincte.

Le requin-lézard est parfois capturé comme prise accessoire par les pêcheries commerciales, mais il a peu de valeur économique. L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) le considère comme quasi menacé étant donné son très faible taux de reproduction, même les prises accidentelles peuvent épuiser sa population. Ce requin, ou un parent géant supposé, est peut-être à l'origine de rapports de serpents de mer.

Balaenopteridae

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Rorqual (ou Balénoptère) est le nom vernaculaire de la famille des Balaenopteridae, désignant en français un groupe de mammifères marins appartenant aux genres Balaenoptera et Megaptera. Ces baleines se distinguent par la présence de sillons ventraux au niveau de la gorge. Les espèces de cette famille sont :

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Scaphirhynchus albus

Scaphirhynchus albus sur une planche datée de 1908, pour The fishes of Illinois de S. A. Forbes et de R. E. Richardson.

Le Scaphirhynque blanc (Scaphirhynchus albus), appelé aussi Esturgeon blanc, est une espèce menacée d'esturgeon du genre Scaphirhynchus. Elle est endémique du Missouri et du bas Mississippi. Cet esturgeon est très proche de l'Esturgeon scaphirhynque (Scaphirhynchus platorynchus), mais est un peu plus gros, mesurant entre 30 et 60 cm de long pour 85 kg quand il a atteint sa taille adulte. Le Scaphirhynque blanc met 15 ans pour atteindre sa maturité, et peut vivre, même si cela reste exceptionnel, plus d'un siècle. C'est un membre de la famille des Acipenseridae qui est apparu au cours du Crétacé, il y a 70 millions d'années, et qui a très peu changé depuis. Cette espèce est considérée comme une relique de l'ère des dinosaures, et on se réfère parfois à lui comme l' « un des plus horribles poissons d'Amérique du Nord ».

En 1990, l'U.S. Fish and Wildlife Service (USFWS) place le Scaphirhynque blanc sur la liste des espèces menacées, et il était d'ores et déjà classé comme « en danger » sur la liste rouge de l'UICN. En effet, peu de juvéniles ont été observés au cours de la décennie précédente, et les observations de l'espèce se raréfient. C'est la première espèce de poisson du bassin du Mississippi à être classée comme menacée, et la raison de son déclin est vraisemblablement la destruction de son habitat. En effet, les nombreux canaux et barrages que l'on trouve en amont du Mississippi réduisent les dépôts de graviers et les petits bras d'eau à faible débit qui sont ses lieux de ponte favoris. Jusqu'au milieu du XXe siècle, le Scaphirhynque blanc était courant et était très apprécié des pêcheurs. C'est une espèce à la chair goûteuse et dont les œufs peuvent être utilisés comme caviar, bien moins fréquemment toutefois que ceux d'autres espèces d'esturgeons.

Des efforts pour sauvegarder l'espèce ont été entrepris avec des résultats médiocres. Le Scaphirhynque blanc est élevé dans une douzaine d'écloseries et les alevins sont relâchés dans la nature chaque année. Pour mieux comprendre le comportement de ce poisson, les chercheurs ont implanté des transmetteurs GPS à des animaux relâchés pour suivre leurs mouvements et identifier d'éventuels sites de reproduction. Une attention particulière est portée sur ces lieux de ponte et à leur restauration.

Shark finning

Des ailerons fraîchement coupés et alignés sur un séchoir.

Le shark finning (en français, non littéralement, découpe des ailerons de requins) est une activité consistant à pêcher spécifiquement des requins pour leur couper uniquement les nageoires, qui serviront à la préparation d’une soupe traditionnelle chinoise. Pratiquée aussi bien par des pêcheurs des pays mal développés que des pays développés, cette pêche n’est ni gérée, ni surveillée dans la plupart des pays. La majorité des ailerons est exportée vers le marché asiatique, où ils sont vendus au détail. Depuis les années 1980, le finning a considérablement augmenté, du fait de la demande croissante d’ailerons, de l’amélioration des techniques de pêche et du développement de l’économie de marché.

Certains chercheurs estiment que, de 1996 à 2000, 26 à 73 millions de requins ont été pêchés annuellement. La médiane annuelle pour cette période a été de 38 millions de requins, valeur presque quatre fois plus importante que les estimations de l’ONU, mais nettement inférieure à celles de nombre des défenseurs de l’environnement. C’est l’un des produits de la pêche les plus chers au monde. Cette industrie pèse ainsi plusieurs centaines de millions de dollars dans la balance économique et entretient des relations avec la corruption, le braconnage et le crime organisé.

Les scientifiques, les écologistes et les défenseurs des animaux condamnent fermement cette pêche gaspilleuse, et la considèrent comme la principale cause du déclin mondial des requins. La mauvaise réputation de ces derniers et l’absence de données internationales fiables ralentissent la prise de conscience de ce déclin et la protection des populations de requins, notamment dans les eaux internationales. Toutefois, certains États mettent fin à cette pratique dans leurs zones de pêche, et, même, interdisent la pêche au requin.

Squale bouclé

Squale bouclé

Le squale bouclé (Echinorhinus brucus), surnommé la « chenille », est l'une des deux espèces de requins de la famille des Echinorhinidae. Il habite les eaux tropicales et tempérées du monde entier, à l'exception de celles de l'est de l'océan Pacifique. Ce squale rarement rencontré nage près du fond, à des profondeurs allant d'ordinaire de 400 à 900 mètres, mais peut nager dans des eaux bien moins profondes. Il a un gros corps et deux petites nageoires dorsales situées bien à l'arrière et aucune nageoire anale. Il est facilement reconnaissable par les grands denticules cutanés semblables à des épines qui sont disséminés sur son corps et dont certains peuvent fusionner. Il est brun violacé ou noir et peut mesurer jusqu'à 3,1 m de long.

Le régime alimentaire du squale bouclé comprend de petits squales, des poissons osseux et des crabes, que ce squale lent peut capturer par succion. Les femelles de cette espèce ovovivipare ont des portées de 15 à 52 petits. Inoffensif pour l'homme, ce squale est parfois une prise accessoire des pêcheurs commerciaux et sportifs, et peut servir à produire de la farine de poisson et de l'huile de foie de requin. L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) manque de renseignements pour déterminer si cette espèce est en danger, mais la population de cette dernière a beaucoup diminué dans le nord-est de l'Atlantique depuis les XVIIIe et XIXe siècles, probablement à cause de la surpêche.

Squalelet féroce

Isistius brasiliensis

Le squalelet féroce (Isistius brasiliensis) est une espèce de petit requin appartenant à la famille des dalatiidés. Ce poisson vit dans les eaux océaniques tropicales et tempérées du monde entier, en particulier près des îles, et peut descendre jusqu'à 3 700 m de profondeur. Il migre verticalement tous les jours, s'approchant de la surface au crépuscule et redescendant à l'aube.

Le squalelet féroce atteint seulement 42 à 56 cm de longueur, il a un long corps cylindrique avec un museau court, émoussé, de grands yeux, deux petites nageoires dorsales sans épines et une grande nageoire caudale. Il est de couleur brun foncé, avec des photophores sur sa face ventrale, sauf autour de son cou et de ses fentes branchiales.

Comme l'indique son appellation anglaise de cookiecutter shark (« requin emporte-pièce »), le squalelet féroce prélève des rondelles de chair à la surface de grands animaux marins pour se nourrir. Les marques faites par des squalelets féroces ont été trouvées sur une grande variété de mammifères marins et de poissons, ainsi que sur des sous-marins, des câbles sous-marins, et même sur des corps humains. Il consomme aussi des proies entières relativement petites comme les calmars. Le squalelet féroce a des adaptations pour stagner dans la colonne d'eau et doit probablement compter sur la discrétion et divers stratagèmes pour capturer des proies plus actives. Son cou noir semble imiter la silhouette d'un petit poisson, tandis que le reste de son corps se fond dans la lumière solaire grâce à ses photophores ventraux. Quand un prédateur s'approche du leurre, le requin se jette avec ses lèvres suceuses et prélève soigneusement un morceau de chair, à l'aide de ses dents inférieures acérées. Cette espèce se déplace parfois en banc.

Bien que rarement rencontré en raison de son habitat océanique, on relève une poignée d'attaques documentées envers l'homme. Néanmoins, ce requin n'est pas considéré comme dangereux. L'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) a inscrit le squalelet féroce comme espèce de préoccupation mineure, car il est largement distribué, n'a aucune valeur commerciale et n'est pas particulièrement sensible à la pêche.

Tortue

Tortue tabatière (Terrapene carolina).

Les tortues (Testudines) forment un ordre de reptiles dont la caractéristique est d'avoir une carapace. Il existe une grande variété d'espèces, possédant des caractéristiques diverses, mais toutes se distinguent des autres reptiles par cette carapace, qui est constituée d'un plastron au niveau du ventre et d'une dossière sur le dessus, reliés par deux ponts sur les côtés du corps. On les sépare traditionnellement en trois groupes : les tortues terrestres, les tortues aquatiques, ou tortues dulçaquicoles, et les tortues marines.

Les tortues sont ovipares, et les pontes ont lieu environ une fois par an. Les jeunes grandissent vite, puis leur développement se ralentit. L'alimentation des tortues peut se composer de viande ou de végétaux, selon les espèces.

Les 334 espèces de tortues sont divisées en 14 familles. Elles se répartissent sur une bonne partie du globe, et peuvent vivre dans des habitats très divers. 42 % de ces espèces sont menacées de disparition, que ce soit à cause de la destruction de leurs habitats ou à cause d'une prédation trop importante. Dans ces deux cas, l'influence de l'homme est très importante, même si des actions de protection ont été mises en place.

Tortue imbriquée

Tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata).

La tortue imbriquée ou tortue à écaille (Eretmochelys imbricata) est l'une des sept espèces actuelles de tortues marines et la seule du genre Eretmochelys. Elle se distingue par plusieurs caractères anatomiques et écologiques uniques ; il s'agit notamment du seul reptile spongivore connu.

Elle est aussi appelée caret ou carette localement, notamment aux Antilles, à Mayotte ou à la Réunion, ces noms prêtant toutefois à confusion avec la tortue caouanne (Caretta caretta).

Elle vit à proximité des côtes dans l'ensemble des mers tropicales. Réputée et longtemps recherchée pour la qualité supérieure de son écaille, elle est pour cette raison l'une des espèces de tortues de mer les plus menacées d'extinction.

Tortue luth

Une tortue luth venant de pondre

La tortue luth (Dermochelys coriacea) est la plus grande des sept espèces actuelles de tortues marines et la plus grande des tortues de manière générale.

Elle ne possède pas d'écailles kératinisées sur sa carapace, mais une peau sur des os dermiques. C'est le seul représentant contemporain du groupe des Dermochelyoidae, le clade des tortues à dos cuirassé, connu aussi par diverses espèces fossiles, dont certaines géantes comme l'archelon.

La tortue luth fréquente tous les océans de la planète, mais sa survie est gravement menacée par le braconnage, les filets de pêche, la pollution et l'urbanisation du littoral. Elle figure sur la liste de l'UICN des espèces en voie de disparition et fait l'objet de conventions et de programmes internationaux de protection et de conservation.

Tortue peinte

Tortue peinte.

La Tortue peinte (Chrysemys picta) est l'une des espèces de tortue les plus répandues d'Amérique du Nord. Elle vit dans les points d'eau stagnante, du Sud du Canada à la Louisiane et au Nord du Mexique, et de l'Atlantique au Pacifique. C'est la principale tortue présente sur cette aire de répartition. C'est l'unique représentante du genre Chrysemys, appartenant à la famille des Emydidae. Des fossiles prouvent son existence depuis au moins 15 millions d'années. Elle comporte quatre sous-espèces — C. p. picta, C. p. dorsalis, C. p. marginata et C. p. belli — qui ont divergé au cours de la dernière glaciation.

La femelle Tortue peinte adulte mesure entre 10 et 25 cm de long, le mâle est un peu plus petit. La carapace de cette tortue est lisse et ovale, sans arête à son sommet. Sa peau est vert olive à noir, avec des rayures rouges, orange ou jaunes aux extrémités. Les sous-espèces se différencient à leurs carapaces : celle de C. p. picta a des segments alignés à son sommet, C. p. marginata a une grande marque grise sur le plastron, C. p. dorsalis a une ligne rouge sur la carapace et C. p. belli a un motif rouge sur le plastron.

La Tortue peinte se nourrit de végétation aquatique, d'algues et de petits animaux aquatiques, comme des insectes, des crustacés et des poissons. La carapace de la Tortue peinte la protège de la plupart des prédateurs, à l'exception des alligators et des ratons laveurs. Les jeunes et les œufs sont, en revanche, des proies faciles pour les rongeurs, les chiens et les serpents. Comptant sur la température de son environnement pour conserver une bonne température interne, la Tortue peinte est essentiellement diurne, et passe des heures à se réchauffer au soleil sur des rochers. L'hiver, elle hiberne, souvent dans le fond envasé d'un point d'eau. Elle se reproduit au printemps et à l'automne. Entre la fin du printemps et le milieu de l'été, la femelle creuse un nid à terre pour y pondre ses œufs. Les petites tortues atteignent la maturité sexuelle entre l'âge de 2 et 9 ans pour les mâles, et de 6 et 16 ans pour les femelles. Les adultes peuvent vivre jusqu'à plus de 55 ans à l'état sauvage.

Dans les contes traditionnels des peuples algonquiens, la Tortue peinte a souvent le rôle de l'escroc. Aujourd'hui, c'est la seconde tortue la plus fréquemment adoptée comme animal de compagnie, bien que la capture d'animaux sauvages soit strictement réglementée. La réduction de son habitat et les pertes importantes par collision avec des véhicules ont amputé la population de Tortues peintes, mais sa capacité à vivre dans des milieux proches des activités humaines l'aide à rester la seconde tortue la plus abondante des États-Unis. Seules les populations d'Oregon et de Colombie-Britannique risquent de disparaître. Quatre États américains ont désigné la Tortue peinte comme leur reptile officiel.

Zone morte

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Une zone morte est une zone hypoxique (déficitaire en oxygène dissous) située dans un environnement aquatique (mers, océans, estuaires, grands lacs, mares, etc.). Les études conduites en mer Baltique et aux États-Unis depuis la fin des années 1990 montrent que nombre de poissons, dont on pourrait penser qu'ils puissent facilement les fuir, y perdent rapidement connaissance et meurent asphyxiés. Comme on l'a observé au moyen de films pris par des robots, si dans certains cas, certains poissons semblent pouvoir échapper à la mort, les crustacés tels que homards, langoustes ou crevettes se déplacent trop lentement pour échapper à l’asphyxie. Quant aux moules, huîtres et autres organismes fixés, ils sont condamnés. Les coraux et de très nombreux animaux coloniaux meurent, et leur putréfaction contribue à accentuer le phénomène.

Au XXIe siècle, des zones mortes sont observées de plus en plus souvent, et sur des surfaces de plus en plus grandes. La plus vaste zone morte repérée en 2003 (parmi 150 environ, et 450 en 2008) atteignait environ 70 000 km² selon l'ONU. Ces zones ont des impacts de plus en plus importants sur la pêche et les écosystèmes.

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