Raie

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Batoïdes, Batoidea

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Les raies ou batoïdes (Batoidea ou Rajomorphii) forment un super-ordre des poissons cartilagineux caractérisés par un corps aplati, de grandes nageoires pectorales solidaires du tronc et des fentes branchiales ventrales. Le super-ordre contient près de 500 espèces réparties en 13 familles.

Description[modifier | modifier le code]

Les raies se distinguent par leur corps plat avec des nageoires . La plupart des raies ont cinq fentes branchiales ventrales, les Hexatrygonidae en ont six. Les fentes se trouvent sous les nageoires pectorales sur la face inférieure, tandis que celles des requins se situent sur les flancs. La plupart des raies ont un corps fortement aplati avec de grandes nageoires fusionnées avec le tronc formant un disque, ovale, rond, triangulaire ou cunéiforme, à l'exception des poissons-scies et les raies-guitares, tandis que la plupart des requins ont un corps fuselé. De nombreuses espèces de raies ont développé leurs nageoires pectorales en larges appendices en forme d'aile. La nageoire anale est absente. Les yeux et les stigmates sont situés sur le dessus de la tête. Les raies ont une bouche ventrale et peuvent considérablement avancer leur mâchoire supérieure (cartilage palatoquadrate) loin de la boîte crânienne pour capturer leurs proies. Les mâchoires ont une suspension de type hyostylique, qui repose entièrement sur les cartilages hyomandibulaires de soutien. Les raies benthiques respirent en aspirant l'eau par leurs stigmates, plutôt que par la bouche comme la plupart des poissons, l'eau est ensuite expulsée par les branchies.

Certaines espèces disposent d'un dard dont les piqûres sont souvent douloureuses et parfois mortelles pour l'homme.

Histoire évolutive[modifier | modifier le code]



Selachimorpha


voidBatoideavoid
void

Torpediniformes



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Pristiformes



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Rajiformes


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Myliobatiformes






Arbre phylogénétique des raies

Comportement[modifier | modifier le code]

Les raies mobula peuvent se rassembler en groupes denses de centaines d'individus [1], elles peuvent bondir hors de l'eau en effectuant des sauts de plusieurs secondes dans l'air [2] ou l'équivalent de sauts périlleux[1]

Écologie[modifier | modifier le code]

Reproduction[modifier | modifier le code]

Comme tous les élasmobranches, les raies ont une fécondation interne. Ce mode est avantageux car il économise le sperme et n'expose pas les œufs aux prédateurs, toute l'énergie impliquée dans la reproduction est conservé et ne se perd pas dans l'environnement. Certaines raies sont ovipares (ponte d’œufs) tandis que d'autres sont ovovivipares, ils donnent naissance à des juvéniles qui se développent dans un utérus, mais sans placenta. Chaque œuf est contenu dans une capsule très résistante. Des mois après la ponte, une juvénile va en sortir.

Alimentation[modifier | modifier le code]

La plupart des raies ont développé de larges dents arrondies pour écraser les coquilles des espèces benthiques comme les gastéropodes, les palourdes, les huîtres, les crustacés et des poissons, selon les espèces. Seules les raies manta se nourrissent de plancton en filtrant l'eau avec leur branchies.

Répartition et habitat[modifier | modifier le code]

Une raie abyssale (Bathyraja abyssicola) aux Galapagos.

La plupart des espèces vivent sont benthiques, dans une grande variété de régions géographiques - principalement dans les eaux côtières, bien que certaines vivent à 3.000 mètres de profondeur. La plupart des raies ont une répartition cosmopolite, préférant les milieux marins tropicaux et subtropicaux, bien qu'il existe des espèces d'eaux tempérées et froides. Seules quelques espèces, comme les raies manta, sont pélagiques, et seulement quelques-uns vivent en eau douce, tandis que certains raies peuvent vivre dans les estuaires saumâtres et les baies.

Étymologie et dénominations[modifier | modifier le code]

Toutes les espèces ne comportent pas le terme « raie » dans leur nom vernaculaire, c'est le cas par exemple des pocheteaux.

Systématique[modifier | modifier le code]

Raie lisse (Raja brachyura)
Raie papillon à queue courte (Gymnura micrura)
Raie pastenague américaine (Dasyatis americana)

Taxinomie[modifier | modifier le code]

La classification des raies est actuellement en cours de révision. Toutefois, des preuves moléculaires réfute l'hypothèse que les raies sont dérivés des requins.Fishes of the World de Nelson, 2006, et World Register of Marine Species (11 mars 2016)[3] reconnaîssent quatre ordres.

Les raies et l'homme[modifier | modifier le code]

Raie manta, de face (Manta birostris)

Espèces menacées[modifier | modifier le code]

Les raies, à durée de vie longue et à la reproduction lente, sont très sensibles à la pression humaine. Les derniers rapports de l'UICN sont alarmants : 26 % de ces espèces friseraient l'extinction dans l'Atlantique Nord, contre 42 % en Méditerranée, considérée comme la mer la plus dangereuse au monde pour cette faune, notamment pour la mante géante et la raie de Malte. Au banc des accusés : la surpêche, qu'elle soit accidentelle ou ciblée. À l'échelle internationale, la législation limitant la capture de ces poissons est quasi inexistante.

Les ailes de raies sont consommées par l'Homme. La pêche au chalut, la surpêche, la pollution marine, la pêche électrique (interdite en Europe car ayant montré des effets négatifs sur les raies[4]) la menacent.

Les raies dans la culture[modifier | modifier le code]

La Raie de Chardin
1728 (114 × 146 cm)
Musée du Louvre (Paris)

L'une des plus célèbres est celle de Jean Siméon Chardin (1699-1779), dans un tableau de 1728 (musée du Louvre) où la raie est représentée dans une nature morte, suspendue à un crochet.

Chaïm Soutine (1893-1943) a repris la même thématique dans plusieurs tableaux en 1920 (Musée Calvet à Avignon) et vers 1924 (Perls galleries à New-York).

James Ensor (1860-1949) reprend ce thème dans un tableau de 1892[5].

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Du Built, M. H. (1978). Quelques anomalies anatomiques chez les raies. B. Pech Tunisie, 2, 89-96.
  • Andrea Ferrari et Antonella Ferrari, Requins et raies du monde entier, Paris, Delachaux et Niestlé, coll. « Règne animal », , 336 p. (ISBN 978-2603016756)
  • (en) J. S. Nelson, Fishes of the World, John Wiley & Sons, , 4e éd. (ISBN 0471250317, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Shark references Base de données dédiée aux poissons cartilagineux vivants/fossiles avec plus de 15.000 documents et de nombreux liens.

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Mobula Rays belly flop to attract a mate Shark: Episode 2 Preview - BBC One
  2. Flying stingrays in Costa Rica ; (Raies volantes) au Costa Rica ,Kanaal van Lousnellebrand, vidéo consulté 2016-09-23, sur Youtube
  3. World Register of Marine Species, consulté le 11 mars 2016
  4. Schark Alliance ; Le point de vue de Shark Alliance sur l’élaboration d’un Plan d’action européen pour la conservation des requins, 2 pages.
  5. La Raie de James Ensor, huile sur toile, Musées royaux des beaux-arts de Belgique.