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Zone pélagique

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Photographie d'un banc de poissons entouré d'algues.
Un banc de poissons et des algues en zone pélagique.
Répartition des eaux
Couches d'eau
Stratification
Voir aussi
Océan et Mer

Habitat marin
Stratification de l'océan (en)
Stratification d'un lac
Écosystème aquatique

Pêcheries sauvages (en)

La zone pélagique, en écologie aquatique, désigne la colonne d'eau, c'est-à-dire la zone au-dessus du fond. Elle s'oppose à la zone benthique. L'adjectif pélagique s'applique aussi bien aux mers et aux océans qu'aux eaux douces.

La zone pélagique s'étend de la surface de l'eau à la zone benthique. Elle comprend des écosystèmes variés et est subdivisée en couches, selon la profondeur. La première couche, où la lumière du soleil parvient à pénétrer, est appelée zone photique. Au-delà, la zone aphotique comprend, dans les océans, les zones bathypélagiques, abyssopélagiques et hadopélagiques. La zone pélagique est l'un des biomes les moins bien connus de la planète, car elle est l'une des plus difficiles à étudier.

Les organismes qui vivent en zone pélagique, comme le plancton, les bactéries, les algues et les animaux vertébrés et invertébrés, constituent le pélagos.

Définitions

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La zone pélagique, ou domaine pélagique, est un terme d'écologie aquatique qui désigne généralement la colonne d'eau. Elle s'oppose à la zone benthique, qui désigne le fond de l'eau[1]. Selon la classification EUNIS, les habitats pélagiques désignent « la colonne d'eau du milieu côtier, du large ou des eaux côtières confinées »[2]. L'adjectif pélagique s'applique aussi aux organismes d'eau douce qui vivent au-dessus du fond, par opposition aux organismes benthiques[3]. Certains habitats complexes, dits bentho-pélagiques, se développent à la limite entre la zone benthique et la colonne d'eau[4].

Dans certaines définitions, la zone pélagique est opposée à la zone néritique ou côtière. Cet aspect peut prêter à confusion, et certains auteurs préfèrent parler d'opposition entre zone néritique et zone océanique, plutôt qu'entre zone néritique et zone pélagique[5].

Subdivisions

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Schéma représentant l'océan, de la surface au fond, avec les différentes zones.
Diagramme des couches de la zone pélagique.

La zone pélagique est subdivisée en plusieurs zones selon la profondeur. Ces zones connaissent des conditions de luminosité, de température, de salinité et de teneur en sels nutritifs différentes, qui influent sur la faune et la flore qui y vivent, rassemblées sous le terme pélagos[6].

Zone photique

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Dans la zone photique ou épipélagique, de la surface à une centaine de mètres de profondeur, la lumière du soleil pénètre suffisamment pour permettre la photosynthèse. Le phytoplancton peut s'y développer, constituant la base de la chaîne alimentaire[7],[8].

Zone aphotique

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La zone aphotique s'étend au-delà de la limite à laquelle la lumière du soleil peut pénétrer. Le phyotoplancton en est absent, mais le zooplancton peut encore s'y développer. On y distingue plusieurs zones en fonction de la profondeur[9] :

Le pélagos désigne l'ensemble des organismes qui vivent dans la zone pélagique, en pleine eau, par opposition au benthos qui vit sur les fonds marins ou lacustres. Le pélagos est constitué de phytoplancton et de zooplancton, de bactéries et virus, d'algues, et d'animaux  poissons, cétacés, mollusques, crustacés, méduses[11].

Connaissance scientifique

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La zone pélagique et l'un des biomes les moins bien connus, ce qui peut s'expliquer par la difficulté à l'étudier[12]. Elle est en effet très différente des écosystèmes terrestres : elle est soumise à des mouvements et des interactions physiques et biologiques complexes, ayant lieu à des échelles de temps réduites et à des échelles spatiales élevées. Elle constitue aussi un environnement tridimensionnel et difficile à observer du fait de ses caractéristiques physiques, comme le manque de lumière au-delà d'une certaine profondeur ou la pression[12].

Enjeux de conservation

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De nombreuses espèces de poissons pêchés vivent en zone pélagique. Il est nécessaire de bien connaître cet habitat pour mettre en place une gestion durable des ressources halieutiques[13].

Notes et références

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  1. Programme des Nations Unies pour l'environnement, Vers l'identification et le projet de liste de référence des types d'habitats pélagiques en Méditerranée, (lire en ligne), p. 3
  2. Guillaume Gayet, Florence Baptist, Lise Maciejewski, Rémy Poncet et Farid Bensettiti, Guide de détermination des habitats terrestres et marins de la typologie EUNIS, Office français de la biodiversité, , 230 p. (lire en ligne), p. 89
  3. Gayet et al. 2025, p. 99-100.
  4. Gayet et al. 2025, p. 183.
  5. Programme des Nations Unies pour l'environnement 2013, p. 3.
  6. Biju-Duval et Savoye 2001, p. 106-107.
  7. Biju-Duval et Savoye 2001, p. 106.
  8. Meinesz 2021, p. 17.
  9. Biju-Duval et Savoye 2001, p. 107.
  10. 1 2 3 Biju-Duval et Savoye 2001, p. 132.
  11. Meinesz 2021, p. 16.
  12. 1 2 Programme des Nations Unies pour l'environnement 2013, p. 4-5.
  13. « L'habitat pélagique », sur Pacific Community / Communauté du Pacifique (consulté le )

Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Bernard Biju-Duval et Bruno Savoye, Océanologie, Paris, Dunod, , 2e éd. (1re éd. 1994). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Alexandre Meinesz, Protéger la biodiversité marine, Paris, Odile Jacob, . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Articles connexes

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Liens externes

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