Biomasse (écologie)

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La biomasse de ce milieu, sa masse vivante, compterait la masse des pins, herbes et mousses, ainsi que les organismes dans le lac, mais exclurait la masse rocheuse, les sols, l'eau et la neige.

La biomasse est le terme qui, en écologie, désigne la masse totale d'organismes vivants dans un biotope déterminé à un moment donné. Elle peut être estimée par unité de surface s'il s'agit d'un milieu terrestre ou bien par unité de volume s'il s'agit d'un milieu aquatique.

Par extension, on appelle aussi biomasse la quantité d'individus de chaque étape de la chaîne alimentaire nécessaire pour que le mangeur final prenne une unité de poids.

Dans le domaine de la botanique, la biomasse produite par les plantes contient majoritairement de l'eau. On parle donc plutôt de teneur en matière sèche.

Définition[modifier | modifier le code]

La biomasse est définie par des biologistes comme masse totale des organismes vivants mesurée dans une population, une aire ou une autre unité[1]

Quelques Chiffres et propriétés[modifier | modifier le code]

  • Plus de 95% de la biomasse se trouve sur les continents[2].
  • L'espèce qui présente la plus grande biomasse est le krill antarctique, Euphausia superba, qui est notamment la base de l'alimentation des baleines[3] et les bactéries et autres microbes en constituent probablement largement plus de 50 % (en terme de masse), et une grande partie en termes de nombre d'espèce (leur nombre est encore inconnu)[4].
  • Les zones écologiques produisant le plus de biomasse par surface et par an seraient les marais, les forêts tropicales et les récifs coralliens[2].
  • la biomasse micobienne est une source importante de molécule d'intérêt pour l'industrie et la médecine (ex : la plupart des antibiotiques utilisés en médecine proviennent de moins de 1% des bactéries connues[4]).

Certaines espèces clé de voûte, espèces-ingénieur ou espèces facilitatrices peuvent par leur activité fortement augmenter la biomasse et la richesse écologique d'un milieu (ex : vers de terre, castor...).

La biomasse n'est pas en soi un indicateur de qualité écologique ; elle peut même parfois traduire un déséquilibre écologique (ex : eutrophisation, blooms phytoplanctoniques, etc.).

Pyramide des biomasses[modifier | modifier le code]

On appelle pyramide des biomasses, la représentation de la biomasse à chaque niveau trophique dans une chaîne alimentaire. En milieu aérien, la biomasse des producteurs primaires est souvent très supérieure à la biomasse des consommateurs, tout particulièrement dans les forêts où une grande partie de la biomasse est constituée de bois. Dans les milieux aquatiques et tout particulièrement océaniques, la biomasse des producteurs primaires (phytoplancton) est en général plus faible que celle des consommateurs mais cette biomasse se renouvelle rapidement[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Raven, Jhonson, Losos, Singer, Biologie, Éd.de Boeck, 1250 pages, glossaire
  2. a et b Précis d'écologie de R. Dajoz, ed.Dunod, 2006 (ISBN 978-2100496273)
  3. Nicol, S., Endo, Y. (1997). Fisheries Technical Paper 367: Krill Fisheries of the World. FAO.
  4. a et b Cynthia Graber (2015) Mining the hidden treasure of the world’s unknown bacteria Almost every known antibiotic came from 1 per cent of bacteria. Now we are learning how to grow the unknown microbes, and who knows what riches we’ll discover, publié le 30 décembre 2015, par The New Scientist
  5. Écologie : Approche scientifique et pratique de Claude Faurie, et al (ed. Tec et Doc Lavoisier) (ISBN 978-2743013103)

Liens externes[modifier | modifier le code]