Larve

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Têtards de 10 jours

La larve est le premier stade de développement de l'individu après l'éclosion de l'œuf ou la naissance chez un grand nombre d'espèces animales, ayant un développement post-embryonnaire appelé « indirect ». On rencontre ce type de développement principalement dans la plupart des embranchements notamment chez les arthropodes (insectes, crustacés), les mollusques,les annélides, et les Chordés (urochordés, « poissons », amphibiens) mais aussi les fœtus de marsupiaux. Chez certaines espèces pondant de très nombreux œufs, une très grande partie des larves seront mangées par des prédateurs avant d'atteindre le stade adulte.

Modes de vie[modifier | modifier le code]

Les larves peuvent être aquatiques ou terrestres (en surface ou souterraines). Elles ont presque toujours une forme et un mode de vie, voire un milieu de vie très différent de ceux de l'adulte. Certaines larves sont immobiles ou parasites, fixée sur un hôte.

Elles se développent parfois en parasites au détriment d'autres êtres vivants, animaux ou plantes. Ce parasitisme, qui est à l'origine de certaines maladies humaines et animales, est mis à profit dans les méthodes de lutte biologique.

Caractéristiques physiques, croissance[modifier | modifier le code]

Son corps est généralement mou, et parfois dépourvu des structures locomotrices de l'adulte (pattes, ailes).

Chez les arthropodes, sa croissance passe par des mues successives.

Chez certaines espèces, il existe ainsi plusieurs stades larvaires successifs.

Elle peut connaître des périodes de vie ralentie, appelées diapauses qui lui permettent de résister à la mauvaise saison, la sécheresse ou le froid.

La métamorphose transforme la larve en adulte reproducteur. Chez les insectes, un stade intermédiaire entre la larve et l'adulte peut être présent (on l'appelle souvent nymphe ou chrysalide chez les lépidoptères, nymphe chez les coléoptères, nymphe ou pupe chez les hyménoptères, pupe chez les diptères).

Interactions avec les activités humaines[modifier | modifier le code]

Chez les insectes ravageurs des plantes cultivées, c'est souvent la larve qui provoque le plus de dégâts, notamment la chenille des lépidoptères et la larve des charançons.

Une larve figure parmi les animaux domestiques : le ver à soie qui est la chenille du bombyx du mûrier, élevée pour son cocon d'où l'on tire la soie naturelle.

Plutôt que de chercher à maitriser la délicate fécondation et ponte de certains poissons, certains cherchent à captuer des post-larves pour les élever avec une nourriture plus facile à produire [1],Martin, O. (1997). Élevage des poissons récifaux à partir de post-larves collectées en milieu naturel. Rapport de stage 3e année du cycle d’ingéniorat Sciences et Technologies de l’eau. Institut des sciences de l’ingénieur de Montpellier, 130.

Cas particuliers[modifier | modifier le code]

Certaines larves, nées trop tard en fin de la belle saison par exemple ne se transforment pas en adulte (ou imago) au moment normal, mais l'année suivante ou encore plus tard ; on les dits « néoténiques ».

L'axolotl est un cas particulier d'animal dont le développement s'interrompt au stade larvaire et qui peut donc se reproduire à l'état larvaire (néoténique).


Vocabulaire[modifier | modifier le code]

Pour désigner le stade qui suit celui de larve, on parle parfois (chez les poissons[2] et les crustacés[3],[4] notamment) de stade « post-larvaire » et de « post-larve ».

Quelques exemples de larves et leur dénomination[modifier | modifier le code]

Spongiaires[modifier | modifier le code]

Cnidaires[modifier | modifier le code]

Plathelminthes[modifier | modifier le code]

Annélides[modifier | modifier le code]

Mollusques[modifier | modifier le code]

Insectes[modifier | modifier le code]

Poissons[modifier | modifier le code]

Amphibiens

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Durville, P., Bosc, P., Galzin, R., & Conand, C. (2003). Aptitude à l’élevage des post-larves de poissons coralliens. Commercialisation, 19
  2. Durville, P. (2002). ichtyologique des platiers de La Réunion et biologie des post-larves de poissons coralliens ; Thèse de Doctorat, Université de la Réunion
  3. Michel, A. (1968). Les larves phyllosomes et la post-larve de Scyllarides squaïklosus (h. milne edwards)-‘Scyllaritdae (Crustacés décapodes).
  4. Charmantier-Daures, M., Thuet, P., Charmantier, G., & Trilles, J. P. (1988). Tolérance à la salinité et osmorégulation chez les post-larves de Penaeus japonicus et P. chinensis. Effet de la température. Aquatic living resources, 1(04), 267-276.