Valérie Boyer

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Valérie Boyer
Valérie Boyer en 2013.
Valérie Boyer en 2013.
Fonctions
Députée des Bouches-du-Rhône
Élue dans la 8e puis dans la 1re circonscription
En fonction depuis le
(8 ans 11 mois et 3 jours)
Élection
Prédécesseur Christophe Masse
Maire du 6e secteur de Marseille
En fonction depuis le
(2 ans 1 mois et 12 jours)
Élection 30 mars 2014
Prédécesseur Robert Assante
Biographie
Date de naissance (53 ans)
Lieu de naissance Bourges (Cher)
Parti politique UMP, Les Républicains
Diplômée de Centre national d'études supérieures de sécurité sociale
Profession Cadre supérieur de la Sécurité sociale

Valérie Boyer est une femme politique française, née le à Bourges (Cher).

Cadre supérieur de la Sécurité sociale, elle est élue députée UMP des Bouches-du-Rhône en et réélue en . Ancienne adjointe au maire de Marseille de 2008 à 2014, elle est maire du sixième secteur de Marseille depuis . Par ailleurs, elle est membre de La Droite populaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Valérie Jeanne Boyer est née le à Bourges dans le département du Cher. Elle est la fille de Gabriel Boyer, directeur de société et de Lucienne Borg, infirmière, assistante sociale[1].

Divorcée, elle est mère de trois enfants.

Formation[modifier | modifier le code]

Après une classe préparatoire option lettres modernes au lycée Marcelin-Berthelot de Saint-Maur-des-Fossés, Valérie Boyer passe le diplôme de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, section service public. En parallèle, elle effectue une licence d'anglais et d'espagnol LEA à l'université d'Aix-en-Provence et l'École du Louvre (fondation Rachel-Boyer). En 1986, elle entre au Centre national d'études supérieures de sécurité sociale (CNESSS) - XXVe promotion - à Saint-Étienne[1].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Après le CNESSS, Valérie Boyer commence sa carrière comme responsable de l'accueil à la Caisse nationale de l'assurance vieillesse des travailleurs salariés (CNAVTS) à Paris. Elle est ensuite responsable des relations avec les personnels de santé puis du service des établissements de santé à la caisse primaire d'assurance maladie (|CPAM) des Bouches-du-Rhône à Marseille[1].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Pour les législatives de , elle n'est pas réinvestie par l'UMP dans la 8e circonscription des Bouches-du-Rhône, où Nicolas Isnard lui succède, mais dans la 1re circonscription, où elle obtient au premier tour 26,14 % des voix, derrière le candidat du PS Christophe Masse (32,04 %). Elle est réélue au second tour avec 50,85 % des voix, ne devançant son adversaire socialiste que de 505 voix[2].

Elle soutient la candidature de François Fillon pour la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012.

En , dans le cadre de la direction « partagée » entre Jean-François Copé et François Fillon, elle devient, comme onze autres personnalités, secrétaire générale adjointe de l’UMP, en plus du tenant du poste, Marc-Philippe Daubresse.

À la suite des élections municipales de mars 2014, elle est élue maire du sixième secteur de Marseille en .

Le , Nicolas Sarkozy, élu président de l'UMP, la nomme secrétaire nationale de l'UMP chargée de l'égalité homme-femme[3] avant de la nommer à nouveau secrétaire nationale des Républicains chargée de la Santé.

Bilan parlementaire et action politique[modifier | modifier le code]

Chrétiens d'Orient et terrorisme[modifier | modifier le code]

Valérie Boyer a interpellé le gouvernement sur la situation tragique des Chrétiens d’Orient en , à l'Assemblée nationale.

En sa qualité de maire des 11e et 12e arrondissements de Marseille, elle à organisé en septembre 2014 une soirée de soutien aux Chrétiens d'Orient, à l'occasion de laquelle 30 000 euros ont été récoltés, entièrement reversés aux associations Fraternité en Irak et l'Œuvre d'Orient. Elle a aussi souhaité que son secteur soit jumelé avec la ville de Karakoch, en Irak.

Afin de lutter contre le terrorisme, Valérie Boyer a participé à la Commission d'enquête parlementaire sur la surveillance des filières et des individus djihadistes. Plusieurs propositions ont été faites dans le cadre de cette Commission, visant à renforcer les moyens administratifs et judiciaires existants, à améliorer la prévention, mais aussi la prise en charge des retours des zones de djihad.

Profanation des lieux de culte[modifier | modifier le code]

Valérie Boyer a déposé à l’Assemblée nationale, le , une proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête relative à la dégradation et profanation des lieux de culte et des cimetières en France.

Santé publique[modifier | modifier le code]

L'Assemblée nationale a adopté une proposition de loi visant à combattre l'extrême maigreur. Valérie Boyer est également l'auteure d'une proposition de loi visant à signaler les photos d'images corporelles retouchées. Dans le cadre de la révision des lois de bioéthique, Valérie Boyer a fait adopter une série d'amendements sur la vitrification ovocytaire et sur le développement de dons de gamètes.

Photographie[modifier | modifier le code]

Valérie Boyer, dans le cadre de la Loppsi et de la prise de vue des photos d'identités pour les documents officiels, présente plusieurs propositions de loi en 2010, visant à lutter pour l'emploi, l'égalité et contre la discrimination. Elle demande avec plusieurs de ses confrères que soit levée la mission du recueil des photos confiée aux mairies[4] (décret no 2011-868 du modifiant les conditions de recueil des photographies d’identité[5]).

Reconnaissance de génocides[modifier | modifier le code]

L’Assemblée nationale adopte, le , une proposition de loi présentée par Valérie Boyer, réprimant la contestation de l’existence des génocides reconnus par la loi, dont le génocide arménien. Cette décision provoque une vive controverse entre la France et la Turquie. Dans les jours qui suivent, Valérie Boyer est victime de diverses menaces[6]. Le , 77 sénateurs et 65 députés, tous partis politiques confondus saisissent le Conseil constitutionnel[7], qui juge la loi contraire à la Constitution le 28 février 2012[8].

Valérie Boyer est rapporteur d'une proposition de loi (no 2642) relative à la reconnaissance du génocide assyrien de 1915, déposée le à l'Assemblée nationale par des députés UMP[9]. Plusieurs passages de sa proposition apparaissent être des copiés-collés de l'article de Wikipédia sur le sujet[10]

Le , elle dépose une proposition de loi (no 2276) visant à réprimer la négation des génocides et des crimes contre l’Humanité du XXe siècle [11].

Acquisition de la nationalité française[modifier | modifier le code]

En , elle prend position contre le droit du sol[12].

Détail des fonctions et mandats[modifier | modifier le code]

Fonctions parlementaires[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

  • 2007 : secrétaire nationale de l'UMP chargée des politiques de santé publique
  • depuis le  : secrétaire générale adjointe de l’UMP.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]