Hervé Gaymard

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Hervé Gaymard
Illustration.
Hervé Gaymard lors du salon du livre de Paris, en mars 2012.
Fonctions
Président du conseil général puis départemental de la Savoie
En fonction depuis le
(12 ans, 4 mois et 25 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Jean-Pierre Vial

(2 ans, 8 mois et 1 jour)
Prédécesseur Michel Barnier
Successeur Jean-Pierre Vial
Conseiller départemental de la Savoie
En fonction depuis le
(5 ans, 4 mois et 12 jours)
Avec Martine Berthet
Élection 29 mars 2015
Circonscription Canton d'Albertville-1
Prédécesseur Canton créé
Député français

(10 ans)
Élection 17 juin 2007
Réélection 17 juin 2012
Circonscription 2e de la Savoie
Législature XIIIe et XIVe
Groupe politique UMP (2007-2015)
LR (2015-2017)
Prédécesseur Vincent Rolland
Successeur Vincent Rolland

(29 jours)
Circonscription 2e de la Savoie
Prédécesseur Auguste Picollet
Successeur Vincent Rolland

(4 ans, 11 mois et 26 jours)
Circonscription 2e de la Savoie
Prédécesseur Auguste Picollet
Successeur Auguste Picollet

(30 jours)
Circonscription 2e de la Savoie
Prédécesseur siège vacant
Successeur Auguste Picollet (suppléant)

(2 ans, 1 mois et 4 jours)
Circonscription 2e de la Savoie
Prédécesseur Michel Barnier
Successeur siège vacant
Conseiller général de la Savoie

(21 ans, 1 mois et 1 jour)
Élection 27 mars 1994
Circonscription Canton de Moûtiers
Prédécesseur Gilbert Tartarat
Ministre de l'Économie, des Finances
et de l'Industrie

(2 mois et 27 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Raffarin III
Prédécesseur Nicolas Sarkozy
Successeur Thierry Breton
Ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche et des Affaires rurales

(2 ans, 6 mois et 22 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Raffarin I, II et III
Prédécesseur François Patriat
Successeur Dominique Bussereau
Secrétaire d'État chargé de la Santé et
de la Sécurité sociale

(1 an, 6 mois et 26 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Juppé II
Prédécesseur Élisabeth Hubert
Successeur Bernard Kouchner
Secrétaire d'Etat chargé des Finances

(5 mois et 21 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Juppé I
Prédécesseur poste créé
Successeur Alain Lamassoure (ministre délégué au budget)
Biographie
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Bourg-Saint-Maurice (Savoie, France)
Nationalité Française
Parti politique UDR (1975-1976)
RPR (1976-2002)
UMP (2002-2015)
LR (depuis 2015)
Conjoint Clara Lejeune
Diplômé de Université Panthéon-Sorbonne
IEP de Paris
ENA
Profession Administrateur civil
Religion Catholicisme
Liste des ministres de l'Économie français

Hervé Gaymard, né le à Bourg-Saint-Maurice en Savoie, est un homme politique français.

Secrétaire d'État dans le gouvernement Juppé (1995-1997), ministre de l'Agriculture (2002-2004), il est nommé ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie (2004-2005) dans le gouvernement Raffarin III. Il démissionne à la suite de ce qu'il est convenu d'appeler l'« affaire Gaymard ». Il est actuellement président (Les Républicains) du Conseil départemental de la Savoie.

Il préside la Fondation Charles de Gaulle depuis 2018.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, études et famille[modifier | modifier le code]

Son père, Aristide Gaymard, commerçant, fut conseiller municipal et chef de corps des sapeurs-pompiers de Bourg-Saint-Maurice.

Juriste (licencié en droit à l'université Panthéon-Sorbonne), Hervé Gaymard est aussi diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et ancien élève de l'École nationale d'administration, promotion Diderot (1986).

Marié à Clara Lejeune, présidente de GE France de 2006 à 2016 et vice-présidente de GE International, fille du professeur Jérôme Lejeune, il est père de neuf enfants : Philothée, Bérénice, Thaïs, Marie-Lou, Amédée, Eulalie, Faustine, Jérôme-Aristide, Angélico.

Hervé Gaymard est par ailleurs un grand amateur de littérature, d'histoire et de bande dessinée. Il est l'auteur de plusieurs livres, dont un sur l'œuvre d'Alexandre Vialatte.

Affirmant que sa conscience politique est née à l'âge de 10 ans, le jour de la mort de Charles de Gaulle, il se considère comme gaulliste. Il a, à ce titre, préfacé plusieurs ouvrages réédités du Général, et prononcé l'éloge funèbre de son aide de camp, François Flohic [1]. Investi dans la Fondation Charles de Gaulle, il en est élu président en 2018.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

  • 1986 - 1990 : directeur d'études et maître de conférences de finances publiques et d'économie financière à l'Institut d'études politiques de Paris,
  • 1986 - 1990 : administrateur civil au ministère du Budget, chargé successivement des secteurs de la Défense, des PTT, de l'environnement et de l'aménagement du territoire.
  • 1990 -  : attaché financier pour le Proche et le Moyen-Orient auprès de l'ambassade de France du Caire en Égypte,
  • -  : chef du Bureau du financement des retraites au ministère du Budget
  • 1998 -  : président de l'ANENA (Association nationale pour l'étude de la neige et des avalanches)[2].
  • Membre du conseil d'administration du Fonds de solidarité vieillesse,
  • Membre du Conseil national de la montagne.
  • -  : président du conseil d'administration de l'Office national des forêts

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Fonctions au sein de partis politiques[modifier | modifier le code]

Il adhère à l'UDR en 1975, puis au RPR lors de sa création en 1976. Militant en Savoie, il sera également président de la section RPR de Sciences-Po Paris au cours de ses études (1979-1981).

Suppléant de Michel Barnier en 1993, il devient député quand celui-ci est nommé Ministre de l'environnement dans le gouvernement d'Édouard Balladur. En , Jacques Chirac lui demande de coordonner les équipes chargées de l'élaboration de son projet présidentiel. Lors de cette élection (1995), Michel Barnier soutiendra Édouard Balladur et Hervé Gaymard Jacques Chirac, sans que leurs relations n'en pâtissent.

  • Membre du Bureau politique du Rassemblement pour la République (RPR) (1995-2002)
  • Membre du Bureau politique de l’UMP (2002-2005)
  • Printemps 2006 : président de la fédération départementale de l'UMP depuis sa création en 2002, Hervé Gaymard renonce à briguer un second mandat. C'est Dominique Dord, député-maire d'Aix-les-Bains qui lui succèdera. Hervé Gaymard expliquera à l'occasion de cette élection interne, dans un courrier à l'ensemble des militants UMP de Savoie, qu'il avait été « lâché » au cours de l'affaire de son appartement par un grand nombre de responsables et ministres du mouvement UMP, faisant localement une allusion à peine voilée à Michel Bouvard, vice-président du conseil général de la Savoie et député. Il précisait aussi dans ce courrier que l'affaire avait été rendue publique par des membres de son propre parti (UMP).

En février 2013, dans le cadre de la "direction partagée" entre Jean-François Copé et François Fillon (dont il a été un soutien), il devient l'un des vice-présidents de l’UMP, lors d'une seconde vague de nominations, après celle de janvier, en plus du vice-président délégué Luc Chatel, en poste depuis novembre 2012.

Aux élections municipales de 2014, il est présent en dernière position (place inéligible) sur la liste UMP menée par Martine Berthet à Albertville ; il s'agit du premier scrutin municipal où il est candidat[3]. Celle-ci gagne l'élection.

En , il intègre l'équipe de campagne d'Alain Juppé, candidat à la primaire présidentielle Les Républicains de 2016. Il est notamment chargé de coordonner l'élaboration de son projet[4].

Pour respecter la loi sur le cumul des mandats, il renonce à se présenter aux élections législatives de 2017[5].

Fonctions électives[modifier | modifier le code]

Pays de Tarentaise
élu le président de l'Assemblée du Pays de Tarentaise Vanoise (regroupant 43 communes)
Conseil général / départemental
  •  : élu conseiller général du canton de Moûtiers en Savoie, réélu en 2001 et 2008.
  • À la suite de la réforme territoriale et du redécoupage des cantons en 2014, il change de canton et se présente lors des élections départementales de 2015 dans le Canton d'Albertville-1 en binôme avec le maire d'Albertville, Martine Berthet. Ils sont élus au second tour avec 60,68% des voix.
  •  : élu président du conseil général de la Savoie. Il cesse d'occuper ce poste en à la suite de sa nomination au gouvernement. Le sénateur Jean-Pierre Vial est désigné pour lui succéder. Il demeure cependant vice-président du conseil général et reprend son fauteuil de président du conseil de la Savoie en 2008. Il est réélu à cette fonction en 2011 au bénéfice de l'âge.
  •  : réélu président du Conseil départemental de la Savoie (par 30 voix et 8 abstentions).
Conseil régional
  •  : élu conseiller régional de Rhône-Alpes, il prend la présidence du groupe UMP. À ce titre, il cosigne un communiqué commun aux autres groupes politiques de la région Rhône-Alpes dénonçant les propos de Bruno Gollnisch sur la Shoah. Ce qui lui a valu, à l'instar des autres signataires, d'être mis en examen, puis renvoyé devant le tribunal correctionnel de Lyon pour diffamation. Il sera relaxé en première instance le suivant. Réélu député de la Savoie le , il démissionne de son mandat régional en pour se conformer aux dispositions relatives au cumul des mandats.
Assemblée nationale
  •  : accède à l'Assemblée nationale en tant que député (RPR) de la deuxième circonscription de la Savoie, après la nomination, au gouvernement, de Michel Barnier, dont il était le suppléant,
  •  : élu député (RPR) de la 2e circonscription de la Savoie,
    • -  : membre de la Commission des finances, de l'économie générale et du Plan,
    • -  : nommé parlementaire en mission par le Premier ministre Édouard Balladur, il rédige un rapport sur le droit à la « pluriactivité »,
    • -  : membre de la Commission spéciale chargée d'examiner deux projets de loi sur la bioéthique,
    • -  : membre de la Commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi d'orientation relatif à la lutte contre l'exclusion,
    • -  : membre de la Commission d'enquête sur la transparence et la sécurité sanitaire de la filière alimentaire en France,
    • -  : membre de la Commission spéciale chargée d'examiner la proposition de loi organique relative aux lois de finances,
    • Vice-président du groupe d'études sur la Protection sociale,
    • Président du Groupe d'amitié France-Somalie,
    • Président du Groupe d'études France-Érythrée.
  •  : réélu député (RPR) de la 2e circonscription de la Savoie, son suppléant Vincent Rolland le remplace après sa nomination comme ministre de l'Agriculture.
  •  : réélu député (UMP) de la 2e circonscription de la Savoie au 1er tour de scrutin.
  •  : réélu député (UMP) de la deuxième de circonscription de la Savoie dès le premier tour de scrutin.
Autre

Action[modifier | modifier le code]

Spécialiste des questions liées au monde de l'édition, il est l'un des artisans de la loi sur les livres indisponibles et propose de taxer la revente des livres d'occasion. Il est révélé en qu'il est administrateur de Dargaud depuis 2008, ce que certains observateurs considèrent comme un conflit d'intérêt[6].

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Parcours[modifier | modifier le code]

L'affaire Gaymard[modifier | modifier le code]

Le , une polémique éclate à la suite d'un article du Canard enchaîné, suivi par de nouvelles révélations de Libération et du Parisien, sur le coût et l'importance de la surface de l'appartement de fonction de M. Gaymard. Le journal révèle qu'Hervé Gaymard, son épouse Clara et leurs huit enfants sont logés dans un duplex privé de 600 m2 près de l'avenue Montaigne, loué par l'État au prix de 14 000  par mois. À la suite de ce qui est devenu l'affaire Gaymard, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin instaure des règles précises sur la surface des logements de fonction des membres du gouvernement pris en charge par le budget de l'État et le ministre annonce son départ de l'appartement.

Mais la polémique continuant, le Hervé Gaymard démissionne de son poste de ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie. Il est remplacé par Thierry Breton. Il a précisé par la suite son patrimoine personnel, étant propriétaire d'un appartement de 200 m2 à Paris, d'une maison familiale de deux appartements à Bourg-Saint-Maurice en Savoie ainsi que de sa permanence parlementaire dans ce même département.

Le 26 août 2005, il retrouve son poste d'administrateur civil hors classe au ministère des Finances. Il est alors chargé par le Premier ministre, Dominique de Villepin, d'une mission sur la politique française vis-à-vis des pays émergents.

En septembre de la même année, pour respecter l'engagement pris publiquement au moment de sa démission, il remboursera la somme de 58 894  correspondant aux dépenses engagées lors de son installation dans l'appartement de fonction de la rue Jean-Goujon et aux loyers versés par l'État [7].

Travail législatif et controverses sur un conflit d'intérêt[modifier | modifier le code]

Hervé Gaymard se spécialise à l'assemblée sur les textes législatifs touchant aux métiers de l'édition. Il est le promoteur de la loi sur les livres indisponibles[8] adoptée à l'Assemblée le , qui redonne aux éditeurs, sous certaines conditions, des droits sur les livres parus avant le et qui ne sont plus commercialisés. Il est favorable à une TVA réduite pour les livres numériques et est à l'origine d'un régime dérogatoire favorable aux libraires [9]. Il est de plus le promoteur de la taxation du marché des livres d'occasion[10]. Le , le site rue89 révèle qu'Hervé Gaymard siège au conseil d'administration du groupe Dargaud[11] depuis 2007. Ces liens n'ont pas été rendus publics auparavant, d'après le journal en ligne qui dénonce un conflit d'intérêt. Contacté par LeMonde.fr, Hervé Gaymard confirme son rôle au sein de l'éditeur mais répond n'avoir « jamais touché le moindre euro de la part de Dargaud[12]. »

Il est à l'origine d'une remise en cause du résultat négatif du référendum sur la Collectivité territoriale d'Alsace avec le projet de loi concernant la « modernisation de l’action publique territoriale » et l’« affirmation des métropoles », et l'amendement no 745 à l'initiative du député Gaymard supprimant ainsi l'obligation de la consultation référendaire pour modifier la taille des collectivités territoriales[13].

Décorations[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'Affaire Gaymard, par Noël Communod, éditions Mirno Graphie, 2006

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]