Virginie Duby-Muller

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Virginie Duby-Muller
Illustration.
Virginie Duby-Muller, en 2013.
Fonctions
Députée de la 4e circonscription
de la Haute-Savoie
En fonction depuis le
(5 ans, 11 mois et 4 jours)
Élection 17 juin 2012
Réélection 18 juin 2017
Législature XIVe et XVe
Groupe politique UMP puis LR
Prédécesseur Claude Birraux
Première vice-présidente du groupe les Républicains à l'Assemblée nationale
En fonction depuis le
(10 mois et 28 jours)
Président Christian Jacob
Législature XVe
Prédécesseur Bernard Deflesselles
Conseillère départementale de
la Haute-Savoie
élue dans le canton de Saint-Julien-en-Genevois
En fonction depuis le
(3 ans, 1 mois et 23 jours)
Élection 29 mars 2015
Prédécesseur Antoine Vieillard
Conseillère régionale de Rhône-Alpes

(2 ans, 8 mois et 13 jours)
Prédécesseur Sophie Dion
Successeur Astrid Baud-Roche
Conseillère municipale de Scionzier

(4 ans, 4 mois et 16 jours)
Élection 9 mars 2008
Successeur Laurent Gradel
Biographie
Date de naissance (38 ans)
Lieu de naissance Bonneville (Haute-Savoie)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Les Républicains
Profession Assistante parlementaire

Virginie Duby-Muller, née le à Bonneville (Haute-Savoie), est une femme politique française députée dans la 4e circonscription de la Haute-Savoie sous l'étiquette Les Républicains. Membre de l'Union pour un mouvement populaire, puis des Républicains, elle est également conseillére départementale de la Haute-Savoie, ancienne vice-présidente chargée des affaires transfrontalières et européennes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et jeunesse[modifier | modifier le code]

Aînée d'une famille de trois enfants, son père est chef d'entreprise et sa mère — aujourd'hui retraitée — a travaillé au Centre hospitalier intercommunal Annemasse-Bonneville en tant que cadre supérieure dans la santé.

Diplômes[modifier | modifier le code]

Après des études à Scionzier, au collège « Jean-Jacques Gallay » — classé en ZEP —, puis au lycée « Charles Poncet » à Cluses, Virginie Duby-Muller a fait ses études à Sciences Po Grenoble[1],[2], section service public. Elle effectue son stage de deuxième année à la Mission scientifique et technologique du Consulat général de France à San Francisco[3]. Elle est diplômée en 2000 puis obtient un Diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) Économiste d’entreprise[1] en 2001[4]. Elle a aussi suivi le Cycle de formation supérieure aux questions internationales stratégiques de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) dirigé par Pascal Boniface en 2004-2005.

Parcours professionnel et politique[modifier | modifier le code]

En 1997, après la dissolution de l’Assemblée nationale par Jacques Chirac et le retour au pouvoir des socialistes, âgée de 18 ans, elle décide de prendre sa carte au Rassemblement pour la République (RPR)[1],[5]. Pendant ses études, elle s’engage dans le syndicat universitaire UNI[6] et est élue au Conseil d’administration de Sciences Po en 1998 puis à la Commission de la formation et de la vie universitaire (CEVU) de l’université Pierre-Mendès-France en 2001. Elle a été aussi responsable départementale des Jeunes UMP, organisant l'université d'été des Jeunes Populaires à Avoriaz en 2004[7].

De 2002 à 2007, elle a été la collaboratrice parlementaire de députés[8] à Paris : d’abord de Jean-Marc Chavanne[7], puis de son suppléant Marc Francina[7], député-maire d’Évian-les-Bains, et de Jean-Pierre Le Ridant, député de la Loire-Atlantique. De 2007 à juin 2012, elle est responsable de la permanence parlementaire de Claude Birraux[1],[7], député sortant et conseiller général, à Annemasse. Elle devient, par ailleurs, sa suppléante au conseil général en mars 2008 et entre au conseil municipal de Scionzier[7],[8].

Elle est élue député de la quatrième circonscription de la Haute-Savoie lors des législatives, en s'imposant le 17 juin 2012 avec 55,5 % des voix au second tour face au maire d'Ambilly, le socialiste Guillaume Mathelier. Elle succède ainsi à Claude Birraux.

Lors de la séance d'élection du président de l'Assemblée nationale, le 26 juin 2012, elle est secrétaire de séance, étant une des six plus jeunes députés de France.

En 2013, elle intègre la réserve citoyenne de la gendarmerie au grade de colonel[9].

Au sein de l'Assemblée nationale, elle siège à la Commission des Affaires culturelles et de l'Éducation. Elle est Membre des Cadets-Bourbon, groupe de nouveaux députés UMP de moins de quarante ans créé par Julien Aubert[réf. nécessaire]. Elle dépose une proposition de loi, examinée par l'Assemblée nationale mais rejetée par la majorité, pour rendre obligatoire en France la déclaration de domicile, visant les Suisses résidant majoritairement en France sans se déclarer en résidence principale[réf. nécessaire]. Elle s’est également opposée à la fin du droit d’option en matière d’assurance maladie pour les travailleurs frontaliers[2].

En octobre 2014, elle rejoint l'équipe de Nicolas Sarkozy pour la présidence de l'UMP[2]. Celui-ci la nomme, le , secrétaire nationale de l'UMP chargée de la parité dans le mouvement[10]. Lors du congrès fondateur du mouvement Les Républicains le 30 mai 2015, elle entre au bureau politique. Elle devient alors secrétaire national chargé de l'économie numérique. En février 2016, elle accède aux fonctions de déléguée générale chargée du numérique au sein de Les Républicains[11].

Lors des élections départementales de 2015, elle obtient au premier tour 42,74 % des suffrages exprimés avec son binôme Christian Monteil sur le canton de Saint-Julien-en-Genevois (regroupant les anciens cantons de Saint-Julien, Frangy et Seyssel). Ils sont élus le 29 mars avec 75,7 % des voix. Conformément à ses engagements, elle démissionne de son mandat régional. Le 2 avril, Christian Monteil est réélu président du conseil départemental de la Haute-Savoie et Virginie Duby-Muller comme vice-présidente, chargée des affaires transfrontalières et européennes. Le 3 décembre suivant, elle est élue présidente du Conseil du Léman pour deux ans à compter du [12], succédant à Jacques Melly, président du Conseil d'État du Valais.

Elle soutient Nicolas Sarkozy pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016. Dans le cadre de sa campagne, elle est nommée conseillère politique.

Le , dans le cadre de l'affaire Fillon, elle appelle, avec d'autres élus, le candidat à l'élection présidentielle François Fillon à prendre ses responsabilités et de se retirer[13].

En 2017, elle parraine Laurent Wauquiez, candidat à la présidence de LR[14],[15] et devient sa porte-parole pour la campagne aux côtés de Gilles Platret. Le 10 décembre à l'issue du premier tour du congrès des Républicains, Laurent Wauquiez est élu président du parti[14]. Le 13 décembre, elle devient membre de l'équipe dirigeante et est nommée secrétaire générale adjointe des Républicains en charge des fédérations.

Députée[modifier | modifier le code]

Elle se représente aux élections législatives de 2017 et obtient au deuxième tour le score de 54,70 % avec son suppléant Jean-Paul Bosland (maire de Gaillard, vice-président d'Annemasse Agglo et conseiller régional), face à la candidate Laura Devin de la République en Marche, l'abstention culminant à 60,9 %[16],[17]. Elle est élue première vice-présidente du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale auprès de Christian Jacob.

Le 20 septembre 2017, François de Rugy, président de l'Assemblée nationale, annonce sa nomination comme Président de l'un des groupes de travail visant à réformer l'Assemblée nationale. Son groupe de travail est « Statut des députés et leurs moyens de travail » où elle encadre la participation de 10 députés de toutes étiquettes politiques.

Elle est nommée en novembre 2017 à la Commission supérieure du Numérique et des Postes.

Synthèse des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandats actuels[modifier | modifier le code]

  • Député de la Haute-Savoie depuis le 17 juin 2012
  • Conseiller départemental du canton de Saint-Julien-en-Genevois / Frangy / Seyssel avec Christian Monteil


Anciens mandats[modifier | modifier le code]

  • Vice-présidente du conseil départemental de la Haute-Savoie chargée des affaires transfrontalières et européennes 2 avril 2015 au 11 juillet 2017
  • Présidente du Conseil du Léman
  • Présidente du SMAG (Syndicat Mixte d'Aménagement du Genevois) de mai 2015 à décembre 2016[18]
  • Conseillère régionale de juillet 2012 à avril 2015
  • Suppléante de Claude Birraux, conseiller général du canton Annemasse-Sud : de mars 2008 à mars 2015
  • Conseillère municipale de Scionzier de 2008 à 2012

Fonctions à l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Missions permanentes
  • Commission des Affaires culturelles et de l'Éducation
  • Commission supérieure du numérique et des postes
  • Délégation de l'Assemblée nationale aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes
  • Groupe d'amitié France-Éthiopie (présidente)
Missions temporaires achevées
  • Membre du groupe de travail sur l’évaluation des politiques publiques en faveur de la mobilité sociale des jeunes
  • Membre de la mission d'information commune sur les conditions d'emploi dans les métiers artistiques
  • Membre de la Commission de réflexion sur le droit et les libertés à l'âge du numérique
  • Présidente de la mission d’information sur le bilan et les perspectives de trente ans d’exception pour copie privée


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Marion Roucheux, « Virginie Duby-Muller : 32 ans, premiers pas à l'Assemblée nationale », Terrafemina,‎ (lire en ligne).
  2. a, b et c Christian Lecomte, « La Haut-Savoyarde Virginie Duby-Muller au casting de Sarko 2 », Le Temps, 25 octobre 2014.
  3. Rapport de mission, rédigé lors d’un stage au consulat de France à San Francisco, Sciences Po Grenoble.
  4. « Virginie Duby-Muller en quelques dates », Le Temps, 25 octobre 2014.
  5. Charlotte Rotman, « Virginie Duby-Muller, valeurs montantes », Libération,‎ (lire en ligne).
  6. Virginie Le Guay, « Les cadets de la droite », Paris Match, semaine du 18 au 24 janvier 2018, page 24.
  7. a, b, c, d et e La Rédaction, « 4e circonscription : Virginie Duby, l'héritière de Claude Birraux », L'Essor savoyard,‎ (lire en ligne).
  8. a et b Laurent de Boissieu, « Virginie Duby-Muller veut incarner la « génération UMP » », La Croix,‎ (lire en ligne).
  9. « Ils ont rejoint la réserve citoyenne », Le Dauphiné Libéré, 8 juin 2013.
  10. Yoann Etienne, « Virginie Duby-Muller nommée secrétaire national de l'UMP chargé de la parité dans le mouvement », sur France 3 Alpes, (consulté le 13 décembre 2014).
  11. « Pour une transition numérique équitable et ambitieuse », Les Echos,‎ (lire en ligne).
  12. Le mot du président sur le site du Conseil du Léman
  13. Tribune libre, «  "Nous, élus de droite et du centre, demandons solennellement à François Fillon de se retirer" », lopinion.fr, 2 mars 2017.
  14. a et b Ludovic Vigogne, « La liste des 136 parrains de Laurent Wauquiez », lopinion.fr, 11 octobre 2017.
  15. Virginie Le Guay, « La jeune garde de Laurent Wauquiez », Paris Match, semaine du 16 au 22 novembre 2017, page 42.
  16. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  17. « Législatives - 2nd tour : qui sont les députés élus en Haute-Savoie ? », France Bleu,‎ (lire en ligne).
  18. http://www.virginiedubymuller.fr/2017/04/laurent-wauquiez-prend-les-renes-de-la-technopole-dl/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]