Sébastien Huyghe

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Sébastien Huyghe
Illustration.
Sébastien Huyghe en 2015.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(16 ans, 5 mois et 24 jours)
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
17 juin 2012
18 juin 2017
Circonscription 5e du Nord
Législature XIIe, XIIIe, XIVe et XVe
Groupe politique UMP puis LR
Prédécesseur Martine Aubry
Conseiller régional des Hauts-de-France
En fonction depuis le
(3 ans)
Élection 13 décembre 2015
Président Xavier Bertrand
Vice-président du conseil régional des Hauts-de-France[Note 1]

(1 an, 6 mois et 18 jours)
Président Xavier Bertrand
Successeur Christophe Coulon
Biographie
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance Béthune (Pas-de-Calais)
Nationalité Française
Parti politique UDF-PR (1985-1997)
DL (1998-2002)
UMP (2002-2015)
LR (depuis 2015)
Conjoint Valérie Debord
Diplômé de Université Lille-II
IAE de Lille
Profession Notaire

Sébastien Huyghe, né le à Béthune (Pas-de-Calais), est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Fils de commerçants, Sébastien Huyghe est l’aîné d'une fratrie de quatre enfants. Il adhère à 16 ans au Parti républicain de Jean-Pierre Soisson. Il va ensuite prendre la tête du mouvement régional des Jeunes Républicains et rejoindre le Collectif des étudiants libéraux de France (CELF).

Il est l'époux de Valérie Debord, députée pour la Meurthe-et-Moselle de 2007 à 2012 et cadre du parti Les Républicains.

Diplômes et études[modifier | modifier le code]

Après voir obtenu son baccalauréat D au lycée privé Saint Paul de Lille, il s'inscrit à la faculté de droit à Villeneuve-d'Ascq (droit de l'urbanisme et droit des affaires), il complète avec un DESS de gestion à l'IAE de Lille, et intègre ensuite le centre de formation professionnelle notariale de Lille.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Député pour le Nord[modifier | modifier le code]

Sébastien Huyghe est élu député le , pour la XIIe législature (siégeant entre 2002 et 2007), dans la cinquième circonscription du Nord en battant Martine Aubry, candidate du Parti socialiste, dans un fief historique de la gauche (Haubourdin et Seclin). Issu de Démocratie libérale, il rejoint dès sa création l'UMP, tout en étant membre des Réformateurs. En 2004, il est élu pour l'UMP au conseil régional du Nord-Pas-de-Calais mais démissionne en 2008 du fait de son investiture à la candidature à la mairie de Lille. Il est successivement réélu le avec 50,73 % des voix face à Brigitte Parat (PS), puis le , face au député de la défunte troisième circonscription du Nord, Alain Cacheux (PS). Bien que l'alternance nationale soit en faveur des socialistes, il conforte alors son implantation dans cet ancien fief de gauche en recueillant 51,43 % des voix, soit son meilleur score en trois élections législatives.

Commissaire à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) du 6 juillet 2007 au , il est membre de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République de l'Assemblée nationale.

Sébastien Huyghe préside le groupe d'étude sur les transports intermodaux. Il est également rapporteur du projet de loi de réforme des successions et des libéralités, au sujet duquel il avait créé un blog.

Investi par l'UMP à la tête de la liste d'opposition aux municipales de Lille en , Sébastien Huyghe remplace dans cette fonction Christian Decocq, jusqu'alors chef de l'opposition municipale à Martine Aubry, qui s'est désisté à la suite de sa défaite lors des législatives de . L'autre figure de l'opposition, Jacques Richir, a quant à lui choisi de conduire sa propre liste sous l'étiquette du Modem. Huyghe obtient un score de 33,44 % au second tour[1] et est battu par Aubry.

En septembre 2009, Sébastien Huyghe quitte le conseil municipal de Lille pour se consacrer à son mandat de député et à sa circonscription. Il s'investit à l'Assemblée nationale sur les questions de politique judiciaire et pénale, et est nommé à l'automne 2009 rapporteur du budget de l'administration pénitentiaire et de la protection judiciaire de la jeunesse, mission qu'il continue à mener chaque année, malgré l'alternance de 2012. En 2011, il est par ailleurs nommé porte-parole du groupe UMP sur la réforme de la garde à vue puis rapporteur du projet de loi sur les « jurys populaires ». Le 23 janvier 2013 il dépose avec son collègue PS Dominique Raimbourg, un rapport d'information intitulé « Sur les moyens de lutte contre la surpopulation carcérale »[2].

Il soutient Nicolas Sarkozy pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[3]. Dans le cadre de sa campagne, il est nommé orateur national chargé de la formation professionnelle et de l'apprentissage.

Le 1er mars 2017, dans le cadre de l'affaire Fillon, il demande le retrait de la candidature de François Fillon à la présidentielle[4], considérant « qu'il n'est plus en position de l'emporter[5] ».

En mars 2017, Médiapart déclare que son cumul d'indemnités (comme 4 autres députés) en tant que parlementaire et membre de la CNIL est irrégulier selon l'interprétation du journal de l’article 4 de l’ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958[6]. La CNIL n'étant pas de cet avis, saisit le secrétariat général du gouvernement en vu d'obtenir un avis juridique sur l'interprétation de la loi organique en question, le Premier ministre saisit alors le Conseil d'État. Ce dernier considère, dans son avis d’assemblée générale du 19 octobre 2017, que les indemnités pour participation aux travaux d’organismes extérieurs au Parlement n’étaient pas interdites aux parlementaires, invalidant ainsi la version de Mediapart[7].

Il est réélu député dans la cinquième circonscription du Nord lors des élections législatives de 2017[8]. Il est membre de la commission des Lois constitutionnelles, de la Législation et de l'Administration générale de la République à l'Assemblée nationale[9].

Porte-parole de l'UMP puis des Républicains[modifier | modifier le code]

Proche de Jean-François Copé, il est nommé secrétaire national chargé des questions de justice lorsque celui-ci prend la tête de l'UMP. En 2011, il est intégré à la cellule « Riposte », constituée en vue de l'élection présidentielle, et se voit désigné porte-parole officieux du candidat Nicolas Sarkozy. Il est alors particulièrement présent dans les médias pour défendre le Président sortant. En janvier 2013, à la suite de l’accord entre Jean-François Copé et François Fillon qui a suivi la crise politique du congrès de novembre 2012, il est nommé avec la filloniste Danièle Giazzi délégué général aux fédérations professionnelles[10].

Le , il est nommé, par le nouveau président de l'UMP Nicolas Sarkozy, porte-parole du parti, en tandem avec Isabelle Le Callennec[11] puis Lydia Guirous à partir du [12] pour LR. Cette fonction prend fin le  ; ils sont remplacés par Guillaume Larrivé, Guillaume Peltier, Valérie Debord et Brigitte Kuster[13]. Deux jours plus tard, il est nommé secrétaire général adjoint du parti, chargé de la formation[14].

Il parraine Laurent Wauquiez pour le congrès des Républicains de 2017, scrutin lors duquel est élu le président du parti[15].

En octobre 2018, il remporte la présidence de la fédération Les Républicains du Nord avec plus de 60 % des voix face au sénateur et ancien ministre Marc-Philippe Daubresse[16].

Conseiller régional des Hauts-de-France[modifier | modifier le code]

Candidat sur la liste de Xavier Bertrand lors de l'élection régionale de 2015 en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, il devient vice-président du conseil régional, chargé de l'apprentissage. Il démissionne de cette fonction le , à la suite de l'application du non-cumul des mandats. Il reste toutefois conseiller régional.

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandats parlementaires[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Mandats régionaux[modifier | modifier le code]

Mandats municipaux[modifier | modifier le code]

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sixième vice-président, délégué à l’apprentissage.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Résultats des élections municipales 2008, sur le site du ministère de l'Intérieur.
  2. http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i0652.asp
  3. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  4. Sylvain Chazot, « Le filloniste Pierre Lellouche demande le retrait de François Fillon et le report de la présidentielle », lelab.europe1.fr, 1er mars 2017.
  5. BFMTV, « Pour Sébastien Huyghe, François Fillon doit se retirer « car il n'est plus en position de l'emporter » », BFMTV (consulté le 4 avril 2017)
  6. Laurent Mauduit, « Indemnités: de nombreux parlementaires sont dans l’illégalité », sur Mediapart, (consulté le 27 juillet 2017).
  7. « La lettre de la DAJ, n°242 du 21 décembre 2017, Publication de l’avis du Conseil d’État sur l’interprétation de dispositions relatives aux indemnités des membres du Parlement », sur bercy.gouv.fr, .
  8. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  9. Sa page sur le site nosdeputes.fr
  10. Alexandre Lemarié, « Hortefeux, Ciotti, Morano… L’organigramme complet de la direction de l’UMP », in lemonde.fr, 15 janvier 2013.
  11. « Nominations »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), u-m-p.org, 5 décembre 2014.
  12. Arthur Berdah, « NKM et Wauquiez confirmés dans le nouvel organigramme des Républicains », lefigaro.fr, 2 juin 2015.
  13. « Les nouveaux porte-paroles des Républicains », sur republicains.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  14. « Nominations », republicains.fr, 8 janvier 2016.
  15. Ludovic Vigogne, « La liste des 136 parrains de Laurent Wauquiez », lopinion.fr, 11 octobre 2017.
  16. « Politique : Sébastien Huyghe nouveau patron des Républicains du Nord », La Voix Du Nord (consulté le 13 octobre 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]