Geoffroy Didier

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Geoffroy Didier
Geoffroy Didier en 2013.
Geoffroy Didier en 2013.
Fonctions
Vice-président du
conseil régional d'Île-de-France
chargé du logement
En fonction depuis le
(5 mois et 8 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Valérie Pécresse
Prédécesseur Emmanuelle Cosse
Conseiller régional d'Île-de-France
En fonction depuis le
(6 ans et 2 mois)
Élection
Réélection 13 décembre 2015
Secrétaire général adjoint de l'UMP

(1 an 4 mois et 12 jours)
Élection
Président Jean-François Copé
Biographie
Date de naissance (40 ans)
Lieu de naissance Boulogne-Billancourt
(Hauts-de-Seine)
Nationalité Française
Parti politique UMP, LR
Diplômé de IEP de Paris
ESSEC
Université Panthéon-Assas
Université Columbia
Profession Avocat

Geoffroy Didier, né le à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), est un avocat et homme politique français, membre du parti Les Républicains.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et carrière d’avocat[modifier | modifier le code]

Geoffroy Didier est le fils de l'économiste Michel Didier[1]. Sa mère est orthoptiste ; il étudie au lycée La Rochefoucauld (7e arrondissement de Paris)[2].

Il est diplômé de l’Institut d'études politiques de Paris et de l’ESSEC, titulaire d'une maîtrise et d'un DEA de droit des affaires à l'université Paris II Panthéon Assas. Il quitte ensuite la France pour les États-Unis, « espace de liberté sans snobisme »[3]. Il est diplômé de la faculté de droit de l'université Columbia de New York (Master of laws), puis « scholar » de l’université Harvard. Il devient ensuite avocat aux barreaux de New York et de Paris. Entre 2002 et 2004, alors aux États-Unis, il commence à se créer une notoriété en envoyant des tribunes aux journaux français Le Figaro, Libération ou encore Les Échos[réf. souhaitée]. De retour en France, il travaille dans le cabinet d’avocat Veil-Jourde, dirigé par Jean Veil[1], qu'il quitte en 2005 lorsqu'il travaille pour le ministre Brice Hortefeux[3]. Il est aujourd'hui collaborateur du cabinet Carbonnier Lamaze Rasle depuis le 1er janvier 2015, où il a rejoint le département « Corporate, financement et opérations internationales ».

Le 12 février 2015, il publie son premier livre La Fronde nationale, aux éditions du Moment.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 2004, il sollicite Brice Hortefeux, alors conseiller du ministre de l’Économie Nicolas Sarkozy, pour qu'il le prenne sous son aile. Entre 2005 et février 2011, il travaille ainsi dans plusieurs cabinets ministériels, notamment dans celui de Brice Hortefeux place Beauvau quand ce dernier est ministre de l’Intérieur. Geoffroy Didier y est conseiller politique et devient finalement la plume du ministre[3].

Il entre en politique en mai 2006, où il gère le club politique associé à l’UMP La Diagonale, qui réunit des « sarkozystes de gauche », prônant des idées jugées « progressistes » pour le parti au pouvoir, comme le droit de vote aux municipales des étrangers sur le territoire depuis dix ans ou encore l'ouverture du mariage aux personnes homosexuelles et le droit d'adoption pour tous les couples[4],[1].

Il est élu conseiller régional d'Île-de-France UMP lors des élections régionales de 2010. Il est candidat aux élections cantonales de 2011, dans le canton de Gonesse (Val-d'Oise). Il se fait remarquer lors de ce scrutin par l’utilisation des slogans : « Non aux minarets, non à la burqa, non à l’asservissement de la femme », cela, selon certains, afin de contrecarrer le FN, qui s'était hissé au second tour lors des élections de 2004[1]. Il ne parvient cependant pas à se qualifier au second tour, devancé par les candidats du FN et du PS. Secrétaire national de l’UMP, sa notoriété croît lors de l'élection présidentielle de 2012, où il est poussé par la direction du parti à défendre la parole du candidat Nicolas Sarkozy, comme d’autres « jeunes pousses » à l’instar de Franck Riester, Valérie Rosso-Debord ou encore Salima Saa.

En vue du congrès de l'UMP de novembre 2012, il cofonde et porte avec Guillaume Peltier la motion La Droite forte, qui se déclare héritière du sarkozysme[5],[6]. Située à l’aile la plus à droite de l’UMP, elle propose notamment des quotas de journalistes de droite à la télévision, la suppression de l’AME pour les étrangers en situation irrégulière ou encore la suppression du droit de grève des enseignants. Pour le député et ancien ministre Thierry Mariani, fondateur du courant parlementaire La Droite populaire, qui dépose également une motion en vue du congrès, le parcours de Geoffroy Didier est la preuve que sa motion est une « contrefaçon », une « construction marketing »[4]. La motion arrive largement en tête des suffrages avec près de 28 % des voix. Geoffroy Didier soutient Jean-François Copé dans le cadre de l’élection du président du parti[7].

Il est membre de l’Association des amis de Nicolas Sarkozy.

En février 2013, dans le cadre de la direction « partagée » entre Jean-François Copé et François Fillon, il devient, comme onze autres personnalités, secrétaire général adjoint de l’UMP, derrière la détentrice du poste Michèle Tabarot[8].

Au printemps 2013, le magazine Le Point rapporte que le journaliste et écrivain franco-luxembourgeois Stéphane Bern affirme, lors de l'enregistrement d'une émission sur la chaîne de télévision Canal+, Salut les Terriens !, que Geoffroy Didier est homosexuel ; ce dernier dément alors cette information sur Twitter, évoquant des « propos mensongers et choquants »[9],[10]. La plate-forme Terrafemina a interrogé à ce propos Marika Mathieu, auteur de l'ouvrage La droite forte : Année zéro. Celle-ci rappelle d'abord qu'il s'agit là d'une question de vie privée qui n'entrait pas dans le cadre de ses investigations. Elle indique ensuite qu'en 2007 Geoffroy Didier faisait partie d'un club de « sarkozystes de gauche » appelé « La Diagonale » et qu'il était alors en accord avec l'idée du mariage homosexuel. Ce n'est que lors de sa rencontre avec Guillaume Peltier et leur fondation de la « Droite forte » qu'il a fait preuve d'une opinion conservatrice en la matière. Finalement, il adoptera une position plus tranchée appelant à un référendum sur cette question de société et déclarera être attentif « à la préservation du mariage comme institution sociale »[11].

Le , il est investi candidat en 5e position sur la liste UMP dans la circonscription Île-de-France lors des élections européennes[12]. Il n'est pas élu car la liste n'obtient que quatre sièges.

Le 12 décembre 2014, Nicolas Sarkozy, élu président de l'UMP, le nomme secrétaire national de l'UMP à l'animation des fédérations[13].

Il est porte-parole régional de la candidate Les Républicains Valérie Pécresse lors de la campagne de l'élection régionale de 2015 en Île-de-France. Il est « littéralement imposé » en cinquième place de la liste des Hauts-de-Seine Les Républicains-UDI-MoDem conduite par Thierry Solère[14]. Il est réélu conseiller régional et Valérie Pécresse obtient la majorité des voix. Il est alors nommé vice-président du conseil régional d'Île-de-France chargé du logement. Début 2016, il est nommé secrétaire national des Républicains au logement.

Le 29 mars 2016, il annonce sa candidature à la primaire présidentielle des Républicains de 2016[15].

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • La Fronde nationale, éditions du Moment, Paris, 2015.

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Dans la bande dessinée d'anticipation de François Durpaire et Farid Boudjellal, La Présidente, où Marine Le Pen gagne l’élection présidentielle de 2017, Geoffroy Didier devient ministre de la Justice[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Cantonales : un ex-sarkozyste de gauche dit non aux minarets », in rue89.com, 14 mars 2011.
  2. Élisabeth Chavelet et Ludovic Vigogne, « Guillaume Peltier - Geoffroy Didier, le jeune duo qui bouscule l’UMP », Paris Match, semaine du 3 au 9 janvier 2013, pages 86-89.
  3. a, b et c Geoffroy Didier. Fort adroit, Portrait de Geoffroy Didier par Laure Equy, Libération 17 décembre 2012.
  4. a et b « Geoffroy Didier : de La Diagonale à La Droite forte », in directmatin.fr, 23 octobre 2012.
  5. « Deux jeunes sarkozystes lancent “la Droite forte” », Le Point, 23 juillet 2012.
  6. « Geoffroy Didier : “Sans une droite forte, le FN nous battra en 2017” », Le Point, 23 juillet 2012.
  7. Geoffroy Didier soutient Copé, Le Figaro, 7 octobre 2012.
  8. « Qui n'est pas vice-président ou secrétaire général à l'UMP ? », in lejdd.fr, 4 février 2013.
  9. Le Point, « VIDÉO : Stéphane Bern affirme que Geoffroy Didier est homo », sur Le Point,‎ (consulté le 15 septembre 2013)
  10. « Stéphane Bern minimise la révélation sur Geoffroy Didier mais confirme que Copé est pour le mariage gay », sur 20minutes.fr (consulté le 15 septembre 2013)
  11. Adèle Bréau, « Geoffroy Didier, Bern et l'homosexualité : des soirées "Diagonale" aux Bains-Douches à l'anti-mariage gay », sur Terrafemina,‎ (consulté le 15 septembre 2013)
  12. Européennes : G. Didier investi candidat UMP, Le Figaro, 29 avril 2014.
  13. « Nominations », u-m-p.org, 12 décembre 2014.
  14. Sophie Huet, « Les listes de Valérie Pécresse validées à l'unanimité », Le Figaro, vendredi 30 octobre 2015, page 6.
  15. Philippe Goulliaud, « Geoffroy Didier se lance dans la primaire pour incarner "la relève" », lefigaro.fr, 29 mars 2016.
  16. François Durpaire et Farid Boudjellal, La Présidente, Les Arènes, 2015, page 55.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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