Geoffroy Didier

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Geoffroy Didier
Illustration.
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le
(11 mois et 12 jours)
Circonscription Île-de-France
Législature 8e
Groupe politique PPE
Prédécesseur Constance Le Grip
Vice-président du conseil régional
d'Île-de-France

chargé de l'attractivité, du logement et de la rénovation urbaine
En fonction depuis le
(2 ans, 10 mois et 26 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Valérie Pécresse
Prédécesseur Emmanuelle Cosse
Conseiller régional d'Île-de-France
En fonction depuis le
(8 ans, 7 mois et 18 jours)
Élection 21 mars 2010
Réélection 13 décembre 2015
Secrétaire général délégué des Républicains
chargé de la stratégie de communication et du porte-parolat
En fonction depuis le
(11 mois)
Président Laurent Wauquiez
Secrétaire général adjoint de l'UMP

(1 an, 4 mois et 12 jours)
Élection 18 novembre 2012
Président Jean-François Copé
Biographie
Date de naissance (42 ans)
Lieu de naissance Boulogne-Billancourt
(Hauts-de-Seine)
Nationalité française
Parti politique UMP
Les Républicains
Diplômé de IEP de Paris
ESSEC
université Panthéon-Assas
université Columbia
Profession avocat d'affaires

Geoffroy Didier, né le à Boulogne-Billancourt, est un avocat et homme politique français, membre du parti Les Républicains.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et carrière d’avocat[modifier | modifier le code]

Geoffroy Didier est le fils de l'économiste Michel Didier[1]. Sa mère est orthoptiste ; il étudie au lycée La Rochefoucauld (7e arrondissement de Paris)[2].

Il est diplômé de l’Institut d'études politiques de Paris (promotion 1998, section économie-finance)[3] puis il obtient une maîtrise (1999) et un DEA (2000) en droit des affaires à l'université Paris II Panthéon Assas[4].

Il quitte ensuite la France pour les États-Unis, « espace de liberté sans snobisme »[5]. Il est diplômé de la faculté de droit de l'université Columbia de New York (Master of laws) en 2001[4], puis il est sélectionné comme « visiting researcher/visiting scholar » au sein de la Harvard Law School (programme pour les étudiants et professionnel avec un master en droit) en 2002[6]. En 2004, il reçoit un diplôme de l'ESSEC Business School[4].

Il devient ensuite avocat aux barreaux de New York et de Paris (prestation de serment au barreau de Paris en 2007)[7]. De retour en France, il travaille dans le cabinet d’avocat Veil-Jourde, dirigé par Jean Veil[1], qu'il quitte en 2005 lorsqu'il travaille pour le ministre Brice Hortefeux[5]. Il est aujourd'hui associé du cabinet Carbonnier Lamaze Rasle depuis le , où il a rejoint le département « Corporate, financement et opérations internationales ».

Le 12 février 2015, il publie son premier livre La Fronde nationale, aux éditions du Moment.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 2004, il sollicite Brice Hortefeux, alors conseiller du ministre de l’Économie Nicolas Sarkozy, pour qu'il le prenne sous son aile. Entre 2005 et février 2011, il travaille ainsi dans plusieurs cabinets ministériels, notamment dans celui de Brice Hortefeux place Beauvau quand ce dernier est ministre de l’Intérieur. Geoffroy Didier y est à la fois conseiller politique et plume du ministre[5].

Il entre en politique en mai 2006, où il gère le club politique associé à l’UMP La Diagonale, qui réunit des « sarkozystes de gauche », prônant des idées jugées « progressistes » pour le parti au pouvoir, comme le droit de vote aux municipales des étrangers sur le territoire depuis dix ans ou encore l'ouverture du mariage aux personnes homosexuelles et le droit d'adoption pour tous les couples[8],[1].

Il est élu conseiller régional d'Île-de-France UMP lors des élections régionales de 2010. Il est candidat aux élections cantonales de 2011, dans le canton de Gonesse (Val-d'Oise). Il se fait remarquer lors de ce scrutin par l’utilisation des slogans : « Non aux minarets, non à la burqa, non à l’asservissement de la femme », cela, selon certains, afin de contrecarrer le FN, qui s'était hissé au second tour lors des élections de 2004[1]. Il ne parvient cependant pas à se qualifier au second tour, devancé par les candidats du FN et du PS. Secrétaire national de l’UMP, sa notoriété croît lors de l'élection présidentielle de 2012, où il est poussé par la direction du parti à défendre la parole du candidat Nicolas Sarkozy, comme d’autres « jeunes pousses » à l’instar de Franck Riester, Valérie Debord ou encore Salima Saa.

En vue du congrès de l'UMP de novembre 2012, il cofonde et porte avec Guillaume Peltier la motion La Droite forte, qui se déclare héritière du sarkozysme[9],[10]. Située à l’aile la plus à droite de l’UMP, elle propose notamment des quotas de journalistes de droite à la télévision, la suppression de l’AME pour les étrangers en situation irrégulière ou encore la suppression du droit de grève des enseignants. Pour le député et ancien ministre Thierry Mariani, fondateur du courant parlementaire La Droite populaire, qui dépose également une motion en vue du congrès, le parcours de Geoffroy Didier est la preuve que sa motion est une « contrefaçon », une « construction marketing »[8]. La motion arrive largement en tête des suffrages avec près de 28 % des voix. Geoffroy Didier soutient Jean-François Copé dans le cadre de l’élection du président du parti[11].

Il est membre de l’Association des amis de Nicolas Sarkozy[12].

En février 2013, dans le cadre de la direction « partagée » entre Jean-François Copé et François Fillon, il devient, comme onze autres personnalités, secrétaire général adjoint de l’UMP, derrière la détentrice du poste Michèle Tabarot[13].

Au printemps 2013, le magazine Le Point rapporte que le journaliste et écrivain franco-luxembourgeois Stéphane Bern affirme, lors de l'enregistrement d'une émission sur la chaîne de télévision Canal+, Salut les Terriens !, que Geoffroy Didier est homosexuel ; ce dernier dément alors cette information sur Twitter, évoquant des « propos mensongers et choquants »[14],[15]. La plate-forme Terrafemina a interrogé à ce propos Marika Mathieu, auteur de l'ouvrage La droite forte : Année zéro. Celle-ci rappelle d'abord qu'il s'agit là d'une question de vie privée qui n'entrait pas dans le cadre de ses investigations. Elle indique ensuite qu'en 2007 Geoffroy Didier faisait partie d'un club de « sarkozystes de gauche » appelé La Diagonale et qu'il était alors en accord avec l'idée du mariage homosexuel. Ce n'est que lors de sa rencontre avec Guillaume Peltier et leur fondation de la Droite forte qu'il a fait preuve d'une opinion conservatrice en la matière. Finalement, il adoptera une position plus tranchée appelant à un référendum sur cette question de société et déclarera être attentif « à la préservation du mariage comme institution sociale »[16].

Le , il est investi candidat en cinquième position sur la liste UMP dans la circonscription Île-de-France lors des élections européennes[17]. Il n'est pas élu car la liste n'obtient que quatre sièges.

En juillet 2014, il est critiqué au sein de l'UMP pour être rémunéré par le parti à hauteur de 8 500 . Il avait obtenu ce poste de permanent en 2011, après l'éviction du gouvernement de son supérieur, le ministre Brice Hortefeux[18].

Nicolas Sarkozy, élu président de l'UMP, le nomme le 12 décembre 2014 secrétaire national de l'UMP à l'animation des fédérations[19].

Il est porte-parole régional de la candidate Les Républicains Valérie Pécresse lors de la campagne des élections régionales de 2015 en Île-de-France. Il est « littéralement imposé » en cinquième place de la liste des Hauts-de-Seine Les Républicains-UDI-MoDem conduite par Thierry Solère[20]. Il est réélu conseiller régional et Valérie Pécresse obtient la majorité des voix. Il est alors nommé vice-président du conseil régional d'Île-de-France chargé du logement. Début 2016, il est nommé secrétaire national des Républicains au logement.

Le 29 mars 2016, il annonce sa candidature à la primaire française de la droite et du centre de 2016[21]. Il n'obtient pas les parrainages nécessaires pour pouvoir se présenter[22]. Le 15 novembre, il se rallie à Alain Juppé[23]. En février 2017, il est élu président de l'Établissement public foncier d'Île-de-France[24]. Dans le cadre de la campagne présidentielle de François Fillon, il est nommé responsable de son programme logement[25].

Après l'élection de Constance Le Grip comme député, Geoffroy Didier (situé derrière elle sur la liste UMP des élections européennes de 2014) devient député européen en juin 2017[26].

Le 18 octobre 2017, lors du renouvellement de l'exécutif de la région Île-de-France, Geoffroy Didier voit son portefeuille élargi à l'attractivité[27].

Pour le congrès des Républicains de 2017, Geoffroy Didier annonce le 22 octobre, accorder un soutien « vigilant mais bienveillant » à Laurent Wauquiez[28], critiquant le « conservatisme sociétal » de la droite[29]. Ce dernier le nomme directeur de campagne le mercredi suivant[30]. Après sa victoire, il est nommé le 13 décembre secrétaire général délégué des Républicains chargé notamment de la stratégie de communication et responsable du porte-parolat.

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • La Fronde nationale, éditions du Moment, Paris, 2015.

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Dans la bande dessinée d'anticipation de François Durpaire et Farid Boudjellal, La Présidente, où Marine Le Pen gagne l’élection présidentielle de 2017, Geoffroy Didier devient ministre de la Justice[31].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Cantonales : un ex-sarkozyste de gauche dit non aux minarets  », sur rue89.com, .
  2. Élisabeth Chavelet et Ludovic Vigogne, « Guillaume Peltier - Geoffroy Didier, le jeune duo qui bouscule l’UMP », Paris Match, semaine du 3 au 9 janvier 2013, pages 86-89.
  3. « l'Association des Sciences-Po - Fiche profil », sur www.sciences-po.asso.fr (consulté le 11 février 2018).
  4. a b et c « Geoffroy DIDIER - Of Counsel - CARBONNIER LAMAZE RASLE & ASSOCIES », sur www.carlara.com (consulté le 11 février 2018).
  5. a b et c Laure Equy, « Geoffroy Didier. Fort adroit », sur Libération, .
  6. (en) « Visiting Scholar/Visiting Researcher Program - Harvard Law School », sur harvard.edu.
  7. http://www.avocatparis.org/annuaire (Numéro de toque P0298)
  8. a et b « Geoffroy Didier : de La Diagonale à La Droite forte », in directmatin.fr, 23 octobre 2012.
  9. « Deux jeunes sarkozystes lancent “la Droite forte” », Le Point, 23 juillet 2012.
  10. « Geoffroy Didier : “Sans une droite forte, le FN nous battra en 2017” », Le Point, 23 juillet 2012.
  11. Geoffroy Didier soutient Copé, Le Figaro, 7 octobre 2012.
  12. « Les Amis de Nicolas Sarkozy: nouveau site, "nouvelle dimension" », LExpress.fr,‎ (lire en ligne).
  13. « Qui n'est pas vice-président ou secrétaire général à l'UMP ? », in lejdd.fr, 4 février 2013.
  14. Le Point, « VIDÉO : Stéphane Bern affirme que Geoffroy Didier est homo », sur Le Point, (consulté le 15 septembre 2013).
  15. « Stéphane Bern minimise la révélation sur Geoffroy Didier mais confirme que Copé est pour le mariage gay », sur 20minutes.fr (consulté le 15 septembre 2013).
  16. Adèle Bréau, « Geoffroy Didier, Bern et l'homosexualité : des soirées "Diagonale" aux Bains-Douches à l'anti-mariage gay », sur Terrafemina, (consulté le 15 septembre 2013).
  17. Européennes : G. Didier investi candidat UMP, Le Figaro, 29 avril 2014.
  18. « UMP : un salaire à 8 500  qui passe mal », leparisien.fr, 8 juillet 2014.
  19. « Nominations »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), u-m-p.org, 12 décembre 2014.
  20. Sophie Huet, « Les listes de Valérie Pécresse validées à l'unanimité », Le Figaro, vendredi 30 octobre 2015, page 6.
  21. Philippe Goulliaud, « Geoffroy Didier se lance dans la primaire pour incarner "la relève" », lefigaro.fr, 29 mars 2016.
  22. « Geoffroy Didier n’a pas ses parrainages pour la primaire (mais il est content quand même) », sur europe1.fr, .
  23. Geoffroy Didier, interviewé par Judith Waintraub, « Geoffroy Didier : "Alain Juppé est notre assurance victoire" », lefigaro.fr, 15 novembre 2016.
  24. Wassinia Zirar, « L’établissement public foncier d’Île-de-France change de président », acteurspublics.com, (consulté le 1er février 2017).
  25. « Geoffroy Didier, le "M. Logement" de François Fillon », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », samedi 14 / dimanche 15 janvier 2017, page 37.
  26. « Geoffroy Didier devient député... européen », nouvelobs.com, 18 juin 2017.
  27. « Le nouvel exécutif de la Région Île-de-France », sur iledefrance.fr (consulté le 29 octobre 2017).
  28. BFMTV, « Présidence LR: Geoffroy Didier soutient Laurent Wauquiez », sur BFMTV (consulté le 29 octobre 2017).
  29. Emmanuel Galiero, « Geoffroy Didier : "Il faut déringardiser la droite" », lefigaro.fr, 11 octobre 2017.
  30. « Geoffroy Didier nommé directeur de campagne de Laurent Wauquiez », FIGARO,‎ (lire en ligne).
  31. François Durpaire et Farid Boudjellal, La Présidente, Les Arènes, 2015, page 55.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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