Othman Nasrou

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Othman Nasrou
Illustration.
Othman Nasrou au Conseil régional, octobre 2017
Fonctions
1er Vice-président du conseil
régional d'Île-de-France
[1]
En fonction depuis le
(2 mois et 4 jours)
Président Valérie Pécresse
Prédécesseur Jérôme Chartier
Conseiller régional d'Île-de-France
En fonction depuis le
(4 ans, 8 mois et 27 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Valérie Pécresse
Président du groupe Libres, Républicains et Indépendants au Conseil régional d'Île-de-France

(3 ans, 1 mois et 18 jours)
Prédécesseur Thierry Solère
Successeur Vincent Jeanbrun
Vice-président de la région Île-de-France
chargé des Affaires internationales et du Tourisme

(1 an et 3 mois)
Président Valérie Pécresse
Prédécesseur David Douillet
Successeur Jérôme Chartier (Relations internationales)
Hamida Rezeg (Tourisme)
Biographie
Date de naissance (33 ans)
Lieu de naissance Casablanca (Maroc)
Nationalité Française
Marocaine
Diplômé de HEC Paris
Site web www.othman-nasrou.fr

Othman Nasrou, né le [2] à Casablanca (Maroc), est un homme politique français d'origine marocaine. Il est depuis le premier vice-président du conseil régional d'Île-de-France, chargé des relations internationales et des affaires européennes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Othman Nasrou grandit au Maroc, où il suit un cursus scolaire dans différents établissements français à partir du collège. Il obtient son baccalauréat au lycée Lyautey de Casablanca en 2005, et poursuit ses études supérieures en France. Il rejoint alors la classe préparatoire aux Grandes Écoles de commerce[3] du lycée Sainte-Geneviève à Versailles, où il est élu représentant des étudiants (« ZG »). Il y suit un cursus de deux ans le conduisant à intégrer l’école HEC Paris en 2007, dont il devient en 2008 président du Bureau des Elèves (BDE). Il obtient son diplôme en 2012.

Il connait durant ses études supérieures ses premiers engagements politiques, notamment en tant que membre fondateur du collectif du contre la « circulaire Guéant » qui visait alors à limiter l’accès au marché du travail aux jeunes étudiants étrangers diplômés[4]. En parallèle, il fonde avec trois associés une entreprise fournissant des outils de gestion et de suivi des adhérents pour les associations.

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Élu local à Trappes[modifier | modifier le code]

Entre 2012 et 2014, Othman Nasrou s’implique dans la ville de Trappes (Yvelines), où il fonde un collectif appelé « Trappes Citoyens ». Ce collectif conduit de nombreuses actions locales, notamment concernant le logement – en intervenant auprès des bailleurs sociaux – ou la réforme des rythmes scolaires, dont il critique le coût pour les municipalités. Othman Nasrou a été membre du bureau national de l'Union des jeunes pour le progrès, mouvement officiel des jeunes gaullistes.

Aux élections municipales à Trappes en 2014, il conduit la liste d’union UMP-UDI-Modem et arrive au second tour de l’élection où il obtient le score de 30.53%[5]. Ce score fait basculer à droite la Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines (CASQY) en apportant un siège supplémentaire[6]. Othman Nasrou siège à la fois comme conseiller municipal d’opposition à Trappes et comme conseiller communautaire à la CASQY au sein de la nouvelle majorité. Il est élu vice-président chargé du développement économique en 2018[7].

Chef de file de l’opposition municipale à Trappes, il concentre ses actions sur la situation dans les logements sociaux. Intégrant le conseil d’administration du bailleur social Valophis en 2014, il en démissionne ensuite pour dénoncer le manque de considération et d’écoute vis-à-vis des locataires[8]. Il intervient, avec la Région Ile-de-France autour de certains conflits entre les habitants et les bailleurs[9]. Il dénonce également régulièrement les pratiques clientélistes[10],[11]des élus en place sur la commune.

Son action locale pour défendre la laïcité face à la montée des communautarismes religieux dans la ville de Trappes est régulièrement citée dans la presse[12],[13].

Othman Nasrou déclare sa candidature pour les élections municipales de à Trappes en , dénonçant "une gestion à bout de souffle" du maire sortant Guy Malandain. Il annonce alors conduire la liste "Trappes Citoyens", divers droite, afin de rassembler diverses sensibilités politiques de droite par un même projet pour la ville, en donnant notamment priorité à l'éducation[14],[15]. Le , au soir du second tour, il arrive en 2e position avec 37,18% des voix dernière la liste de gauche d'Ali Rabeh.

Conseiller régional[modifier | modifier le code]

Repéré par Valérie Pécresse, Othman Nasrou devient son porte-parole[16] dans les Yvelines en mai 2015 dans le cadre de sa campagne pour les élections régionales en Île-de-France. Il devient conseiller régional après la victoire de Pécresse en . D’abord président de la commission du développement économique, il devient en vice-président chargé des affaires internationales et du tourisme[17]. Il a alors 28 ans.

Pendant son mandat, il travaille sur les sujets de coopération internationale notamment à travers la signature d’accords avec des partenaires étrangers (région d’Alger, de Tunis, de Séoul, etc.), ainsi que sur les projets destinés à améliorer l’attractivité du territoire d’Île-de-France. Il contribue notamment à la mise en place de l’initiative des « Volontaires du Tourisme »[18], des étudiants présents sur les principaux lieux de visite en Île-de-France pour conseiller et orienter les touristes, ainsi qu’à la modernisation de certains services comme les applications permettant de mieux gérer les temps d’attente dans les monuments[19] À partir de , suite au Brexit, il participe dans la promotion de Paris[20] comme nouveau centre financier européen.

En , Thierry Solère est contraint à la démission par les membres du groupe Les Républicains de la région Île-de-France. Othman Nasrou est alors élu à l’unanimité Président du groupe[21], rebaptisé « Les Républicains et Indépendants ». Il démissionne de son mandat de vice-président en pour se consacrer à cette nouvelle charge. Il prend alors position contre les méthodes[non neutre] de la maire de Paris Anne Hidalgo[22] et sa décision de fermer les berges de Seine à la circulation[23].  Il défend également les positions de la majorité régionale auprès des médias, notamment en ce qui concerne la politique des quartiers[24], et la lutte contre ghettoïsation de certaines villes d’Île-de-France ou pour expliquer la politique tarifaire du passe Navigo[25],[26].

En , il est repéré par le Figaro[27] d’abord, puis par Valeurs actuelles[28] et  le Figaro Magazine[29] comme valeur montante au sein du parti Les Républicains.

Impliqué dans le mouvement « Libres ! » [30]lancé par Valérie Pécresse le , il devient troisième vice-président[31] du mouvement en , aux côtés de Maël de Calan et d'Agnès Canayer. Il intègre également le nouveau bureau politique de Force républicaine le , à l’initiative de Bruno Retailleau, et devient chef de file pour la région Île-de-France[32].

Il souhaite porter la voix d’une droite libérale[33] au sein du parti Les Républicains et s'oppose à la collusion entre la droite de gouvernement et les extrêmes[34]. A la suite de la mise à pied de Virginie Calmels, il rappelle la nécessité du débat idéologique au sein de LR[35].

Suite aux faibles résultats de la liste "Union de la droite et du centre" portée par Les Républicains aux élections européennes de mai 2019, il appelle à la démission de Laurant Wauquiez de la présidence du parti[36]. Lorsque Valérie Pécresse quitte le parti Les Républicains en , il renomme le groupe qu'il préside "Libres, Républicains, et Indépendants" et maintient au sein de son groupe différentes sensibilités de droite et du centre[37].

Fédération "Les Républicains" des Yvelines[modifier | modifier le code]

Dans le cadre des élections fédérales d' du parti Les Républicains, il est candidat en binôme avec Alexandra Dublanche[38] pour la présidence de la fédération des Yvelines. Cette candidature, annoncée le [38] concourt contre celle du Président du Conseil départemental, Pierre Bédier. A l'issue des élections pendant lesquelles Pierre Bédier est réélu Président, il intègre le bureau politique de la fédération LR des Yvelines en tant que Vice-Président chargé des élections[39].

En annonçant son retrait du monde politique David Douillet déclare son soutien à l'initiative du ticket commun Dublanche-Nasrou.[40]

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Othman Nasrou a co-fondé « CitizenPlace » en 2010 une start-up fournissant des outils de gestion à moindre coût pour les associations, en parallèle de ses études à HEC Paris. En 2018, il cède cette entreprise à AssoConnect qui cherche ainsi à consolider son positionnement sur le marché de l'offre de services aux associations[41].

Dans le cadre de ses fonctions électives, Othman Nasrou est également devenu en 2014 Président de la SEM (société d’économie mixte) Promopole[42], une pépinière d’entreprises basée à Montigny-le-Bretonneux dans les Yvelines. Lorsqu’il prend ses fonctions, la société est dans une situation économique difficile. Othman Nasrou engage des poursuites[43] contre les équipes dirigeantes précédentes. En 2018, il annonce le redressement de la structure dont le taux d'occupation a été redressé à 81% contre 59% trois ans plus tôt.[44]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chargé des relations internationales et des affaires européennes.
  2. « Site officiel de la Région Ile-de-France »
  3. « Site de l'Amicale des Anciens de l'Ecole Sainte Geneviève »
  4. « Etudiants, électeurs… quelle place pour les étrangers en France ? », sur France24,
  5. « Le Monde, « Données résultats municipales 2014- Trappes» »
  6. Laurent Mansart, « L’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines bascule à droite », sur leparisien.fr
  7. « Les élus de SQY SQY », sur SQY (consulté le 22 août 2019)
  8. « Othman Nasrou jette l'éponge à Valophis », Actu.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 13 mars 2018)
  9. « "La région met la pression sur la bailleur social" », sur 78actu.fr,
  10. « Tribune d'Othman Nasrou « A Trappes, le clientélisme compte ses victimes » », sur lepoint.fr,
  11. « Lettre ouverte d'Othman Nasrou « Les auteures de "La Communauté" sont passées à côté du clientélisme qui mine Trappes » », sur Marianne.net,
  12. « A Trappes, enquête sur une laïcité triturée », Marianne,‎ (lire en ligne, consulté le 13 mars 2018)
  13. « Trappes : l'islamisation toujours galopante », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 13 mars 2018)
  14. « Yvelines. Othman Nasrou sera de nouveau candidat aux municipales à Trappes », sur actu.fr (consulté le 22 août 2019)
  15. Par Aurélie FoulonLe 6 juin 2019 à 19h40, « Trappes : Othman Nasrou officiellement candidat aux municipales », sur leparisien.fr, (consulté le 22 août 2019)
  16. « Depêche "Othman Nasrou porte-parole de Valérie Pécresse' », sur leparisien,
  17. Yves Fossey, « Des élus des Yvelines prennent du galon », sur leparisien.fr,
  18. Eric Le Mitouard, « Les gilets violets vont prendre les touristes par la main en Ile-de-France », sur leparisien.fr,
  19. Marie-Anne Kleber, « L'accès aux bâtiments parisiens enfin amélioré », sur lejdd.fr,
  20. (en) Oscar Williams-Grut, « French officials are in London again wooing fintech and finance firms to Paris post-Brexit », sur uk.businessinsider.com,
  21. « Othman Nasrou élu président du groupe LR au conseil régional d’Ile-de-France », sur France 3 TV Info,
  22. Émission « L’Info du Vrai » présentée par Yves Calvi sur Canal+, 19 octobre 2017
  23. Stéphane Mandard, « Pollution : l’impact limité et mitigé de la fermeture des voies sur berge à Paris », sur lemonde.fr,
  24. Ruth Elkrief, « Emmanuel Macron, le président des quartiers ? », sur BFM TV,
  25. « L’arrêt des aides aux sans-papier contesté au tribunal », Le Parisien 75,‎ (lire en ligne)
  26. Emilie Dufay, « Pass Navigo : la gauche redoute une nouvelle hausse en 2018 », sur francebleu.fr,
  27. Marion Mourgue, « Othman Nasrou, valeur montante », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  28. Patricia de Sagazan, « En vue », Valeurs Actuelles,‎
  29. Carl Meeus, « Les têtes de Carl Meeus », Figaro Magazine,‎
  30. « Site internet du mouvement Libres! », sur soyonslibres.fr
  31. « Calan et Portelli en bonne place au sein du mouvement de Pécresse », sur ParisMatch.fr,
  32. « Dépêche "Force Républicaine veut construire un projet pour servir d'aiguillon à LR" », AFP,‎
  33. « Tribune d'Othman Nasrou "La droite doit assumer son libéralisme" », sur lopinion.fr (consulté le 13 décembre 2017)
  34. « Othman Nasrou: «Le spectre de l’arrivée de Marion Maréchal Le Pen fait perdre leur âme à certains» », L'Opinion,‎ (lire en ligne, consulté le 5 juin 2018)
  35. « LR : «Quand on refuse le débat interne, les problèmes commencent» », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 1er août 2018)
  36. « Cuisante défaite pour Les Républicains, Wauquiez attaqué par ses rivaux », sur LCI (consulté le 22 août 2019)
  37. Barthélémy Philippe, « Après son départ des Républicains, Valérie Pécresse sauve l'unité de sa majorité régionale », sur Capital.fr, (consulté le 22 août 2019)
  38. a et b « Yvelines : Alexandra Dublanche défie Pierre Bédier à la tête des Républicains », leparisien.fr,‎ 2018-04-09cest19:45:56+02:00 (lire en ligne, consulté le 5 juin 2018)
  39. « Poissy : les Républicains des Yvelines en ordre de bataille », sur 78actu.fr,
  40. « Yvelines : David Douillet « arrête la politique » », leparisien.fr,‎ 2018-05-22cest12:49:31+02:00 (lire en ligne, consulté le 5 juin 2018)
  41. « AssoConnect renforce son leadership sur le marché associatif avec l’acquisition de CitizenPlace », sur www.edubourse.com (consulté le 13 mars 2018)
  42. « Site internet de Promopole »
  43. « Scandale financier à Promopole », sur 78actu.fr,
  44. « Yvelines. Montigny-le-Bretonneux : la pépinière d'entreprises retrouve une santé financière », Actu 78,‎ (lire en ligne, consulté le 1er août 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]