Roger Karoutchi

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Roger Karoutchi
Roger Karoutchi en 2010.
Roger Karoutchi en 2010.
Fonctions
Sénateur des Hauts-de-Seine
En fonction depuis le
(5 ans 7 mois et 22 jours)
Élection 25 septembre 2011
Groupe politique UMP (2011-2015)
LR (depuis 2015)

(4 jours)
Élection 26 septembre 2004
Groupe politique UMP

(7 ans 6 mois et 1 jour)
Élection 24 septembre 1995
Réélection 26 septembre 2004
Groupe politique RPR (1999-2002)
UMP (2002-2007)
Président de la délégation
sénatoriale à la Prospective
En fonction depuis le
(2 ans 6 mois et 18 jours)
Élection
Prédécesseur Joël Bourdin
Secrétaire d'État chargé des Relations
avec le Parlement

(2 ans 1 mois et 5 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon I
François Fillon II
Prédécesseur Henri Cuq
Successeur Henri de Raincourt
Député européen

(2 ans 2 mois et 28 jours)
Réélection 13 juin 1999
Législature 4e et 5e
Groupe politique UPE (1997-1999)
PPE-DE (1999)
Conseiller régional d'Île-de-France

(23 ans 8 mois et 21 jours)
Élection 22 mars 1992
Réélection 15 mars 1998
28 mars 2004
21 mars 2010
Président Michel Giraud
Jean-Paul Huchon
Biographie
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Casablanca (Maroc)
Nationalité Française
Parti politique UDR (1976)
RPR (1976-2002)
UMP (2002-2015)
Les Républicains (depuis 2015)
Diplômé de IEP d'Aix-en-Provence
Profession Enseignant
Inspecteur général de l'Éducation nationale

Roger Karoutchi, né le à Casablanca, est un homme politique français.

Il est conseiller régional d'Île-de-France de 1992 à 2015, député européen de 1997 à 1999 et sénateur de 1999 à 2007. Dans les gouvernements François Fillon I et Fillon II, de 2007 à 2009, il est secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement. Devenu représentant permanent de la France auprès de l'OCDE, il retrouve son siège de sénateur des Hauts-de-Seine en 2011.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Roger Karoutchi est le fils d'Halter Karoutchi (chirurgien-dentiste) et de Sol Fedida (femme au foyer)[1]. Il est issu d'une famille d'origine juive marocaine d'Essaouira (Mogador), arrivée au Maroc en provenance de Livourne (Grand-duché de Toscane) au XVIIIe siècle. Une partie de la famille Karoutchi a émigré en Israël, où son cousin, Mike Karoutchi, est chanteur[2].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Le , il rend publique son homosexualité dans une interview à l'AFP, déclarant : « Oui j'ai une vie. Je ne suis ni dans la dissimulation, ni dans l'ostentation. Je le dis de manière naturelle. J'ai un compagnon et je suis heureux avec lui. Comme je suis heureux, je ne vois pas pourquoi il faudrait que je le cache »[3]. Deux ans plus tard, Le Canard enchaîné révèle l'identité de son compagnon[4].

Dans une interview accordée à France Info le , Roger Karoutchi évoque la difficulté d'être un responsable politique homosexuel de droite[5]. Il y confirme également avoir conclu un « mariage de convenance » avec une amie au début des années 1980 pour « faire écran » sur son homosexualité [6].

Formation et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Agrégé d'histoire (1974)[7], titulaire d'une maîtrise de droit et ancien élève de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence[8], il est professeur d'histoire et d'économie à Goussainville (Val-d'Oise) puis à Paris, entre 1975 et 1989. Il est inspecteur général de l'Éducation nationale à partir de 1997.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts, à l'UDR puis au RPR[modifier | modifier le code]

Roger Karoutchi se lance en politique à l'âge de 16 ans, en adhérant à l'Union des démocrates pour la République (UDR). Délégué national du Rassemblement pour la République (RPR), chargé de la jeunesse de 1981 à 1985, il seconde, en 1981, Nicolas Sarkozy, alors président du comité de soutien des jeunes à la candidature de Jacques Chirac à l'élection présidentielle, avant de devenir délégué national à la jeunesse du RPR, puis chargé de mission auprès du secrétaire général du RPR (1985-1986).

Comme délégué national des Jeunes du RPR, il crée les premières universités d'été d'un mouvement politique en France. Dans son équipe, se trouvent notamment Renaud Muselier et Thierry Mariani.

Collaborateur de Philippe Séguin[modifier | modifier le code]

À partir de 1986, il entre, aux côtés de Philippe Séguin, comme chargé de mission auprès du ministre des Affaires sociales et de l'Emploi (1986-1988), chargé notamment des discours. Il est ensuite son chef de cabinet de 1993 à 1997, quand ce dernier est président de l'Assemblée nationale, puis son conseiller politique quand il est président du RPR, entre 1997 et 1999.

Pendant toutes ces années, il exerce dans le même temps différentes fonctions au RPR, comme délégué national à la formation (1989), membre du conseil national, secrétaire national chargé de l'administration générale et de l'animation (1998-1999), secrétaire national aux élections, puis à la politique européenne et à l'administration générale (1999).

Conseiller régional d'Île-de-France[modifier | modifier le code]

Il est élu conseiller régional d'île-de-France en 1992. Président du groupe RPR (1998-2002), puis du groupe UMP (2002-2010) au conseil régional, il est battu lors de la primaire en vue de l'élection régionale de 2010 par Valérie Pécresse, qui recueille 59,9 % des suffrages[9].

En septembre 2013, il annonce qu'il ne sera pas à nouveau candidat à une primaire UMP en vue de l'élection régionale prévue pour 2015 et se rallie à Valérie Pécresse[10]. Il quitte le conseil régional en 2015, après 23 ans de présence sans discontinuer.

Député européen puis sénateur[modifier | modifier le code]

Il devient député européen en 1997, après la mort de Michel Debatisse. Au sein du Parlement européen, il est membre du groupe conservateur l'Union pour l'Europe (UPE), puis, après les élections de juin 1999, lors desquelles il est réélu, du groupe PPE-DE. Il démissionne quelques mois plus tard, en décembre 1999, à la suite de son entrée au Sénat, où il siège jusqu'à sa nomination au gouvernement, en 2007.

Membre du gouvernement[modifier | modifier le code]

Roger Karoutchi en 2007.

Il soutient activement Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2007. Après l'élection de ce dernier, il est, de 2007 à 2009, secrétaire d'État chargé des relations avec le Parlement.

Lors des élections municipales de 2008, Roger Karoutchi est élu sur la liste de rassemblement UMP-DVD-Associative de Villeneuve-la-Garenne.

Il est par ailleurs secrétaire national fonctionnel chargé des fédérations UMP et président-fondateur de la Fédération nationale des élus régionaux (FNER) qui réunit, depuis juillet 1998, les élus régionaux de droite et du centre.

Lors du remaniement du 23 juin 2009, il n'est pas reconduit dans ses fonctions ministérielles. Il est peu après nommé représentant permanent de la France auprès de l'OCDE, fonction qu'il occupe jusqu'en août 2011[11].

Retour au Sénat et responsabilités à l'UMP et à LR[modifier | modifier le code]

Détaché de son service d'inspecteur général de l'Éducation nationale pour exercer son mandat de sénateur, il est réintégré dans cette fonction le 1er janvier 2012, afin de faire valoir ses droits à la retraite[12].

Le 18 juin 2012, il lance son propre mouvement, « Rassemblement gaulliste »[13]. Cette initiative se solde par le dépôt d'une « motion gaulliste », Le Gaullisme, une voie d'avenir pour la France, en vue du vote des militants instaurant des « mouvements » au sein de l'UMP à l'occasion du congrès de novembre 2012[14]. En vue de ce congrès, il soutient par ailleurs la candidature de Jean-François Copé, dont il devient directeur de campagne[15].

En janvier 2013, dans le cadre de la direction partagée entre Jean-François Copé et François Fillon, il devient vice-président de l'UMP avec cinq autres personnalités du parti, en plus du vice-président délégué Luc Chatel, en poste depuis novembre 2012.

Après le renouvellement de la moitié du Sénat en septembre 2014, il présente sa candidature pour présider le groupe UMP. Il est battu par Bruno Retailleau, sénateur de Vendée soutenu par François Fillon, Gérard Larcher et Jean-Pierre Raffarin[16].

Le 9 décembre 2014, Nicolas Sarkozy, élu président de l'UMP, le nomme vice-président de la commission nationale d'investiture[17]. Le 8 janvier 2016, il devient secrétaire général adjoint du parti (devenu Les Républicains), chargé des élections[18].

Il soutient Nicolas Sarkozy pour le premier tour de la primaire présidentielle des Républicains de 2016[19]. Le 29 août, il est nommé coordinateur adjoint de campagne[20]. Dans l'entre-deux tours, après l'élimination de Nicolas Sarkozy, il apporte son soutien à François Fillon[21].

Détails des fonctions et des mandats[modifier | modifier le code]

Mandats électoraux[modifier | modifier le code]

  • Conseiller municipal de Nanterre (1989-1995, 2001-2008)
  • Conseiller municipal de Boulogne-Billancourt (1995-2001)
  • Conseiller régional d'Île-de-France (1992-2015)
  • Vice-président du conseil régional d'Île-de-France (1994-1998)
  • Président du groupe RPR au conseil régional d'Île-de-France (1998-2002)
  • Président du groupe Majorité présidentielle au conseil régional d'Île-de-France (2002-2010)
  • Député européen (1997-2000)
  • Suppléant de Charles Pasqua au Sénat
  • Sénateur des Hauts-de-Seine (17 décembre 1999 - 24 juin 2007, 24 - 28 juillet 2009, depuis le 1er octobre 2011)
  • Vice-président de l'Observatoire de la décentralisation au Sénat
  • Membre du Comité central d'enquête sur le coût et le rendement des services publics et membre de la Haute Cour de justice
  • Adjoint au maire de Villeneuve-la-Garenne (2008-2012)

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Au sein de partis politiques[modifier | modifier le code]

  • Délégué national du RPR, chargé de la jeunesse (1981-1985)
  • Chargé de mission auprès du secrétaire général du RPR (1985-1986)
  • Délégué national à la formation (1989)
  • Membre du conseil national du RPR
  • Secrétaire national chargé de l'administration générale et de l'animation au RPR (1998-1999)
  • Secrétaire national aux élections du RPR, puis à la politique européenne et à l'administration générale (1999)
  • Secrétaire national de l'UMP, chargé de l'animation et de la formation et des fédérations
  • Délégué général de l'UMP chargé de l'Île-de-France
  • Secrétaire départemental de l'UMP des Hauts-de-Seine
  • Vice-président de l'UMP (janvier 2013 - juin 2014)
  • Vice-président de la commission nationale d'investiture des Républicains (depuis le 29 novembre 2016)

Dans les médias[modifier | modifier le code]

Il est un temps chroniqueur de l'émission de Laurent Ruquier On va s'gêner, sur Europe 1[22].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Who's who, La biographie de Roger Karoutchi
  2. Article de l'Express sur Roger Karoutchi. Cependant un autre article de presse le présente comme son frère : Biographie de Roger Karoutchi sur le site de LCI.
  3. « Roger Karoutchi (UMP) rend publique son homosexualité », Le Monde, re-publié le 3 juillet 2012
  4. http://www.lefigaro.fr/politique/2011/07/06/01002-20110706ARTFIG00673-karoutchi-va-porter-plainte-contre-le-canard-enchaine.php
  5. « Roger Karoutchi : Nicolas Sarkoy m’appelle "Droopy" et François Fillon "Snoopy" »
  6. « Roger Karoutchi évoque la difficulté d'être un responsable politique homosexuel à droite »
  7. http://www.cairn.info/passer-l-agregation-d-histoire--9782724610420-page-15.htm.
  8. « Un soupçon de vantardise sur les CV ministériels », Rue 89,
  9. « Valérie Pécresse remporte la primaire UMP pour les régionales en Île-de-France », Le Nouvel Observateur, .
  10. Philippe Goulliaud, Karoutchi : « Je ne serai pas candidat aux régionales », Le Figaro, samedi 21 / dimanche 22 septembre 2013, page 4.
  11. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/06/29/01011-20090629FILWWW00493-karoutchi-nomme-ambassadeur-a-l-ocde.php
  12. Bulletin officiel de l'Éducation nationale no 7 du 16 février 2012.
  13. UMP : Karoutchi lance son mouvement, Le Figaro, 18 juin 2012.
  14. http://www.lexpress.fr/actualites/1/politique/congres-ump-motion-commune-des-differentes-chapelles-gaullistes_1160959.html
  15. http://lelab.europe1.fr/video-le-depit-du-tres-sarkozyste-roger-karoutchi-face-a-la-perspective-de-devoir-rallier-francois-fillon-2905544
  16. François Vignal, « Groupe UMP du Sénat : la surprise Retailleau », Public Sénat,
  17. « Nominations », u-m-p.org, 9 décembre 2014.
  18. « Nominations », republicains.fr, 8 janvier 2016.
  19. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  20. http://lelab.europe1.fr/stephane-le-foll-denonce-la-betise-du-sarkozyste-roger-karoutchi-qui-sen-est-pris-a-najat-vallaud-belkacem-2853844
  21. http://www.rtl.fr/actu/politique/video-le-sarkozyste-roger-karoutchi-rallie-francois-fillon-par-depit-7785896865
  22. http://www.europe1.fr/mediacenter/emissions/on-va-s-gener/sons/on-va-s-gener-26-08-09-39624
  23. http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/59037/date/2011-02-07/article/les-negres-des-politiques-tombent-le-masque/
  24. http://www.lepoint.fr/politique/brighelli-le-negre-favori-des-politiques-20-10-2011-1389913_20.php
  25. http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/03/04/la-vie-des-autres_1314398_3260.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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