Force républicaine

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Force Républicaine
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Histoire
Fondation
Cadre
Sigle
ForceRepVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Siège
9 rue Falguière
75015 Paris
Pays
Organisation
Fondateur
Président
Idéologie
Site web

Force républicaine est un club de réflexion politique créé en 2001 par François Fillon sous l'intitulé France.9. Le mouvement est présidé par Bruno Retailleau depuis .

Histoire[modifier | modifier le code]

Force républicaine, d'abord nommé France.9, est déclaré au Journal officiel Associations le [1] avant d'être créé officiellement l'année suivante par François Fillon[2].

En 2013, François Fillon relance Force Républicaine née de la transformation de son ancien club «france.9» avec un double objectif « bâtir un projet percutant et innovant, capable de sortir notre pays de sa dépression économique, sociale et civique » et « Rassembler les Français car rien ne sera possible sans unité et sans volonté commune de hisser la France vers le haut »[3],[4]. Le député Jérôme Chartier est chargé de la communication et de la réflexion, Eric Ciotti du projet et de l'organisation des délégations départementales[4]. Fin 2013, avec Force républicaine, Fillon annonce préparer un « programme de vraie rupture » avec un « discours de vérité »[5],[6].

Au cours de l'année 2014, le président de Force Républicaine dévoile ses réflexions sur l'éducation[7], l'Europe[8], la compétitivité, la réduction des dépenses de l’État[9],[10] et l'immigration[11]. En juin, Force républicaine rend public son manifeste intitulé "Le défi de la compétitivité", titre du programme économique de François Fillon, autour du mot clé « Liberté »[12].

Après l'élection présidentielle de 2017, François Fillon transmet la présidence de Force républicaine à Bruno Retailleau, sénateur et président du groupe Les Républicains au Sénat[13]. Ce club politique a ainsi vocation à continuer à exister en rassemblant le courant filloniste au sein des Républicains[14].

Objectifs[modifier | modifier le code]

Son ambition est de « participer à la rénovation du débat public », en « proposant une nouvelle offre politique s'inscrivant dans la rénovation de notre pacte républicain », selon son site internet. Le , François Fillon annonce le changement de nom de l'organisation qui a désormais pour objectif de soutenir sa candidature à l'élection présidentielle de 2017. Le site de la campagne de François Fillon[15] est géré par Force républicaine. Il reçoit les dons d'argent en soutien à François Fillon[16].

Organisation[modifier | modifier le code]

Les conventions[modifier | modifier le code]

Le dimanche , Force républicaine organise à la Maison de la Chimie, une convention intitulée "Quelle droite pour la France ?", avec le philosophe François-Xavier Bellamy, le politologue Laurent Bouvet, l'analyste politique Jérôme Fourquet de l'Ifop et le politologue canadien Mathieu Bock-Côté, chantre de la "renaissance intellectuelle du conservatisme"[17].

Le convention du a comme thème "Peut-on encore sauver l’Europe ?", avec notamment le président du Sénat Gérard Larcher, le président de la délégation française au Parlement européen Franck Proust et la vice présidente LR Virginie Calmels[18]. Celle du porte sur "Islam & République[19].

Le , la convention intitulée "Réformer la démocratie" se déroulait en présence de Jean-Pierre Chevènement[20].

Les mercredis de Force républicaine[modifier | modifier le code]

Depuis 2018, chaque premier mercredi du mois, une soirée thématique est organisée avec de grands intervenants, retransmise en direct dans des ateliers répartis sur tout le territoire[21].

Politeïa[modifier | modifier le code]

Le , Force républicaine lance son "offre de formation" à destination des jeunes de moins de 30 ans, étudiants et jeunes professionnels désireux de s'engager en politique[22],[23]. Chaque cycle composé de trois conférences de deux heures, accessible gratuitement, ouvert aux adhérents et non-adhérents de Force Républicaine, se déroule au siège parisien de force républicaine ou via internet dans des "ateliers décentralisés" en région[22],[24]. Le premier cycle sera consacré au "progressisme" et animé par la philosophe, universitaire et essayiste Bérénice Levet, le second par le sociologue québécois Mathieu Bock-Côté[22],[25].

Publications[modifier | modifier le code]

Le , Force Républicaine dévoile ses propositions pour l'Europe. Elles visent à ce que l’Union européenne porte en priorité un « projet de civilisation » qui « se réapproprie son histoire, l’héritage antique, celui du christianisme et des Lumières ». Le mouvement réaffirme que « l’Europe est nécessaire mais qu’il est nécessaire que l’Europe change », pour défendre les intérêts économiques des Européens et renforcer le contrôle des frontières, mais aussi être ambitieuse dans le développement prioritaire de grands projets stratégiques[26].

Force Républicaine propose 30 mesures « pour faire reculer l’islamisme en France », le [27], et notamment d’« écarter toute institutionnalisation d’un “Islam de France” »[28].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent de Boissieu, « Force républicaine (FR) », sur France politique, (consulté le 11 mars 2020).
  2. Matthieu Goar, « « Pas de regrets, pas de soupirs » : Fillon fait ses adieux à sa famille politique », sur Le Monde, (consulté le 11 mars 2020).
  3. « Pour 2017, que la "Force républicaine" soit avec François Fillon : L'ancien Premier ministre a tenu la première assemblée générale de son club, qui lui servira à bâtir son projet politique pour la présidentielle de 2017. », Le Point,‎ (lire en ligne)
  4. a et b « Fillon lance sa campagne d'adhésions à Force républicaine », 20 minutes,‎ (lire en ligne)
  5. Jean-Baptiste Garat, « Fillon part à la reconquête de la France », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  6. « Fillon assume ses ruptures », Le JDD,‎ (lire en ligne)
  7. « Comment François Fillon souhaite réformer l'école : L'ancien premier ministre dévoile ses réflexions sur l'éducation. », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  8. Virginie Le Guay, « Le mystère François Fillon », Paris Match,‎ (lire en ligne)
  9. Alain Auffray, « Fillon opte pour la «rupture» et s’attaque à la fonction publique », Libération,‎ (lire en ligne)
  10. Alain Auffray, « François Fillon la Sarthe d’état-major », Libération,‎ (lire en ligne)
  11. Ségolène de Larquier, « Immigration : les mesures-chocs de François Fillon », Le Point,‎ (lire en ligne)
  12. Christophe Barbier, Corinne Lhaïk et Eric Mandonnet, « François Fillon: "Il ne faut pas ruser avec les Français" : L'ancien Premier ministre dévoile son programme économique, autour d'un mot clef: liberté. Temps de travail, ISF, allocations chômage, baisse des charges », L'Express,‎ (lire en ligne)
  13. « François Fillon va « tourner la page de la politique » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  14. « Fillon lâche Force républicaine », Paris Match, semaine du 4 au 9 mai 2017, page 27.
  15. www.fillon2017.fr
  16. Présidentielle: Pour le trésorier des Républicains, il est «anormal» que le microparti de Fillon récolte les dons - 20min.fr 02/02/2017
  17. Julien Rebucci, « Que va devenir Force Républicaine, le micro-parti de François Fillon ? : François Fillon dit adieu à la politique mais confie son parti Force Républicaine à son fidèle Bruno Retailleau. Le sénateur de Vendée, assis sur un petit trésor de guerre entend bien concurrencer Laurent Wauquiez pour le leadership de la droite, qui ne s'est jamais affichée aussi divisée. », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne)
  18. Julien Rebucci, « Les Républicains : l'Europe au parfum souverainiste de Bruno Retailleau : Face aux populismes, le président de Force républicaine propose à la droite Wauquiez un projet européen qui redonne la main aux parlements nationaux. », Le Point,‎ (lire en ligne)
  19. Pierre Dumazeau, « Le micro-parti de François Fillon, présidé par Bruno Retailleau, tient ce soir une réunion sur le thème de l’islam dans la République. Valeurs actuelles a pu consulter les propositions du mouvement lancé par François Fillon sur le sujet. », Valeurs actuelles,‎ (lire en ligne)
  20. Laureline Dupont, « Bruno Retailleau : « Il est paradoxal que le président s'attaque à nos institutions ». », Le Point,‎ (lire en ligne)
  21. Olivier Pérou, « Bruno Retailleau : « Oui, il y a différentes sensibilités à droite » : Le sénateur LR veut faire du projet de François Fillon un « aiguillon intellectuel » pour sa famille politique, qui peine toujours à se réconcilier. », Le Point,‎ (lire en ligne)
  22. a b et c Christine Ollivier, « A droite, Bruno Retailleau lance son école de formation, Politeïa », Le Journal du dimanche,‎ (lire en ligne).
  23. « Bruneau Retailleau se lance dans la formation », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  24. Octave Odola, « Bruno Retailleau, chef de file des Républicains au Sénat, va ouvrir une école », Capital,‎ (lire en ligne).
  25. Paul Godefrood, « La droite est-elle toujours en panne d’idées ? », L'Incorrect,‎ (lire en ligne)
  26. Olivier Faye, « La droite affiche ses divergences sur l’Europe », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  27. « «Force Républicaine» propose 30 mesures «pour faire reculer l’islamisme en France» », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  28. Ludovic Vigogne, « Islam de France: l’offensive Retailleau : Le patron des sénateurs LR s’oppose à une organisation de l’Islam de France, longtemps appelée de ses vœux à droite », L'Opinion,‎ (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]