Maud Fontenoy

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Maud Fontenoy
Maud Fontenoy, en octobre 2006.
Maud Fontenoy, en octobre 2006.
Fonctions
Vice-présidente du conseil régional
de Provence-Alpes-Côte d'Azur
En fonction depuis le
(5 mois et 5 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Christian Estrosi
Biographie
Date de naissance (38 ans)
Lieu de naissance Meaux
Nationalité Française
Parti politique LR
Profession Navigatrice

Maud Fontenoy, née le à Meaux, est une navigatrice et femme politique française. En tant que navigatrice elle pratique la rame et la voile. Elle est membre du parti Les Républicains et vice-présidente du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur depuis décembre 2015.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et vie privée[modifier | modifier le code]

Maud Fontenoy est la fille de Marc Fontenoy, PDG d'un groupe immobilier[1] (en 2015, il dirige 47 entreprises (47 mandats)[2]) et de Chantal Franchino, ancienne pharmacienne[3].

Passionnée de voile très jeune, elle navigue toute sa jeunesse avec ses parents — sept jours après sa naissance, ses parents l'ont embarquée sur la goélette familiale pour quinze ans de navigation tout autour du monde. Elle suit la formation de l'école de voile des Glénans. Elle pratique aussi la natation et l'équitation. Impressionnée par la performance sportive de Gérard d'Aboville, qui est le premier Français à traverser l'océan Atlantique à la rame sens ouest-est, elle décide de se former à cette discipline.

Elle étudie le droit et travaille durant une époque comme agent immobilier[4].

Le 30 juin 2008 à La Réunion, elle donne naissance à son premier enfant, dont le père est le photographe Thomas Vollaire[5]. C'est un garçon prénommé Mahé, afin de rendre hommage au navigateur Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais[4],[6].

Le 10 juin 2013 à Papeete (Tahiti), elle donne naissance à son deuxième enfant, une fille prénommée Hina.

Le 31 octobre 2014, elle donne naissance à son troisième enfant, un garçon nommé Loup, à Papeete[7].

Carrière sportive[modifier | modifier le code]

Traversée de l'océan Atlantique Nord à la rame[modifier | modifier le code]

Le , elle entreprend la traversée de l'océan Atlantique Nord dans le sens ouest-est. Partie de Saint-Pierre-et-Miquelon, elle rejoint la Corogne en Espagne (soit environ 3 000 km) le 10 octobre et est la première femme à avoir réalisé cet exploit[8]. La Savoyarde Peggy Bouchet, quant à elle, a parcouru plus de 4 000 km entre le Cap-Vert et la Martinique du 18 novembre 1999 au 6 janvier 2000, précédée de peu par deux autres rameuses en solitaire américaines Tori Murden et Diana Hoff, qui parties le même 5 septembre des Canaries ont rallié la Guadeloupe pour la première et les Barbades pour la seconde[9].

Traversée de l'océan Pacifique Sud à la rame[modifier | modifier le code]

Le 12 janvier 2005, Maud Fontenoy quitte le port de Callao au Pérou pour tenter de rallier Tahiti en suivant l'itinéraire du radeau Kon-Tiki de Thor Heyerdahl qui avait fait cette traversée en 1947. Elle comptait ramer pendant 4 ou 5 mois, sans assistance, sur son canot Océor long de 7,5 mètres et large de 1,6 mètre.

Arrivée le 26 mars après 73 jours de mer et 6 900 kilomètres elle touche l'île de Hiva Oa aux îles Marquises, loin du but initial, mais considère avoir rempli son contrat en avance d'un mois sur ses prévisions. Le radeau Kon-Tiki avait réalisé le même trajet (en réalité 1 000 kilomètres de plus) en 101 jours, aidé d'une voile rudimentaire. On peut considérer qu'au moins 50 % du déplacement est le fait des courants marins favorables.

Maud Fontenoy est donc la première femme à réaliser l'exploit de cette traversée sur l'océan Pacifique d'est en ouest à la rame et sans assistance, mais sans commune mesure avec Gérard d'Aboville 134 jours ou l'actuel détenteur Emmanuel Coindre en 129 jours avec 10.500 kilomètres, qui ont tous deux rallié les côtes américaines depuis le Japon et ainsi effectué la traversée du Pacifique Nord par la route des dépressions, sens ouest-est[10].

Tour de l'hémisphère Sud à la voile à contre-courant[modifier | modifier le code]

Le patrouilleur La Boudeuse qui escorte le voilier pendant le tour de l'hémisphère Sud[11].

Le , elle débute un parcours à la voile de 14 500 kilomètres, en solitaire et sans assistance, en parcourant les mers du Sud de l'est vers l'ouest, c'est-à-dire à contre-courant. Partie de l'île de La Réunion à la barre de L'Oréal Paris, l'ancien monocoque Adrien de Jean-Luc Van Den Heede, elle passe par le cap de Bonne-Espérance, le cap Horn puis le cap Leeuwin avec pour objectif de revenir à son point de départ cinq mois plus tard.

Le 5 mars, elle rencontre dans l'océan Indien le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc qui l'escorte pendant deux jours. Elle arrive au large de La Réunion le matin du 14 mars et boucle son périple devant Saint-Denis l'après-midi[12].

Le navire est également escorté par le patrouilleur de la marine nationale, La Boudeuse, dès le 13 mars, avec à son bord, son père Marc Fontenoy, dirigeant de Fontenoy groupe immobilier, et 30 hommes d'équipages[11]

Le , à une dizaine de jours de son arrivée prévue au port de la Pointe des Galets, elle démâte et manque de se blesser au large des côtes australiennes alors qu'elle a déjà parcouru un tiers de l'océan Indien. Dans un premier temps, elle pense abandonner[13] mais parvient à réparer dans la nuit du 10 au 11 février et tente de rejoindre La Réunion malgré tout.

Le 18 mai 2006, après 178 jours de mer, Dee Caffari est la première femme à avoir accompli le tour du monde à la voile en solitaire sans assistance d'est en ouest, c'est-à-dire contre les vents et les courants dominants.

Le Comité mondial des records de voile (WSSRC) estime que Maud Fontenoy, en partant de l'île de La Réunion et en faisant le tour de l'Antarctique, n'a pas réellement effectué un tour du monde à l'envers, mais un tour de l'hémisphère sud[14]. La navigatrice continue toutefois de faire figurer la mention « à contre-courant » au dos de ses livres[15].

Le voilier Tahia, porte-drapeau de la fondation Maud Fontenoy.
Article connexe : Dee Caffari.

Maud Fontenoy Fondation[modifier | modifier le code]

Depuis 2008, la Maud Fontenoy Fondation, basée aux Pays-Bas[16] (pays figurant en liste grise des paradis fiscaux) s’engage en France comme à l’international pour préserver les océans. La fondation est soutenue par des grands groupes industriels tels que Carrefour, Bolloré, ou encore les groupes publicitaires Havas et Euro RSCG[17].

Elle mène des actions d’éducation à l'environnement marin auprès de la jeune génération et du grand public avec le soutien, à son début, de son comité scientifique, qui a démissionné depuis[18], du ministère de l'Éducation nationale et du ministère de l'Écologie[19] ainsi que de la Commission océanographique intergouvernementale de l'UNESCO[réf. nécessaire]. Son objectif, à la fois écologique et social, se résume par cette formule : « Sauver l’océan, c’est sauver l’Homme »[20]. Elle est représentée en France par l'association Maud Fontenoy France[21],[22].

En 2014, à la suite de ses déclarations en faveur du nucléaire, des OGM, des pesticides et du gaz de schiste[23], la fondation subit une vague de démissions de personnalités, dont Nicolas Hulot[24]. Yvon Le Maho, directeur de recherche au CNRS ainsi que le biologiste Gilles Boeuf, président du Muséum national d'histoire naturelle, démissionnent également, lui reprochant de faire des fausses affirmations à leur encontre[18].

En 2015, une pétition intitulée « Débarquons Maud Fontenoy des écoles »[25] est lancée en France, dénonçant l'idéologie économique libérale diffusée aux écoliers à travers les « kits pédagogiques »[26] de cette fondation.

Articles connexes : Fondation (institution) et Écoblanchiment.

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Maud Fontenoy est candidate aux élections régionales de mars 2004 en Île-de-France, sur la liste de l'UMP, conduite par Jean-François Copé[27] (14e sur 23 de la liste Seine-et-Marne), mais n'est pas élue[28].

En 2012, elle soutient la candidature de Nicolas Sarkozy, dont elle est une proche depuis plusieurs années, à l'élection présidentielle[29],[30].

Elle s'engage en 2014 pour la promotion de la recherche sur le gaz de schiste[31], énergie qu'elle qualifie « [d']atout écologique[4] ». Cet engagement, après la publication de plusieurs guides concernant l'écologie, suscite quelques interrogations - le magazine Elle la décrit ironiquement à ce propos comme « l'abbé Pierre militant en faveur de l'optimisation fiscale[4] »[4].

Elle participe, le , au congrès fondateur du parti Les Républicains, auquel elle adhère au nom d'une écologie « modérée et réaliste »[32] (s'opposant à l'écologie politique). Elle y est nommée déléguée à l’Environnement de la commission exécutive.

Elle figure sur la liste de Christian Estrosi en Provence-Alpes-Côte d'Azur, lors des élections régionales de décembre 2015. Elle est n°2 sur la liste du Var[33]. Après la victoire de la droite, elle devient vice-présidente du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Autres engagements[modifier | modifier le code]

Maud Fontenoy devient la marraine officielle de la chaîne hôtelière Exclusive Hotels en mai 2007[34],[35], qui fusionne en 2011 avec Châteaux et Hôtels Collection[36].

À partir d'août 2007, Maud Fontenoy anime l'émission À contre courant sur Europe 1, tous les matins de 9 heures à 10 h 30[37].

En septembre 2007, chaque semaine, elle anime l'émission Terre-Mère sur LCI en compagnie Jean-Louis Caffier[38].

En 2008, elle est, avec Patrick Poivre d'Arvor, la marraine de la 40e édition de la Course Croisière EDHEC[39] (EDHEC Business School).

Elle est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.

Elle a également été vice-présidente du Conservatoire du littoral[40], de février 2008[41] à 2014[42]. Depuis le 5 juin 2009, Maud Fontenoy est porte-parole de l’UNESCO pour les océans[43],[44].

Elle fait partie des « personnalités qualifiées » nommées au Conseil économique, social et environnemental français par le gouvernement français le [45].

En avril 2016, elle rejoint la rédaction de Valeurs actuelles pour la rubrique « environnement-santé »[46].

Décoration[modifier | modifier le code]

Le 12 juillet 2007, elle reçoit les insignes de chevalier de l'ordre national du Mérite des mains de Nicolas Sarkozy, président de la République[47],[48].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Récits personnels[modifier | modifier le code]

  • Maud Fontenoy (préf. Gérard d'Aboville), Atlantique face nord : Première féminine à la rame, Paris, Robert Laffont,‎ , 172 p., 22 cm (ISBN 2-221-10195-2)
  • Maud Fontenoy (préf. Patrick Poivre d'Arvor, postface de Michel Polacco), Le Pacifique à mains nues, Paris, Robert Laffont,‎ , 171 p., 22 cm (ISBN 2-221-10527-3)
  • Maud Fontenoy, 150 jours à contre-courant : Mon carnet de bord, Paris, Chêne,‎ , 248 p., 26 cm (ISBN 978-2-84277-783-8)
  • Maud Fontenoy (préf. Nicolas Hulot), Le sel de la vie, Paris, Arthaud,‎ , 247 p., 21 cm (ISBN 978-2-7003-0039-0)

Autres[modifier | modifier le code]

Maud est co-productrice et co-réalisatrice des documentaires suivants :

  • À contre-courant, 2007, Gedeon programmes (75 minutes)
  • Tahia, cap sur les Caraïbes, 2011, EuropaCorp TV (90 minutes)
  • L'incroyable voyage, 2012, Gedeon programmes (52 minutes)
  • Paradis Blanc, 2012, Gaumont Télévision (52 minutes)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.fontenoy.com/-Notre-histoire-
  2. http://dirigeant.societe.com/dirigeant/Marc.FONTENOY.49360201.html
  3. « Maud Fontenoy Biographie » (consulté le 2 juin 2015)
  4. a, b, c, d et e Marie-Dominique Lelièvre, « Maud Fontenoy mène sa barque », Elle, no 3563,‎ , p. 108-110
  5. « Maud Fontenoy, l'hyperactive écologiste », Anne Vidalie, L'Express, 4 juin 2011.
  6. Valérie Rivière, « Maud Fontenoy a accouché d'une petite fille, Hina », linternaute.fr, 27 juin 2013.
  7. « Bienvenue à Loup, le bébé de Maud Fontenoy né à Tahiti »,‎ (consulté le 2 juin 2015)
  8. voir http://www.oceanrowing.com/statistics/ocean_rowing_records2.htm#3
  9. « Maud Fontenoy (voile) » (consulté le 5 juin 2015)
  10. « Maud Fontenoy a réussi sa traversée du Pacifique » (consulté le 5 juin 2015)
  11. a et b « Maud Fontenoy escortée par la Marine nationale », sur tempsreel.nouvelobs.com,‎
  12. « Maud, dis bonjour au porte-hélico », sur 20minutes.fr,‎
  13. AFP, « Tour du monde à l'envers : Maud Fontenoy "ne baisse pas les bras" », LeMonde.fr,‎ (consulté le 19 juillet 2010)
  14. (en) John Reed, « WSSR Newsletter No 128 Maud de Fontenoy », WSSR Council,‎ (consulté le 19 juillet 2010)
  15. Le grand plongeon à droite de Maud Fontenoy sur lemmonde.fr du 4 septembre 2015
  16. fondation néerlandaise créée en novembre 2007 « mentions légales "Maud Fondenoy Foundation" » (consulté le 25 juillet 2015).
  17. « Nos partenaires », sur maudfontenoyfondation.com.
  18. a et b « Ecolo mais pas trop : Maud Fontenoy, navigatrice en eaux troubles »,‎ .
  19. Vincent Peillon, « Des kits pédagogiques pour découvrir et comprendre les enjeux de la protection des océans et de notre planète, avec la fondation Maud Fontenoy », sur education.gouv.fr,‎ .
  20. « Notre Mission » (consulté le 5 juin 2015).
  21. Association d'intérêt général comme toute association de loi 1901 « Association française « Maud Fontenoy France » » (consulté le 25 juillet 2015).
  22. Association non reconnue d'utilité publique comme cela est faussement mentionné sur le site officiel « mentions légales "Maud Fontenoy France" » (consulté le 25 juillet 2015).
  23. Le grand plongeon à droite de Maud Fontenoy sur lemonde.fr du 04 septembre 2015.
  24. Maud Fontenoy : Faux record, ambition qui dérange, portrait à contre-courant... 2015.
  25. « Débarquons Maud Fontenoy des écoles ».
  26. « Maud Fontenoy Fondation - Kit pédagogique primaire Kit pédagogique primaire - Education à l'environnement et au développement durable », sur maudfontenoyfondation.com.
  27. « Peu de people candidats », leParisien.fr,‎ (consulté le 19 juillet 2010)
  28. Résultats des élections régionales 2004, région Île-de-France, site du ministère de l'Intérieur.
  29. « Sarkozy accueille une brochette de nouveaux people à Villepinte », marianne.net,‎ (consulté le 17 décembre 2014)
  30. Maud Fontenoy (préf. Gérard d'Aboville), Atlantique face nord : Première féminine à la rame, Paris, Robert Laffont,‎ , 172 p., 22 cm (ISBN 2-221-10195-2)
  31. Clara Griot et Hervé Kempf, « Maud Fontenoy, l’imposture écologiste que le gouvernement prend en exemple », sur Reporterre.net,‎ (consulté le 22 mai 2015)
  32. http://www.lepoint.fr/politique/sarkozy-se-taille-un-parti-sur-mesure-30-05-2015-1932291_20.php
  33. « Maud Fontenoy, la surprise de la liste régionale de Christian Estrosi », sur blogs.mediapart.fr,‎
  34. « Marraine d'Exclusive Hotels ! », Exclusive Hotels,‎ inconnue (consulté le 19 juillet 2010)
  35. Céline Perronnet, « Exclusive Hotels fonde de gros espoirs en 2008 », Le Quotidien du tourisme,‎ (consulté le 20 juillet 2010)
  36. http://www.tourhebdo.com/actualites/detail/39926/chateaux-et-hotels-collection-fusionne-avec-exclusive-hotels.html
  37. « Maud Fontenoy », Merveilleux Aventuriers,‎ (consulté le 19 juillet 2010)
  38. « Maud Fontenoy : l'appel de la jeunesse », Lefigaro.fr,‎ (consulté le 19 juillet 2010)
  39. « Course Croisière Edhec - 19-26 avril 2008 - Les Sables d'Olonne », sur voilesclassiques.com (consulté le 31 janvier 2010), page 2 [PDF]
  40. « Le conseil d'administration », Conservatoire du littoral (consulté le 20 juillet 2010)
  41. « Jérôme Bignon élu président du Conservatoire du littoral », sur actu-environnement.com,‎
  42. « Arrêté du 18 avril 2014 portant nomination au conseil d’administration du Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres », sur www.bulletin-officiel.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 13 décembre 2015)
  43. P. Chiang-joo, « Maud Fontenoy », UNESCO,‎ (consulté le 20 juillet 2010)
  44. AFP, « La navigatrice française Maud Fontenoy "ambassadrice des océans" de l'Unesco », leParisien.fr,‎ (consulté le 20 juillet 2010)
  45. « Raymond Soubie nommé au Conseil Économique et social », L'Express.fr citant une dépêche de l'AFP (consulté le 28 octobre 2010)
  46. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/04/11/97001-20160411FILWWW00134-maud-fontenoy-rejoint-valeurs-actuelles.php
  47. « Maud Fontenoy au gouvernement? », 20minutes.fr,‎ (consulté le 19 juillet 2010)
  48. « Maud Fontenoy, l’imposture écologiste que le gouvernement prend en exemple », reporterre.net,‎ (consulté le 25 août 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]