Julien Aubert

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Julien Aubert
Julien Aubert en 2014.
Julien Aubert en 2014.
Fonctions
Député de la 5e circonscription de Vaucluse
En fonction depuis le
(5 ans, 3 mois et 2 jours)
Élection 17 juin 2012
Réélection 18 juin 2017
Législature XIVe et XVe
Groupe politique UMP puis LR
Prédécesseur Nouvelle circonscription
Vice-président du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur
délégué aux finances, rationalisation des dépenses
En fonction depuis le
(1 an, 9 mois et 9 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Christian Estrosi
Renaud Muselier
Biographie
Date de naissance (39 ans)
Lieu de naissance Marseille (Bouches-du-Rhône)
Nationalité Française
Parti politique RPR
UMP
Les Républicains
Diplômé de IEP de Paris
Université Johns-Hopkins
ENA
Profession Magistrat à la Cour des comptes

Julien Aubert, né le à Marseille (Bouches-du-Rhône), est un homme politique français. Depuis 2012, il est député, élu dans la cinquième circonscription de Vaucluse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et débuts professionnels[modifier | modifier le code]

Julien Aubert adhère au Rassemblement pour la République le , et devient la même année, à 20 ans, assistant parlementaire du député de Vaucluse Thierry Mariani[1].

Il intègre l'IEP de Paris, où il a comme professeur Henri Guaino, auquel il se lie[1]. Diplômé, il fait un master à l'université Johns-Hopkins (SAIS) de Washington DC (États-Unis) puis l'École nationale d'administration, imaginant suivre des cours de comédien s'il échoue[1],[2]. Il sort 17e de la promotion Léopold Sédar Senghor, où se trouve aussi Emmanuel Macron. Il est ensuite nommé auditeur, puis conseiller référendaire à la Cour des comptes.

Julien Aubert travaille pendant cinq années à la première chambre de la Cour, chargé des affaires économiques et du contrôle du ministère des Finances. Il a notamment été le coordinateur du rapport destiné au Parlement sur les conditions de mise en œuvre de La Banque postale (2009) et commissaire aux comptes des Nations unies (2004-2009).

Il rejoint en 2009 le palais de l'Élysée, à la mission interministérielle Union pour la Méditerranée, dirigée par Henri Guaino, alors conseiller spécial du président de la République, en tant que responsable des affaires économiques et des financements de projets. Il crée le Fonds d'amorçage de réalisation et d'orientation[3] et lance des rencontres inter-méditerranéennes économiques appelées For'UM [4].

En 2013, Julien Aubert a été intégré au programme « Young Leaders »[5] de la Fondation franco-américaine. Il est également un ancien membre du Cycle des Hautes études sur le développement économique (2011).

Député de Vaucluse[modifier | modifier le code]

Marseillais de naissance aux attaches familiales dans le département, Julien Aubert se présente lors des élections législatives de 2012 dans la cinquième circonscription de Vaucluse, créée par le redécoupage électoral de 2010. Au premier tour, il arrive en seconde position avec 26,27 % des suffrages exprimés en ballotage avec le candidat socialiste Jean-François Lovisolo (35,27 %) et la candidate du Front national Martine Furioli-Beaunier (24,41 %)[6]. Cependant, cette dernière se retire pour « faire barrage à la gauche »[7]. Ce désistement, l'un des deux seuls effectués par un candidat du Front national lors de ce scrutin, est condamné par la direction du parti[7]. Le 17 juin, au second tour, Julien Aubert devient député avec 50,33 % des voix dans un duel face à Jean-François Lovisolo (49,67 %)[6]. L'Express affirme un an plus tard que le retrait de la candidate frontiste aurait été lié à un accord secret PS/FN entre les deux-tours des législatives[8], dont Martine Furioli-Beaunier n'aurait pas voulu être complice. À l'été 2015, La Provence et Le Canard enchaîné annoncent, avec lettres et courriels à l'appui, que c'est au contraire Julien Aubert et le sénateur UMP Alain Dufaut qui auraient négocié ce retrait[9]. Le dernier jour du dépôt des candidatures pour le second tour, Aubert avait notamment écrit au directeur de campagne de la candidate frontiste : « Je m'engage, au nom de l'UMP, à aider Mme Furioli pour les investitures futures et à lui trouver un poste. »[9]. Quelques jours plus tard, La Provence reconnaît qu'il n'y a pas eu d'accord UMP/FN[10], Madame Furioli ayant publiquement disqualifié la version donnée par le mail publié par le Canard. Nicolas Sarkozy et les instances du parti Les Républicains ont réaffirmé leur confiance en Julien Aubert rappelant que « son combat depuis trois ans, notamment aux municipales de Carpentras, démontre son engagement sans faille au service des valeurs des Républicains »[11].

Jeune député, il fonde avec six autres nouveaux députés de moins de 40 ans les « Cadets-Bourbon »[1].

Il se spécialise dans la transition énergétique[1] au sein de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire, comme coprésident du groupe d'études Énergies, à partir de décembre 2012[12] et en qualité de membre titulaire du Conseil national de la transition écologique depuis septembre 2013. Il dirige avec le député Daniel Fasquelle « L'autre débat sur la transition énergétique », contre-propositions de l'UMP au projet de loi sur la transition énergétique du gouvernement, puis est l'orateur de l'UMP lors du débat de ce texte à l'Assemblée[13] et vice-président de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi[14]. En juin 2016, il appelle la Droite, et les candidats aux primaires, à se doter d'une véritable stratégie énergétique[15].

Il préside la mission d'information parlementaire relative à la faisabilité technique et financière des installations nucléaires créée au cours de l'été 2016. Son rapport est publié le 1er février 2017, mais il se montre critique avec les conclusions du rapporteur de la mission[16].

Il est également vice-président du groupe d'études Internet et du groupe d'études sur les parcs naturels nationaux et régionaux.

Il se fait également remarquer sur les bancs de l'Assemblée, en menant le combat législatif contre le projet de loi en faveur du mariage pour tous et en ciblant la ministre de la Justice[1],[17]. En 2013, l'Expansion le classe 6e parmi les trente-huit nouveaux députés de l'opposition pour son activité, notamment par le nombre de ses interventions dans l’hémicycle et le nombre de rapports parlementaires[18].

En février 2015, il met en place avec Bruno Le Maire une consultation en ligne sur internet à propos du régime social des indépendants[19], en demandant également avec 114 autres députés UMP-UDI une mission parlementaire sur les dysfonctionnements du régime et son impact sur l'économie française. Le 3 décembre 2015, leur proposition de loi est débattue au Parlement, mais rejetée par la majorité. En mai 2015, il dépose une proposition de loi, à la suite de « l'affaire Maryvonne », visant à pénaliser l'occupation sans droit ni titre d'un bien immobilier[20].

Pour avoir refusé à deux reprises de féminiser le titre de président de l'Assemblée nationale, contre le règlement de l'Assemblée nationale, Julien Aubert fait l'objet le d'un rappel à l'ordre avec inscription au procès-verbal (le privant d'un quart de son indemnité parlementaire mensuelle)[N 1].

Il est candidat à sa réélection aux élections législatives de 2017 dans la cinquième circonscription de Vaucluse. Il l'emporte à l'issue du second tour contre le sociologue Jean Viard, en rattrapant son retard de 13 points du premier tour, avec 50,89% des voix. Il siège pour ce second mandat dans la commission des Finances où il est nommé rapporteur spécial sur le budget Environnement / Energie. Il est élu vice-président du groupe "Les Républicains" à l'Assemblée nationale.

Municipales 2014 à Carpentras[modifier | modifier le code]

En juillet 2013, il est investi par l'UMP pour les élections municipales de Carpentras, dans un contexte politique marqué par la très forte poussée du Front national qui vise une victoire dans cette ville. Il choisit pour slogan « Relevons le défi, relevons Carpentras ». Concurrencé par une liste soutenue par l'UDI, la liste de Julien Aubert arrive en 3e position derrière le PS et le FN. Conformément à ce qu'il avait promis pendant la campagne, Julien Aubert ne se retire pas du second tour, ni ne fusionne, et applique la stratégie du « ni-ni ». Le candidat socialiste est réélu pour un second mandat avec 44,45 % contre 42,14 % pour le candidat FN. Julien Aubert, lui, arrive en dernière position avec 13,39 % des voix[24].

Régionales 2015 en PACA[modifier | modifier le code]

En mai 2015, Julien Aubert est investi comme tête de liste Les Républicains en Vaucluse pour les élections régionales de décembre 2015 en PACA, derrière Christian Estrosi, face à Marion Maréchal-Le Pen[25]. Élu, il est nommé 3e vice-président de la région chargé des Finances et de la rationalisation des dépenses. Il le reste jusqu'au 18 Juin 2017, date à laquelle la loi sur le cumul des mandats l'oblige à faire le choix de son mandat parlementaire.

Convictions politiques et positions au sein de l'UMP puis des Républicains[modifier | modifier le code]

Séguiniste, secrétaire général de l'Association des députés gaullistes depuis septembre 2012, son positionnement politique intègre « les idées musclées » de Thierry Mariani et le « gaullisme social et souverainiste » de Guaino[1],[26],[27].

Lors du congrès de l'UMP de 2012, il milite pour la motion Le Gaullisme, une voie d'avenir pour la France, qui dans sa circonscription obtient 44 % des suffrages lors de l'élection interne à l'UMP [28].

En 2012, il soutient Jean-François Copé pour la présidence de l'UMP et est nommé membre titulaire de la Commission nationale d'investiture, en tant que représentant des gaullistes et benjamin de cet organe. Il est par ailleurs nommé secrétaire national de l'UMP. En novembre 2014, il choisit de soutenir Bruno Le Maire à la présidence de l'UMP[29], avec trois de ses collègues membres du collectif des cadets bourbon.

Pour combattre la montée de l'extrême-droite en PACA, il lance en 2013 le « Rassemblement Bleu lavande »[30] en référence au Rassemblement bleu Marine qu'il accuse de piller la sémantique et l'héritage du général de Gaulle, et dont il reprend une partie du discours. Dix candidats du Vaucluse, des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes signent en décembre 2013 une "Charte du rassemblement bleu lavande" qui reprend cinq engagements moraux de comportement politique[31]. En 2015, sept nouveaux candidats signent la Charte pour les élections départementales, dont Maurice Chabert, qui devient président du conseil départemental de Vaucluse en mars 2015[32].

En octobre 2012, il fait partie des dix-sept députés du groupe UMP (sur 195) à voter contre la ratification du pacte budgétaire européen[33], expliquant à cette occasion qu'une autre solution aurait dû être trouvée « qui ne mène pas à un fédéralisme déguisé et à la négation politique[34] ». En mai 2016, avec Lionnel Luca, il appelle à la candidature d'un gaulliste aux primaires, un "candidat qui dit non", capable de réconcilier les Républicains avec les électeurs euro-critiques tentés par le vote Front National[35]. Après le forfait d'Henri Guaino aux primaires, il conserve sa neutralité pour le scrutin, qu'il est chargé d'organiser dans le Vaucluse[36].

Il reconnait que le député Jacques Bompard a toujours « lutté contre la gauche » et affirme ne pas « mettre la Ligue du Sud et le Front national sur le même plan. Bompard combat le FN et il a toujours été dans la lutte contre la gauche. Il ne joue jamais à qui perd gagne, contrairement à Marion Maréchal-Le Pen »[37].

Le 9 novembre 2016, il publie son premier livre intitulé Salaud d’élu, dans lequel il réfute les accusations régulièrement adressées à la classe politique[38].

En septembre 2017, Julien Aubert annonce sa candidature à la présidence du parti, dont le congrès aura lieu en décembre 2017[39].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Salaud d'élu, Cent Mille Milliards, 2016.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette sanction est confirmée par le bureau de l'Assemblée nationale le 12 novembre 2014[1],[21],[22],[23]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Lavande Gaullisme et provocations : Julien Aubert le troll de l'assemblée, francetvinfo.fr, consulté le 10 octobre 2014
  2. Laure Equy, Julien Aubert, un parfum de gaullisme, Libération, 24 octobre 2012
  3. « www.faro-um.org »
  4. http://www.lejmed.fr/Mousquetaire-de-l-UpM-et-heureux.html
  5. Admin Suite, « Annuaire des Young Leaders - French-American Foundation France » (consulté le 4 juin 2015)
  6. a et b « Résultats des élections législatives 2012 - Vaucluse (84) - 5e circonscription », sur interieur.gouv.fr (consulté le 23 juin 2012)
  7. a et b « Législatives (5e circo du 84) : la candidate FN décide de se retirer "pour faire barrage à la gauche" », AFP, sur laprovence.com, le site de La Provence, .
  8. Comment le PS du vaucluse a sciemment fait élire Marion Maréchal Le Pen, lexpress.fr, consulté le 16 octobre 2014
  9. a et b « Le deal UMP-FN était pire que parfait (suite) », Le Canard enchaîné, , p. 2.
  10. [1]
  11. « Sarkozy soutient ce député malgré les révélations du Canard Enchaîné », sur Le Huffington Post (consulté le 14 octobre 2015)
  12. « Groupe d'études Énergies », sur www.assemblee-nationale.fr, Assemblée nationale (consulté le 17 janvier 2013)
  13. « La transition énergétique vue par l'UMP »
  14. « Assemblée nationale »
  15. http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/05/30/pour-une-diversification-intelligente-de-l-energie_4928635_3232.html
  16. « Nucléaire : le débat monte sur le démantèlement », sur lesechos.fr, (consulté le 7 juin 2017)
  17. [2]
  18. « Classement Expansion »
  19. Enquête sur le RSI: pourquoi les parlementaires s'en mêlent-ils ?: Julien Aubert, lefigaro.fr, 10 février 2015
  20. INTERVIEW - Le député UMP du Vaucluse, dépose une proposition de loi pour lutter contre les occupations sans droit ni titre., lefigaro.fr, 24 mai 2015
  21. «Madame le président» insiste à l'Assemblée un député UMP, il est sanctionné, lefigaro.fr, consulté le 10 octobre 2014
  22. "Madame le président" : Julien Aubert voit sa sanction confirmée, atlantico.fr, consulté le 14 novembre 2014
  23. "Madame LE président": sanction confirmée pour le député UMP Julien Aubert, huffingtonpost.fr, consulté le 14 novembre 2014
  24. Résultats élections municipales 2014 pour Carpentras, lemonde.fr, consulté le 27 mai 2015
  25. Voici les têtes de liste UMP aux régionales, département par département, francetvinfo.fr, 13 mai 2015, consulté le 27 mai 2015
  26. « Article Revue parlementaire »
  27. http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/09/18/31001-20140918ARTFIG00141-presidence-de-l-ump-l-appel-de-jeunes-deputes-pour-une-releve-adroite-avec-bruno-le-maire.php
  28. http://www.ifop.com/media/pressdocument/523-1-document_file.pdf
  29. « Libération »
  30. Association déclarée le  : www.net1901.org
  31. http://www.laprovence.com/article/edition-sud-vaucluse/2658470/le-rassemblement-bleu-qui-deteint.html
  32. liste des candidats sur le site [3], consulté le 27 mai 2015
  33. « Analyse du scrutin n° 30 - Première séance du 09/10/2012 : Scrutin public sur l'ensemble du projet de loi autorisant la ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'Union économique et monétaire (1re lecture) », sur www.assemblee-nationale.fr, Assemblée nationale, (consulté le 13 octobre 2012)
  34. Patrick Fluckiger, « Les fractures persistent », L'Alsace,‎ (lire en ligne)
  35. http://www.lopinion.fr/edition/politique/lionnel-luca-julien-aubert-candidat-qui-dit-non-102763.
  36. « Qui soutient qui ? »
  37. « Le gros plan drague de l'UMP Julien Aubert en direction du parti d'extrême droite la Ligue du Sud - Le Lab Europe 1 » (consulté le 5 juin 2015)
  38. Alexandre Lemarié, « Julien Aubert, élu de droite, s’élève contre le discours « anti-élites » », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  39. Victor Dhollande-Monnier, « Julien Aubert est candidat à la présidence de Les Républicains » sur Le Lab (Europe 1), 3 septembre 2017

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]