Julien Aubert

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Julien Aubert
Illustration.
Julien Aubert en 2017.
Fonctions
Député français
élu dans la 5ecirconscription de Vaucluse
En fonction depuis le
(6 ans, 1 mois et 27 jours)
Élection 17 juin 2012
Réélection 18 juin 2017
Circonscription 5e de Vaucluse
Législature XIVe et XVe
Groupe politique UMP puis LR
Prédécesseur Nouvelle circonscription
Secrétaire général adjoint
de Les Républicains
en charge de la formation
En fonction depuis le
(8 mois et 3 jours)
Président Laurent Wauquiez
Président
d'Oser la France
En fonction depuis le
(8 mois et 25 jours)
Conseiller régional
de Provence-Alpes-Côte d'Azur
élu dans le Vaucluse
En fonction depuis le
(2 ans, 8 mois et 3 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Renaud Muselier
Vice-président de Provence-Alpes-Côte d'Azur
délégué aux finances, rationalisation des dépenses

(1 an, 6 mois et 5 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Christian Estrosi
Renaud Muselier
Biographie
Date de naissance (40 ans)
Lieu de naissance Marseille (Bouches-du-Rhône)
Nationalité Française
Parti politique RPR
UMP
Les Républicains
Diplômé de Sciences Po Paris
Université Johns-Hopkins
Ecole nationale d'administration (ENA)
Profession Magistrat à la Cour des comptes

Julien Aubert, né le à Marseille (Bouches-du-Rhône), est un haut-fonctionnaire et un homme politique français. Élu député en 2012 dans la cinquième circonscription de Vaucluse, il est réélu en 2017. Il est secrétaire général adjoint des Républicains depuis décembre 2017. Il préside le mouvement Oser la France qu'il a créé en novembre 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Marseille, sa famille est originaire de Sault dans le Vaucluse. Son père, né à Carpentras est pharmacien[1]. Son grand-père, Félix Aubert, était résistant dans le Maquis Ventoux[2].

Formation[modifier | modifier le code]

Il intègre Sciences Po Paris, où il a comme professeur Henri Guaino, auquel il se lie[3]. Diplômé, il fait un master à l'université Johns-Hopkins (SAIS) de Washington DC (États-Unis) puis l'École nationale d'administration, imaginant suivre des cours de comédien s'il échoue[3],[4]. Il sort 17e de la promotion Léopold Sédar Senghor (où se trouve aussi Emmanuel Macron), qu'il aurait aimé voir s'appeler « D'Artagnan »[5]. Il est ensuite nommé auditeur, puis conseiller référendaire à la Cour des comptes.

En 2013, Julien Aubert a été intégré au programme « Young Leaders »[6] de la Fondation franco-américaine. Il est également un ancien membre du Cycle des Hautes études sur le développement économique (2011)[réf. nécessaire].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Cour des comptes de 2004 à 2009[modifier | modifier le code]

Julien Aubert travaille pendant cinq années à la première chambre de la Cour des comptes, chargé des affaires économiques et du contrôle du ministère des Finances. Il est d'abord auditeur, avant d'être nommé conseiller référendaire. Il a notamment été le coordinateur du rapport destiné au Parlement sur les conditions de mise en œuvre de La Banque postale (2009) et commissaire aux comptes des Nations unies (2004-2009).

Conseiller de la Présidence de la République de 2009 à 2012[modifier | modifier le code]

Il rejoint en 2009 le palais de l'Élysée, à la mission interministérielle Union pour la Méditerranée, dirigée par Henri Guaino, alors conseiller spécial du président de la République, en tant que responsable des affaires économiques et des financements de projets. Il crée le Fonds d'amorçage de réalisation et d'orientation[7] et lance des rencontres inter-méditerranéennes économiques appelées For'UM [8].

Professeur à Sciences Po Paris[modifier | modifier le code]

Julien Aubert enseigne les questions internationales au sein de la préparation aux concours administratifs de Sciences Po Paris[9].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il se marie en 2017 à Sarah Boualem[10], petite-fille du bachaga Boualam, militaire et homme politique français, harki[11].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Député de Vaucluse[modifier | modifier le code]

Elu en 2012 dans la cinquième circonscription de Vaucluse, il est réélu en 2017.

Premier mandat de 2012 à 2017[modifier | modifier le code]

Marseillais de naissance, sa famille a des origines et des attaches dans le Vaucluse, notamment à Sault. Julien Aubert se présente lors des élections législatives de 2012 dans la cinquième circonscription de Vaucluse, créée par le redécoupage électoral de 2010. Sa suppléante est Dominique Santoni, Maire d'Apt depuis 2015 et conseillère départementale de Vaucluse. Au premier tour, il arrive en seconde position avec 26,27 % des suffrages exprimés en ballotage avec le candidat socialiste Jean-François Lovisolo (35,27 %) et la candidate du Front national Martine Furioli-Beaunier (24,41 %)[12]. Cependant, cette dernière se retire pour « faire barrage à la gauche »[13]. Ce désistement, l'un des deux seuls effectués par un candidat du Front national lors de ce scrutin, est condamné par la direction du parti[13]. Le 17 juin, au second tour, Julien Aubert devient député avec 50,33 % des voix dans un duel face à Jean-François Lovisolo (49,67 %)[12]. L'Express affirme un an plus tard que le retrait de la candidate frontiste aurait été lié à un accord secret PS/FN entre les deux-tours des législatives[14], dont Martine Furioli-Beaunier n'aurait pas voulu être complice. À l'été 2015, La Provence et Le Canard enchaîné annoncent, avec lettres et courriels à l'appui, que c'est au contraire Julien Aubert et le sénateur UMP Alain Dufaut qui auraient négocié ce retrait[15]. Le dernier jour du dépôt des candidatures pour le second tour, Aubert avait notamment écrit au directeur de campagne de la candidate frontiste : « Je m'engage, au nom de l'UMP, à aider Mme Furioli pour les investitures futures et à lui trouver un poste. »[15]. Quelques jours plus tard, La Provence reconnaît qu'il n'y a pas eu d'accord UMP/FN[16], Madame Furioli ayant publiquement disqualifié la version donnée par le mail publié par le Canard. Nicolas Sarkozy et les instances du parti Les Républicains ont réaffirmé leur confiance en Julien Aubert rappelant que « son combat depuis trois ans, notamment aux municipales de Carpentras, démontre son engagement sans faille au service des valeurs des Républicains »[17].

Jeune député, il fonde avec six autres nouveaux députés de moins de 40 ans les « Cadets-Bourbon »[3]. Ce groupe notamment composé avec Damien Abad et Gérald Darmanin visait à "mettre à profit ce quinquennat d'opposition pour renouveler l'UMP et la droite française"[18].

Il se spécialise dans la transition énergétique[3] au sein de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire, comme coprésident du groupe d'études Énergies, à partir de décembre 2012[19] et en qualité de membre titulaire du Conseil national de la transition écologique depuis septembre 2013. Il dirige avec le député Daniel Fasquelle « L'autre débat sur la transition énergétique », contre-propositions de l'UMP au projet de loi sur la transition énergétique du gouvernement, puis est l'orateur de l'UMP lors du débat de ce texte à l'Assemblée[20] et vice-président de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi[21]. En juin 2016, il appelle la Droite, et les candidats aux primaires, à se doter d'une véritable stratégie énergétique[22].

Il préside la mission d'information parlementaire relative à la faisabilité technique et financière des installations nucléaires créée au cours de l'été 2016. Son rapport est publié le 1er février 2017, mais il se montre critique avec les conclusions du rapporteur de la mission[23].

Il est également vice-président du groupe d'études Internet et du groupe d'études sur les parcs naturels nationaux et régionaux.

Il se fait également remarquer sur les bancs de l'Assemblée, en menant le combat législatif contre le projet de loi en faveur du mariage pour tous et en ciblant la Ministre de la justice d'alors, Christiane Taubira[3],[24].

En 2013, l'Expansion le classe 6e parmi les trente-huit nouveaux députés de l'opposition pour son activité, notamment par le nombre de ses interventions dans l’hémicycle et le nombre de rapports parlementaires[25].

Pour avoir refusé à deux reprises de féminiser le titre de président de l'Assemblée nationale, contre le règlement de l'Assemblée nationale, Julien Aubert fait l'objet le d'un rappel à l'ordre avec inscription au procès-verbal (le privant d'un quart de son indemnité parlementaire mensuelle)[N 1]. Julien Aubert a contesté cette décision du Bureau de l'Assemblée relevant notamment que l'Académie française s'oppose à la féminisation des noms de fonctions[29].

En février 2015, il met en place avec Bruno Le Maire une consultation en ligne sur internet à propos du régime social des indépendants[30], en demandant également avec 114 autres députés UMP-UDI une mission parlementaire sur les dysfonctionnements du régime et son impact sur l'économie française. Le 3 décembre 2015, leur proposition de loi est débattue au Parlement, mais rejetée par la majorité. En mai 2015, il dépose une proposition de loi, à la suite de « l'affaire Maryvonne », visant à pénaliser l'occupation sans droit ni titre d'un bien immobilier[31].

Le site "NosDéputés.fr" classe Julien Aubert parmi les 150 députés (sur 577) les plus actifs sur l'ensemble de son premier mandat dans 7 des 9 critères d'évaluation retenus (interventions en commission; interventions en hémicycle; amendements proposés; propositions de lois signées; questions écrites au gouvernement et questions orales au gouvernement)[32]. Il est classé par "Capital" 42e député le plus actif sur 577[33].

Deuxième mandat depuis 2017[modifier | modifier le code]

Il est candidat à sa réélection aux élections législatives de 2017 dans la cinquième circonscription de Vaucluse, avec pour suppléant Claude Melquior. Il l'emporte à l'issue du second tour contre le sociologue Jean Viard, en rattrapant son retard de 13 points du premier tour, avec 50,89% des voix.

Il siège pour ce second mandat dans la commission des Finances, mais demeure spécialisé dans les enjeux énergétiques, il est d'ailleurs nommé rapporteur spécial sur le budget Environnement / Energie au sein la commission des Finances.

Il occupe de nouvelles fonctions au sein de l'Assemblée nationale, en lien avec son domaine de spécialisation : il préside le Groupe d'études des enjeux économiques de la filière industrielle énergétique; il est également vice-président du Groupe d'études des énergies vertes. Il est également vice-président de la Commission d'enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires[34]. A ce titre, il critique dans une tribune à l'hebdomadaire Le Point le rapport de la Commission d'enquête que préside Barbara Pompili qu'il accuse d'être biaisé : « pas moins de 697 lignes du rapport sont des extraits de citations des antinucléaire, dont 91 pour un seul expert (Yves Marignac), à comparer aux 188 lignes de citations directes de propos tenus par les trois opérateurs nucléaires (EDF, Orano et CEA) »[35].

Il devient également membre de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques[36].

Il préside la Mission d'information commune sur les usages des bloc-chaînes (blockchains) et autres technologies de certification de registres, qui constitue une nouvelle technologie numérique de stockage et partage d'information[37].

Il est élu vice-président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale[38].

Dans le cadre du groupe d'études sur les enjeux économiques de la filière industrielle énergétique il organise une table ronde entre les opposants et les partisans du compteur Linky mis en place par Enedis ainsi que les autorités publiques concernées. Il réalise par la suite des préconisations comme laisser une possibilité de refuser le nouveau compteur pour les personnes électrosensibles[39].

Il est notamment l'auteur depuis le début du mandat d'une proposition de loi de défense du droit de propriété et créant un délit d'occupation sans droit ni titre d'un immeuble qui visait à renforcer la législation contre les squatters qu'il jugeait trop favorable à ces derniers. Il est également l'auteur d'une proposition de résolution invitant le Gouvernement à empêcher l'introduction de l'écriture inclusive dans les établissements scolaires; d'une proposition de résolution invitant le Gouvernement à dénoncer le protocole n° 11 de la Convention européenne des droits de l'homme dans les cas liés au terrorisme, pour permettre à la France d'expulser les terroristes étrangers. Aussi il est l'auteur d'une proposition de loi visant à renforcer la transparence des sondages d'opinion[40].

Le site "NosDéputés.fr" relève que Julien Aubert, depuis le début de son second mandat, se situe toujours parmi les 150 députés les plus actifs (sur 577) sur les neuf critères d'évaluation retenus (semaines d'activités; interventions en commission; interventions en hémicycle; amendements proposés; rapports écrits; propositions de lois signées; questions écrites au gouvernement et questions orales au gouvernement)[41].

Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur[modifier | modifier le code]

Vice-président, délégué aux finances et à la rationalisation des dépenses de 2015 à 2017[modifier | modifier le code]

En mai 2015, Julien Aubert est investi comme tête de liste Les Républicains en Vaucluse pour les élections régionales de décembre 2015 en Provence-Alpes-Côte d'Azur, derrière Christian Estrosi, face à Marion Maréchal-Le Pen[42]. Élu, il est nommé 3e vice-président de la région chargé des Finances et de la rationalisation des dépenses.

Le budget pour l'année 2017, premier budget depuis l'élection de la nouvelle majorité Les Républicains au conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur auquel il participe en tant vice-président de la Région chargé des Finances et de la rationalisation des dépenses est marqué par une baisse des dépenses de fonctionnement de 44 millions d'euros, et un accroissement des aides aux entreprises de 12% pour développer l'investissement et l'emploi[43].

Conseiller régional depuis 2017[modifier | modifier le code]

Il reste 3e vice-président de la région chargé des Finances et de la rationalisation des dépenses, jusqu'au 18 juin 2017, date à laquelle la loi sur le cumul des mandats l'oblige à faire le choix de son mandat parlementaire. Il redevient donc simple conseiller régional.

Il exprime son scepticisme face à la proposition du nouveau président Renaud Muselier sur le projet d'un Parc naturel régional au Mont Ventoux, en relevant notamment le risque de contraintes qui pèseraient sur les agriculteurs et les éleveurs, alors que le programme des Républicains pour les régionales de 2015 proposait l'abandon du projet[44].

Municipales 2014 à Carpentras[modifier | modifier le code]

En juillet 2013, il est investi par l'UMP pour les élections municipales de Carpentras, dans un contexte politique marqué par la très forte poussée du Front national qui vise une victoire dans cette ville. Il choisit pour slogan « Relevons le défi, relevons Carpentras ». Concurrencé par une liste soutenue par l'UDI, la liste de Julien Aubert arrive en 3e position derrière le PS et le FN. Conformément à ce qu'il avait promis pendant la campagne, Julien Aubert ne se retire pas du second tour, ni ne fusionne, et applique la stratégie du « ni-ni ». Le candidat socialiste est réélu pour un second mandat avec 44,45 % contre 42,14 % pour le candidat FN. Julien Aubert, lui, arrive en dernière position avec 13,39 % des voix[45].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Julien Aubert adhère au Rassemblement pour la République le , et devient la même année, à 20 ans, stagiaire auprès de Thierry Mariani[3] à raison d'une journée par semaine.

Séguiniste, secrétaire général de l'Association des députés gaullistes depuis septembre 2012, sa position politique intègre « les idées musclées » de Thierry Mariani et le « gaullisme social et souverainiste » de Guaino[3],[46],[47]. Il a toutefois annoncé à plusieurs reprises avoir pris ses distances avec la stratégie de Thierry Mariani alors que celui-ci se rapprochait du Front national[48].

Positions au sein de l'UMP[modifier | modifier le code]

En octobre 2012, il fait partie des dix-sept députés du groupe UMP (sur 195) à voter contre la ratification du pacte budgétaire européen[49], expliquant à cette occasion qu'une autre solution aurait dû être trouvée « qui ne mène pas à un fédéralisme déguisé et à la négation politique[50] ».

Lors du congrès de l'UMP de 2012, il milite pour la motion Le Gaullisme, une voie d'avenir pour la France, qui dans sa circonscription obtient 44 % des suffrages lors de l'élection interne à l'UMP [51].

En 2012, il soutient Jean-François Copé pour la présidence de l'UMP et est nommé membre titulaire de la Commission nationale d'investiture, en tant que représentant des gaullistes et benjamin de cet organe. Il est par ailleurs nommé secrétaire national de l'UMP.

En novembre 2014, il choisit de soutenir Bruno Le Maire à la présidence de l'UMP[52], avec trois de ses collègues membres du collectif des cadets bourbon.

En mai 2016, avec Lionnel Luca, il appelle à la candidature d'un gaulliste aux primaires, un « candidat qui dit non », capable de réconcilier les Républicains avec les électeurs euro-critiques tentés par le vote Front National[53]. Après le forfait d'Henri Guaino aux primaires, il conserve sa neutralité pour le scrutin, qu'il est chargé d'organiser dans le Vaucluse[54].

Il reconnaît que le député Jacques Bompard a toujours « lutté contre la gauche » et affirme ne pas « mettre la Ligue du Sud et le Front national sur le même plan. Bompard combat le FN et il a toujours été dans la lutte contre la gauche. Il ne joue jamais à qui perd gagne, contrairement à Marion Maréchal-Le Pen »[55].

Positions au sein de Les Républicains[modifier | modifier le code]

En septembre 2017, Julien Aubert annonce sa candidature à la présidence du parti, dont le congrès aura lieu en décembre 2017[56] mais renonce début octobre, n'ayant pas réuni le nombre suffisant de parrainages[57]. Il avait soulevé durant la campagne, la contradiction entre l'appel de Laurent Wauquiez à ce que des personnalités se portent candidates tout en cherchant à rassembler pour lui plus de parrainages que nécessaire, ce qui limitait les possibilités de candidatures contre lui[58].

Après la victoire de Laurent Wauquiez au congrès des Républicains de 2017, il est nommé le 13 décembre de la même année secrétaire général adjoint des Républicains en charge de la formation. Il lance notamment le projet de "l'Ecole des cadres" qui vise au "réarmement idéologique" des responsables locaux du parti; ainsi que "l'Ecole des territoires" qui vise à renforcer la formation des militants[59]. Il est également nommé au Conseil des sensibilités qui vise à regrouper les différentes sensibilités de la droite. Il y représente la sensibilité gaulliste[60].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Salaud d'élu, Cent Mille Milliards, 2016.

Le 9 novembre 2016, il publie son premier livre intitulé Salaud d’élu, dans lequel il nuance les accusations régulièrement adressées à la classe politique[61]. Si Julien Aubert admet dans son livre que des élus se croyant au-dessus des lois existent et sont fortement condamnables, il rappelle que ces faits sont ceux d'une petite minorité qui ne sauraient concerner les 27000 maires des communes de moins de 1000 habitants qui gagnent moins de 1000 euros par mois[62].

Aussi, il développe dans cet ouvrage une vision critique des réformes portées pour lutter contre la crise démocratique notamment la fin du non-cumul des mandats qui va, selon lui, accroître le décalage entre les élus et les citoyens[63]. Il développe ses propres solutions face à la crise démocratique qu'il attribue aux révisions successives de la Constitution qui ont dénaturé l'équilibre dessiné en 1958, il critique aussi les interventions trop dirigistes de l'Union européenne ainsi que l'absence de cohérence des réformes des collectivités territoriales[64]. Selon lui, une refonte des institutions qui devrait donner un nouveau souffle démocratique passerait par un nouvel équilibre des pouvoirs entre Parlement et gouvernement, avec un rôle pour le président de la République plus proche de ce qu'il était dans l'esprit des rédacteurs de la Constitution. Ce renouveau démocratique passerait aussi par la mise en place d'un quorum aux élections[65].

Mouvement Rassemblement Bleu Lavande[modifier | modifier le code]

Pour combattre la montée de l'extrême-droite au niveau local en Provence-Alpes-Côte d'Azur, il lance en 2013 le « Rassemblement Bleu lavande »[66] en référence au Rassemblement bleu Marine qu'il accuse de piller la sémantique et l'héritage du général de Gaulle. Dix candidats du Vaucluse, des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes signent en décembre 2013 une « Charte du rassemblement bleu lavande » qui reprend cinq engagements moraux de comportement politique : "L'honnêteté, l'honneur, sens de l'intérêt général, rétablissement de l'autorité l'Etat et du politique, la fierté" [67]. En 2015, sept nouveaux candidats signent la Charte pour les élections départementales, dont Maurice Chabert, qui devient président du conseil départemental de Vaucluse en mars 2015[68].

Mouvement Oser la France[modifier | modifier le code]

Oser la France est un mouvement politique gaulliste créé le par le Député Julien Aubert[69]. Ce mouvement est conçu par ses fondateurs comme un laboratoire d'idées de la droite républicaine tout en se voulant ouvert sur l'extérieur du parti Les Républicains. Ce mouvement compte notamment neuf parlementaires.

Julien Aubert considère en 2017 que Les Républicains est « un astre mort »[70].

Julien Aubert tout en restant membre de Les Républicains veut faire d'Oser la France un mouvement transpartisan, inspiré du gaullisme et de l'héritage du Général de Gaulle. Ce mouvement affirme son attachement au gaullisme tout en cherchant à moderniser l'idéal gaulliste et en faire: « une véritable mise à jour » ; il sera « ouvert à la fois en interne aux Républicains et vers l'extérieur », avec des chevènementistes et des anciens de Debout la République, ancien nom du parti de Nicolas Dupont-Aignan, a précisé Julien Aubert à l'AFP [71].

Oser la France mène son action à travers de groupes de réflexion sectoriels, en publiant des tribunes dans la presse nationale ou encore en organisant ponctuellement des tables rondes avec des personnalités politiques; des hauts-fonctionnaires ou des intellectuels[72].

Les prises de position dans des tribunes régulières dans la presse nationale portent à la fois sur l'affirmation de la notion de souveraineté[73],[74]; une critique de la mondialisation financière [75], la défense de l'industrie de l'armement et de son indépendance [76]. Aussi, Oser la France a pu développer des positions originales contre le terrorisme notamment avec une prise de distance vis-à-vis de la Cour européenne des droits de l'homme pour pouvoir expulser plus facilement les terroristes étrangers[77].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette sanction est confirmée par le bureau de l'Assemblée nationale le 12 novembre 2014[3],[26],[27],[28]

Références[modifier | modifier le code]

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  11. « https://www.laprovence.com/photo/4129673/de-gauche-a-droite-la-deputee-valerie-boyer-ahmed-boualam-president-de-lunion-nationale-des-combattants-suppletifs » (consulté le 18 juillet 2018).
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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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