Parti chrétien-démocrate (France)

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Parti chrétien-démocrate
Image illustrative de l'article Parti chrétien-démocrate (France)
Logotype officiel.
Présentation
Président Jean-Frédéric Poisson
Fondation
Siège 38 rue de Berri
75008 Paris
Fondatrice et présidente d'honneur Christine Boutin
Vice-présidents Franck Margain
Xavier Lemoine
Positionnement Droite
Mouvement de jeunesse Jeunes chrétiens-démocrates
Idéologie Démocratie chrétienne
Conservatisme
Conservatisme social
Gaullisme
Libéral-conservatisme
Pro-vie
Christianisme social
Adhérents 10 000 (revendiqués en 2015)[1]
Couleurs Bleu
Site web lepcd.fr
Présidents de groupe
Assemblée Christian Jacob (LR)
Représentation
Députés
1 / 577

Le Parti chrétien-démocrate (abrégé en PCD) est un parti politique français se définissant de droite[2] fondé en par Christine Boutin, ancienne ministre du Logement. Successeur du Forum des républicains sociaux (FRS), parti fondateur de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), il est officiellement lancé lors du conseil national du FRS du [3]. Il a été membre du Comité de liaison de la majorité présidentielle.

Le mouvement jeune s'appelle les Jeunes chrétiens-démocrates.

Historique[modifier | modifier le code]

Fondation du FRS[modifier | modifier le code]

Le Forum des républicains sociaux (FRS) est fondé en par Christine Boutin, qui a ensuite été ministre du Logement et de la Ville de à . En 2002, il a été l'un des partis fondateurs de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), et a ensuite été considéré comme un parti associé.

Convention nationale de 2005[modifier | modifier le code]

Lors de sa convention nationale du , le Forum des républicains sociaux a décidé de rejeter le Traité établissant une Constitution pour l'Europe à une majorité de 75,88 % des voix.

Christine Boutin invoque notamment trois raisons pour expliquer sa position :

  • l'absence de reconnaissance des racines judéo-chrétiennes de l'Europe ;
  • le caractère selon elle « excessivement libéral » du traité, qui ne prendrait pas « en compte la personne humaine, une erreur qui a amené en France la fracture sociale » ;
  • le fait que le traité permette le clonage thérapeutique et « ouvre la porte aux mariages homosexuels et à la possibilité pour ceux-ci d'adopter des enfants ».

Convention nationale de 2009 et changement de dénomination[modifier | modifier le code]

Lors de sa convention nationale du , le parti a changé d'appellation pour devenir le FRS - La démocratie chrétienne sociale[4].

Le , les adhérents du FRS ont adopté un nouveau nom, Parti chrétien-démocrate, proposé par Christine Boutin : « Il nous permet d'avoir une identité plus forte et plus explicite. Il sera proposé aux adhérents le lors de notre conseil national. À droite, beaucoup ont abandonné les valeurs chrétiennes. (...) [Pour] intégrer cet électorat au sein de la majorité présidentielle, il faut porter haut et fort ces valeurs chrétiennes. Il ne suffit pas de préempter un électorat pour en représenter les valeurs ! »[5].

Convention nationale de 2013[modifier | modifier le code]

Le , Christine Boutin annonce sur son compte Twitter qu'elle présente sa démission de la présidence[6]. Celle-ci est acceptée à l'unanimité. Charles-Henri Jamin assure alors l'intérim à la tête du parti jusqu'à l'élection de Jean-Frédéric Poisson lors de Convention nationale du .

Lors de sa convention nationale du , le parti a proclamé les résultats du vote qui a eu lieu du au pour élire un nouveau président à la suite de la démission de Christine Boutin. Deux candidats étaient en lice, Frédéric Delaitre cadre du parti et Jean-Frédéric Poisson déjà député et vice-président du parti. C'est Jean-Frédéric Poisson qui a été élu par 73,28 % des voix[7], Frédéric Delaitre ayant obtenu 25,43 % des voix. Le pourcentage de voix restant (0,79 %) correspond au vote blanc que le parti a choisi de comptabiliser dans les suffrages exprimés.

Élection présidentielle de 2017[modifier | modifier le code]

En tant que président du PCD, Jean-Frédéric Poisson se présente à la primaire de la droite de 2016, organisée pour désigner un candidat à la présidentielle de 2017. Terminant 6e à l'issue du premier tour où il obtient 1,5  % des voix, il soutient François Fillon pour le second tour[8]. Après l'élimination de ce dernier au premier tour de l'élection présidentielle, Jean-Frédéric Poisson et Christine Boutin refusent pour le second tour d'appeler au « front républicain » contre Marine Le Pen en soutenant Emmanuel Macron[9],[10]. Christine Boutin déclare voter pour Marine Le Pen mais la position du parti demeure le « ni-ni »[11].

Positions[modifier | modifier le code]

Ce parti se rattache au courant démocrate-chrétien, et met un accent important sur le conservatisme social. Christine Boutin s'était opposée à l'établissement du PACS en 1999. En 2013, le parti a pris position contre le projet de loi visant à ouvrir le mariage et l'adoption aux couples de personnes de même sexe. Le PCD revendique environ 10 000 adhérents et 60 000 sympathisants au début de l'année 2013[12], et plus de 20 000 adhérents fin 2013.

Allié du parti Les Républicains à l'Assemblée nationale, l'actuel président du parti Jean-Frédéric Poisson se dit toutefois plus proche des idées de la députée FN Marion Maréchal-Le Pen que de sa collègue de groupe parlementaire Nathalie Kosciusko-Morizet[13].

Chronologie des présidents[modifier | modifier le code]

  • De la création en 2001 du Forum des républicains sociaux au changement de nom en 2009 : Christine Boutin.
  • 2009 - 2013 : Christine Boutin.
  • -  : Charles-Henri Jamin (par intérim, à la suite de la démission de Christine Boutin le ).
  • Depuis le  : Jean-Frédéric Poisson[7].

Élus et autres personnalités[modifier | modifier le code]

Le Parti chrétien-démocrate compte actuellement (en 2016) un député, cinq conseillers régionaux, cinq conseillers départementaux et environ 250 élus locaux (maires et conseillers municipaux).

Parlementaires[modifier | modifier le code]

Lors de la mandature 2007-2012, quatre personnes ont été député et membre du parti : Christine Boutin, Jean-Frédéric Poisson, Jean-François Chossy et Dino Cinieri[14]. Jean-Frédéric Poisson est battu lors d'une législative partielle dans la 10e circonscription des Yvelines, le . En , Jean-François Chossy cède son siège à son suppléant Paul Salen, non membre du PCD.

Le , le PCD annonce qu'il présentera une centaine de candidats aux élections législatives de juin[15]. Lors des élections législatives de 2012, Dino Cinieri est réélu et Jean-Frédéric Poisson retrouve son siège de député. Dino Cinieri prenant ses distances avec le PCD, Jean-Frédéric Poisson est le seul représentant de ce parti au Parlement durant la mandature 2012-2017.

Aucun sénateur ne s'est jamais revendiqué du PCD.

Conseillers régionaux[modifier | modifier le code]

Période 2008-2015[modifier | modifier le code]

Période 2015-2021[modifier | modifier le code]

Lors des élections régionales de 2015, le Parti chrétien-démocrate est allié à la droite dans trois régions : Île-de-France, Bretagne et Auvergne-Rhône-Alpes. Une conseillère régionale est élue en Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine. Le parti n'obtient aucun élu en Bretagne, la droite ayant perdu l'élection.

Le PCD obtient 5 conseillers régionaux sur toute la France (3 femmes et 2 hommes) :

  • Franck Margain (Paris) ;
  • Sylvie Piganeau (Yvelines) ;
  • Nicolas Tardy-Joubert (Yvelines) ;
  • Catherine Bolze Mante (Isère) ;
  • Catherine Vierling (Moselle).

Conseillers départementaux[modifier | modifier le code]

Maires et conseillers municipaux[modifier | modifier le code]

Logos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Avec 6 000 adhérents, EELV compte moins d’adhérents que le Parti chrétien démocrate », sur lelab.europe1.fr, (consulté le 31 août 2016).
  2. http://lepcd.fr/le-pcd/
  3. « Boutin crée le parti chrétien-démocrate », Le Figaro, .
  4. Dépêche AFP du .
  5. Site officiel du FRS, reprise d'un article paru dans Le Figaro. Site consulté le .
  6. « Parti Chrétien démocrate. Christine Boutin démissionne de la présidence », sur Ouest-France.fr, (consulté le 6 mai 2016).
  7. a et b le Monde, AFP, « Jean-Frédéric Poisson succède à Christine Boutin à la tête du Parti chrétien-démocrate », sur lemonde.fr, (consulté le 16 novembre 2013).
  8. Anne-Aël Durand, Pierre Breteau, Enora Ollivier et Alexandre Pouchard, « Second tour de la primaire : les parlementaires de droite penchent pour François Fillon », lemonde.fr, 21 novembre 2016.
  9. Victor Dhollande-Monnier, « Nadine Morano refuse le front républicain pour le second tour de l’élection présidentielle », lelab.europe1.fr, 24 avril 2017.
  10. Paul Chaulet, « Guaino, Ciotti, Sens Commun... cette droite qui n'appelle pas à voter Macron », lexpress.fr, 24 avril 2017.
  11. Emmanuel Berretta, « Poisson : "Il n'y a plus de consensus chez Les Républicains" », sur lepoint?fr, (consulté le 27 avril 2017).
  12. Christine Boutin, « La Manif pour tous : Le PCD appelle à une large mobilisation dimanche », sur Le PCD.fr, (consulté le 4 janvier 2014).
  13. Clémence Barral, « Candidat à la primaire de la droite, Jean-Frédéric Poisson se sent plus proche de Marion Le Pen que de NKM », (consulté le 10 août 2016).
  14. « Forum des Républicains Sociaux FRS », sur www.france-politique.fr (consulté le 10 août 2016).
  15. lefigaro.fr, « 100 candidats pour le parti de Boutin », Le Figaro,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]