Alain Juillet

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Alain Juillet (né le à Vichy dans l'Allier) est un dirigeant d'entreprises. Il a exercé également différentes fonctions dans le cadre du Renseignement au sein de la DGSE, notamment Responsable pour l’Intelligence Économique en France auprès du premier Ministre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et formation[modifier | modifier le code]

Fils de Jacques Juillet qui fut ministre plénipotentiaire, puis préfet de région, il est aussi le neveu de Pierre Juillet, administrateur d'entreprises et éminence grise avec Marie-France Garaud de Georges Pompidou et mentor de Jacques Chirac. Il est père de trois enfants.

Après un bac « Sciences Expérimentale » obtenu en 1959 au lycée de Barcelone, il intègre successivement la faculté de droit de Paris puis celles de Lettres d´Aix-en-Provence et de Toulouse. Alain Juillet est aussi diplômé du CPA/Groupe HEC (1981), de l’Université de Stanford, Californie (1988), de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale (promotion (diplôme) 1987-1988) et de l’Institut des Hautes Études de Sécurité Intérieure (Promotion 1990).

Il a été de 1986 à 2002, professeur affilié pour « La Stratégie d’Entreprise et la Gestion de crise » au Groupe HEC-CPA (centres de Paris, Jouy-en-Josas, Sophia Antipolis, Lyon, Madrid), puis de 2004 à 2007, maitre de conférences en « information et stratégie » à l’Institut d’études politiques de Paris, et depuis 2009, conférencier Intervenant à l’École nationale d'administration (ENA) ainsi qu’à l’École nationale de la magistrature (ENM).

Dirigeant d’entreprise et haut fonctionnaire[modifier | modifier le code]

Après ses études universitaires et un premier passage pendant cinq ans au sein des commandos parachutistes dans le service Action du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE, ancêtre de la DGSE) jusqu’en 1967, Alain Juillet intègre ensuite plusieurs grandes entreprises nationales et internationales.

Il intègre ainsi la société Ricard jusqu’en 1985 où il finit en qualité de directeur général commercial, après avoir eu en charge le développement des marques et la commercialisation des produits du groupe sur l’Espagne, les pays du Maghreb, le Liban, l’URSS, la Chine, les États-Unis, l’Amérique-du-sud, l’Arabie saoudite, et l’Afrique centrale. Il collabore au lancement du circuit Paul-Ricard en 1974, et dans le cadre de la restructuration du marketing crée les partenariats du groupe dans le monde de la voile avec Tabarly, Pajot et Philippe Monnet.

De 1986 à 1988, il est directeur général de Suchard-Tobler puis président du groupe de coordination pour la France où, après avoir réussi le redressement de Suchard, il réalise la première certification ISO-9002 de l’usine de Strasbourg (le groupe compte à l’époque 3 000 salariés déployés sur 4 sites pour un CA de 950 millions d'euros ).

De 1989 à 1992, il devient directeur général de l’Union laitière normande. Il procède alors au redressement industriel et commercial du groupe, et avec l’appui des pouvoirs publics assure la transmission au groupe Bongrain, évitant ainsi un dépôt de bilan touchant 22 000 producteurs. Lorsqu’il quitte le groupe, le CA est de 2,5 milliards d'euros pour 6 000 collaborateurs répartis sur 21 sites de production et stockage.

De 1992 à 2001, il procède au redressement de deux autres entreprises la Générale Ultra-Frais (filiale du groupe Andros) et France Champignon, avant de développer une activité de conseil en stratégie et développement à l’international pour de grands groupes français et étrangers. En 2001, il accepte de prendre en charge en qualité de PDG la liquidation de Marks & Spencer (France)[1], et assure le reclassement de tout le personnel.

Parallèlement à sa carrière professionnelle, il demeure affecté dans la réserve opérationnelle jusqu’en 2004. En 2002, il se voit confier la direction du Renseignement[2] au sein de la DGSE dont il a aussi la charge d’assurer la réorganisation. Cette mission s’achève en 2003, avant que ne lui soit confiée la mise en place de l’Intelligence économique au sein du SGDN (Secrétariat général de la défense nationale). Il occupe alors la fonction de Haut Responsable pour l’Intelligence Économique en France auprès du premier Ministre jusqu’en 2009 ; date à laquelle il intègre le cabinet d’avocats international Orrick, Rambaud, Martel en qualité de conseiller senior.

Depuis 2011, il est président du CDSE (Club des Directeurs de Sécurité des Entreprises) et de la revue Sécurité & Stratégie à la documentation française (www.cdse.fr). Il est en 2016 président de l'Académie de l'intelligence économique[3].

Autres fonctions et appartenances[modifier | modifier le code]

Il a été membre du Conseil économique de la sécurité du ministère de l’Intérieur de 2008 à 2010, administrateur de l’Imprimerie nationale représentant l’État de 2004 à 2009, conseiller du Commerce extérieur de la France de 1978 à 2002, et président du Cercle culture économie défense de 2004 à 2009.

Alain Juillet est actuellement membre du conseil scientifique de l’Institut des Hautes Études pour la Science et la Technologie (IHEST) depuis 2008, membre du Conseil économique de défense depuis 2005, président du Club ariège investissement depuis 2010 et président d’honneur d’Amadeus-Dirigeants depuis 2002. Il est par ailleurs administrateur ou membre du Conseil de Surveillance de plusieurs sociétés françaises.

Franc-maçonnerie[modifier | modifier le code]

Membre de la Grande Loge nationale française, il est l'un des leaders de l'opposition au grand-maître contesté François Stifani. Il annonce le 23 février 2012 sa candidature à la grande maîtrise de cette obédience. Sa candidature n'a cependant pas pu aboutir. L'organe de la GLNF, chargé de contrôler la légalité des candidatures reçues pour la grande maîtrise de l'obédience, a estimé que celle d'Alain Juillet ne regroupait l'ensemble des conditions requises[4].

Alain Juillet participe à la création d'une nouvelle obédience maçonnique, la Grande Loge de l'Alliance maçonnique française (GL-AMF). Il en devient le 1er grand maître le 28 avril 2012 lors de l'assemblée générale qui s'est déroulée à Tours[5]. Son mandat se termine en 2014 et comme la constitution de son obédience interdit le renouvellement de mandat d'un grand maître en place, Alain Juillet ne se représente pas mais il est très rapidement désigné pour diriger jusqu'en 2015 la Confédération maçonnique de France, dont fait partie la GL-AMF avec la Grande Loge de France[6].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Élevé au grade de commandeur de la Légion d'honneur le 14 juillet 2010, il a été fait chevalier de l'ordre national du Mérite en 1987, officier du Mérite agricole en 1997, chevalier des Palmes académiques en 2000, et chevalier des Arts et des Lettres en 2006.

Membre du Prix Edgar Faure

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Juillet : Numéro deux de la DGSE, liberation.fr, 12 novembre 2002
  2. Vendre nos Airbus en Iran ? Naïveté française et diktats américains…, Nicolas Gauthier, bvoltaire.fr, 28 juin 2016
  3. Alain Juillet : "Un service de renseignement doit être neutre", entretien, parismatch.com, 5 mai 2016
  4. François Koch, « Alain Juillet : « Exclu de la compétition, j’ai mal à la GLNF » », sur blogs.lexpress.fr,‎ (consulté le 28 juin 2016).
  5. François Koch, « Alain Juillet élu 1er Grand Maître de la GL-AMF », sur blogs.lexpress.fr,‎ (consulté le 28 juin 2016).
  6. François Koch, « Alain Juillet (CMF-Glamf) : « J’ai dû agir comme un militaire de commando » », sur blogs.lexpress.fr,‎ (consulté le 28 juin 2016).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]