London School of Economics

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London School of Economics and Political Science (LSE)
Image illustrative de l'article London School of Economics
Devise Rerum cognoscere causas (connaître la cause des choses)
Nom original École d'économie et de sciences politiques de Londres
Informations
Fondation 1895
Type Université
Régime linguistique Anglais
Budget 97 millions de £
Localisation
Coordonnées 51° 30′ 50″ N 0° 07′ 00″ O / 51.514, -0.116751° 30′ 50″ Nord 0° 07′ 00″ Ouest / 51.514, -0.1167
Ville Londres
Pays Royaume-Uni
Direction
Président Craig Calhoun
Chiffres clés
Enseignants 1 303
Undergraduates 3 810
Postgraduates 4 760
Divers
Mascotte Le castor
Affiliation Université de Londres, Russell Group, EUA, ACU, CEMS, Association of Professional Schools of International Affairs (en) (APSIA), Golden triangle (universities) (en)
Site web lse.ac.uk

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London School of Economics and Political Science (LSE)

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London School of Economics and Political Science (LSE)
Clement House sur Aldwych.
Blason de l'école.
Logo de la LSE.

La London School of Economics and Political Science (français : École d'économie et de sciences politiques de Londres), abrégé en London School of Economics (français : École d'économie de Londres) mais plus souvent connue par son sigle LSE, est une université britannique spécialisée dans les sciences économiques et sociales. Le campus se trouve sur Houghton Street, dans le borough londonien de Westminster.

Parmi ses anciens élèves et professeurs, la LSE compte dix-sept prix Nobel (paix, littérature et économie) et plus de quarante chefs d'État ou de gouvernement.

Le classement mondial d'économétrie de l'Université Yale16 la place en première position mondiale pour l'enseignement de l'économie politique (première position en microéconomie et en macroéconomie). En 2016, elle est classée deuxième école urbaine la plus influente en sciences sociales et économiques dans le monde par QS Wold University Rankings, après l'Université Columbia. C'est l'institution académique au corps étudiant le plus internationalisé au monde (71% d'étudiants étrangers). Elle compte parmi les universités les plus sélectives au monde.

La LSE fait partie du Russell Group, du Golden Triangle et du G5 universitaire britannique.

À ce jour, 27 % des prix Nobel d'économie de la Planète ont étudié ou enseigné à la LSE[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Toît de la bibliothèque de la LSE
Houghton Street vue du Old Building
Le 32 Lincoln's Inn Field
LSE New Academic Building
Old Building, bâtiment central de la LSE

La London School of Economics fut fondée en 1895 par Sidney et Beatrice Webb, Graham Wallas et George Bernard Shaw, membres de la Fabian Society, grâce à des donations privées, notamment un legs de £20 000 de Henry Hunt Hutchinson à leur organisation. Sidney et Beatrice s'inspirèrent du modèle français de l'École libre des sciences politiques et des écoles supérieures de commerce françaises[trad 1],[2] pour fonder une école urbaine libre et élaborer le cursus académique de la LSE centré autour de l'enseignement des arts libéraux et des humanités modernes et contemporaines. Depuis 1902, la LSE se trouve dans un ancien hôtel particulier d'Houghton Street dans le centre de Londres, aux environs d'Aldwych. L'école est adjacente à la Cour royale de Justice, à la Somerset House ainsi qu'à l'un des quatre Inns of Court d'Angleterre, le Lincoln's Inn.

École urbaine atypique de petite taille, la LSE est rapidement devenu un établissement réputé. Elle a rejoint l'université de Londres en 1900 en tant que faculté d'économie et élargit rapidement son programme pour inclure d'autres sciences sociales : les relations internationales, l'histoire, la philosophie et la sociologie. La LSE fait partie de l'Université de Londres et du Russell Group, équivalent anglais de l'Ivy League américaine.

Sous la direction féconde de l'économiste William Beveridge, la LSE eut un impact considérable sur l'étude des sciences économiques et sociales. Elle leur donna une définition nouvelle qui forme désormais la base de la pensée économique moderne : « l'économie étudie la manière dont les hommes s'y prennent pour arriver à leurs fins avec des moyens rares qui sont susceptibles d'usages multiples et rivaux[trad 2]. »[3] Friedrich Hayek rejoignit la faculté de l'université en 1931, et confirma l'ascendance mondiale de la LSE sur la science économique grâce à de célèbres débats avec John Maynard Keynes. L'affrontement entre la LSE d'Hayek et l'Université de Cambridge où enseignait Keynes continue de définir les deux grandes écoles de pensée qui dominent la science économique moderne. Les politiques économiques aujourd'hui préconisées dans le monde oscillent toujours entre l'institution d'un État providence ou d'un système économique libéral contrôlé par les lois du marché. Cependant, l'échec des politiques économiques keynésiennes face à la stagflation des années 1970, la révolution conservatrice consécutive dans les années 1980 (administration Reagan et Thatcher), et l'effondrement de l'Union soviétique au début des années 1990 consacrèrent la victoire idéologique de la LSE et augmentèrent le prestige et l'influence de l'école.

Dans les années 1990 et 2000, la LSE connût cependant une nouvelle impulsion féconde nuançant l'idéologie économique libérale qu'elle avait postulé, sous l'impulsion du sociologue Anthony Giddens, directeur de l'établissement de 1996 à 2003, théoricien de la Troisième Voie, et lui-même diplômé de la LSE et de King's College. Il influença durablement les politiques économiques des grandes puissances occidentales en devenant successivement le conseiller économique officiel de Bill Clinton, Tony Blair et José Luis Rodríguez Zapatero. La Troisième voie, qui opère une synthèse entre l'État providence et les lois du marché, fut une source d'inspiration pour de nombreux pays autour du monde qui cherchent un juste équilibre entre croissance et redistribution des richesses[réf. nécessaire].

Parmi les professeurs de la LSE figurent des experts de la réforme du secteur public tels que Gwyn Bevan[4], Nicholas Barr[5] ou encore Sir Julian Ernest Michael Legrand.

De 2003 à 2011, la LSE est dirigée par Sir Howard Davies, diplômé de l'Université d'Oxford et de l'Université Stanford, précédemment ambassadeur du Royaume-Uni en France, avocat du cabinet McKinsey & Company, membre du conseil de direction de Morgan Stanley, de la Government of Singapore Investment Corporation et de Temasek Holdings.

En 2011, la London School of Economics annonce la rupture de ses liens financiers avec Saïf al-Islam Kadhafi[6] qui avait obtenu un doctorat en sciences politiques de l'université et avait promis un don de 3 millions de livres (dont 300 000 livres déjà versées) à l'université. Plus tard, il a été révélé que la thèse du doctorat que la LSE lui a décerné avait été réalisée par une agence d'audit et consulting privée britannico-américaine et qu'elle était en partie un plagiat. L'ampleur des liens entre la LSE et le régime libyen, impliquant un vaste programme d'éducation pour former la future élite universitaire et administrative libyenne, est révélée. Sir Howard Davis, directeur de l'école, est contrainte à la démission par l'ampleur de la polémique[7],[8],[9]. À l'heure actuelle, la LSE n'a cependant toujours pas remboursé les 300 000 livres versées par Saïf al-Islam Kadhafi.

De 2011 à 2012, la directrice de la LSE est dirigée par Dame Judith Rees.

De 2012 à 2016, la LSE est dirigée par Craig Calhoun, docteur en sciences sociales et politiques à l'Université d'Oxford et ancien professeur de sciences sociales à l'Université Columbia et à l'Université de New York.

En août 2015, la LSE fait face à un second scandale de grand ampleur. Il est révélé que l'école a financé à hauteur de 40 000 livres la rédaction et la publication d'un rapport publicitaire sur les œuvres de charité de l'écrivaine et philanthrope anglo-iranienne Camila Batmanghelidjh et de son organisation sans but lucratif, Kids Company. Bien que le travail de philanthropie de Camila Batmanghelidjh soit unanimement reconnu par les principaux médias et figures politiques du Royaume-Uni, les liens financiers occultes liant son organisation à la LSE apparaissent en contradiction évidente avec le principe de neutralité politique et académique que l'institution se doit de respecter. En 2016, à la suite de ce scandale, Craig Calhoun est convaincu de remettre sa démission.

Depuis 2016, la LSE est dirigée par Julia Black.

Campus[modifier | modifier le code]

Depuis 1902, le campus de la LSE se situe dans le quartier historique de Clare Market dans le centre de la ville de Londres, tout près de la Cour royale de justice. Le Old Building fut consacré par le Roi George V en 1920 et demeure le bâtiment principal du campus. Ces dernières années, l'école s'est agrandie sur un périmètre qui s'étend de Kingsway à Aldwych.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la LSE est déplacée à Cambridge afin d'être protégé des bombardements allemands ; son campus londonien abrite alors de manière temporaire le ministère de la Guerre. En 1969, lors de manifestations contre la guerre du Vietnam, des étudiants occupent certains des bâtiments de l'établissement[10].

Depuis 2013, la LSE a entrepris la rénovation de la partie historique du campus. Un nouveau bâtiment principal a été créé. La structure du 1 Sheffield Street, achevée en 2015, est conçue en acier, verre, carbone et aluminosilicate. Ses revêtement extérieurs sont conçus en composants organiques thermo-isolants et durables [11].

Étudiants[modifier | modifier le code]

L'université accueille près de 7 800 étudiants à plein-temps et 800 étudiants à temps partiel, dont 29 % proviennent du Royaume-Uni, 21 % des autres pays de l'Union européenne et 50 % de 130 autres pays étrangers. La LSE est donc l'institution académique au corps étudiant le plus internationalisé au monde. L'université compte 51 % de postgraduates et 49 % d'undergraduates. Avec en moyenne 16 inscriptions pour une place, la LSE est l'institution académique la plus sélective du Royaume-Uni. Pour certains programmes (économie et relations internationales), le processus de sélection retient moins d'un élève sur 30. Au niveau undergraduate, avec 7,2 % de candidats admis, la LSE était l'université la plus sélective au monde en 2013 et la quatrième la plus sélective au monde en 2016 après Harvard, Yale et Columbia.

La vie étudiante de la LSE est particulièrement animée : pas moins de 160 sociétés étudiantes sont présentes, reflétant des centres d'intérêts éclectiques et souvent politisés. Le bureau des étudiants de la LSE (LSE Student Union) est particulièrement actif et souvent véhément à l'encontre des mesures prises par la direction de l'établissement — une réputation qu'il a su conserver depuis les manifestations étudiantes exceptionnelles de 1968 et 1969.

Depuis le , le LSE Student Union publie également un journal universitaire hebdomadaire d'obédience sociale-libérale, The Beaver, qui demeure la publication politique et économique étudiante la plus suivie du Royaume-Uni et du monde anglo-saxon en dehors des États-Unis.

Enseignement[modifier | modifier le code]

John Watkins Plaza et sa passerelle

La LSE offre plus de 120 Masters différents (MSc, MA, LLM) et plus de 30 Licences (BSc, BA), enseignés au sein d'une trentaine de Centres de recherche et de 21 Départements académiques. Parmi les matières enseignées figurent l'économie, la gestion et le management, la finance, les relations internationales, les politiques publiques, le droit, l'histoire des relations internationales, la sociologie, le journalisme, la philosophie, l'anthropologie, la géographie et la psychologie sociale. De nombreux étudiants poursuivent également des recherches au sein de l'École, que ce soit au sein des Masters recherche (MPhil) ou dans le cadre d'un Doctorat (PhD).

De nombreux partenariats académiques internationaux sont également offerts avec des établissements tels que l'Université Columbia, Sciences Po, HEC, l'Université de Hong Kong, la Bocconi de Milan, l'Université de Pékin ou encore la Hertie School of Governance de Berlin. Les partenariats d'échange postgraduate sont particulièrement nombreux avec Sciences Po et l'Université Columbia.

Le corps enseignant y est l'un des plus internationalisés au monde. Il est composé de 1 460 enseignants à plein temps et de 1 320 à mi-temps. 98% d'entre eux mènent des recherches actives en parallèle de leur enseignement. 46% proviennent de pays étrangers.

Récemment, Thomas Piketty a intégré l'école pour y enseigner et parfaire sa recherche sur des thèmes liés aux inégalités[12].

L'institution est connue pour être très sélective dans son recrutement[13]. Avec un taux de sélectivité de 7,2% en 2013, elle était deux fois et demi plus sélective que l'Université d'Oxford (18%) et trois fois plus sélective que celle de Cambridge (21%).

Intérieur de la bibliothèque de la LSE.

Recherche[modifier | modifier le code]

La LSE est particulièrement reconnue pour la qualité de sa recherche dans le domaine des sciences économiques et sociales, comme en témoigne ses excellents résultats dans le cadre du Research Excellence Framework de 2014 qui la place en troisième position au Royaume-Uni, derrière Imperial College et UCL, et devant Oxbridge[14].

La LSE est membre du Russell Group, réseau réunissant 24 universités britanniques concentrant 56 % des graduate students du pays et plus de 80% du budget national alloué à la recherche. Elle est aussi membre du Golden Triangle, réseau informel de 6 universités (Oxford, Cambridge, Imperial College, UCL et King's College) toutes situées dans un "triangle géographique" ayant pour points cardinaux Oxford, Cambridge et la City de Londres. Elles sont considérées comme les 6 meilleures universités du pays en termes de niveau de la recherche supérieure et d'employabilité à la sortie. Enfin, la LSE est membre du G5, un réseau stratégique de 5 universités (Oxford, Cambridge, Imperial College et UCL) visant à établir une concentration oligopolistique à leur bénéfice des fonds publics et privés alloués à la recherche supérieure au Royaume-Uni.

L'école accueille également des think tanks de renom international tels que le Centre for the Analysis of Social Exclusion, le Centre for Climate Change Economics and Policy, le Centre for Macroeconomics, the Financial Markets Group, le Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment, LSE Cities, LSE IDEAS et LSE Public policy Group, tous deux à la deuxième position des meilleurs think tanks universitaires du monde d'après le classement du Think Tank and Civil Societies Program de l'Université de Pennsylvanie[15].

Classements internationaux[modifier | modifier le code]

En novembre 2005, le supplément Higher Éducation du Times classait la LSE au 11e rang des meilleures universités au monde et au 2e rang mondial pour l'étude des sciences humaines et sociales après l'université Harvard. Le classement mondial d'économétrie[16] de l'université Yale la place en première position mondiale pour l'enseignement de l'économie et en quatrième position mondiale pour l'enseignement de la finance. La LSE est l'université la plus internationale au monde, avec un corps étudiants composé de plus de 70 % d'étudiants étrangers et plus de 130 nationalités représentées chaque année.

En 2013, 2014 et 2015[17], la LSE était nommée 2e meilleure université au monde dans le domaine des sciences sociales devant Oxford et Cambridge et juste derrière Harvard. Elle fut aussi nommée 6e mondiale pour sa réputation auprès des employeurs[18].

En 2015, le classement QS World University Rankings classait la LSE au 4e rang mondial en « politiques publiques »[19], en « économie et économétrie »[20] ainsi qu'en « politique et études internationales »[19] et au 5e rang mondial en « sociologie »[21] et en « finance/comptabilité »[22]

Classements britanniques
Évaluateur 2013 2012 2011 2010 2009 2008 2007 2006
The Complete University Guide 2e[23] 4e[23] 5e[24] 4e[25] 3e[26] 4e[26]
Guardian University Guide 3e[27] 4e[28] 8e[28] 5e[29] 5e 3e 3e[30] 5e[31]
Times Good University Guide 3e[32] 3e 5e[33] 7e 4e[34] 4e[35] 4e[36] 4e[37]
Sunday Times University Guide 3e 4e 9e[38] 4e 4e[39] 3e[40] 3e[41] 4e

Anciens élèves ou professeurs célèbres[modifier | modifier le code]

Parmi les 80 000 anciens élèves de l'École, on compte un Président américain (John Fitzgerald Kennedy), un Chancelier de l'Allemagne de Weimar, une reine du Danemark, un Premier ministre d'Israël, trois Premiers ministres du Japon, trois Premiers ministres canadiens, un Premier ministre québécois, un Président du Conseil italien, l'actuel prince héritier de Norvège, un Président du Liban, un Président indien, deux Présidents du Conseil des ministres de Pologne, un Premier ministre de Singapour, un Premier ministre finlandais, deux Premiers ministres grecs, un Premier ministre indonésien, un fils de dirigeant libyen, cinq fils de dirigeants saoudiens et/ou émiratis, un sous-secrétaire général de l'ONU, un chief economist de la Banque mondiale, un président de la Commission européenne, un Commissaire européen au marché intérieur et aux services, une secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, un Président de la Banque nationale Tchèque, un gouverneur de la Reserve Bank of Australia, un gouverneur de la Banque d'Israël, et plus de vingt Premiers ministres des pays du Commonwealth of Nations.

La London School of Economics est la seule université au monde où un Président américain, John Fitzgerald Kennedy, a obtenu un diplôme en dehors des États-Unis.

Les anciens élèves et professeurs comptent aussi 18 prix Nobel (économie, paix, littérature), 28 membres de l'actuelle Chambre des communes britannique et 42 pairs de la Chambre des Lords.

Parmi les anciens élèves, on compte Ralph Bunche (sous-secrétaire général de l'ONU), Stanley Fischer (chief economist de la Banque mondiale, gouverneur de la Banque d'Israël), Romano Prodi (10e président de la Commission européenne), Georges Soros (milliardaire et philanthrope américano-hongrois), Naomi Klein (militante alter-mondialiste canadienne, successivement rédactrice pour les journaux The NationThe Globe and MailHarper's MagazineThe Guardian et Rolling Stone), le Baron Maurice Saatchi (aristocrate anglo-iranien fondateur de l'agence new yorkaise de communication Saatchi and Saatchi), Sylvia Jay (successivement administratrice de Carrefour, L'Oréal UK, Saint-Gobain, Alcatel-Lucent, du Groupe Casino et des divisions US et UK de la Banque Lazard) ainsi que Monica Lewinsky (conseillère politique à la Maison-Blanche sous la présidence de Bill Clinton).

Maurice Fraser, diplômé de la LSE et membre du think-tank Chatham House est professeur de politiques et relations européennes à la LSE. C'est l'une des figures intellectuelles majeures de l'école. Zaha Hadid, architecte anglo-irakienne, y a donné des conférences. Christine Lagarde, ancienne directrice du Fonds monétaire international et Thomas Piketty, économiste, y ont aussi donné des conférences.

Saïf al-Islam Kadhafi, fils de Mouammar Kadhafi, a obtenu un doctorat de science politique à la LSE. [42].

Parmi les anciens élèves figurent aussi de nombreuses personnalités francophones telles que :

Mick Jagger, rock star, a étudié à la LSE un an et demi, entre 1961 et 1962, mais l'a quittée avant d'obtenir le diplôme pour se consacrer à la musique. Julian Casablancas, leader du group rock The Strokes a aussi tenté d'intégrer l'université, sans succès, après ses études secondaires au lycée suisse international Le Rosey.

La LSE est l'université européenne qui a formé le plus d'enseignants en sciences économiques dans le supérieur. Avec Oxford et Cambridge, elle fait partie de la Magic Troika, le groupe de trois universités britanniques qui a formé le plus de hauts cadres travaillant dans les cinq cabinets d'avocats privés britanniques du Magic Circle.

C'est l'université européenne qui a formé le plus de milliardaires (12 au total, dont 2 de nationalité française) [43].

Lauréats du Prix Nobel[modifier | modifier le code]

Avec 17 lauréats du Prix Nobel dont 12 en économie, la LSE est classée 30e université mondiale ayant reçu le plus de récipiendaires toutes catégories confondues. États-Unis exclus, elle est classée 9e université mondiale. Enfin, elle est classée 5e université nationale (après Cambridge, Oxford, Manchester et UCL). À ce jour, 27% des Prix Nobel d'économie de la Planète ont étudié ou enseigné à la LSE.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « The provincial Écoles supérieures de commerce are turning out the most highly cultivated businessman. »
  2. (en) « Economics is a science which studies human behaviour as a relationship between ends and scarce means which have alternative uses. »
  1. Barbara Gilbert, « Nobel Prize winners - Nobel Prize Winners - Key facts - About LSE - Home », sur www.lse.ac.uk (consulté le 20 octobre 2015)
  2. Webb Sydney, The provision of higher education in London, ).
  3. définition de Lionel Robbins de 1932
  4. James Browne, « Professor Gwyn Bevan - People - Department of Management - Home », sur www.lse.ac.uk (consulté le 19 octobre 2015)
  5. (en) « Nicholas Barr »
  6. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Libye:_Se.C3.AFf_Al-Islam.2C_l.27h.C3.A9ritier_de_Kadhafi.3F_-_L.27EXPRESS.
  7. LSE investigates Gaddafi's son plagiarism claims, BBC, 1er mars 2011
  8. London Economics School to Investigate Dealings With Libya, The New York Times, 4 mars 2011
  9. LSE head quits over Gaddafi scandal, The Guardian, 4 mars 2011
  10. Valeria Costa-Kostritsky, « London School of Economics - L'école de tous les pouvoirs », GQ n°78, août 2014, pages 58-63.
  11. http://www.lse.ac.uk/intranet/LSEServices/estatesDivision/buildingAndConstruction/Centre-Buildings-Redevelopment/Centre-Buildings-Redevelopment-(CBR).aspx
  12. « Thomas Piketty, enrôlé par la London School of Economics », sur Le Figaro (consulté le 20 octobre 2015)
  13. http://www.independent.co.uk/student/into-university/az-uni-colleges/london-school-of-economics-amp-political-science-lse-458978.html
  14. « REF 2014 results: table of excellence », sur Times Higher Education (consulté le 20 octobre 2015)
  15. LSE Web Editor, « LSE IDEAS and Public Policy Group ranked 2nd best university think tank in the world - 01 - 2015 - News archive - News - News and media - Home », sur www.lse.ac.uk (consulté le 20 octobre 2015)
  16. (en) http://cowles.econ.yale.edu/areas/ecm/gsrank.htm
  17. LSE Web Editor, « LSE ranked second in the world for social sciences in latest university league table - 09 - 2015 - News archive - News - News and media - Home », sur www.lse.ac.uk (consulté le 19 octobre 2015)
  18. http://www.lse.ac.uk/newsAndMedia/news/archives/2014/09/QSrankings2015.aspx
  19. a et b http://www.topuniversities.com/university-rankings/university-subject-rankings/2015/politics#sorting=rank+region=+country=+faculty=+stars=false+search=
  20. http://www.topuniversities.com/university-rankings/university-subject-rankings/2015/economics-econometrics#sorting=rank+region=+country=+faculty=+stars=false+search=
  21. http://www.topuniversities.com/university-rankings/university-subject-rankings/2015/sociology
  22. http://www.topuniversities.com/university-rankings/university-subject-rankings/2015/accounting-finance#sorting=rank+region=+country=+faculty=+stars=false+search=
  23. a et b (en) « The Complete University Guide 2011 », The Complete University Guide (en)
  24. (en) « The Complete University Guide 2011 », The Complete University Guide
  25. (en) « The Complete University Guide 2010 », The Complete University Guide
  26. a et b (en) « The Independent University League Table », sur The Independent, UK,‎ (consulté le 4 avril 2010)
  27. (en) « University guide 2013: University league table », The Guardian, Londres,‎ (lire en ligne)
  28. a et b (en) « University guide 2012: University league table », The Guardian, London,‎ (lire en ligne)
  29. (en) « University guide 2011: University league table », The Guardian, UK,‎ (lire en ligne)
  30. (en) « University ranking by institution », sur The Guardian, UK (consulté le 29 octobre 2007)
  31. (en) « University ranking by institution », sur The Guardian, UK (consulté le 4 avril 2010)
  32. (en) « Good University Guide », The Times (consulté le 20 juin 2012)
  33. « The Times Good University Guide » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), The Times, consulté le 21 août 2009
  34. « The Times Good University Guide 2008 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), The Times, consulté le 3 novembre 2007
  35. « The Times Good University Guide 2007 – Top Universities 2007 League Table » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), The Times, consulté le 3 novembre 2007
  36. « The Times Top Universities » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), The Times, consulté le 3 novembre 2007
  37. « The Times Top Universities 2005 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), The Times, consulté le 4 avril 2010
  38. « The Sunday Times University League Table » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), The Sunday Times, consulté le 14 septembre 2008
  39. « The Sunday Times University League Table » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), The Sunday Times, consulté le 8 octobre 2008
  40. (en) Patrick Kidd, « London School of Economics », The Times, London,‎ (lire en ligne)
  41. « The Sunday Times University League Table » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), The Sunday Times, consulté le 3 novembre 2007
  42. Unknotting Father’s Reins in Hope of ‘Reinventing’ Libya, LANDON THOMAS , New York Times , 28 février 2010, http://www.nytimes.com/2010/03/01/world/middleeast/01libya.html?_r=0
  43. (en) « Where do billionaires go to university? - BBC News », sur BBC News (consulté le 20 octobre 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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