Gilbert Bécaud

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Gilbert Bécaud
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Gilbert Bécaud en 1965.
Informations générales
Surnom Monsieur 100 000 volts
Cravate à pois
Nom de naissance Gilbert François Léopold Silly
Naissance
Toulon (Var) Drapeau : France
Décès (à 74 ans)
Boulogne-Billancourt Drapeau : France
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, pianiste
Activités annexes Acteur
Genre musical Chanson française
Instruments Piano
Années actives 1947 - 2001
Labels Odéon Drapeau : Allemagne
Pathé (it) Drapeau : France
La Voce del Padrone Drapeau : Italie

Gilbert Bécaud Écouter, né le à Toulon et mort le à Boulogne-Billancourt, est un chanteur, compositeur et pianiste français.

Au cours de sa carrière, il se produit trente-trois fois sur la scène de l'Olympia, où il gagne son surnom de « Monsieur 100 000 volts » en raison de son sens du swing, du fait des passions qu'il soulevait dans son sillage et de ses fans qui, souvent, à ses débuts, cassaient par enthousiasme les fauteuils. Il laisse l'image d'un homme électrique, toujours en mouvement. Sa cravate à pois, ses quelque quatre cents chansons et sa main sur l'oreille (pour être sûr de chanter juste) sont d’autres images spécifiques qui ont marqué les esprits.

Mes mains, Nathalie, Le Jour où la pluie viendra et Et maintenant s'inscrivent parmi les grandes chansons de l'artiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Lorsque François Silly voit le jour, en 1927, sa mère n'est pas encore divorcée de M. Silly et François ne peut donc pas prendre le nom de famille de son père Louis Bécaud[Contradiction], nouveau compagnon de sa mère. Ce n'est qu'en 1952 que François Silly choisit de prendre définitivement le nom de son père adoptif[Contradiction], associé à son second prénom Gilbert, pour devenir Gilbert Bécaud[1].

François s'intéresse à la musique dès ses premières années, et en particulier au piano qu'il pratique brillamment assez vite. La mère de François, surnommée Mamico, souhaite donner toutes les chances à son fils pour qu'il pratique son art dans les meilleures conditions aussi à neuf ans, il entre au conservatoire de Nice, où il suit une formation classique (en hommage à l'artiste, une placette Gilbert-Bécaud a été installée à proximité de cet établissement de musique)[2]. Il y reste jusqu'à ce que la famille quitte Toulon pendant la guerre en 1942. En 1943, la famille prend la direction d'Albertville en Savoie sous l'impulsion de Jean, le frère aîné. Jean est alors un membre actif de la résistance dans le Vercors, et François le rejoint quelques temps[réf. nécessaire].

A la fin de la guerre, tout le monde rentre à Paris. François a vingt ans et décroche quelques contrats dans les bars ou les cabarets en tant que pianiste. Il commence aussi à composer quelques musiques de films sous le nom de François Bécaud. La SACEM (Société des auteurs compositeurs) enregistre son nom pour la première fois en 1947. Puis, il va venir à la chanson doucement à travers tout d'abord sa rencontre avec Maurice Vidalin. En 1948, « François/Gilbert Bécaud » compose pour la chanteuse Marie Bizet qui lui présente un jeune auteur, Pierre Delanoë. Vidalin et Delanoë deviennent des amis proches de Bécaud et ensemble ils écriront de nombreuses chansons[3].

Débuts[modifier | modifier le code]

En 1950, grâce à Marie Bizet (pour laquelle il fut accompagnateur), François et Gilbert Bécaud rencontre[Quoi ?] Jacques Pills, chanteur très à la mode à cette époque. Bécaud devient son accompagnateur, et ensemble, ils entreprennent plusieurs tournées triomphales, en particulier aux États-Unis. C'est là qu'il font la connaissance d'Édith Piaf pour qui ils rêvent d'écrire. Ils lui présentent alors la chanson Je t'ai dans la peau que la chanteuse accepte immédiatement. Peu de temps après, Jacques Pills épouse Piaf. La collaboration avec Pills cesse et Bécaud devient régisseur de Piaf.

En 1952, François Silly prend définitivement le nom de Gilbert Bécaud. C'est aussi à cette époque qu'il adopte quelques habitudes qui ne le quitteront plus, telle sa cravate à pois sans laquelle il ne montera désormais jamais sur scène.

Toujours en 1952, il rencontre celui qui, avec Maurice Vidalin et Pierre Delanoë, va devenir un de ses paroliers fétiches, Louis Amade. Haut fonctionnaire, Louis Amade se partagera toute sa vie entre ses fonctions officielles et l'écriture. Cette même année, Gilbert Bécaud fait également la connaissance d'un auteur-compositeur-interprète comme lui débutant, Charles Aznavour. Comme pour Bécaud, Piaf a ouvert les portes de l'Amérique à Aznavour à la fin des années 1940. Les deux jeunes artistes commencent à composer ensemble et de nombreuses fois au cours de leurs carrières ils renouvelleront l'exercice[4].

Enfin en 1952, Gilbert Bécaud épouse Monique Nicolas, dont il a un fils l'année suivante, Gaya. Tout va très vite désormais pour Bécaud qui possède tous les atouts du succès : son talent de compositeur, des auteurs talentueux, et une solide expérience de la scène acquise durant ses longues tournées avec Jacques Pills.

« Monsieur 100.000 volts »[modifier | modifier le code]

Le 2 février 1953, Bécaud enregistre ses deux premiers titres, Mes mains, signé Delanoë, et Les Croix, signé Amade. Son fils Gaya, naît exactement le même jour. A ce moment-là, ce qui va devenir la salle de spectacle la plus célèbre de Paris, l'Olympia est sur le point de rouvrir après vingt-cinq ans d'abandon[5]. Le propriétaire, Bruno Coquatrix, pense à Bécaud pour la toute première affiche en février 1954. Bécaud n'est alors que vedette américaine. Mais lorsque le 17 février 1955, il remonte sur la scène de l'Olympia en vedette cette fois, le triomphe est au rendez-vous. À cette occasion, a lieu la célèbre séance en matinée[Quand ?] au cours de laquelle quatre mille jeunes, emportés par l'incroyable énergie de Gilbert Bécaud, détériorent une partie de la salle[réf. nécessaire]. La presse relate largement les faits et Bécaud bénéficie de surnoms tels « Monsieur Dynamite », « Le champignon atomique ou le plus célèbre d'entre eux », « Monsieur 100.000 volts »[6].

Cet incident marque le véritable départ de la carrière de Bécaud et surtout son attachement à l'Olympia, dont il reste l'emblème. Le nombre de ses passages dans cette salle, plus de trente fois de 1954 à 1997, est un record.

« Le marathonien des galas »[modifier | modifier le code]

Dès 1955, Bécaud consacre une grande partie de son temps aux tournées qui l'emmènent de l'Europe à l'Amérique du Nord en passant par le Maghreb. Chaque année, il donne, parfois jusqu'à deux cent cinquante concerts sur toutes les scènes du monde[réf. nécessaire]. Il ne cesse par ailleurs de composer et avec la complicité de ses trois auteurs favoris, il crée et enregistre sans relâche.

Parallèlement à la chanson, Gilbert Bécaud fait ses débuts au cinéma en 1956 dans Le pays d'où je viens de Marcel Carné. Il en compose également la musique. Cependant, le Septième Art restera toujours en second plan dans la carrière du chanteur.

En 1957, Gilbert Bécaud enregistre la chanson Salut les copains[7], qui en 1959 donne son titre à une émission radiophonique d'Europe 1[8] qui très vite devient culte auprès des adolescents. Quatre ans plus tard, une autre chanson de Bécaud nommé Tête de bois[9], « soufflera », en 1961, son titre à une émission de télévision également destinée aux jeunes Âge tendre et tête de bois[10].

En 1957 naît son second fils, Philippe. Fin 1958, disparaissent son père et son beau-père à deux semaines d'intervalle.

Après le démarrage en trombe d'une carrière qui ne fait que commencer, Gilbert Bécaud aborde les années 1960 triomphalement. Vedette internationale, son énergie enthousiasme des publics de toute nationalité. En 1960, il reçoit le Grand Prix du disque. Compositeur curieux, il crée cette année-là une cantate de Noël, L'Enfant à l'étoile, qui est diffusée à la télévision lors de la soirée du 24 décembre 1960 depuis l'église Saint-Germain-l'Auxerrois à Paris.

« Et maintenant »[modifier | modifier le code]

Gilbert Bécaud et le fils Reggiani (1968).

1961 est l'année de Et maintenant, célèbrissime titre de Gilbert Bécaud, signé par Pierre Delanoë pour le texte[11]. Cette chanson sera reprise plus de cent cinquante fois, et la version anglaise What now my love fera le tour du monde[12].

Après sa cantate, Gilbert Bécaud se lance en 1962 dans une nouvelle expérience de taille : un opéra. Déjà en partie composé depuis plusieurs années, l'entreprise est longue et complexe à monter avant cette date du 25 octobre 1962 où enfin, Gilbert Bécaud peut présenter son œuvre, L'Opéra d'Aran[13] devant le Tout-Paris réuni pour la première au Théâtre des Champs-Élysées. Dirigé par le chef d'orchestre Georges Prêtre, cet opéra lyrique est joué cent fois. Les critiques sont plutôt bonnes et aujourd'hui encore, le spectacle est repris régulièrement sur des scènes étrangères[réf. nécessaire].

Après l'épuisante expérience de l'Opéra, le chanteur reprend en 1963 ses tournées (le Japon) et ses enregistrements. Le titre phare de cette année-là est Un Dimanche à Orly, allusion à ses innombrables passages dans l'aéroport parisien[14].

Dans ce début des années 1960, une nouvelle vague de chanteurs, ceux qu'on appelle les yéyés et qui marquent l'arrivée du rock'n'roll dans le paysage musical français, font une concurrence impitoyable à la génération précédente, dont Bécaud fait partie. Comme Aznavour, Bécaud commence donc à écrire pour ces jeunes chanteurs, dont Richard Anthony ou Hervé Vilard, alors qu'Eddy Mitchell, en 1966, enregistre une reprise de Et maintenant.

Pour l'heure, l'événement national qui marque la France en est la mort, le même jour, d'Édith Piaf et de l'écrivain Jean Cocteau. Pour Bécaud, comme pour tous les Français, la disparition de Piaf est un choc, mais celle de Cocteau marque la disparition d'un ami qui l'avait encouragé à ses débuts et au moment de ses premiers passages sur la scène de l'Olympia[réf. nécessaire].

« Nathalie »[modifier | modifier le code]

Jacques Larochelle en compagnie de Gilbert Bécaud, Gérard Thibault et Pierre Roche.

1964, est l'année où l'artiste chante Nathalie, titre phare de son répertoire et qui atteint en quelques mois des scores de ventes exceptionnels[15]. Gilbert Bécaud l'interprète à l'Olympia pour son dixième passage sur la scène du boulevard des Capucines[16]. Puis, L'Opéra d'Aran tourne en France et l'Europe. L'année suivante, Bécaud repart en tournée à travers la France, puis s'envole pour l'URSS le 24 avril[17]. De 1965, on retient Quand il est mort le poète et Tu le regretteras, chanson dédiée au Général de Gaulle, et qui fit couler un peu d'encre en cette année d'élections présidentielles. D'ailleurs, Gilbert Bécaud choisira de ne jamais la chanter sur scène[18].

Après six semaines de tournée en Allemagne début 1966, Gilbert Bécaud donne un concert en direct à la télévision américaine le 22 avril, avant de s'envoler pour l'Amérique du Sud. Le 8 octobre, il remonte son opéra en Belgique avant d'en effectuer un nouvel enregistrement plus moderne et dans lequel, il s'attribue pour la première fois un rôle.

En 1966, naît son troisième enfant, Anne.

Repris par James Brown, Bob Dylan et Nina Simone[modifier | modifier le code]

Après l'incroyable succès de What now my love (Et maintenant), c'est la version anglaise de Je t'appartiens (1955), soit Let it be me, qui devient un succès planétaire en 1967, reprit entre autres par Bob Dylan, Nina Simone, Sonny and Cher et James Brown[19]. Il crée également en 1967 une autre de ses chansons les plus célèbres, L'important c'est la rose qu'il chante devant son public lors de son douzième Olympia à partir du 17 novembre[20].

La fin des années 1960, se termine entre tournées, émissions de télévision et enregistrements. Gilbert Bécaud est désormais considéré comme un artiste majeur de la chanson française, qui compte à son répertoire nombres de titres devenus des classiques.

Les années 1970 débutent avec le titre, La solitude ça n'existe pas, écrit avec Delanoë. Mais Bécaud a un faible pour La vente aux enchères dont le texte est signé Maurice Vidalin[21]. Le chanteur enregistre un peu moins de nouveaux titres, mais ses récitals restent nombreux et sa puissance scénique n'a rien perdu de sa vigueur. Sa popularité ne se dément pas et lors de son Olympia de février 1972[22], on compte dix-neuf rappels[réf. nécessaire]. Fin 1972, Gilbert Bécaud publie une intégrale en six triples albums. Cette année-là, il revient également devant les caméras dans le film de Roberto Muller, produit par Claude Lelouch, Un homme libre[23].

En 1973, il tourne pour Claude Lelouch, Toute une vie. Mais, après ces deux films, il se replonge dans la chanson et entame son seizième Olympia en octobre. Le rythme effréné de la vie du chanteur depuis une vingtaine d'années finit par se faire sentir. Gilbert Bécaud est fatigué. De plus, il fume beaucoup, et le tabac représente de plus en plus un handicap pour sa voix.

Décoré de la Légion d'Honneur sur la scène de l'Olympia[modifier | modifier le code]

Gilbert Bécaud en (1971).

Comme en 1960, sa cantate de Noël est diffusée à la télévision en mondiovision le 24 décembre 1973. Trois semaines plus tard, le 14 janvier 1974, Gilbert Bécaud est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur. La cérémonie a lieu - fait exceptionnel - sur la scène de l'Olympia et la décoration lui est remise par Louis Amade lui-même, compositeur mais aussi préfet.

1974 et 1975 se déroulent sur fond de tournées internationales. En 1976, il commence à collaborer avec un autre jeune auteur, Pierre Grosz Mais où sont-ils les jours heureux ?.

Toujours en 1976, Gilbert Bécaud épouse une jeune américaine, Kitty St John, dont il a eu une fille, Emily, en 1972. Il a maintenant 5 enfants : Gaya, Philippe, Anne, Emily et Jennifer, née à la fin des années 1960 et fille de Janet Woollacoot. À cette époque, il acquiert une immense ferme dans le Poitou[réf. nécessaire] qui représente un des ports d'attache de sa famille.

Une fois encore, Gilbert Bécaud occupe le devant de la scène pour le réveillon de Noël, en chantant le 24 décembre 1976, La première cathédrale en direct du parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris, titre écrit avec un autre jeune auteur, Franck Thomas.

L'année 1977 est dominée par la création de la chanson L'Indifférence, co-signée par Maurice Vidalin. Le titre reçoit l'Oscar de la meilleure chanson française.

Si 1979 fut une année silencieuse, 1980 démarre avec un nouvel album Moi, je veux chanter. Les tournées reprennent, précédent un nouvel Olympia à l'automne pendant cinq semaines. Il se produit avec succès au Japon et au Canada. Il reçoit la médaille d'or de la SACEM en 1982, pour l'ensemble de sa carrière, et crée cette année-là, Désirée qui sera son tube des années 1980.

A partir du 30 septembre 1983, Bécaud est une nouvelle fois à l'Olympia et en profite pour célébrer ses trente ans de carrière. Le titre Mustapha Dupont domine sa production en 1984 par son sujet très sensible dans la France des années 1980, l'immigration.

En 1986 se déroule un événement important pour Gilbert Bécaud : la création mondiale de sa nouvelle comédie musicale Madame Roza. Inspiré du roman de Emile Ajar (alias Romain Gary), ce spectacle est finalisé depuis 1983, mais de nombreuses difficultés[Lesquelles ?] ont obligé Bécaud à attendre trois ans avant de pouvoir enfin monter sa nouvelle création sur une scène. C'est aux États-Unis que le spectacle est créé. D'abord à Baltimore, puis à Los Angeles avant d'arriver enfin à Broadway le 1er octobre 1987. Le succès est au rendez-vous, mais la pièce ne sera pas jouée à Paris avant plusieurs années.

En 1988, pour son vingt-deuxième Olympia, Gilbert Bécaud met au point deux séries de concerts, le spectacle rouge et le spectacle bleu, qu'il donne en alternance. A chaque soirée correspond un répertoire différent d'une trentaine de titres. Cette année-là, Gilbert Bécaud quitte sa maison de disques EMI pour intégrer BMG qui rachète la quasi-totalité de son répertoire. C'est donc chez BMG, sous le label Ariola, qu'il publie un nouvel album en 1989, Fais-moi signe. Outre des textes de Pierre Delanoë et de Louis Amade, Bécaud est aussi entouré de Claude Lemesle Quand la musique s'arrête et de Didier Barbelivien Après toi c'est la mer.

En 1991, la mère de Gilbert Bécaud meurt à l'âge de 100 ans. Cette année-là, le chanteur donne deux cent quarante-neuf concerts à travers le monde, dont plusieurs à l'Olympia où il s'installe du 1er au 20 octobre. mais, touché par la disparition de sa mère, puis par celle d'Yves Montand, il déclare qu'il abandonne la scène[réf. nécessaire].

Le disque d'une vie[modifier | modifier le code]

Gilbert Bécaud à Rome.

Pourtant, dès 1992, il retrouve le chemin des studios et enregistre une troisième version de son opéra réalisée par son fils, Gaya. En outre, il écrit avec Pierre Delanoë un nouvel album qui, en seize titres, résume la vie du chanteur. Enregistré aux États-Unis sous l'égide du producteur Mick Lanaro, Une vie comme un roman sort le 2 février 1993, quelques mois après la disparition d'un de ses auteurs fétiches et amis proches, Louis Amade. Du 2 au 24 octobre, Gilbert Bécaud retrouve son public sur la scène du Palais des congrès de Paris.

De 1992 à 1996, Gilbert Bécaud prend du temps pour se remettre en forme. Le tabac est encore un problème et c'est entre la Corse, le Poitou et la péniche sur laquelle le couple s'est installé en 1992 à Paris, que le chanteur se repose. Cela ne l'empêche pas de travailler avec ses auteurs, Delanoë, Claude Lemesle, Pierre Grosz, Franck Thomas ou Jean-Michel Bériat. On commence à reparler de la comédie musicale Madame Roza qui pourrait bien être enfin montée en France. La chanteuse Annie Cordy est pressentie pour le rôle vedette. En 1996, l'auteur dramatique, Didier van Cauwelaert commence à travailler sur une adaptation qui serait mise en scène par Jérôme Savary.

Le 15 novembre 1996 sort l'album Ensemble écrit au cours de ces années sabbatiques, avec en outre un titre de Louis Amade[24].

1997 est l'année de ses 70 ans. Cet anniversaire est célébré lors de son trentième Olympia du 13 au 23 novembre, Olympia d'autant plus exceptionnel que Gilbert Bécaud en fait la réouverture après la destruction puis (quelques mètres plus loin), la reconstruction de la célèbre salle[25]. Suite à cette série de récitals, le chanteur repart en tournée à travers la France et le monde, dont le Japon en janvier 1998.

Au mois d'octobre 1998, la saison lyrique du Grand Théâtre de Tours s'ouvre sur l'Opéra d'Aran, de retour sur une scène française. Ce spectacle, qui se passe en Irlande, rassemble 11 rôles principaux, 40 choristes et une cinquantaine de musiciens. Avant de revenir en France, il avait été présenté dans de nombreux pays d'Europe.

Maladie et dernières scènes[modifier | modifier le code]

Gilbert Bécaud, en 1999, sort un nouvel album intitulé Faut faire avec... réalisé par André Manoukian et dirigé par Jean Mareska qui a travaillé avec Jean-Jacques Goldman. Le disque très acoustique, est enregistré avec une petite formation. Pierre Delanoë y signe six des douze textes qui composent l'opus, Didier Barbelivien, deux. Bécaud chante en duo avec sa fille Emily, un titre écrit par Luc Plamondon La Fille au tableau. Faut faire avec... est le dernier album du chanteur à paraitre de son vivant.

En novembre 1999, Gilbert Bécaud retrouve sa scène fétiche l'Olympia pour un 33e lever de rideau. Malade, atteint d'un cancer, il trouve cependant l'énergie de chanter[26]. Le public le soutient et l'encourage. Le tout dernier concert de sa carrière a lieu en Suisse à Fribourg le 15 juillet 2000[27].

Mort[modifier | modifier le code]

Un an plus tard, il enregistre un ultime album avant de décéder le 18 décembre 2001, chez lui, sur sa péniche nommée Aran, près de Paris. Toute la profession lui rend hommage le vendredi 21 décembre lors de ses obsèques en l'église de La Madeleine à Paris.

Son dernier album, sans titre, sort, post mortem, le . Son fils Gaya a sélectionné parmi une trentaine de chansons enregistrées, onze d'entre elles sur les thèmes de la mort et de Dieu. Un de ces titres est un duo avec Serge Lama Le Train d'amour. Le disque contient également deux extraits de la comédie musicale Madame Roza, interprétés par Annie Cordy.

Gaya Bécaud fait paraître en 2005 un second album posthume Suite, comprenant trois inédits, un duo virtuel avec la chanteuse Fella et six anciens morceaux dans une nouvelle version réorchestrée[28]. Son but affiché est de faire connaitre aux jeunes générations cet artiste qui semble tomber peu à peu dans l'oubli[réf. nécessaire].

Il faut attendre l'année 2011, année de la commémoration de sa disparition, pour que sorte chez EMI, Bécaud, le coffret essentiel, recueil de 267 chansons en douze CDs : albums originaux, 45 tours rares, 38 chansons enregistrées lors de 13 passages à l’Olympia, trente-deux titres inédits en CD, etc[29].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Gilbert Bécaud épouse Monique Nicolas en 1952. Leur premier fils, Gilbert dit « Gaya », naît le 2 février 1953. Un deuxième fils, Philippe, verra le jour en 1957, et une fille, Anne, naît en 1961. Le couple se sépare dans les années 1960[30].

Après une courte liaison avec Brigitte Bardot[31], Gilbert Bécaud aura une fille, Jennifer, avec Janet Woollacott, alors épouse de Claude François.

En 1972 naît une fille, Emily, avec Cathryn Lee St. John, dite « Kitty », mannequin américain de l'agence Catherine Harlé rencontrée en 1965. Ils se marient en 1980[32], après le divorce de Gilbert et Monique. Le couple adopte, en 1993 une enfant laotienne, Noï.

Depuis 2010, Kitty Bécaud gère la société de production et d'éditions musicales Nouvelles éditions Rideau Rouge, créée par Gilbert Bécaud, et s'occupe de la mémoire et de l’œuvre de son mari.

Tombe de Gilbert Bécaud au cimetière du Père-Lachaise (division 45).

Gilbert Bécaud a vécu au Chesnay (Yvelines) dans les années 1950 et 60[33], puis dans la tour France à Puteaux dès 1973, y faisant transporter son piano par une grue avant la construction du toit[34]. Par la suite, il s'installe dans une ferme du Poitou[35] sur la commune de La Bussière (Vienne), qu'il quitte régulièrement pour sa Péniche Aran amarrée au pont de Saint-Cloud à Paris.

Grand fumeur et buveur qui menait une vie effrénée, il meurt sur sa péniche[36] à l'âge de 74 ans des suites d'un cancer du poumon opéré plusieurs fois. Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (division 45, transversale 1), voisin de Sophie Daumier, Marie Trintignant, Alain Corneau et Daniel Toscan du Plantier[37],[38],[39],[40].

L'Olympia[modifier | modifier le code]

L’Olympia est étroitement associé à la carrière de Gilbert Bécaud. Il figure en première partie lors de sa réouverture par Bruno Coquatrix en février 1954, dans un programme où les têtes d'affiche sont Lucienne Delyle et son mari Aimé Barelli[41]. En février 1955, Coquatrix propose d'offrir le spectacle de Bécaud aux étudiants. Plus de 4 000 spectateurs se pressent alors que la salle ne contient que 2 000 places. Les adolescents sont pris de frénésie et s'emballent jusqu'à casser des fauteuils[42]. Il se produit au total à 33 reprises sur cette scène, parfois avec les « Petits chanteurs d'Asnières » supervisant même les travaux lors de son déplacement de quelques mètres en 1997[43]. Il inaugure la réouverture du lieu en novembre 1997, quelques années après avoir écrit la chanson Il est à moi L'Olympia.

Le jour de ses obsèques, alors que le corbillard passe sur le Boulevard des Capucines pour se rendre à l'église de la Madeleine, le célèbre fronton du music-hall affiche en lettres de feu Salut Gilbert Bécaud[44].

Le style Bécaud[modifier | modifier le code]

Ses paroliers[modifier | modifier le code]

Il travaillait essentiellement avec trois paroliers :

  • le poète et préfet humaniste Louis Amade (Les marchés de Provence, L'important c'est la rose, On prend toujours un train pour quelque part, Le Petit Prince est revenu…) ;
  • Maurice Vidalin, aux textes exprimant souvent souffrance intérieure et désespoir (L'Indifférence, L'Indien…) ou plus ambigu comme La vente aux enchères ;
  • Pierre Delanoë, aux thèmes chargés de tension affective (Mes mains, Et maintenant, Nathalie, Je t'appartiens…).

Mais aussi avec Charles Aznavour, Frank Thomas, Pierre Grosz, Serge Lama, Claude Lemesle, Didier Barbelivien, Luc Plamondon, etc.

Son piano[modifier | modifier le code]

Gilbert Bécaud se produisait toujours sur scène avec le même piano, qui avait une particularité : il était légèrement incliné vers l'avant. En effet, Gilbert tenait à voir la salle lorsqu'il était assis au piano et, pour cela, il avait demandé à Jacques Dinnat (son régisseur) de faire couper et raccourcir le pied avant de l'instrument afin de lui donner l'inclinaison nécessaire, ce qui a été réalisé par un menuisier de la région parisienne. Cette inclinaison, à peine visible pour un œil non averti, était suffisante pour obtenir le résultat voulu, sans être gênante pour son jeu ou celui de Gilbert Sigrist, pianiste qui l'accompagnait alors régulièrement.

Sa cravate à pois[modifier | modifier le code]

Cette cravate à pois, tissu de la société des tissus Buche dans les années 1950, était pour lui un fétiche et un porte-bonheur, car elle avait une histoire : encore jeune pianiste, Bécaud cherche du travail. Il se présente pour faire un essai dans un piano-bar qui recrute un pianiste remplaçant (le pianiste habituel étant Jacques Datin). Le patron refuse de lui laisser passer une audition en justifiant que compte tenu de l'image de marque de son établissement, il faut porter une cravate pour pouvoir y travailler. Or Bécaud n'en portait pas une à ce moment là mais était heureusement accompagné de sa mère. Celle-ci sacrifie sa robe bleue à pois blancs qu'elle portait, en découpant le bas de son vêtement, improvisant ainsi une cravate de fortune qu'elle remet à son fils. Ainsi cravaté, Bécaud retourne voir le patron du bar, qui le laisse enfin jouer, puis l'embauche dans la foulée. Depuis ce jour, Gilbert Bécaud s'est toujours présenté sur scène avec une vraie cravate à pois, sans jamais changer de modèle, en souvenir de ce premier épisode de sa carrière et en hommage à sa mère.

Son association avec Monsieur Pointu[modifier | modifier le code]

En 1970, il forme un duo avec Monsieur Pointu (de son vrai nom Paul Cormier), un « violoneux » fantaisiste du Québec, pour enregistrer la chanson La vente aux enchères. Ce duo fit plusieurs tournées en France.

Discographie[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Œuvre musicale de Gilbert Bécaud.
Article détaillé : Discographie de Gilbert Bécaud.

La carrière discographique de Gilbert Bécaud s'est étalée sur 54 années, comprenant 27 albums studios, 20 albums live et plus d'une cinquantaine de 45 tours ou CD single, sortis en partie par La Voix de son Maître[45].

Albums studio[modifier | modifier le code]

Chansons emblématiques[modifier | modifier le code]

Reprises et paroles[modifier | modifier le code]

  • 1951 : Je t'ai dans la peau pour Edith Piaf.
  • 1952 : Et ça gueule ça Madame, toujours pour Piaf, qui en signe les paroles.
  • 1953 : Viens (paroles de Charles Aznavour). Quand tu danses (paroles de Pierre Delanoë, qui sera son parolier-fétiche).
  • 1955 : Je t'appartiens. Adaptée en anglais sous le titre de Let It Be Me, elle sera chantée par Frank Sinatra, Bob Dylan, Barbra Streisand, Elvis Presley...
  • 1956 : Alors raconte, "Les marchés de Provence", "Il fait des bonds" (sur des paroles de Louis Amade, le préfet et poète qui sera également un des paroliers attitrés de Bécaud, avec Delanoë et Maurice Vidalin).
  • 1957 : Le jour où la pluie viendra (paroles de Dalida).
  • 1958 : Viens danser.
  • 1959 : Pilou Pilou.
  • 1960 : C'était moi (paroles de Maurice Vidalin).
  • 1962 : crée l'Opéra d'Aran au théâtre des Champs-Elysées, oeuvre ambitieuse qui n'aura pas le succès escompté mais que Bécaud, très attaché à cette pièce, remontera plusieurs fois au cours de sa carrière.
  • 1961 : Et maintenant.
  • 1963 : Quand Jules est au violon, Les tantes Jeanne.
  • 1964 : Dimanche à Orly, Nathalie.
  • 1965 : Tu le regretteras (un hommage à Charles de Gaulle), Quand il est mort le poète.
  • 1966 : Le p'tit oiseau de toutes les couleurs.
  • 1967 : L'important c'est la rose, La vente aux enchères.
  • 1986 : adapte sous la forme d'une comédie musicale (Madame Rosa) le Goncourt d'Emile Ajar/Romain Gary La vie devant soi. La pièce sera montée à Broadway.
  • 1992 : Quand t'es petit dans le midi.
  • 1993 : Une vie comme un roman, album concept qui raconte sa vie.
  • 2000 : SOS Mozart.
  • 2001 : Mon cap.

Standards internationaux[modifier | modifier le code]

  • Je t'appartiens - Let It Be Me (Pierre Delanoë - Gilbert Bécaud) 1955
  • Le jour où la pluie viendra - The Day the Rains Came (Pierre Delanoë - Gilbert Bécaud) 1957
  • Et maintenant - What Now My Love (Pierre Delanoë - Gilbert Bécaud-Elvis Presley) 1961
  • Seul sur son étoile - It Must Be Him (Maurice Vidalin - Gilbert Bécaud) 1966
  • Plein soleil - Sand and Sea (Maurice Vidalin - Gibert Bécaud) 1966
  • Un peu d'amour et d'amitié - A Little Love and Understanding (Louis Amade - Gilbert Bécaud) 1972
  • C'est en septembre - September Morn (Neil Diamond - Gilbert Bécaud) 1979

Sa carrière s'étend à l'étranger où ses chansons sont adaptées : Let It Be Me aux USA, Am Tag als der Regen kam en Allemagne, A little love and understanding en Angleterre, etc.

Il collabore avec Neil Diamond. Ensemble, ils écrivent Love on the rocks, September Morn.

Les adaptations de ses chansons ont été interprétées par Elvis Presley, Shirley Bassey, Bob Dylan, Nina Simone, George Harrison, Marlene Dietrich, Julio Iglesias, Bing Crosby, Frank Sinatra, James Brown… En France, il a été chanté par Patricia Kaas, Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Édith Piaf, Dalida[41]

Albums en hommage à Gilbert Bécaud[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • 2002 : Gilbert Bécaud à l'Olympia, coffret 3 DVD contenant :
    • Rideau Bleu (1988)
    • Rideau Rouge (1988)
    • Olympia 1970
    • Olympia 1969
    • Olympia 1963
  • 2005 : Numéro Un (émission de Maritie et Gilbert Carpentier, 1980)

Cinéma[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Bandes originales de films[modifier | modifier le code]

  • 1947 - Bande originale des films Banlieue, Goûts et couleurs, Spécial Kandahar et Riviera Dream.
  • 1949 - Bande originale du film Petits ballons, grands voyages.
  • 1950 - Bande originale du court-métrage Jeux de mains.
  • 1954 - Bandes originales des films Moisson éclair, La Sauvagine, Visons.
  • 1956 - Chanson La vie est belle du film du même nom
  • 1956 - Bande originale du film Le Pays d'où je viens.
  • 1957 - Bande originale du film Casino de Paris.
  • 1959 - Bande originale du film Babette s'en va-t-en guerre (Générique - Conciliabule - Londres - La Poursuite - Final - La Marche de Babette…).
  • 1971 - Bande originale du film La maison sous les arbres (Les écluses - Jill's panic - Jill's tears - The accident - The apartment - Mazarine street…)
  • 1980 - Bande originale du film The Jazz Singer : Love on the rocks (L’amour est mort) – Songs of life (Les chansons de ta vie) – On the Robert E. Lee (Un sacré bateau à roues) – Hey Louise – Summerlove.
  • 2007 - Bande originale du film Roman de gare de Claude Lelouch

Documentaires[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1982 — SACEM pour la chanson Désirée.

Gilbert Bécaud dans la mémoire populaire[modifier | modifier le code]

Hommages à sa mort[modifier | modifier le code]

  • « Il était l'une des voix les plus fortes et les plus entraînantes de notre temps. » - Jacques Chirac[53]
  • « Bécaud était une personne vivante, nerveuse, suractive, il avait les défauts de ses qualités. C'était surtout un mélodiste et un harmoniste extraordinaire, il avait le don de trouver instantanément une mélodie. » - Pierre Delanoë
  • « On me demande souvent : « Qu'est-ce que ça vous fait d'être le fils de Gilbert Bécaud ? ». Je dis toujours : « Je ne peux pas vous répondre, je n'ai jamais eu un autre père ! ». Ce qu'il nous a transmis, à mon frère, mes sœurs et moi, c'est une énergie dans le travail. » - Gaya Bécaud
  • « Gilbert Bécaud est sans conteste un des grands de la chanson française. Il laisse en héritage un catalogue de quelque quatre cents chansons et le souvenir d'une présence intense sur scène. » - Radio-Canada

Autres[modifier | modifier le code]

  • La commune de La Bussière (Vienne) où Gilbert Bécaud possédait une résidence secondaire et fut conseiller municipal, a renommé sa place en Place Gilbert Bécaud au sein de laquelle trône un buste du chanteur. La salle municipale porte le nom de Grange Gilbert Bécaud.
  • Les communes de Chevigny-Saint-Sauveur, Trignac, Châtellerault, Beaupréau ont une Rue Gilbert Bécaud
  • Il existe une Place Gilbert Bécaud à Villiers-sur-Marne
  • Il y a une Salle des fêtes Gilbert Bécaud à Margency

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Biographie Gilbert Becaud », sur www.linternaute.com (consulté le 21 août 2018)
  2. (en) « Gilbert Becaud - AbeBooks », sur www.abebooks.com (consulté le 25 août 2018)
  3. « Gilbert Bécaud : jardins secrets / Annie et Bernard Réval ; préface de Pierre Delanoë. Réval, Annie », sur biblio.ville.blainville.qc.ca (consulté le 25 août 2018)
  4. (en) « Charles Aznavour and Gilbert Bécaud together on stage this week-end », sur thereview.ca (consulté le 21 août 2018)
  5. Vive La Chanson by Edith Piaf, Membrane (lire en ligne)
  6. « Bécaud : « Monsieur 100 000 volts » s'est éteint », leparisien.fr,‎ 2001-12-19cet00:00:00+01:00 (lire en ligne)
  7. http://www.encyclopedisque.fr/disque/27766.html / consulté le 15 août 2018.
  8. http://www.auteurscompositeurs.com/index.php?option=com_content&view=article&id=36&Itemid=62 / consulté le 15 août 2018.
  9. http://www.encyclopedisque.fr/disque/2433.html / consulté le 15 juin 2018.
  10. http://www.programme.tv/news/actu/7812-mort-d-albert-raisner-le-pere-d-age-tendre-et-tete-de-bois/ consulté le 15 juin 2018.
  11. « Gilbert Bécaud, Et maintenant : explication, clip, mp3 », sur www.zicabloc.com (consulté le 15 août 2018)
  12. « Sur un air de Gilbert Bécaud », sur www.laliberte.ch (consulté le 21 août 2018)
  13. (es) « L'opéra d'aran - musique de gilbert becaud - direction georges prêtre original stéréo - lp x 3 + liv de Gilbert Becaud / Georges Prêtre, Pack 33 1/3 RPM con ubik76 », sur www.cdandlp.com (consulté le 25 août 2018)
  14. « Un été en Souchon. "Quand Jules est au violon" par Gilbert Bécaud (1963) », Franceinfo,‎ (lire en ligne)
  15. « Nathalie de Gilbert Bécaud », FIGARO,‎ (lire en ligne)
  16. « Gilbert Bécaud "Nathalie" » (consulté le 21 août 2018)
  17. « L'Opéra d'Aran », sur Avant Scène Opéra (consulté le 21 août 2018)
  18. « Ces chansons qui font l'actu. Charles de Gaulle, le Président du 18 Juin », Franceinfo,‎ (lire en ligne)
  19. Steffen Hung, « lescharts.com - Les charts français », sur lescharts.com (consulté le 24 août 2018)
  20. (de) Chartsurfer.de, « Deutschland », sur www.chartsurfer.de (consulté le 24 août 2018)
  21. « Chansons Contre la Guerre - La Vente aux enchères », sur www.antiwarsongs.org (consulté le 24 août 2018)
  22. « Olympia 1972 - Gilbert Bécaud | Songs, Reviews, Credits | AllMusic », sur AllMusic (consulté le 24 août 2018)
  23. https://www.unifrance.org/film/5689/un-homme-libre / consulté le 16 août 2018.
  24. « CD: Gilbert Becaud - Ensemble. - A vendre », sur 2ememain.be (consulté le 15 août 2018)
  25. (es) Gilbert Bécaud: Spectacle De L'Olympia 97 - Streaming de música - Escuchar en Deezer, (lire en ligne)
  26. « Página/12 », sur www.pagina12.com.ar (consulté le 15 août 2018)
  27. « Gilbert Becaud (2/2) - Notre Histoire », sur www.notrehistoire.ch (consulté le 24 août 2018)
  28. https://www.ledevoir.com/culture/musique/96727/le-becot-d-adieu-de-becaud-fils / consulté le 25 août 2018.
  29. Le Coffret essentiel, Gilbert Bécaud (lire en ligne)
  30. Biographie de Gilbert Bécaud, sur ramdam.com.
  31. Brigitte Bardot, Initiales B.B., 1996, Grasset.
  32. « Acte de naissance de Gilbert Bécaud », sur CinéArtistes (consulté le 25 août 2018)
  33. [vidéo] Dix maisons de vedettes, sur le site ina.fr.
  34. « proprietes.lefigaro.fr », sur Le Figaro
  35. [vidéo] « Je suis chien chez Gilbert Bécaud », sur le site ina.fr.
  36. Gilbert Bécaud (péniche Aran au lendemain de sa mort) et île Seguin, décembre 2001, mis en ligne le 27 novembre 2011 sur youtube.com.
  37. Notice biographique de Gilbert Bécaud, sur le site radio-canada.ca
  38. Annonce de sa mort, sur le site de Radio-Canada.
  39. « Le monde parle de Bécaud », Revue de presse internationale, par Catherine Pouplain-Pédron.
  40. Aperçu biographique de Bécaud sur RFI Musique, Paris.
  41. a et b Bécaud, la première idole, de Kitty Bécaud et Laurent Balandras, 2011, éditions Didier Carpentier
  42. Gilbert Bécaud, Jardins secrets, préface de Pierre Delanoë - Annie et Bernard Réval. France-Empire
  43. Gilbert Bécaud (1927-2001) Archives INA - Bécaud et le nouvel Olympia
  44. L'hommage de l'Olympia à Gilbert Bécaud, quelques jours après sa mort survenue le 18 décembre..., sur le site purepeople.com du 28 septembre 2011
  45. « Encyclopédisque - Discographie : Gilbert Bécaud », sur www.encyclopedisque.fr (consulté le 25 août 2018)
  46. « Bientôt un album hommage à Gilbert Bécaud », sur chartsinfrance.net (consulté le 15 août 2018)
  47. « Pour Bécaud, Adamo en appelle à la tendresse », RFI Musique,‎ (lire en ligne)
  48. « L'Hommage à Gilbert Bécaud », sur bibliotheques.paris.fr (consulté le 15 août 2018)
  49. https://www.programme-tv.net/programme/culture-infos/r253886-a-bout-portant/6837274-gilbert-becaud/ consulté le 21 août 2018.
  50. https://www.imdb.com/title/tt5807390/ consulté le 21 août 2018.
  51. https://television.telerama.fr/tele/programmes-tv/becaud-mon-pere,111699977.php / consulté le 21 août 2018.
  52. « Bécaud, mon père », sur TV5.ca (consulté le 15 août 2018)
  53. « Citations de Gilbert Bécaud », sur citations.rock.free.fr (consulté le 15 août 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1963 - Rythme et rêve avec Gilbert Bécaud, [de] Jacques Charpentreau, collection « Vie, amour, chansons », 1 - Éditions Foyer Notre-Dame, Bruxelles
  • 1970 - Gilbert Bécaud - Seul sur son étoile, collection « Vedettes à la une » - Paul-Xavier Giannoli, Librairie Saint-Germain-des-Prés
  • 1972 - Gilbert Bécaud par Christophe Izard, collection « Chansons d'aujourd'hui », Seghers Éditeur
  • 1982 - Et ce sera ta passion de vivre - Louis Amade. Hachette
  • 1995 - Bécaud, l'homme à la cravate à pois, préface de Gilbert Bécaud - Bernard Réval. Éditions du Voyage
  • 2001 - Gilbert Bécaud, Jardins secrets, préface de Pierre Delanoë - Annie et Bernard Réval. France-Empire
  • 2010 - Gilbert Bécaud, baladin magnifique, in Les grands interprètes - Claude Frigara. Christian Pirot éditeur
  • 2011 - Bécaud, la première idole, de Kitty Bécaud et Laurent Balandras, Éditions Didier Carpentier
  • 2016 - Gilbert Bécaud, 15 ans déjà - Annie et Bernard Réval. Version 2016 des Jardins secrets sur Facebook Bernard Reval

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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