Pierre Rosenstiehl

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Pierre Rosenstiehl
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Pierre Rosenstiehl en 2002 (photo Hubert de Fraysseix)
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MilosVoir et modifier les données sur Wikidata
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Pierre Rosenstiehl, né le à Dijon[1] et mort le [2] sur l'île de Milos en Grèce[3], est un mathématicien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien élève de l'École Polytechnique (promotion X1955), il est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales de Paris et professeur de modélisation mathématiques à HEC Paris.

Il est également membre de l'Oulipo et Chevalier de la Légion d'honneur[4].

Travaux scientifiques[modifier | modifier le code]

Son travail se concentre sur la théorie des graphes : Rosenstiehl est connu pour ses recherches sur les graphes planaires et les tracés de graphe. Le critère de planarité de Fraysseix-Rosenstiehl est à l'origine de l'algorithme de planarité gauche-droite, mis en œuvre dans le logiciel Pigale[5], considéré comme l'algorithme de test de planarité le plus rapide[6].

Pierre Rosenstiehl est rédacteur en chef de la revue Journal européen de combinatoire sur la combinatoire. Pierre Rosenstiehl, Giuseppe Di Battista, Peter Eades (en) et Roberto Tamassia organisent en 1992 à Marino (Italie) un séminaire consacré au tracé de graphes, qui inaugure une longue série de conférences internationales[7].

En combinatoire et en informatique théorique, Rosenstiehl a notamment travaillé avec Paul Lévy, John Little, Georges-Théodule Guilbaud, Marcel-Paul Schützenberger, André Lichnerowicz, Claude Berge, Alain Ghouila-Houri, Robert E. Tarjan, Kurt Mehlhorn, Ronald C. Read (en) et Bojan Mohar[8].

Oulipo[modifier | modifier le code]

Pierre Rosenstiehl est coopté à l'Oulipo en 1992, pour ses talents en théorie des graphes et sa passion pour les labyrinthes[9]. Il établit notamment pour Jacques Jouet le graphe d'un circuit optimisé du réseau du métro de Paris, afin que ce dernier compose en une journée un long poème de métro de toutes les stations[10]. Il a aussi travaillé avec Roland Barthes.

Vie Privée[modifier | modifier le code]

Pierre Rosenstiehl est marié avec l'auteur et illustratrice Agnès Rosenstiehl (créatrice de Mimi Cracra), avec laquelle il a publié Paris-Pékin par le Transsibérien.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  2. Hervé Le Tellier, « La mort du mathématicien Pierre Rosenstiehl », sur Le Monde, (consulté le )
  3. « Pierre Rosenstiehl », sur Centre d'analyse et de mathématique sociales (consulté le )
  4. Décret du 31 décembre 2002 publié au JORF du 1er janvier 2003.
  5. (en) Pigale
  6. (en) Stop minding your P’s and Q’s : implementing fast and simple DFS-based planarity and embedding algorithm, John M. Boyer, Pier Francesco Cortese, Maurizio Patrignani, and Giuseppe Di Battista, in: Graph Drawing, volume 2912 of Lecture Notes in Computer Science, 2004, pages 25–36.
  7. (en) graphdrawing.org
  8. Voir Bibliographie sélective, avec mention des maîtres et collaborateurs.
  9. Fiche Oulipo.
  10. Pierre Rosenstiehl et Jacques Jouet, Frise du métro parisien, La Bibliothèque oulipienne, n° 97, 1998.

Liens externes[modifier | modifier le code]