Deloitte

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Deloitte
logo de Deloitte
illustration de Deloitte

Création 1845 à Londres
Fondateurs William Welch Deloitte (en) et George Touche (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Personnages clés William Deloitte
Forme juridique UK Private company limited by guarantee
Siège social Londres
Drapeau de Grande-Bretagne Royaume-Uni
Direction Punit Renjen (en) (Global CEO)
Activité Audit financier
Consulting
Conseil financier
Conseil juridique et fiscale
Produits Audit & Assurance
Consulting
Risk Advisory
Financial Advisory
Legal
Tax
Filiales Chaque pays est indépendant
Effectif 345 000 (2021) + 3,2%
Site web http://www.deloitte.com

Chiffre d'affaires en augmentation US$ 47,6 milliards (2020)[1]
+5,5%

Deloitte est une firme multinationale britannique, société de droit anglais fondée à Londres, qui constitue l'un des quatre plus importants réseaux de cabinets d'audit et de conseil mondiaux (Big Four) avec un chiffre d’affaires mondial de 47,6 milliards de dollars en 2020. Chacun des cabinets membres constituent des entités juridiques distinctes et indépendantes entre elles. C'est le plus grand cabinet d'audit au monde en effectifs avec 330 000 employés.

Les acteurs du Big Four dont Deloitte sont critiqués dans les années 2010 pour leur rôle dans l'optimisation et l'évasion fiscales de grandes entreprises ainsi que pour leur influence sur la rédaction des lois fiscales européennes.

Historique[modifier | modifier le code]

Paramount Plaza, siège mondial du cabinet, 1633 Broadway à New York

Au sein des Big Four, Deloitte est le plus ancien des cabinets d'audit, l'une de ses entités remontant aux années 1840. Le premier cabinet a été fondé par William Welch Deloitte en 1845 à Londres. William Welch Deloitte a par la suite ouvert un bureau à New York en 1880.

En 1989, Deloitte Haskins & Sells et Touche Ross international fusionnent leurs activités.

En 1991, Deloitte France crée sa filiale In Extenso, dédiée aux TPE-PME[2].

En 1998, le groupe prend le nom international de « Deloitte Touche Tohmatsu »[3].

En 2003, Deloitte Touche Tohmatsu change sa marque commerciale pour Deloitte. En 2006, Deloitte acquiert le cabinet BDO Marque et Gendrot (fondé en 1963 et qui était le 6e cabinet d'audit et d'Expert-comptable en France). En 2007, Deloitte acquiert le cabinet Constantin Associés. En 2008, Deloitte acquiert le cabinet de conseil Infineo[réf. souhaitée]

En 2007, dans le cadre de l'affaire Parmalat, Deloitte et Touche, qui était le cabinet d'audit principal du groupe italien failli, accepte de verser 149 millions de dollars à Parmalat afin, qu'en contrepartie, celui-ci abandonne l'ensemble de ses enquêtes et poursuites judiciaires menées notamment aux Etats-Unis[4].

En 2013, Deloitte fait l’acquisition de Monitor[5], groupe mondial de conseil en stratégie et est confirmé comme un des potentiels repreneurs de Roland Berger.

En octobre 2016, Deloitte annonce la fusion de ses activités en Belgique, aux Pays-Bas, au Danemark, en Finlande, en Islande, en Norvège, en Suède, au Royaume-Uni et en Suisse, dans une nouvelle entité nommée Deloitte North West Europe, dont le siège social sera situé à Londres[6].

Activités[modifier | modifier le code]

Immeuble de bureau bleu quatre étages.
Le bâtiment Deloitte à Christchurch, Nouvelle-Zélande. Avril 2019.

Au total, Deloitte représente plus de 286 000 collaborateurs travaillant dans 725 bureaux répartis dans plus de 150 pays[réf. nécessaire].

Son chiffre d'affaires mondial est de 43,2 milliards en 2018 (soit le plus grand cabinet d'audit et de conseil devant PwC)[7].

France[modifier | modifier le code]

La branche française est issue de la fusion de différents cabinets français, dont BDA, fondé en 1981. Celui-ci rejoint le réseau Touche Ross. En 1990, à la suite du rapprochement de Touche Ross International et de Deloitte Haskins & Sells, le cabinet devient BDA/Deloitte & Touche puis Deloitte & Touche. Deloitte appartient à 100 % à des associés français[réf. souhaitée].

Dans le cadre de la Loi de Sécurité Financière votée en 2003, la société s'est séparée de sa branche conseil, devenue Ineum Consulting — avec laquelle elle n'a plus aucun lien — et de ses avocats qui se regroupent sous le nom de Taj. Taj a cependant réintégré en 2016[Quand ?] le réseau Deloitte.

Deloitte France a concrétisé plusieurs rapprochements importants :

  • 2006 fut marquée par la fusion avec BDO Marque et Gendrot[8] ;
  • 2007 Deloitte s'est rapproché de Constantin Associés ;
  • 2008, le cabinet de conseil Infineo a été racheté par Deloitte ;
  • Fin 2014, Deloitte a acquis le cabinet de conseil en cyber sécurité HSC[9].
  • En 2019, Deloitte se sépare de son réseau d’experts comptables In Extenso[10].

Chiffres en 2019[réf. nécessaire]

  • Chiffre d’affaires en 2019 : 963 millions d’€ [11];
  • Total de 7 000 collaborateurs[12];
  • 20 bureaux[13];

Belgique[modifier | modifier le code]

La Fiduciaire Deloitte est présente en Belgique depuis plus de 70 ans et compte douze agences locales. Elle conseille 5 000 entreprises belges dans les domaines suivants : comptabilité générale et analytique, et organisation des fonctions comptables et administratives ; fiscalité directe et indirecte ; management des entreprises ; droit des associations et droit commercial ; conseil social ; conseil financier.

Luxembourg[modifier | modifier le code]

Au Luxembourg, la société a été créée en 1950 sous le nom de « L’Agence ». Elle fusionne en 1968 avec le cabinet « Hamilius & Schmitter » et devient la Fiduciaire générale de Luxembourg, avant de rejoindre le groupe Touche Ross en 1978. En 1999, touche Ross Luxembourg est absorbé par Deloitte Touche Tohmatsu, et en 2003 la firme change de nom pour devenir Deloitte SA.

Son chiffre d'affaires est de 144 Mio € en 2008.

Suisse[modifier | modifier le code]

La filiale suisse de Deloitte, Deloitte SA, est basée à Zurich et compte parmi les principales sociétés fournissant des services professionnels en Suisse. L'entreprise compte 1 700 salariés répartis dans les villes de Bâle, Berne, Genève, Lausanne, Lugano et Zurich (siège)[14].

Deloitte SA est une filiale de Deloitte LLP, qui est la société britannique affiliée de Deloitte Touche Tohmatsu Limited (DTTL), depuis 2006[15]. Depuis, Deloitte connait la croissance la plus rapide des Big 4 en Suisse, enregistrant une croissance à deux chiffres pour la neuvième fois sur les dix dernières années. Le revenu brut de la firme suisse a atteint CHF 660 millions pour l’exercice clôturé le 31 mai 2016, soit une croissance de 24 %[16],[17]. La croissance des services en Conseil, Financial Advisory et Risk Advisory a permis à Deloitte de devenir le leader du marché suisse en matière de conseil[18].

Canada[modifier | modifier le code]

La Tour Deloitte à Montréal, siège des activités canadiennes du groupe depuis 2015.

Deloitte vend des services dans les domaines de la certification, de la fiscalité, de la consultation, les faillites et des conseils financiers ; l'entreprise compte 6 200 salariés répartis dans 50 bureaux à travers le Canada[19].

Au Québec, Deloitte exerce ses activités sous l'appellation Samson Bélair/Deloitte & Touche s.e.n.c.r.l. Deloitte est le cabinet membre canadien de Deloitte Touche Tohmatsu.

Deloitte est responsable de l'audit du Parti conservateur du Canada[20].

Monaco[modifier | modifier le code]

Deloitte ouvre son premier bureau en principauté en 2014 afin de proposer ses services aux entreprises monégasques.[réf. souhaitée]

Rôle dans l'optimisation et l'évasion fiscales[modifier | modifier le code]

En 2014, Deloitte, en même temps que les trois autres Big Four de l'audit (Ernst & Young, KPMG et PwC), est citée durant le scandale des Luxembourg Leaks pour avoir conçu plusieurs accords fiscaux contestés entre de grandes entreprises et les autorités du Luxembourg, paradis fiscal[21]. Le journal en ligne altermondialiste Basta ! dénonce alors les Big Four de « [faire] la loi dans les paradis fiscaux et tiss[er] leur toile dans les instances internationales »[22]. Au Royaume-Uni particulièrement, ils sont accusés de « jongler avec les conflits d'intérêts », rapporte Le Monde en mars 2015[23].

Les Paradise Papers, en novembre 2017, mettent en lumière l'optimisation fiscale (légale) pratiquée par la banque Blackstone à l'aide des cabinets Appleby, PricewaterhouseCoopers et Deloitte. The Guardian et la BBC citent Deloitte comme auteur du modèle fiscal de l'acquisition d'un centre commercial à Glasgow, le St. Enoch Centre (en), acheté en 2013 par Blackstone pour 190 millions de livres, et lui permettant de ne pas s'acquitter du droit d'enregistrement (stamp duty)[24],[25].

En 2018, un rapport de l'association Corporate Europe Observatory pointe l'influence des quatre grands noms de l'audit, dont Deloitte, sur les règles fiscales de l'Union européenne (la Commission européenne verse elle-même à Deloitte 12,3 millions d'euros en 2016 pour ses conseils en matière de fiscalité), au travers de conflit d'intérêts et de pantouflages : plusieurs fonctionnaires européens des services fiscaux ont travaillé pour les quatre entreprises d'audit. Mediapart dit des quatre entreprises d'audit qu'elles sont les « rouages indispensables de l’industrie de l’évasion fiscale »[26].

Deloitte Football Money League[modifier | modifier le code]

La Deloitte Football Money League est un classement des clubs de football d'après leurs revenus. Il permet de comparer la puissance financière des clubs. Il est établi annuellement et publié au début du mois de février, se rapportant à la saison récemment terminée.

Sponsoring[modifier | modifier le code]

Deloitte au Royaume-Uni sponsorise les Jeux olympiques d'été de 2012 à Londres[27]. Deloitte sponsorise aussi les Jeux olympiques d'hiver de 2010 à Vancouver[réf. nécessaire].

Aux États-Unis, Deloitte sponsorise le United States Olympic Committee[réf. nécessaire].

Identité visuelle (logotype)[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Deloitte marks its 10th consecutive year of growth », Deloitte (consulté le )
  2. « In Extenso s'invite dans quatre cabinets », sur Capital Finance (consulté le )
  3. (en) Histoire du groupe
  4. Deloitte & Touche accepte de verser 149 millions de dollars à Parmalat, lemonde.fr, 13 janvier 2007
  5. (en-GB) « Subscribe to read », sur Financial Times (consulté le )
  6. Deloitte to merge 9 of its European member firms, Harriet Agnew, The Financial Times, 4 octobre 2016
  7. Présentation de la firme française
  8. Caroline Lechantre, « Deloitte et BDO Marque et Gendrot créent le numéro trois de l'audit en France », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  9. « Deloitte France et Hervé Schauer Consultants (HSC), société de conseil en sécurité des systèmes d'information, annoncent leur rapprochement Deloitte renforce ses expertises de conseil et d'audit en sécurité des systèmes d'information (SSI) », sur deloitte.com, (consulté le )
  10. Antoine Boudet, « Exclusif : Deloitte France se sépare de son réseau d'experts-comptables In Extenso », sur Les Echos Executives, (consulté le )
  11. « Rapport de transparence 2020 - Deloitte France »
  12. « Deloitte : photos, vidéos, recrutement », sur www.welcometothejungle.com (consulté le )
  13. « Chiffres clés », sur Deloitte Recrute (consulté le )
  14. « Deloitte Suisse », sur Deloitte Switzerland (consulté le )
  15. « A propos de Deloitte | Deloitte Suisse | Audit, Fiscalité, Conseil, Financial Advisory », sur Deloitte Switzerland (consulté le )
  16. (en) « How Deloitte in Switzerland makes an impact that matters », sur Deloitte Switzerland (consulté le )
  17. Agefi SA, « Deloitte Suisse: chiffre d’affaires en hausse d’un quart », sur www.agefi.com (consulté le )
  18. WnG Solutions, « Deloitte nommé « Tax Firm of the Year » en Suisse pour la troisième fois consécutive », sur www.market.ch (consulté le )
  19. Données selon le site web de Deloitte - Syndic de faillite
  20. Elections Canada, « Partis politiques enregistrés et partis politiques admissibles pour enregistrement » (consulté le )
  21. Anne Michel (avec Alison Fitzgerald et Marina Walker Guevara de l'ICIJ), « De nouvelles révélations sur l’évasion fiscale des multinationales au Luxembourg », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  22. Alexis Moreau, « Comment les géants de l’audit ont pris le pouvoir », Basta !,
  23. Éric Albert, « « Big Four » : le scandale des comptables de l’ombre », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  24. (en) Hilary Osborne, « Paradise Papers reveal schemes used to avoid tax on UK property deals », The Guardian,
  25. (en) Mark Daly, Calum McKay, Ian Bendalow et Rachael Miller, « Paradise Papers: Blackstone avoided UK taxes on St Enoch Centre », BBC,
  26. Martine Orange, « Quand les «Big Four» écrivent les règles fiscales de l’Europe », Mediapart,
  27. Deloitte becomes first London 2012 tier two sponsor
  28. (en) « Deloitte’s brand gets a makeover », (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]

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