Bachelor (France)

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En France, le bachelor est un titre et cursus de l'enseignement supérieur dans les établissements privés, de trois ou quatre ans après le baccalauréat[1]. Le nom de cette formation s'inspire du bachelor’s degree anglo-saxon, et elle est dispensée dans des écoles de commerce-gestion, d'art, et d'ingénieurs[2].

Déroulé de la formation[modifier | modifier le code]

La formation en bachelor dure trois ans voire quatre ans après le baccalauréat. Ce n'est pas un diplôme de licence [3],[4]. Après un bachelor, 58 % des étudiants entrent dans la vie professionnelle, et 40 % poursuivent leurs études[5] (ce qui le différencie du bachelor anglo-saxon, destiné à une insertion professionnelle immédiate[6]). Les étudiants d'un bachelor d'une école de commerce peuvent ainsi poursuivre dans le programme « grande école »[7].

Données légales[modifier | modifier le code]

Le bachelor n'est pas reconnu par le ministère de l'Éducation nationale et n'est donc pas équivalent à la licence, bien que certaines écoles de commerce utilisent un vocabulaire opaque pour vendre ces diplômes[8],[6].

Critiques[modifier | modifier le code]

Le coût élevé de la formation, entre 3 000  et 9 000  est souvent critiqué, accusé de renforcer des clivages sociaux. Le nombre très élevé d'étudiants dans certaines écoles rend aussi la sélections en première année très faible, et l'encadrement des élèves très théorique. Selon Jean-Philippe Ammeux, directeur de l'Ieseg, « Certaines institutions gonflent leurs effectifs pour augmenter leurs ressources »[9].

La qualité très inégale des formations est aussi souvent pointée du doigt : professionnels à la pédagogie inefficace, ou universitaires enseignant en dehors de leur domaine de compétence. Peu de régulations existent pour encadrer ces formations, celles-ci n'étant pas des diplômes nationaux. L'insertion professionnelle peut aussi faire défaut, alors que les recruteurs français continuent de préférer les titulaires d'un diplôme de master. Dans le même temps, certaines de ces formations sont conçues pour que les élèves continuent leurs études dans une autre formation de leur école, et peut ainsi servir à contourner le concours d'entrée[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Karine Darmon, « Bachelor : les raisons d’un succès », sur Studyrama.com (consulté le 25 juillet 2017)
  2. Marie-Anne Nourry, « Le bachelor, trublion de l’enseignement supérieur », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. « Qu’est ce qu’un bachelor ? Le diplôme, le niveau, les débouchés », sur lavoixletudiant.com, (consulté le 16 décembre 2017)
  4. Mégane De Amorim, « Bachelors tous azimuts : une palette de cursus », Le Monde,
  5. Benjamin Dusaussoy, « Que faire après un bachelor ? », sur etudiant.lefigaro.fr,
  6. a et b Jean-Claude Lewandowski, « Le bachelor, concurrent de la licence », Le Monde,
  7. Isabelle Dautresme, « Le bachelor, une alternative aux classes prépas ? », Le Monde,
  8. Maxime François, « Ecoles de commerce : se retrouver dans le maquis des labels », Le Monde,
  9. a et b « Pourquoi le bachelor cartonne », dans Focus Campus, le 1 mai 2018, consulté sur focuscampus.blog.lemonde.fr le 9 mai 2018