Bachelor (France)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Ne doit pas être confondu avec Baccalauréat universitaire.
Ne doit pas être confondu avec Licence (France).
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bachelor.

En France, le bachelor est un titre et cursus de l'enseignement supérieur dans les établissements privés et plus rarement public[1], de trois ou quatre ans après le baccalauréat[2], non reconnu par le ministère de l'Éducation nationale. Le nom de cette formation s'inspire du bachelor’s degree anglo-saxon, et elle est dispensée généralement dans des écoles privées de commerce-gestion, d'art, et d'ingénieurs[3].

Déroulé de la formation[modifier | modifier le code]

La formation en bachelor dure trois ans voire quatre ans après le baccalauréat. Ce n'est la plupart du temps pas un diplôme de licence [4],[5]. Après un bachelor, 58 % des étudiants entrent dans la vie professionnelle, et 40 % poursuivent leurs études[6]. Les étudiants d'un bachelor d'une école de commerce peuvent ainsi poursuivre dans le programme supérieur (souvent appelé « grande école »[7]).

Données légales[modifier | modifier le code]

Le bachelor n'est pas un titre reconnu par le ministère de l'Éducation nationale et leurs titulaires ne se voient donc pas conférer le grade de licence, bien que certaines écoles de commerce utilisent un vocabulaire opaque pour vendre ces diplômes[8],[9].

Critiques[modifier | modifier le code]

Le coût élevé de la formation, souvent entre 3 000  et 15 000  l'année (contre la quasi-gratuité pour un diplôme de Licence), est régulièrement critiqué, accusé de renforcer des clivages sociaux. Le nombre très élevé d'étudiants dans certaines écoles implique aussi une sélection très faible concernant le niveau des étudiants, ainsi qu'un encadrement des élèves très théorique. Selon Jean-Philippe Ammeux, directeur de l'Ieseg, « Certaines institutions gonflent leurs effectifs pour augmenter leurs ressources »[10].

La qualité très inégale des formations est aussi souvent pointée du doigt : professionnels à la pédagogie inefficace, ou universitaires enseignant en dehors de leur domaine de compétence. Peu de régulations existent pour encadrer ces formations, celles-ci n'étant pas des diplômes nationaux. L'insertion professionnelle peut aussi faire défaut. Dans le même temps, certaines de ces formations sont conçues pour que les élèves continuent leurs études dans une autre formation de leur école, et peut ainsi servir à contourner le concours d'entrée[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Bachelor of Science | École polytechnique », sur portail.polytechnique.edu (consulté le 13 mars 2019)
  2. Karine Darmon, « Bachelor : les raisons d’un succès », sur Studyrama.com (consulté le 25 juillet 2017)
  3. Marie-Anne Nourry, « Le bachelor, trublion de l’enseignement supérieur », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. « Qu’est ce qu’un bachelor ? Le diplôme, le niveau, les débouchés », sur lavoixletudiant.com, (consulté le 16 décembre 2017)
  5. Mégane De Amorim, « Bachelors tous azimuts : une palette de cursus », Le Monde,
  6. Benjamin Dusaussoy, « Que faire après un bachelor ? », sur etudiant.lefigaro.fr,
  7. Isabelle Dautresme, « Le bachelor, une alternative aux classes prépas ? », Le Monde,
  8. Maxime François, « Ecoles de commerce : se retrouver dans le maquis des labels », Le Monde,
  9. Jean-Claude Lewandowski, « Le bachelor, concurrent de la licence », Le Monde,
  10. a et b « Pourquoi le bachelor cartonne », dans Focus Campus, le 1 mai 2018, consulté sur focuscampus.blog.lemonde.fr le 9 mai 2018