La Crème de la crème

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La Crème de la crème
Réalisation Kim Chapiron
Scénario Kim Chapiron
Noé Debré
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie dramatique
Durée 90 minutes
Sortie 2014

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Crème de la crème est un film français de Kim Chapiron sorti en 2014.

Synopsis[modifier | modifier le code]

L'histoire se déroule en France. Il y est question de trois adolescents, Dan, Louis et Keliya (récemment admise). Ils font tous les trois partie de la plus prestigieuse école de commerce européenne (certains médias considéreront qu'il s'agit de HEC Paris)[1]. Pour aider leur ami Jafaar à coucher avec une fille, ils vont créer un marché de prostitution, « Les amateurs de Cigares ». Voyant que cela sert leurs propres intérêts, ils vont en faire un vrai commerce.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

« C’est une comédie grinçante mais avec un regard tendre, on ne sera jamais dans la parodie agressive. À l’origine du projet, le scénariste s’est rappelé de ce moment, après la crise des subprimes, où l’on entendait partout que les business schools étaient les responsables de la faillite des économies, qu’il y avait dans ces écoles un défaut d’éthique. L’idée c’était de savoir ce qu’il se passe dans la tête des étudiants qui seront nos futures élites, quels sont leurs repères, leur manière de lire le monde[5]. »

Benjamin Elalouf, producteur

Développement[modifier | modifier le code]

Kim Chapiron devait à l'origine réaliser Samba Drama, un film sur une romance durant le Carnaval de Rio avec Vincent Cassel et Monica Bellucci. Alors que le film devait entrer en tournage en 2012, le projet a subitement été abandonné. Le réalisateur rencontre alors le jeune producteur Benjamin Elalouf. Ce dernier voulait depuis longtemps travailler avec lui : « Tout de suite après avoir vu Dog Pound, qui était impressionnant de maturité, je me suis mis en tête de travailler avec Kim[5] ». Fin 2011, Benjamin Elalouf approche donc le réalisateur une première fois avec un traitement d'une quarantaine de pages intitulé Business School, écrit par Noé Debré, un jeune scénariste âgé seulement de 26 ans[5]. Kim Chapiron et Noé Debré développent alors le script ensemble dès janvier 2012.

L’équipe « infiltre » alors l’univers des écoles, et notamment leurs fameuses soirées. L'acteur Thomas Blumenthal en garde un souvenir particulier : « C’était dingue de les voir, tous complètement défoncés, et de se dire qu’ils sont peut-être les décideurs de demain. Mon personnage par exemple pense de manière hyper statistique, il n’a aucun affect, c’est une machine »[5].

Tournage[modifier | modifier le code]

Afin de réaliser ce film, Kim Chapiron et son équipe sont partis s'imprégner de la culture des grandes écoles tels que Sciences-Po (Paris), HEC, ESCP, Centrale, etc. Contrairement aux rumeurs, le film n'est pas tourné dans les locaux d'HEC mais dans des universités parisiennes : l'université Paris 13 Nord et l'université Paris Descartes[6], campus université Paris Sud (Laboratoire de Physique des Solides, bâtiment 510).

Réception critique[modifier | modifier le code]

Critiques négatives[modifier | modifier le code]

  • Mediapart : « Malheureusement, la mise en scène est parfois aussi indigente que les personnages qu’elle filme. Des petits malins sans consistance. À cet égard, Kim Chapiron, c’est un peu le Sofia Coppola français. Un cinéma jet-set et honnête, sismographe et léché ; un peu « bling-bling », un peu ring, mais manquant d’allonge ou de profondeur de champ. Trop de gros plans. Un « espace fermé et paresseux » pour paraphraser Manny Farber à propos de Model Shop de Demy (même si les deux films n’ont rien à voir) ; « sans proportions, plein de ricochets et de complaisance » conviendraient également bien pour parler du film de Kim Chapiron qui multiplie les clins d’œil gratuits à la branchitude (Justice, Canal+) ».
  • Les Inrockuptibles : « Sur le papier, la carrière de Kim Chapiron est pétrie d’une obsession – bien puritaine – pour le mal absolu : titre de son premier film (Sheitan, « diable » en arabe), fantasme de son deuxième (Dog Pound), et fascination dans La Crème de la crème, dont l’affiche veut donner une image sulfureuse. Pourtant, rien n’est plus sage que le petit chassé-croisé sexuel du film, plus proche de La Boum que de Spring Breakers. Chapiron dévoile juste assez de (très jolies) poitrines pour garder son label trash, mais, finalement, il organise toute sa mise en scène pour cacher le sexe aussi soigneusement que le ferait un réalisateur de Plus belle la vie ».
  • Libération : « Les dialogues sonnent comme une sitcom AB Productions remis au goût du jour (on parle Twitter, Facebook, on se branle sur Chatroulette) et nappé de blabla commercial ».
  • Metronews : « Malgré une mise en scène efficace et un travail esthétique louable, le spectateur lambda se sentira un peu exclu de ce portrait dans lequel il ne pourra pas vraiment trouver sa place. Les trois héros, qui passent leur temps à s'exprimer en métaphores économico-sexuelles, sont d'ailleurs beaucoup trop archétypaux et monolithiques pour être touchants ».
  • Ouest-France : « Une idée pleine de provoc au départ, mais elle perd peu à peu de sa virulence et de son rythme en schématisant son propos dans quelques clichés ».

Critiques positives[modifier | modifier le code]

  • Le Figaroscope : « Malgré une fin et une morale convenues, le scénario tient la distance, les dialogues font mouche et les acteurs principaux sont parfaits. On achète ».
  • Le Parisien : « Il y a des films qui ouvrent, sur la forme comme sur le fond, des ères nouvelles. Leurs scénarios racontent notre monde sans hypocrisie. La Vie d'Adèle, d'Abdellatif Kechiche, en est un exemple. On peut désormais lui adjoindre La Crème de la crème ».
  • Paris Match : « La Crème de la crème pourrait être l'avant-propos acnéique du Loup de Wall Street de Martin Scorsese. C'est surtout la première comédie générationnelle française drôle mais intelligente, et qui utilise les groupes Justice ou Kavinsky dans leurs propres rôles pour mieux raconter l'époque ».
  • Elle : « La Crème de la crème est un conte générationnel d’une justesse décapante qui tend un miroir cynique, plein d’humour et de vérité, à cette jeunesse heureuse et désenchantée ».
  • Le Journal du dimanche : « L'approche documentaire de Kim Chapiron donne à cette comédie dramatique une crédibilité et une justesse au niveau des situations, des dialogues et de l'interprétation. Son regard, féroce, est cependant chargé d'empathie pour ses héros, avides de transgressions et d'excès […] qui testent leurs limites ».

Exploitation en salles[modifier | modifier le code]

Les données ci-dessous proviennent de l'European Audiovisual Observatory[7]. Exploitation mondiale : 164 753 entrées.

Pays Distributeur Date de sortie Box-office
Drapeau de la Belgique Belgique Belga Film 09/04/2014 5 465
Drapeau de la Suisse Suisse Pathé 02/04/2014 611
Drapeau de la France France Wild Bunch Distribution 02/04/2014 158 313
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni StudioCanal 25/07/2014 364

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]