NeuroSpin

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Photographie de l'entrée du bâtiment
CEA NeuroSpin - Entrée du bâtiment

NeuroSpin est un centre de neuroimagerie cérébrale par résonance magnétique nucléaire (IRM) en champ intense. C’est une grande infrastructure de recherche visant à repousser les limites actuelles de l'imagerie cérébrale. Cette plateforme, unique en Europe,  offre des ressources exceptionnelles à la communauté scientifique internationale comme l'a fait le CERN pour la recherche en physique nucléaire. Il intègre l’Institut d’Imagerie Biomédicale aux côtés de deux autres centres de recherche : le Service Hospitalier Frédéric Joliot présent à Orsay et MIRCen présent à Fontenay-aux-Roses.

Présentation générale[modifier | modifier le code]

La recherche à NeuroSpin[modifier | modifier le code]

Ouvert en janvier 2007, NeuroSpin est un centre de recherche situé à Saint-Aubin, au centre du CEA de Saclay. Il est dirigé par Denis Le Bihan, physicien, médecin neuroradiologue et membre de l’Académie des sciences. Cette plateforme unique en son genre, accueille environ 150 personnes (chercheurs, ingénieurs, techniciens, étudiants, etc.) dont l’objectif commun est de repousser la compréhension du cerveau.

NeuroSpin réunit en un même lieu géographique des physiciens maîtrisant ces grands instruments jusqu’aux neuroscientifiques de domaines cliniques pour développer en synergie les outils et les modèles qui permettront de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau normal et pathologique avant ou après traitement. Ce couplage fort entre la physique et la biologie et entre la recherche fondamentale et la recherche appliquée font de NeuroSpin un centre tout à fait  original parmi les centres de recherche en imagerie dédiés aux neurosciences. Les retombées des recherches qui y sont menées sont attendues tant d’un point de vue scientifique, biomédicale qu’économique.

But de la recherche[modifier | modifier le code]

Les unités de recherche[modifier | modifier le code]

L’établissement héberge 4 unités mixtes de recherche :

  • UNIACT (CEA/INSERM UMR 1129), Unité de recherche en NeuroImagerie Applicative Clinique et Translationnelle est dirigée par Lucie Hertz-Pannier. Cette unité est chargée de la recherche clinique et translationnelle en Neuro-Imagerie anatomique et fonctionnelle à très haut champ magnétique du nourrisson à l’adulte.
  • UNIRS (CEA), Unité d'Imagerie par Résonance magnétique et de Spectroscopie est dirigée par Cyril Poupon. Cette unité s'inscrit au cœur du projet de de recherche du centre Neurospin visant au développement de nouveaux outils de neuroimagerie pour cartographier l'anatomie du cerveau et son fonctionnement in vivo à des échelles encore jamais atteintes, grâce à l'imagerie par résonance magnétique à très haut champ.
  • UNATI (CEA/INRIA), Unité d'Analyse et de Traitement de l'Information est dirigée par Vincent Frouin. Cette unité développe une recherche originale pour le traitement des données acquises sur les systèmes d'imagerie de NeuroSpin.
  • Unicog (CEA/INSERM U992), Unité de Neurosciences Cognitives dirigée par Stanislas Dehaene. Cette unité étudie les bases cérébrales des fonctions cognitives, chez l'homme sain et chez des patients atteints de maladie neurologique, en développant et en exploitant les méthodes de neuro-imagerie conjointement à l'utilisation de paradigmes expérimentaux issus de la psychologie cognitive.

Les moyens techniques[modifier | modifier le code]

© Cyril Poupon / CEA NeuroSpin - IRM clinique 3 Tesla

NeuroSpin dispose d’une plateforme de recherche équipée de systèmes d’imageries perfectionnés pour l’imagerie préclinique et clinique :

  • L’imagerie préclinique :
    • 1 scanner IRM à 7 Tesla (Bruker Pharmascan)
    • 1 scanner IRM à 11,7 Tesla (Bruker)
    • 1 scanner IRM à 17,2 Tesla unique au monde (Bruker)
  • L’imagerie clinique :
    • 1 scanner IRM 3 Tesla (Siemens Trio TIM)
    • 1 scanner IRM 7 Tesla (Siemens TIM)
    • 1 futur scanner IRM 11,7 Tesla, qui sera à l'horizon 2018[1] le plus puissant système d’imagerie par résonance magnétique de France et du monde[réf. nécessaire] grâce à l'aimant ISEULT[2].
    • 1 système de magnétoencéphalographie (MEG), avec 306 canaux (Neuromag/Elekta)
    • Plusieurs appareils d’électroencéphalographie (EEG) (des sociétés Electrical Geodesics et BrainAmp).

Recherche de volontaire pour faire avancer la recherche[modifier | modifier le code]

Les recherches réalisées à NeuroSpin, pour mieux comprendre le fonctionnement du cerveau, s'appuient sur des personnes volontaires. Toute personne ayant plus de 18 ans peut si elle le souhaite, se porter volontaire à un protocole de recherche. Les parents peuvent également faire participer leur enfant.

Selon l’âge du volontaire, celui-ci pourra participer à des protocoles de recherche spécifiques :

  • Protocoles enfants : Les thèmes portent sur l'épilepsie, la dyspraxie, la dyslexie, la dyscalculie, les leucodystrophies, l'accident vasculaire, les retards mentaux, les déficiences intellectuelles et le développement cérébral normal chez le bébé et l'enfant d'âge scolaire.
  • Protocoles adultes : Étude du fonctionnement cognitif normal et de certaines maladies psychiatriques (schizophrénie, troubles de l'humeur)
  • Protocoles séniors : Recherche sur la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson et syndromes apparentés.

Lieu[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « L'aimant le plus puissant du monde en route pour Saclay », leparisien.fr,‎ 2017-05-05cest11:04:03+02:00 (lire en ligne)
  2. « Le projet Iseult pour la plateforme Neurospin », sur Le Dacm aujourd'hui (consulté le 20 juillet 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]