Les Chaussettes noires

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Les Chaussettes noires
Pays d'origine Drapeau de la France France
Genre musical Rock 'n' roll
Années actives de 1959 à 1961 Les 5 Rocks, de 1961 à 1964 Les Chaussettes Noires
Labels Barclay

Les Chaussettes noires est le nom d'un groupe de rock français.

Fondée en 1959 à Créteil — il s'appelle alors Les Cinq Rocks — le groupe, dès ses débuts professionnels en 1961, est renommé Les Chaussettes noires et obtient un vif succès. Après le départ du chanteur Eddy Mitchell fin 1963, le groupe connait encore une année d'activité avant d'être dissout au terme de son contrat.

Premier groupe de rock en France, Les Chaussettes noires ont, avec Johnny Hallyday et Les Chats sauvages, contribué à populariser le rock 'n' roll dans l'Hexagone.

Présentation du groupe[modifier | modifier le code]

  • Les membres originels (jusqu'en mai 1961)
  • Claude Moine, alias Eddy Mitchell : chant
  • William Benaïm : guitare solo
  • Tony d'Arpa (1941 - 29 juin 2002) : guitare rythmique
  • Aldo Martinez (1940 - 22 mai 1996[1]) : guitare basse, (initialement à la guitare)
  • Jean-Pierre Chichportich : batterie
  • 2e formation (de mai 1961 à novembre 1961)
  • Gilbert Bastelica, en mai 1961, remplace à la batterie Jean-Pierre Chichportich parti au service militaire.
  • 3e formation (de novembre 1961 à juillet 1962)
  • Novembre 1961, le saxophoniste Michel « Mick » Picard se joint au groupe.
  • 4e formation (d'octobre 1962 à novembre 1963)
  • Fin 1962, Michel Gaucher succède au saxophone à Picard appelé sous les drapeaux.
  • 4e formation bis (de janvier 1963 à février 1963)
  • Retour de Jean-Pierre Chichportich à la batterie.
  • 4e formation ter (à partir de mars 1963)
  • Formation instrumentale sans Eddy Mitchell (sur disque et en alternance dans les galas avec Eddy Mitchell au chant).
  • 5e formation (de fin novembre 1963 à décembre 1963)

À l'automne 1963, Paul Benaïm, qui intervient déjà officieusement dans le groupe depuis le printemps 1963[2] devient guitariste du groupe. En janvier 1964, il remplace définitivement Tony d'Arpa qui quitte la formation.

  • 6e et dernière formation en combo (de janvier à septembre 1964)
  • Aldo Martinez : basse et chant
  • William Benaïm : guitare rythmique et chant
  • Paul Bennaïm : guitare solo, orgue et chant
  • Gilbert Bastelica : batterie et percussions
  • Nota : Les musiciens suivants ont participé à diverses sessions d'enregistrements du groupe : Arturo Motta (batterie), Armand Molinetti (batterie), Claude Viers (batterie), Georges Arvanitas (orgue), Georges Grenu (saxophone)... Ainsi qu'à des remplacements sur scène : Vic Laurens (guitare rythmique) au cours de leur tournée en Algérie en février 1963, Jean Veidly, guitare basse du groupe Les Pirates en tournée dans la région Parisienne en mars 63, Michel Santangeli (batterie) pendant l'été 63, ainsi que Jean-Louis Licart (guitare et basse, futur Pirates et Champions) sur scène également durant l'été 63...

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation du groupe[modifier | modifier le code]

À l'origine de ce qui va devenir le premier groupe professionnel de rock 'n' roll en France[3],[4], il y a la rencontre en 1959 de Claude Moine, le futur Eddy Mitchell, et d'Aldo Martinez. Une passion commune pour le rock 'n' roll, cette musique venue des États-Unis alors quasi méconnue en France, les rassemble. Claude est tenaillé par l'envie de chanter, Aldo joue de la guitare. C'est ce dernier qui va réunir deux autres membres : William Benaïm à la guitare, Jean-Pierre Chichportich à la batterie[Note 1],[5]. Un cinquième élément, en la personne de Tony d'Arpa[Note 2] en seconde guitare s'ajoute peu après à la formation. Tous, à l'exception d'Eddy Mitchell, sont pieds-noirs[6]. Ainsi complet, le groupe se nomme dans un premier temps Eddy Dane et les Danners, puis Les Five Rocks et encore Les Cinq Rocks[7].

En 1960, près de la rue Saint-Dominique à Paris, alors qu'ils répètent sur la scène d'une salle paroissiale, le responsable, un non voyant nommé Daniel Gouin, les enregistre sur un magnétophone, captant ainsi quatre titres qui durant près de quarante ans resteront inédits[5], (voir Les 5 Rocks) : Be-Bop-A-Lula (en anglais), Betty (adaptation française de Baby Blue, Tant pis pour toi (adaptation de Wild Cat) de Gene Vincent et L'Ours gris (adaptation de Running Bear de Johnny Preston) ; ce dernier reste totalement inédit, tandis que les trois autres seront au programme des deux premiers 45 tours des Chaussettes noires en 1961. Les adaptations françaises sont pour la première fois signées par Eddy Mitchell sous son vrai nom Claude Moine, comme il le fera par la suite tout au long de sa carrière.

Eddy Mitchell démarche des maisons de disques, (son ami « Johnny Hallyday vient de sortir ses premiers disques et ça marche fort »[8]) et en novembre 1960 Les Five Rocks sont auditionnés aux studios Hoche à Paris par Jean Fernandez, auquel se joint bientôt Eddie Barclay. À leur côté, un certain Henri Marchal assiste à la répétition. L'adaptation d'un titre de Gene Vincent l'impressionne particulièrement : Wild Cat, qui en français signifie « chat sauvage » ; c'est ce à quoi Marchal compare les cinq garçons à des chats sauvages ; (Quelque temps plus tard, Marchal travaillera pour Pathé Marconi, la maison de disques qui lança Dick Rivers et son groupe Les Chats sauvages[8]). Pour l'heure, Les Five Rocks signent, le 12 novembre 1960[9], chez Barclay pour trois ans ; (plus exactement le contrat est paraphé par les parents car tous sont mineurs).

Les Cinq Rocks deviennent Les Chaussettes noires[modifier | modifier le code]

Le 20 décembre 1960 commencent les séances d'enregistrements. Celles-ci sont laborieuses, aucun des instrumentistes ne connait le solfège et ils se trompent régulièrement, au point qu'Eddy Mitchell se casse la voix à force de reprendre Be-Bop-A-Lula. La structure même du groupe, qui alors compte trois guitares et pas de basse, est repensée. On adjoint à la formation le contrebassiste Jean Bouchéty, (en attendant qu'Aldo Martinez se forme à la basse). Quant à Jean-Pierre Chichportich dépassé par l'événement, il est remplacé par les batteurs professionnels Arturo Motta pour les premiers titres, puis Armand Molinetti[10], qui officiera d'ailleurs quelques mois plus tard pour les Chats Sauvages.

En janvier 1961, sort le premier super 45 tours : Tu parles trop, Si seulement, Be Bop a Lula (cette fois adapté en français) et Tant pis pour toi. Le jour du premier passage radio, sur Europe no 1, le présentateur annonce non pas Les Cinq Rocks mais Les Chaussettes noires. Indignés les membres du groupe apprennent que leur maison de disques a, avec la complicité de Lucien Morisse directeur des programmes de la station, négocié un parrainage avec les chaussettes Stemm. De cette affaire d'argent, souscrite à leur insu, le groupe ne s'enrichit guère, (on leur remet une boîte de dix paires de chaussettes noires), mais gagne en notoriété et en diffusions radiophoniques[Note 3],[11]. Cette affaire faillit avoir des conséquences catastrophiques pour le groupe : Le 30 janvier, il doit participer à l'émission Toute la chanson présentée par Jacqueline Joubert sur la RTF. Or la chaine de télévision, ne veut pas se faire complice de cette publicité détournée et envisage un temps d'annuler leur passage. Un compromis est trouvé et finalement on présente le groupe sous le nom des Cinq Rocks[12], (préféré à celui de Five Rocks qui fait trop américain)[13].

Entre temps, la formation travaille son jeu de scène avec le chorégraphe américain Scott Douglas et adopte comme tenue : pantalons noirs en alpaga, chemise en jabot, nœud papillon et veste couleur lie-de vin.

Le 24 février, au Palais des sports de Paris, ils participent, sous l'appellation Les Chaussettes noires définitivement adoptée, au premier festival international de rock 'n' roll, avec Johnny Hallyday en vedette.

Succès fulgurant[modifier | modifier le code]

Après ce premier concert professionnel, dès le mois de mars, Les Chaussettes noires tournent en province. À cette époque leur répertoire est encore limité au point qu'ils doivent bisser les titres. Le groupe passe en lever de rideau et le succès est tel, que dès le troisième soir il est promu vedette. Malgré cette notoriété frémissante, les cachets ne sont pas revus à la hausse et le groupe gagne à peine de quoi acheter des sandwiches[14].

Ce même mois sort leur second super 45 tours comprenant (notamment) les succès Daniela et Eddie sois bon. Le slow Daniela leur permet d'élargir leur public et le disque se vend à 800 000 exemplaires (jamais plus ils n'atteindront un tel score). Composé par Georges Garvarentz, ce succès n'est pourtant guère apprécié des Chaussettes noires, qui considèrent que « c'est de la soupe », d'autant qu'il en vient à faire de l'ombre à l'autre titre phare adapté du classique de Chuck Berry Johnny B. Goode[15]. Pour la première fois, apparait sur le recto de la pochette (en plus et en dessous de celui du groupe), le nom d'Eddy Mitchell[16],[17],[Note 4].

En mai, sort un troisième EP et leur premier 33 tours 25 cm 100 % rock. C'est à cette époque que Gilbert Bastelica, (après une sélection organisée aux studios Barclay), remplace à la batterie Jean-Pierre Chichportich appelé sous les drapeaux. Gilbert Bastelica gagne sa place au sein du groupe, car lui seul parmi tous les prétendants parvient à restituer le roulement de caisse claire en introduction de leur dernier titre Hey Pony. ; très vite, regrettant que pour les sessions en studio il soit fait appel à des instrumentistes renommés comme Armand Molinetti ou Arturo Motta, « il n'aura de cesse de se perfectionner »[18]. Il lui faudra attendre l'enregistrement du quatrième 45 tours pour être présent sur les disques, et ceci dans un premier temps de manière progressive : il va à partir de fin de l’année 1961, doubler la plupart des parties de cymbales sur le jeu de batterie d'Armand Mollinetti[19] La batterie sera complète en 1963.

Bastelica a rejoint le groupe en tournée le 15 mai ; afin de ne pas heurter les admirateurs, il prend le pseudonyme de Jean-Pierre, prénom du précédent batteur. Les Chaussettes noires se produisent à Bruxelles et Genève les 20, 21 et 31 mai. Leur passage à Metz crée des débordements. Alors que le public danse en les écoutant, (là où de coutume, on écoute stoïque assis), le préfet de police décide de stopper leur tour de chant et fait baisser le rideau, ce qui provoque la colère du public. Le théâtre est dévasté, dehors poubelles et voitures sont renversées et l'on voit même des barricades dans la rue. Ces débordements seront à l'avenir monnaie courante, les hôtels étant très souvent envahis par leurs admirateurs[20]. Les cachets sont désormais de 7 000 francs de l'époque, (contre il y a peu 500 francs), (exception faite de la tournée d'été - du 15 juin à la fin août - négociée avant leur ascension fulgurante vers le succès).

Rocks et twists[modifier | modifier le code]

Retour au Palais des sports de Paris, le 18 juin 1961, pour le second festival de rock 'n' roll, où cette fois, Les Chaussettes noires sont programmées en vedette ; La veille, Eddy Mitchell s'est marié avec Françoise Lavit[21]. Le 25 août, le groupe est à l'affiche au Vieux-Colombier de Juan-les-Pins, pour La première coupe du monde de rock 'n' roll[9]. Durant l'été, Les Chaussettes noires participent au film Les Parisiennes ; Pour l'occasion, un certain Kôkô, que ne tardera pas à se faire connaître sous son véritable nom Claude François, leur apprend les pas nécessaire à la chorégraphie[22].

En septembre, sort un nouveau 45 tours : Madame madame, (titre très librement adapté du classique d'Édith Piaf Padam... Padam), Dactylo rock, (qui obtient un grand succès), Chérie oh chérie, Trop jaloux.

Le 7 novembre, ils sont avec Helen Shapiro et Vince Taylor au programme de l'Olympia. Ils obtiennent un grand succès à l'Alcazar de Marseille, avant de se produire en vedette à l'ABC du 22 novembre au 14 décembre[23]. Ce même mois, sort un cinquième super 45 tours, où l'on voit le groupe de rock s'adonner aux chant de Noël façon twist : Noël de l'an dernier, Vivre sa vie, Le Twist du Père Noël, Noël en France.

En décembre, sort un nouveau 45 tours et leur second 25 cm Rock'n'Twist, qui cède à la mode du moment, alors que Mitchell n'apprécie que modérément cette nouvelle danse[24].
En février 1962, sur le titre Peppermint twist, la formation s'enrichit d'un saxophoniste, Michel Picard dit « Mick ».

« Appels sous les drapeaux » (1962 - 1963)[modifier | modifier le code]

L'année 1962 est pour le groupe une succession de départ au service militaire, (les moins âgés d'entre eux devancent même l'appel pour se retrouver au complet et ensemble vingt-un mois plus tard). Le 1er mars 1962, Eddy Mitchell est incorporé à Montlhéry durant ses classes, puis dans la capitale où lui est confié l'organisation du ciné-club. William Bennaïm, Tony d'Arpa et Aldo Martinez partent à l'armée en juillet, suivis de peu par Mick Picard, que remplace au saxophone Michel Gaucher.

La formation, tant bien que mal, n'en reste pas moins active, bien qu'il soit quasiment inenvisageable d'organiser la moindre tournée au complet. Les permissions tombant rarement aux mêmes dates, il est tout aussi difficile de planifier des séances en studios, ou des répétitions. La presse s'amusant de cette situation titre : « Les Chaussettes ont des trous ! »[25].

Malgré ça, le groupe, en avril, se produit à l'ABC, où l'on voit un Eddy Mitchell fougueux, en tenue militaire, se rouler par terre. Ce qui lui vaut quinze jours d'arrêts pour manque de respect envers l'uniforme. Précédemment, il a déjà écopé de quelques jours de « trou » pour tenue non règlementaire : il portait des chaussettes... noires.
Les dites Chaussettes, reçoivent l'Oscar de Radio Monté Carlo du groupe le plus populaire et se produisent à l'Olympia les 23 et 24 mai.

En octobre, Michel Gaucher, présenté par Aldo, est le nouveau saxophoniste des Chaussettes Noires. Le groupe se produit avec lui à La Mutualité fin octobre. Le 5 décembre, ils remportent à nouveau un grand succès sur la scène de l'Olympia[9].

Côté cinéma, en , le groupe participe au film Venez les copains[Note 5], où il y interprète Ève (la seule composition signée Aldo Martinez/Claude Moine, enregistrée avec Aldo et William en novembre. Le cliché des Chaussettes noires pris sur le plateau de tournage illustrera en l'ultime EP avec Eddy Mitchell (Il revient).

Le 27 janvier 1963, les Chaussettes noires sont une nouvelle fois au Palais des sports de Paris[Note 6],[26], avant d'entamer pour le théâtre des armées en février, une tournée en Algérie. Pour l'occasion, Vic Laurens remplace à la guitare son frère, Tony D'Arpa, souffrant et Jean-Pierre Chichportich, premier batteur du groupe, retrouve, (pour un temps), sa place. À leur retour, en , le groupe se produit en banlieue parisienne, où Jean Veidly - bassiste du groupe Les Pirates - remplace provisoirement Aldo Martinez.

À partir du , pour une dizaine de jours[Note 7], ils sont à nouveau à l'Olympia[Note 8] ; ayant obtenu une permission, le batteur Gilbert Bastelica est de retour. À propos de cet Olympia et de l'armée, Eddy Mitchell, en 1967, confie dans le no 7 du magazine Rock & Folk : « (...) Quand ils se sont aperçus qu'ils pouvaient gagner de l'argent avec nous, ils nous ont fait passer à l'Olympia. Je leur ai dit « Moi je n'ai pas du tout envie de passer à l'Olympia et de donner la moitié de mon cachet au profit des œuvres pour l'armée. » (...) Ils m'ont répondu : « On ne peut pas vous avoir en ce moment, mais vos petits copains les Chaussettes noires, on peut les envoyer au fin fond de l'Allemagne et vous ne serez pas près de faire des disques. » Alors j'ai marché dans leur combine. »[27].

Ce même mois, sortent deux super 45 tours des Chaussettes noires. Le premier comprend trois instrumentaux, Pow Wow (qui remporte un succès estimable, restant dans les charts pendant plusieurs semaines), Big Ben Rock (une composition du bassiste des Champions Dany Kaufman initialement baptisée «Le thème de Dan »), Boom Rang, et le morceau chanté Oui chef, bien chef, où Eddy Mitchell participe aux chœurs (c'est son unique contribution à ce disque). Les chansons Ne délaisse pas, Il revient, Jezebel et Ceci est mon histoire composent le second disque, qui est aussi leur ultime EP qu'ils enregistrent au complet avec Mitchell. Gilbert Bastelica, et non un batteur de studio, assure pour la première fois les parties de batterie sur ces enregistrements[28].

Le dernier album, Chaussettes Noires Party, paraît à la même époque, et comprend notamment les titres Be-Bop-A-Lula-63 et Ce diable noir, repris par Mitchell dans son 2e EP.

Les débuts en solo d'Eddy Mitchell[modifier | modifier le code]

Durant l'été 1962, à Juan-les-Pins, Eddy Mitchell est accompagné sur scène non pas par ses complices (deux d'ailleurs sont dans la salle en spectateurs), mais par le groupe Les Fantômes[29] Toujours « en solitaire », en mars 1963, il se produit en banlieue parisienne, accompagné par Jean Veidly - guitariste du groupe Les Pirates - remplaçant provisoire d'Aldo Martinez[30].

En 1962, le chanteur enregistre plus d'une vingtaine de titres avec les Chaussettes noires, dont un en duo avec Gillian Hills et un autre avec Maurice Chevalier ; sept super 45 tours sont commercialisés[Note 9] et, en mars, parait leur premier album (30 cm) Le 2 000 000e disque des Chaussettes noires.

Le chanteur enregistre aussi : Mais reviens-moi, C'est à nous, Quand c'est de l'amour, Angel, diffusé en novembre en EP. Pour ce premier disque en solo, Eddy Mitchell, dans un changement de registre total, est accompagné par l'Opéra House Orchestra dirigé par Jean Bouchéty[31].

1963, est du point de vue discographique l'exact contraire, puisque Eddy Mitchell enregistre en solo une trentaine de titres[Note 10] contre cinq avec les Chaussettes noires[32].

Des changements que semble plébisciter le public, qui en juin, au classement annuel de Salut les copains, place Eddy Mitchell en 4e position derrière Johnny Hallyday, Claude François et Richard Anthony[33].

En septembre et décembre, le chanteur sort ses deux albums solo : Voici Eddy... c'était le soldat Mitchell, Eddy in London.

La fin des Chaussettes noires[modifier | modifier le code]

En août 1963, le succès des Chaussettes noires semble marquer le pas, le prix des places est bradé et pour certains galas, il suffit pour entrer de présenter au guichet une paire de chaussettes noires[33]. En juillet et août, avant la libération des obligations militaires d'Eddy, une tournée dans le Sud Ouest est organisée[Note 11], galas durant lesquels le jeune Michel Santangeli remplace temporairement Gilbert Bastelica à la batterie.

Ils sont encore le 8 septembre, les vedettes du festival de Châtelet en Belgique. La veille ils passent à la Fête de l'Humanité avec Claude François et Jacques Brel. Ce même mois, parait le premier album d'Eddy Mitchell, qui à peine libéré de ses obligations militaires, à Londres, début octobre, enregistre le deuxième[34].

En octobre-novembre 1963[35], le groupe participe au film de Michel Boisrond Cherchez l'idole, où ils interprètent Crois-moi mon cœur. La plupart de ses membres étant encore sous les drapeaux, le titre a en fait été enregistré par Eddy Mitchell avec des musiciens de studio (qui jouaient déjà sur des disques des Chaussettes noires) ; l'illusion est totale, les musiciens restituant parfaitement le son du groupe[Note 12]. Dans le film les Chaussettes noires jouent un playback derrière Eddy ; sur la pochette du super 45 sorti en mars 1964 (que partagent Frank Alamo et Eddy Mitchell), les Chaussettes noires apparaissent furtivement derrière Mitchell et seul le visage de Paul (qui remplace en fait Aldo absent... à la basse) est visible. Dans le générique du film le nom d'Eddy Mitchell est mis en avant, alors que celui du groupe est crédité en tout petits caractères. À l'origine, un disque BOF devait être commercialisé en 1964, il reste finalement inédit jusqu'en 1996, année de sa parution en CD, (Cherchez l'idole).

À partir du deuxième semestre 1963, alors qu'il est toujours officiellement le chanteur des Chaussettes noires, l'image d'Eddy Mitchell commence à se dissocier de celle du groupe. Eddy passe plusieurs fois à la télévision « en solo » (le 13 novembre, par exemple, où il interprète, dans l'émission Âge tendre et tête de bois, « Sentimentale » (fraichement enregistrée à Londres). Sur scène aussi, où le même mois (avant la libération des obligations militaires des Chaussettes à la fin de l'année), il se produit pour quelques concerts accompagné, de nouveau, par Les Fantômes[36].

Fin 1963, Eddy Mitchell retrouve les Chaussettes noires sur scène (le 26 octobre ils sont à Strasbourg, le 16 novembre à Villeneuve Saint Georges...) . Le 31 décembre, à l'issue d'un gala à Lyon au Palais d'Hiver[37], Jean Fernandez, (qui habituellement n'est pas présent lors de leur prestation scénique)[38], les réunit...

Eddy Mitchell quitte le groupe[modifier | modifier le code]

Ce soir-là, Fernandez leur annonce que le contrat prévu pour s'achever au terme des trois ans, ne sera pas renouvelé, Eddy Mitchell souhaitant poursuivre seul sa carrière. La séparation est officielle en janvier 1964[9]. Une décision que le chanteur a prise en mai 1963.

Malgré la surprise, tous avaient été prévenus que des changements étaient absolument nécessaires au sein du groupe, assure leur impresario, Évelyne Langey : « Ce n'est pas Eddy qui n'a plus voulu des Chaussettes. Il y a eu le service militaire. Quand ils y sont partis, Fernandez, Bouchéty et moi même les avons tous prévenus : (...), le retour va être dur car vous ne serez pas attendus comme vous pensez l'être. Plein de gens seront arrivés, et il faudra reprendre sa place. (...) Emportez vos instruments, travaillez, apprenez le solfège, et revenez musicalement armés. Vous n'allez pas pouvoir reprendre la scène avec le peu que vous savez faire maintenant. Eddy Mitchell nous a entendus et il a travaillé. (...) Il a écouté énormément de musique américaine, (...), il a muri, il a évolué vocalement et musicalement. On a continué à lui faire enregistrer des disques, avec l'idée de le faire repartir en tournée avec les Chaussettes après l'armée. Puis on les envoyait aux Chaussettes au régiment. On leur disait : Écoutez, travaillez, apprenez ces chansons, parce que vous allez les retrouver sur scène en rentrant. Or ils n'ont rien foutu. » Elle poursuit : « Leur prestation au Palais d'Hiver à Lyon fut calamiteuse, (...), ce fut le premier bide de leur carrière. »[39].

Une version qui contrarie quelque peu celle du bassiste du groupe, Aldo Martinez, parue dans le no 38 de Jukebox magazine : « Ce que les gens ne savent généralement pas, c'est que lorsqu'Eddy est parti à l'armée, on nous a poussés à le remplacer. Mais nous avons toujours refusé. Barclay nous a présenté Matt Collins[Note 13], mais nous étions intègres. On parla également de Thierry Thibault, comme remplaçant éventuel d'Eddy. En réalité durant l'été 1962, Thierry remplaça au pied levé Dick Rivers, (...), qui avait quitté Les Chats sauvages... Les Chaussettes c'était nous cinq et personne d'autre. Lorsqu'Eddy nous a quittés, nous avons pris un grand coup (...). C'était le 31 décembre 1963. Il nous annonce comme ça : Voilà, les mecs, on arrête. Je me sépare de vous. Bonne année. (...) J'ai très très bien compris sa position. Il en avait marre de partager avec des mecs qui ne lui apportaient pas grand chose. Il était le chanteur, le leader, il écrivait les textes etc. Il a pris d'autres musiciens qui lui revenaient moins cher et qui étaient meilleurs. On ne pouvait pas lui reprocher d'être ambitieux. C'est l'époque où nous commencions à mieux jouer. Nous nous sommes quittés quand ça devenait bien. Autant je suis critique à l'égard de nos premiers disques, autant (...), un peu avant la séparation, nous commencions à être bons. »[40].

Toujours selon Évelyne Langey, Eddy Mitchell aurait déclaré à ses partenaires : « Moi pendant deux ans, j'ai travaillé, et vous n'avez rien fait. Alors quand on va reprendre, je ne marche plus pour partager en cinq. Le cachet, on va le couper en deux, la moitié pour vous et l'autre moitié pour moi. » Elle ajoute que « ...tous ont refusé, déclarant que sans eux, il ne ferait jamais rien. Eddy leur a donné leur chance, ils n'en ont pas voulu par vanité. »[41],[Note 14].

Le guitariste William Benaïm voit les choses différemment, considérant qu'Eddy Mitchell aurait pu, comme il le faisait déjà depuis plus d'un an, continuer à enregistrer des disques pour lui en alternance avec ceux gravés avec le groupe[42].

La nouvelle formation[modifier | modifier le code]

L'annonce du départ de Mitchell est d'autant plus rude que plusieurs concerts sont prévus à Bobino début janvier[43]. En conséquence (au terme du premier), un nouveau contrat est signé avec les membres restant[réf. nécessaire] et, dès janvier 1964, le groupe change de formule pour adopter le style de l'époque, c'est-à-dire un combo de musiciens chanteurs, à l'instar des Beatles, dont d'ailleurs ils reprennent en version française un de leurs succès du moment I Wanna Be Your Man (Je te veux toute à moi). Paul Benaïm, déjà guitariste du groupe depuis 1963[réf. nécessaire], remplace définitivement Tony d'Arpa démissionnaire et devient le soliste et l'organiste du nouveau groupe. La nouvelle formation composée d'Aldo (basse et chant), William (guitare rythmique et chant), Paul (guitare solo, orgue et chant) et Gilbert (batterie et percussions), enregistre deux super 45 tours en janvier et avril 1964.

Pendant l'hiver 1964 le groupe se remet au  travail. Quelques jours après le départ d’Eddy, une séance de photos se tient le 10 janvier à Paris où la nouvelle physionomie du groupe est mise en scène[44] ; ils retrouvent la petite salle de leur début rue Saint-Dominique pour préparer leurs futurs galas[45].

Cette quasi reformation après le départ d’Eddy Mitchell se veut aussi une renaissance pour le groupe. Ils adoptent en partie le style « Beatles » qui a le vent en poupe en ce début 1964, mais ils reviennent également à un style qu’ils affectionnent (comme Eddy d’ailleurs) : la musique country ; ainsi, à l’instar de « L’ours Gris » qu’ils avaient enregistré en 1960, "Walk Right in" (des Rooftop Singers, "Marche tout droit" en français) qu'ils avaient inclus à leurs titres sur scène en 63, leur nouveau répertoire est composé de reprises de titres folk et country comme « Just in case » (Juste ça), « Silver threads and golden needles » (Ni ton fil ni ton aiguille))… Ils sacrifient aussi à la mode surf également en vogue alors, en interprétant une version très originale de l’instrumental Surf « Misirlou » de Dick Dale, ainsi qu'une reprise du « California Sun » des Rivieras (Je voudrais bien dormir).

Un dernier signe de la renaissance affichée des Chaussettes Noires est aussi le retour sur les pochettes de leurs deux derniers super 45 tours, de leur nom en lettrage bicolore et de la calligraphie qui figuraient - pour la première et la dernière fois d'ailleurs ! - sur leur premier disque en janvier 1961 : ainsi le nom du groupe y est de nouveau écrit avec « les Chaussettes » en blanc (en rouge en 1961) et surtout « Noires » en noir !

[réf. nécessaire]

Au printemps 1964, le groupe est de retour sur scène ; ils se produisent notamment à Juvisy sur Orge[46]. En juin 1964 ils se produisent dans la Nord de la France et en Belgique, à Boulogne sur Mer au « Chat Noir », à Mons-en-Barœul au Club « La Peau de Vache », à Mouscron[47], à Comines (Belgique) sous chapiteau sur la Place Sainte Anne. Durant l'été, ils sont en concerts dans le Sud, le 14 juillet 1964 à Alès, le 15 à Carpentras et le 16 à Annecy (en compagnie de Gene Vincent)[48]. En août 1964 ils effectuent une dernière tournée en Corse. Les dissensions internes (liées en partie à l'animosité d'une partie du groupe contre la carrière solo Eddy Mitchell), entre les frères William et Paul Benaïm d'un côté, et Aldo Martinez et Gilbert Bastelica de l'autre, finissent d’abîmer la belle entente[49].

La dissolution[modifier | modifier le code]

Dès le départ d'Eddy Mitchell, une baisse brutale se fait sentir, et même si les ventes de disques sont encore honorables, la grande période du groupe, (1961-1962), est terminée[50]. Pourtant, ils ont encore les faveurs d'une partie la presse jeune, ainsi ils sont présents dans la « Galerie des 7 groupes qui grimpent » du numéro de juillet 1964 du magazine Salut les copains[50], aux côtés des Fantômes (qui, pour un temps, accompagnent Eddy) et des Rolling Stones... En revanche, le magazine Disco Revue, plus rock « dur » et converti au rock Anglais triomphant ne les soutient plus, tout comme leurs confrères Les Chats Sauvages. L'époque a définitivement changé.

Les Chaussettes noires ne tardent pas à décliner, privés de leur chanteur vedette, après s'être essayés comme groupe instrumental et convertis en une formation vocale du genre Beatles, sans résultat probant[51].

Le groupe est dissous en fin d'année 1964, au terme du second contrat avec la maison Barclay. En novembre, William Benaïm et Tony d'Arpa intentent plusieurs actions en justice contre Eddy Mitchell[52], pour non-respect des clauses qui liaient les Chaussettes Noires entre novembre 1960 et novembre 1963, selon lesquelles Eddy aurait perçu des rétributions séparées durant cette période[réf. nécessaire]. Si ce dernier est condamné en première instance, William Benaïm et Tony d'Arpa sont déboutés en appel, après une longue procédure qui ne s'achèvera qu'en 1968[53].

Tony d'Arpa et William Benaïm se retrouvent une dernière fois ensemble sur scène en , l'un à la basse, l'autre à la rythmique comme accompagnateurs de Vic Laurens lors d'un Musicorama avec les Kinks à l'Olympia.

Dès septembre 1964 Aldo Martinez et Gilbert Bastelica retrouvent Michel Gaucher dans le nouvel orchestre de scène d'Eddy (qui vient de se séparer de ses derniers accompagnateurs Les Fantômes).

Chronologie des Chaussettes Noires 1960-1965[modifier | modifier le code]

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La carrière des Chaussettes Noires a été courte (4 ans) mais très intense. Malgré les coups portés par le service militaire, les changements de personnels, les approximations des débuts, le départ de leur leader emblématique, la carrière du groupe a marqué les esprits de toute une génération en France. La chronologie qui suit rend compte de l’intensité de cette carrière sur les années 1960 à 1965. Elle est construite sur le recueil et le recoupement des nombreux articles et compte rendus de la presse de l’époque (quotidiens nationaux ou régionaux, revues spécialisés comme Disco Revue, Salut les Copains, Age Tendre, Bonjour les amis, Ciné Monde, …), des revues actuelles spécialistes du genre (Juke Box Magazine, Platine, Le Club des Années 60 …), des ouvrages traitant du rock et de l'histoire du groupe tel Ceci est leur Histoire de Thierry Liesenfeld, La belle Histoire des Groupes de rock français de Hervé Mouvet et Jean Chalvidant, Dactylo Rock de Maurice Achard, de nombreux témoignages et interviews effectués auprès des principaux intéressés (Les Chaussettes Noires) ou de leurs proches.[style à revoir]

La chronologie qui suit rend compte de l’intensité de cette carrière sur les années 1960 à 1965. Elle est construite sur le recueil et le recoupement des nombreux articles et compte rendus de la presse de l’époque (quotidiens nationaux ou régionaux, revues spécialisés comme Disco Revue, Salut les Copains, Age Tendre, Bonjour les amis, Ciné Monde, …), des revues actuelles spécialistes du genre (Juke Box Magazine, Platine, Le Club des Années 60 …), des ouvrages traitant du rock et de l'histoire du groupe tel Ceci est leur Histoire de Thierry Liesenfeld, La belle Histoire des Groupes de rock français de Hervé Mouvet et Jean Chalvidant, Dactylo Rock de Maurice Achard, de nombreux témoignages et interviews effectués auprès des principaux intéressés (Les Chaussettes Noires) ou de leurs proches.[style à revoir]

1960[modifier | modifier le code]

  • Août 1960 : Claude Moine et Christian Blondieau sont en vacances à Royan où ils se produisent au Regalty (Claude Moine s'y produit dès l'été 1959). Ils y rencontrent Aldo Martinez qui de son côté connaît un groupe de jeunes passionnés de guitare et de rock depuis la fin des années 50, dans les nouvelles cités de Créteil (Les Emouleuses notamment), en Banlieue Parisienne[54].
  • Septembre 1960 : les membres originels des futurs Chaussettes Noires sont réunis ; le chanteur (Claude Moine) et son ami le batteur Jean-Pierre Chichportich rejoignent les trois guitaristes de Créteil (Aldo Martinez, William Benaïm et Tony d'Arpa)[Note 15].
  • Septembre-octobre 1960 : les répétitions commencent dans un ancien cinéma transformé en salle de fête appartenant à la paroisse de Saint-Pierre du Gros Caillou, passage Landrieu près de la rue Saint-Dominique dans le 7e arrondissement de Paris. La salle est tenue par monsieur Daniel Gouin et baptisée le Studio Paris Amateur (SPA)[Note 16].
  • Octobre-novembre 1960  : enregistrement de quatre titres L’ours Brun, Betty, Tant pis pour toi et Be Bop A Lula (en anglais) » au SPA, par Daniel Gouin. Cet Enregistrement sortira plus tard, quand les Chaussettes Noires seront connus, sous la forme d'un disque acétate à tirage limité[Note 16].
  • Novembre 1960 : le groupe passe une audition, en tant que « Danners » (?) ou déjà 5 Rocks (?) devant la Production des disques Barclay … Jean Fernandez et Eddie Barclay vont donner leur chance à ces cinq jeunes menés par un grand garçon avec une chevelure rouge incroyable. Le nom « 5 Rocks » aurait été choisi par Jean Bouchety futur arrangeur d'Eddy Mitchell et du groupe[Note 17].
  • 9 ou 12 novembre 1960 : signature du premier contrat des 5 Rocks chez Barclay en présence de leurs parents, aucun d'eux n'est majeur[Note 18],[9].
  • 20 décembre 1960 : première séance d’enregistrement des futurs Chaussettes Noires chez Barclay au studio de l'Avenue Hoche à Paris. Ils sont encore les Five Rocks. Les premiers titres sont « Be Bop A Lula », « Tant Pis pour toi », « si seulement » et « Tu Parles Trop »[Note 19].
  • Décembre 1960 : le groupe donne un concert privé pour leurs amis et leurs familles dans le local du Passage Landrieu[Note 17].

1961[modifier | modifier le code]

  • Décembre 1960-janvier 1961 : le groupe répète sa tenue et chorégraphie de scène dans les studios Barclay avec le chorégraphe Douglas Scott[Note 20].
  • 27 (ou 28) janvier 1961 : leur premier titre (Be Bop A Lula) est diffusé sur Europe N°1 : Be Bop A Lula. Le commentateur annonce « Vous venez d’entendre le premier groupe de rock français : … Les Chaussettes Noires ! ».
  • 30 janvier 1961 : diffusion du premier passage télévision des 5 Rocks déjà « Chaussettes Noires » sous l’appellation « Cinq Rocks » pour ne pas faire de la publicité clandestine aux Chaussettes Stemm. « Tu parles trop » est interprétée autour de la mère d’Antoine De Caune, Jacqueline Joubert qui présente l'émission « Toute la Chanson »[Note 21], [Note 22].
  • 8 février 1961 : sortie du premier EP des Chaussettes Noires : « Be Bop a Lula » avec le lettrage « Chaussettes » en rouge et « Noires » en noir.  On retrouvera ce lettrage sur les deux ultimes EP des Chaussettes Noires en 1964.
  • 14 février 1961 : séance d’enregistrement des titres « Eddie sois bon », « Betty », « Je t’aime trop »[Note 19].
  • 27 février 1961 : les Chaussettes Noires passent au premier festival de Rock’n' Roll à Paris avec Johnny Hallyday, Frankie Jordan.
  • 4 mars 1961 : séance d’enregistrement des titres « O Mary Lou », « Daniela », « Fou d’elle »[Note 19].
  • Mars 1961 (à confirmer) : le groupe se produit à Mouscron en Belgique au Relais de la Poste (avec les Cousins, et I Cogoni (futurs Sunlights) pour un festival Rock organisé par Jean Van Loo[Note 23].
  • 16 mars 1961 : sortie du 45 tours EP 70378 avec « Daniela », « Eddie sois bon », « Betty » et « Je t'aime trop » [Note 24].
  • 19 mars 1961 : diffusion de l’émission télé « Le train de la Gaîté » où les Chaussettes Noires interprètent « Daniela » et « Be bop A Lula ».
  • Mars à juin 1961 : les Chaussettes Noires effectuent leur première tournée avec Jean Nohain et sa troupe d’artistes de music-Hall. Au début de cette tournée, le groupe n'a que quelques titres à son actif, et est obligé de doubler certains morceaux aux rappels.
  • 23 mars 1961 : gala des Chaussettes Noires à Tours pour le personnel de la Lainière de Roubaix Stemm. C’est le soir de rodage de la tournée avec Jean Nohain[Note 25].
  • 5 avril 1961 : séance d’enregistrement des titres « La Bamba Rock » et « Hey Pony »[Note 19].
  • 8 avril 1961 : gala des Chaussettes Noires à Montgeron[Note 25].
  • 14 avril 1961 : gala des Chaussettes Noires à Epinal[Note 25].
  • 15 avril 1961 : gala des Chaussettes Noires à Fesche Le Chatel[Note 25].
  • 16 avril 1961 : gala des Chaussettes Noires à Mulhouse[Note 25].
  • 17 avril 1961 : gala des Chaussettes Noires à Colmar[Note 25].
  • 19 avril 1961 : diffusion de l’émission « Rue de la Gaité » où, présentés par Anne-Marie Carrière, les Chaussettes Noires interprètent en direct un énergique « Hey Pony »[Note 26].
  • 23 avril 1961 : gala des Chaussettes Noires à Nancy au Grand Théâtre dans le cadre du Gala de la Gaité animé par Jean Nohain[Note 25].
  • 24 avril 1961 : gala des Chaussettes Noires à Forbach[Note 25].
  • 25 avril 1961 : gala des Chaussettes Noires au Théâtre de Verdun[Note 25]. Durant ces premiers galas, les Chaussettes Noires n’avaient que leur premier album « 100% Rock » (qui reprenait leur 3 premiers disques) à leur actif. Ils se déplaçaient avec 2 breaks DS, toujours disponibles pour leur public. Concernant le show du 25 avril à Verdun, un témoin relate que pendant « leur plus mauvais morceau », « La Bamba » qui clôturait le show, « Aldo a fichu plusieurs fois un « coup de latte » à Tony qui avait décidé de partir du mauvais côté en quittant la scène ! ».
  • 26 avril 1961 : gala des Chaussettes Noires à Bourges[Note 25].
  • 28 avril 1961 : gala des Chaussettes Noires à Caen[Note 25]. Sortie du 45 tours EP 70383 avec « Hey Pony », « O Mary Lou », « Fou d'elle » et « La Bamba Rock » [Note 24].
  • 30 avril 1961 : gala des Chaussettes Noires à Alfortville en Banlieue Parisienne[Note 25].
  • Courant avril 1961 (ou début mai) : auditions pour le poste de batteur dans les Chaussettes Noires en remplacement de Jean-Pierre Chichportich appelé à l'Armée. Plusieurs candidats, mais c’est Gilbert Bastélica (un ami de Jean-Pierre Chichportich), batteur de l'orchestre de Jazz New Orleans « Les Swingsters » de Gilbert Lerner (également ami et ancien collègue d’Eddy et de Jean-Pierre)) qui l’emporte grâce à son intro de caisse claire sur « Hey Pony ».
  •  1er mai  1961 : signature du contrat, devant leurs parents, entre les deux batteurs historiques des Chaussettes Noires , où le premier Jean-Pierre Chicheportich cède sa place à Gilbert « Jean-Pierre » Bastélica durant ses obligations militaires[Note 27].
  • 3 mai 1961 : gala des Chaussettes Noires à Auxerre[Note 25].
  • 8 mai 1961 : gala des Chaussettes Noires à Chalon-sur-Saône[Note 25].
  • 9 mai 1961 : gala des Chaussettes Noires au Creusot[Note 25].
  • 10 mai 1961 : gala des Chaussettes Noires à Dole[Note 25].
  • 13 mai 1961 : gala des Chaussettes Noires à Dunkerque[Note 25].
  • 14 mai 1961 : gala des Chaussettes Noires à Malo-les –Bains[Note 25].
  • 15 mai 1961 : gala des Chaussettes Noires à Digoin[Note 25]. C’est le premier gala avec les Chaussettes Noires pour Gilbert Bastélica qui va remplacer désormais Jean-Pierre Chichportich qui part à l’armée.
  • 16 mai 1961 : gala des Chaussettes Noires à Roanne[Note 25].
  • 18 mai 1961 : gala des Chaussettes Noires à Lons le Saunier[Note 25].
  • 20 & 21 mai 1961 : les Chaussettes Noires sont en concert à Bruxelles[Note 25].
  • 22 mai 1961 : gala des Chaussettes Noires à Lille[Note 25].
  • 27 & 28 mai 1961: galas des Chaussettes Noires à Reims[Note 25].
  • 29 mai 1961 : enregistrement des titres « Chérie oh Chérie » et « Trop jaloux »[Note 19].
  • 30 mai 1961 : diffusion télé de l’émission « Age Tendre et tête de bois » où les Chaussettes Noires interprètent en direct « Eddie sois bon » au Golf Drouot. Jean-Pierre Chichportich est présent à la caisse claire/cymbale[Note 28]. L’émission a probablement été enregistrée vers le 25 mai alors que Gilbert Bastelica était déjà intégré au groupe.
  • 31 mai 1961 : gala des Chaussettes Noires en Suisse à Genève. Ils enregistrent leur passage pour la télévision Suisse (RTS) dans l'émission Abracadabra.
  • 3 juin 1961 : gala des Chaussettes Noires à Bobigny dans la Région Parisienne au club paroissial des Marais[Note 25].
  • Juin 1961 : tournage des scopitones en couleurs « Be Bop A Lula » et « Je t’Aime Trop » par Alexandre Tarta.
  • 6 & 8 juin 1961 : galas des Chaussettes Noires à Toulouse[Note 25].
  • 7 juin 1961 : gala des Chaussettes Noires à Tarbes[Note 25].
  • 9 juin 1961 : gala des Chaussettes Noires à Bordeaux[Note 25].
  • 11 juin 1961 : gala des Chaussettes Noires au Mans[Note 25].
  • 13 juin 1961 : gala des Chaussettes Noires à Dreux[Note 25].
  • 14 juin 1961 : gala des Chaussettes Noires à Evreux[Note 25].
  • 17 juin 1961 : mariage d’Eddy Mitchell avec Françoise Lavit. Les Chaussettes Noires dont Jean-Pierre Chichportich (en permission) sont présents ainsi que Jean Fernandez[Note 29].
  • 18 juin 1961 : les Chaussettes Noires sont au 2ème festival de Rock’n Roll au Palais des Sports à Paris (devant un immense portrait d’Elvis Presley). Jean-Pierre Chichportich est encore présent pour l'occasion à la batterie « minimum » (caisse claire / cymbale ; il cèdera ensuite sa place à Gilbert jusqu’en décembre 1962.
  • 19 juin 1961 : diffusion par la RTS de l'émission Abracadabra où les Chaussettes Noires interprètent en play back « Be Bop A Lula » et « Eddie sois bon ».
  • 21 juin 1961 : gala des Chaussettes Noires au Petit Palais en Avignon[Note 25].
  • 24 & 25 juin 1961 : galas des Chaussettes Noires à Laroche -Migennes (au Cabaret de l’Escale) dans l’Yonne[Note 25].
  • 26 juin 1961 : gala des Chaussettes Noires à Château-Thierry dans l’Aisne[Note 25].
  • 27 juin 1961 : gala des Chaussettes Noires à Elbeuf en Normandie[Note 25].
  • 28 juin 1961 : enregistrement du titre « Chérie oh Chérie » (2ème version)[Note 19].
  • 30 juin 1961 : gala des Chaussettes Noires à Rognac dans les Bouches du Rhône[Note 25].
  • 1er juillet 1961 : gala des Chaussettes Noires à Bedarieu dans l’Hérault[Note 25].
  • 2 juillet 1961 : gala des Chaussettes Noires à Nîmes[Note 25].
  • 3 juillet 1961 : gala des Chaussettes Noires à Bagnoles ((Languedoc / Aude)[Note 25].
  • 4 juillet 1961 : gala des Chaussettes Noires à Narbonne (Languedoc / Aude)[Note 25].
  • 5 juillet 1961 : gala des Chaussettes Noires à Perpignan (Languedoc-Orientales Pyrénées)[Note 25].
  • 6 juillet 1961 : gala des Chaussettes Noires à Juan-Les-Pins (Alpes-Maritimes)[Note 25].
  • 8 juillet 1961 : gala des Chaussettes Noires à Saint-Raphaël dans le Var[Note 25].
  • 9 juillet 1961 : gala des Chaussettes Noires à Draguignan dans le Var[Note 25].
  • 13 juillet 1961 : gala des Chaussettes Noires à Lingostière (Nice)[Note 25].
  • 15 juillet 1961 : gala des Chaussettes Noires à Solliès-Toucas dans le Var[Note 25], dans un champ [55]!
  • 19 juillet 1961 : enregistrement des titres « Madame madame », « Dactylo Rock » et « Petite Sheila »[Note 19].
  • 22 juillet 1961 : gala des Chaussettes Noires à La Madeleine[Note 25].
  •  ?? juillet 1961 : gala des Chaussettes Noires à Biarritz.
  • 28 juillet 1961 : gala des Chaussettes Noires à Gemenos[Note 25].
  • 1er août 1961 : gala des Chaussettes Noires à Monaco[Note 25].
  • 3 août 1961 : gala des Chaussettes Noires au Cannet[Note 25].
  • 4 août 1961 : gala des Chaussettes Noires à Helio-Marin[Note 25].
  • 5 août 1961 : gala des Chaussettes Noires à Grasse[Note 25].
  • 6 août 1961 : gala des Chaussettes Noires à Nice[Note 25].
  • 7 août 1961 : gala des Chaussettes Noires à Vence[Note 25].
  • 8 août 1961 : gala des Chaussettes Noires à Saint-Laurent (du Var)[Note 25].
  • 10 août 1961 : gala des Chaussettes Noires à Ballaruc[Note 25].
  • 11 août 1961 : gala des Chaussettes Noires à Toulon[Note 25].
  • 12 août 1961 : gala des Chaussettes Noires à Vallauris[Note 25].
  • 13 août 1961 : gala des Chaussettes Noires à Pallud[Note 25].
  • 14 août 1961 : gala des Chaussettes Noires à Valbonne[Note 25].
  • 16 août 1961 : gala des Chaussettes Noires à Pertuis[Note 25].
  • 19 août 1961 : diffusion sur Télé Marseille de l’émission « Douceur de vivre » où les Chaussettes Noires interprètent sur la croisette de Juan Les Pins « Eddie sois bon ». Gala des Chaussettes Noires à Cassis[Note 25].
  • Entre 19 et le 25 août 1961 (?) : entre deux galas, les Chaussettes Noires enregistrent une version du « Rock  des Karts » et tournent leur séquence pour le film « Une Grosse Tête » avec Eddie Constantine.
  • Août 1961 : tournage à la Villa Davis Boyer des scopitones en noir & blanc de « Be Bop A Lula », « Fou d’Elle » et « Daniela » juste avant la coupe du Monde du Rock 'n’ Roll
  • 20 août 1961 : gala des Chaussettes Noires à Brignolles[Note 25].
  • 22 août 1961 : gala des Chaussettes Noires à Mougins[Note 25].
  • 24 août 1961 : gala des Chaussettes Noires aux Sablettes[Note 25].
  • 25 août 1961 : les Chaussettes Noires participent à la Coupe du monde du Rock’n Roll au Vieux Colombier à Juan Les Pins. Ils sont également à la Bocca à Cannes. Le groupe durant ces galas estivaux de 1961 faisaient plusieurs scènes par jour. Le soir du 25 Eddy retrouve et dîne avec Johnny Hallyday en gala à Nice, au restaurant Le Versailles vers Villefranche.
  • 26 août 1961 : départ des Chaussettes Noires pour l'Algérie (encore département français). Gala à Guyotville dans la proche banlieue d’Alger[Note 25].
  • 27 août 1961 : les Chaussettes Noires se produisent au théâtre d’Alger[Note 25].
  • 29 août 1961 : le gala des Chaussettes Noires au Théâtre de verdure d’Oran est annulé pour cause d’alerte à la bombe. Ils donnent le soir une interview à la télévision locale. William en profite pour visiter sa famille encore présente à Oran (avant l’indépendance).
  • 30 août 1961 : retour en Métropole, gala des Chaussettes Noires à Tiarer[Note 25].
  • 2 septembre 1961 : les Chaussettes Noires sont en concert Place Saint-Nicolas à la Foire Exposition de Bastia en Corse. le 3 ils font relâche à Santa-Lina en Corse dans la famille de Gilbert  Bastelica.
  • 7 septembre 1961 : gala des Chaussettes Noires à Bordeaux[Note 25].
  • 9 septembre 1961 : gala des Chaussettes Noires à Boulogne Sur Mer[Note 25].
  • 10 septembre 1961 : gala des Chaussettes Noires à Tourcoing et Roubaix  (Au Colisée à Roubaix ?)[Note 25].
  • 11 septembre 1961 : Sortie du 45 tours EP 70392 avec « Madame ! Madame ! », « Dactylo Rock », « Chérie oh chérie » et « Trop jaloux » [Note 24].
  • 12 septembre 1961 : gala des Chaussettes Noires au Havre (ABC, tournée Stemm Parade organisée par Jean Nohain, avec Jacques Courtois et son canard Omer, Bernard Haller … Le tout animé par Gilbert Richard)[Note 25].
  • 13 septembre 1961 : gala des Chaussettes Noires à Rouen[Note 25].
  • 16 & 17 septembre 1961 : galas des Chaussettes Noires à Aulnay-sous-Bois en Banlieue Parisienne[Note 25].
  • 18 septembre 1961 : enregistrement des titres « Rock des Karts » (version disque) et « C'est tout comme »[Note 19].
  • 21 septembre 1961 : gala des Chaussettes Noires à Grenoble[Note 25].
  • 23 septembre 1961 : gala des Chaussettes Noires à Montargis[Note 25].
  • 26 septembre 1961 : gala des Chaussettes Noires au théâtre municipal de Dijon (toujours la Parade Stemm avec Jean Nohain)[Note 25].
  • 28 septembre 1961 : gala des Chaussettes Noires à Clermont-Ferrand[Note 25].
  • 30 septembre 1961 : gala des Chaussettes Noires à Angoulême[Note 25].
  • 4 octobre 1961 : gala des Chaussettes Noires à Angers[Note 25].
  • 5 octobre 1961 : gala des Chaussettes Noires à Châteauroux[Note 25].
  • Octobre 1961 (entre le 6 et le 18 ou vers le 24-25 ?) : tournage de la séquence des Chaussettes Noires du sketch « Ella » du film « Les Parisiennes » avec Darry Cowl et Dany Saval vers la Place Blanche. Le titre « C’est bien mieux comme ça »  dans le film est enregistré avec un son très live par les Chaussettes Noires avec Dany Saval et sans saxophone.
  • 18 octobre 1961 : gala des Chaussettes Noires à Douai[Note 25].
  • 19 octobre 1961 : gala des Chaussettes Noires à Amiens[Note 25].
  • 21 & 22 octobre 1961 : galas des Chaussettes Noires à Lyon[Note 25].
  • 23 octobre 1961 : gala des Chaussettes Noires à Bourg en Bresse[Note 25].
  • 25 octobre 1961 : diffusion à la RTS (Radio-Télévision Suisse) dans l’émission Carrefour d’une séance de dédicaces des Chaussettes Noires. Enregistrement des titres « Le Twist », « Quand je te vois » et « Vivre sa vie »[Note 19].
  • 26 octobre 1961 : gala des Chaussettes Noires à Strasbourg (tournée avec Jean Nohain)[Note 25].
  • 28 octobre 1961 : les Chaussettes Noires se produisent en Suisse à Lausanne au Théâtre de Beaulieu[Note 25] où leur titre « Daniela » rencontre un franc succès.
  • Fin octobre 1961 : les Chaussettes Noires + 1 … arrivée du saxophoniste Michel Picard (avec un premier concert avec les Chaussettes Noires à l’Alcazar de Marseille (?)).
  • 2 novembre 1961 : enregistrement du disque de Noël des Chaussettes Noires : « Noël de France », « Noël de l'An dernier » et « Le twist du Père Noël » [Note 19].
  • 4 novembre 1961 : gala des Chaussettes Noires à Montluçon[Note 25].
  • 6 novembre 1961 : premier Olympia des Chaussettes Noires avec Hélène Shapiro et Vince Taylor avec ses Play Boys.
  • 10 au 13 novembre 1961 : les Chaussettes Noires donnent plusieurs galas à l’Alcazar de Marseille.
  • 14 novembre 1961 : gala des Chaussettes Noires à Montélimar[Note 25].
  • 18 novembre 1961 : gala des Chaussettes Noires à Riom[Note 25].
  • 21 novembre 1961 : les Chaussettes Noires sont au Club Saint-Hilaire à Paris où ils font danser le twist devant les photographes à la chanteuse Claire Ferval et d’autres starlettes du moment.
  • Du 22 (ou 24) novembre au 14 décembre 1961 : les Chaussettes Noires se produisent en vedette à l’ABC de Paris.
  • Novembre 1961 (?) : les 6 Chaussettes Noires en tenue de scène assistent à un cocktail où sont présents Simone Signoret, Jean-Paul Sartre.
  • 24 novembre 1961 : sortie du 45 tours EP 70412 avec « Noël de France », « Le Twist du Père Noël », « Noël de l'an dernier » et « Vivre sa vie » [Note 24].
  • 25 novembre 1961 : diffusion de l'émission Discorama où les Chaussettes Noires interprètent « Dactylo Rock » et « Le Twist »[Note 30].
  • 28 novembre 1961 : gala annulé à Bruxelles avec Vince Taylor.
  • 8 décembre 1961 : sortie du 45 tours EP 70417 avec « Le twist », « Rock des karts », « Quand je te vois » et « Petite Sheila » [Note 24].
  • 14 décembre 1961 : enregistrement de « La leçon de twist » par les Chaussettes Noires[Note 19].
  • 16 décembre 1961 : les Chaussettes Noires sont en gala au Casino d’Annecy[Note 25]. La soirée se termine avec la police et sous l’eau des lances à incendie des pompiers[Note 31] ! Ils repasseront par Annecy en 1964 … sans Eddy.

1962[modifier | modifier le code]

  • 2 janvier 1962 : Eddy Mitchell effectue ses « 3 jours » au Fort Neuf de Vincennes. il est déclaré apte.
  • (4) et 5 Janvier 1962  : séance d'enregistrement des titres « Peppermint twist » (avec Georges Arvanitas dit « Jimmy Moroney » aux claviers), « Volage »[Note 19].
  • 6 janvier 1962 : gala des Chaussettes Noires à Chalon-sur-Saône[Note 25].
  • 7 janvier 1962 : gala des Chaussettes Noires à Dole Lons-le-Saulnier[Note 25].
  • 8 janvier 1962 : gala des Chaussettes Noires à Belfort[Note 25].
  • 9 janvier 1962 : gala des Chaussettes Noiresà Thionville[Note 25].
  • 10 janvier 1962 : séance d’enregistrement de la version studio de « C’est bien mieux comme ça » des Chaussettes Noires avec Gillian Hills en duo avec Eddy Mitchell[Note 19]... Gala des Chaussettes Noires à Saint-Dié[Note 25].
  • 11 janvier 1962 : gala des Chaussettes Noires à Charleville Mézières[Note 25].
  • 12 janvier 1962 : gala des Chaussettes Noires à Sedan[Note 25].
  • 13 janvier 1962 : gala des Chaussettes Noires à Bruay-en-Artois[Note 25].
  • 14 janvier 1962 : gala des Chaussettes Noires à Valenciennes[Note 25].
  • 15 janvier 1962 : gala des Chaussettes Noires à Beauvais[Note 25].
  • 16 janvier 1962 : gala des Chaussettes Noires Lens (Cinéma l’Apollo)[Note 25].
  • 17 janvier 1962 : gala des Chaussettes Noires à Abbeville[Note 25].
  • 18 janvier 1962 : gala des Chaussettes Noires à Saint-Quentin[Note 25].
  • (17 ou) 19 janvier 1962 : sortie nationale du film « Les Parisiennes ». Les Chaussettes Noires dédicacent leurs disques à Paris en compagnie de l’une des actrices du film, Berthe Grandval (que l’on retrouvera dans le film « Cherchez L’idole » en 1963-64).
  • 19 janvier 1962 : sortie du 45 tours EP 70427 avec « Peppermint twist partie 1 et 2 », « La leçon de twist » et « Volage/infidèle » [Note 24].
  • Janvier 1962 : tournage du scopitone couleur « Quand je te vois ».
  • 20 janvier 1962 : gala des Chaussettes Noires au Péage de Roussillon[Note 25].
  • 21 janvier 1962 : séance d’enregistrement des titres « Non ne lui dis pas », « Shake Rattle and Roll » …) On découvrira en 1994 les versions alternatives de ces enregistrements (ainsi que d’autres) … C’est bien Aldo qui assure le contre chant sur « Non ne lui dis pas », titre qu'Eddy a plus de difficulté à mettre en place que lui.  On y entend les facéties du batteur professionnel Armand Molinnetti, les indications du directeur artistique Jean Fernandez… et les guitares des Chaussettes Noires[Note 32].
  • 25 janvier 1962 : les Chaussettes Noires font la Une du Télé 7 jours du 27 janvier au 2 février.
  • 27 ou 29 janvier 1962 : enregistrement de l’émission « Voyez comme on danse » avec les Chaussettes Noires dans les invités. L’émission sera diffusée le 26 mars 1962.
  • 1 et 2 février 1962 : galas des Chaussettes Noires au foyer municipal d’Audincourt[Note 25].
  • 3 (ou 5 ?) février 1962 : gala des Chaussettes Noires à Nevers[Note 25].
  • 5 février 1962 : gala des Chaussettes Noires au cinéma le Kursaal à Saint-Etienne[Note 25].
  • 9 février 1962 : gala des Chaussettes Noires en Suisse à Genève[Note 25]. Sortie du 45 tours EP 70383 BO du film « Les Parisiennes » avec « C'est bien mieux comme ça » avec Gillian Hills [Note 24].
  • 11 février 1962 : diffusion de l’émission Télé-Dimanche (en direct ? ou enregistrée le 10 ?) où les Chaussettes Noires interprètent en direct plusieurs titres (Petite sœur d’amour, Line …).
  • 13 février 1962 : gala des Chaussettes Noires à Reims[Note 25].
  • 14 février 1962 : gala des Chaussettes Noires à Evreux[Note 25].
  • 15 février 1962 : gala des Chaussettes Noires au Havre[Note 25].
  • 16 février 1962 : gala des Chaussettes Noires à Lisieux au Cinéma Majestic[Note 25].
  • 17 février 1962 : gala des Chaussettes Noires au Mans[Note 25].
  • 18 février 1962 : gala des Chaussettes Noires à Cherbourg[Note 25].
  • 19 février 1962 : gala des Chaussettes Noires à Vannes[Note 25].
  • 20 février 1962 : gala des Chaussettes Noires à Saint-Brieuc au cinéma Le Splendide[Note 25].
  • 21 février 1962 : gala des Chaussettes Noires au cinéma le Celtic à Brest[Note 25].
  • 22 février 1962 : gala des Chaussettes Noires à Lorient[Note 25].
  • 23 février 1962 : gala des Chaussettes Noires à Poitiers[Note 25].
  • 24 février 1962 : gala des Chaussettes Noires à Saintes[Note 25].
  • 25 février 1962 : gala des Chaussettes Noires à Bordeaux[Note 25].
  • 26 février 1962 : gala des Chaussettes Noires à Brives au Splendid[Note 25]. C'est à ce gala qu'a eu lieu l'épisode du clou dans la chaussure de Tony, obligé de quitter précipitamment la scène pour revenir ensuite sans chaussures et en chaussettes bleues[Note 33], provoquant un éclat de rire général dans le public !
  • 1er mars 1962 : incorporation sous les drapeaux à Montlhéry de Claude Moine pour 18 mois. Les Chaussettes Noires font la couverture, avec une superbe photo à 6, de la revue « La Discographie Française » du 1er mars.
  • 4 mars 1962 : les photographes sont présents pour immortaliser la visite à la caserne, des Chaussettes Noires, de l’épouse et la mère d’Eddy Mitchell . Un petit gala est donné dans la caserne (à confirmer)[Note 34].
  • Mi-mars 1962 : les Chaussettes Noires sont au Golf Drouot (sans Eddy Mitchell) où ils font un bœuf et quelques photos avec Matt Collins (un chanteur Yougoslave) … Les chroniques de la presse (Radio Magazine du 17 mars : Matt remplace « Eddie » soldat) annoncent un changement de chanteur (Eddy étant à l’armée) … Il n’en sera rien.
  • 16 ou 17 mars 1962 : les Chaussettes Noires sans Eddy Mitchell sont présents en costume de scène au cocktail organisé par Eddie Barclay à l’Elysée Matignon avec Ella Fitzgerald (qui donne un récital à l’Olympia le 16 mars) et Oscar Peterson.
  • 23 mars 1962 : sortie du 45 tours EP 70444 avec « Non ne lui dis pas », « Le chemin de la joie », « Petite sœur d'amour » et « Les enchaînés » [Note 24].
  • 30 mars 1962 : pré-Inauguration du tremplin du Golf Drouot par le groupe Niçois Les Loups Garous … Des membres des Chaussettes Noires sont dans le public...
  • 4 ou 6 avril 1962 : élection de miss Twist au Golf-Drouot avec Annie Cordy et Luis Mariano. Eddy Mitchell (en uniforme et en permission) s’y produit avec les Chaussettes Noires (encore civils) … Eddy pose devant les photographes avec Long Chris et appose sa signature sur la fresque dessinée par ce dernier représentant Johnny Hallydays.
  • 10 avril 1962 : Eddy Mitchell enregistre[Note 19] sa partie du duo « Le Twist du canotier » sans Maurice Chevalier (qui a déjà enregistré la sienne), avec les chœurs des Chaussettes Noires soutenus par l’Orchestre de Raymond Lefèbvre. Eddy vit très mal cette récupération commerciale.
  • 11 avril 1962 ? : séance de photos de Maurice Chevalier avec un Eddy Mitchell en uniforme et des Chaussettes Noires avec leurs instruments …
  • 15 avril 1962 : séance d’enregistrement des titres « Roly Poly » et « Hey Let’s twist ! »[Note 19].
  • Avril 1962 (ou mai) : diffusion de l’émission « Paris en Autobus » où les Chaussettes Noires interprètent en direct une version très rythmée et puissante de « Hey, Let’s twist ! ».
  • 11, 12 & 13 mai 1962 : 5ème week-end du Rock et du Twist à l’ABC avec les Chaussettes Noires, Harold Nicholas, la chanteuse Arielle, et avec, pour les premiers soirs, Eddy Mitchell en « uniforme amélioré » où des bottes « santiags » remplacent ses chaussures noires réglementaires.
  • Mai 1962 : sortie du 45 tours EP 70454 avec Maurice Chevalier, « Le twist du Canotier » [Note 24].
  • 23 & 24 mai 1962 : les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell donnent 5 galas à l’Olympia de Paris (en compagnie de la chanteuse Claire Ferval), pour fêter leur 2 000 000 nième disque.
  • 25 mai 1962 : sortie du 45 tours EP 70458 avec « Je reviendrai bientôt », « Shout, shout », « Roly Poly » et « Hey, let's twist ! » [Note 24].
  • 4 juin 1962 : diffusion de l’émission télé « Toute la chanson » (enregistrée fin mai-début juin) où les Chaussettes Noires sans Eddy Mitchell effectuent une chorégraphie sur le « Twist du canotier » avec Jean Valton mimant Maurice Chevalier.
  • 19 juin 1962 : diffusion télé d’Age tendre et tête de bois où les Chaussettes Noires se produisent seuls sans Eddy Mitchell au Golf, ils y interprètent le générique de l’émission et prennent la parole ensuite …Eddy a grossi selon eux[Note 35] !
  • 20 juin 1962 : sortie du film « Une Grosse Tête » avec Eddy Constantine où les Chaussettes Noires interprètent le « Rock des Karts » réalisé en 1961.
  • 26 juin 1962 : Eddy Mitchell a un fils : Eddy Moine junior.
  • Eté 1962 : évolution du répertoire des Chaussettes Noires avec de nombreux originaux dus à Georges Garvarentz et Charles Aznavour.
  • Fin juin-Juillet 1962 : tournage du film « Comment réussir en amour » … Avant le départ à l’Armée d’Aldo, Tony (en juin) et de William (en août). Gilbert est momentanément épargné …Mick Picard prolonge sa présence dans les Chaussettes Noires avant de partir faire ses classes en Algérie…
  • 10 et 23 juillet 1962 : enregistrement des instrumentaux « Golf Drouot » et « Parce que tu sais (instrumental) »[Note 19].
  • Fin juillet-août 1962 : Eddy Mitchell se produit, en solitaire, pour quelques galas estivaux (Juan-Les-Pins)  avec les Fantômes (Dean Noton, Dany Maranne, Jacky Pasut et « Charlot » Benarroch).
  • 7 septembre 1962 : sortie du 45 tours EP 70470 avec « Parce que tu sais », un des plus grands succès des Chaussettes Noires, « Le temps est lent », « C'est la nuit » et « Toi quand tu me quittes » [Note 24].
  • Octobre 1962 : Eddy Mitchell est de passage au Golf Drouot avec Johnny Hallyday et Long Chris.
  • 7 octobre 1962 : Eddy Mitchell enregistre les titres de son premier disque en solo (« Angel »). Certains annoncent que les Chaussettes Noires ont des trous !
  • 10 octobre 1962 : Eddy Mitchell est présent avec sa femme au cocktail donné pour le premier anniversaire du magazine « Disco Revue » de Jean-Claude Berthon (Dick Rivers, Vic Laurens, Les Playboys, Sylvie Vartan, Frankie Jordan, Dany Logan, Françoise Hardy sont également présents).
  • 25 octobre 1962 : Eddy Mitchell fait partie de ceux (dont Dick Rivers déjà ex-Chats sauvages) qui accueillent  Gene Vincent à Paris alors qu’il va se produire pendant une semaine au Théâtre de l’Etoile accompagné par les Champions et à l’Olympia de Paris. Le 25 ils sont avec lui à l’Atomic Club le soir de sa première au Théâtre de l’Etoile.
  • 29 octobre 1962 : baptême du feu pour Michel Gaucher (qui remplace Michel « Mick » Picard au saxo) avec les Chaussettes Noires, à la Mutualité de Paris. 
  • 2 novembre 1962 : sortie du 45 tours EP 70469 d’Eddy Mitchell et des Chaussettes Noires reprenant la bande originale du film « Comment réussir en Amour » avec « Oublie moi », « Parce que tu sais » en instrumental, « Boing bong » et « ça ne peut plus durer comme ça » [Note 24].
  • 29 novembre 1962 : enregistrement du titre « Eve » (Eddy / Aldo / William / Michel avec l’orchestre de Jean Bouchety)[Note 19], support de la séquence des Chaussettes Noires dans le film « Just for fun » (Venez les copains) jamais sorti en France. Le titre sera découvert en 1979 sur une compilation d’Eddy (« 1963 »).
  • 5 décembre 1962 : les Chaussettes Noires participent à un Musicorama d’Europe Numéro Un en compagnie de Rika Zaraï.
  • 6 ou 9 décembre 1962 : les Chaussettes Noires tournent la séquence « Eve » pour le film « Just for fun » aux studios de Boulogne Billancourt[Note 36]. Ils font une série de photos au Bois de Boulogne, pour le magazine SLC de janvier 63, où le caporal Eddy Mitchell fait défiler ses Chaussettes.
  • 31 décembre 1962 : Aldo Martinez stationné en Allemagne retrouve Jacques Dutronc et André Crudo (des Cyclones) dans sa caserne du 68e RALD à Trèves en RFA pour animer le réveillon du nouvel an.

1963[modifier | modifier le code]

  • 8 janvier 1963 : Eddy Mitchell (accompagné de son épouse) et de quelques membres des Chaussettes Noires (Gilbert) assiste à la centième du spectacle de Marcel Amont à Bobino (diffusion au JT le 9 janvier)[Note 37].
  • Janvier 1963 : retour pour quelques semaines de Jean-Pierre Chichportich (le batteur originel) à la batterie.
  • Hiver 1963 : William est dans l’orchestre de son régiment des transmissions … il y côtoie le chef d’orchestre Aldo Franck.
  • 15 janvier 1963 : séance au studio Hoche pour le second disque d’Eddy Mitchell en solo : « Be Bop A Lula 63 », « Ce diable Noir », « Je ne pense qu'à l'amour », « Oui je t'aime », avec l’Opéra House Orchestra de Jean Bouchety[Note 19]. Jean-Pierre Chichportich et Gilbert Bastelica (les deux batteurs) viennent encourager Eddy[56].
  • 25 janvier 1963 : gala des Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell à Metz au Palais des Fêtes avec Johnny Taylor, Les Champions, Vic Laurens, Danny Boy et Gene Vincent.
  • 26 janvier 1963 : gala des Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell à Nancy à la Salle Poirel en matinée et soirée, avec Johnny Taylor, Les Champions, Vic Laurens, Danny Boy et Gene Vincent. Les Chaussettes Noires se seraient produits sans leur batteur Jean-Pierre, remplacé par le batteur des Champions Yvon Ouazana[57].
  • 27 janvier 1963 : les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell sont au Palais des Sports de Paris pour le gala organisé par Europe Numéro Un et le magazine Disco Revue (avec Johnny Taylor et The Strangers, Burt Blanca Les Champions, Vic Laurens, Frankie Jordan, Danny Boy, Les Chats Sauvages avec Mike Shannon et Gene Vincent en vedette).
  •  ?? février 1963 : gala des Chaussettes Noires à Calais avec Ria Bartok.
  • 9 février 1963 : les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell se produisent à Amiens.
  • 10 au 20 février 1963 : le groupe participe à la tournée dite du « Théâtre aux Armées » pour une trentaine de galas sur les bases françaises de l’ex-département d’Algérie. La formation des Chaussettes Noires est inédite et est composée d'Eddy, de Vic Laurens (rythmique en remplacement de son frère Tony malade), d'Aldo, William, Jean-Pierre Chichportich et Michel Gaucher complété (c’est le cas à Alger) de Mick Picard en renfort au saxophone. Le groupe se produit devant les soldats à Oran, Bône, Bougie, Colomb Béchar, Sidi Bel Abbes, Le Lido, Teleghma, Philippeville …
  • 20 février 1963 : dernier concert sur la base aérienne 146 (La Reghaïa) avant le retour en France dans la nuit.
  • 21 février 1963 : les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell sont de retour d’Algérie et se produisent au Golf Drouot. Tony est présent. Ils passent sur le tremplin du Golf et effectuent une séance de photos en civil. Ils interprètent (en playback et tenues de scène) « Peppermint Twist » sur la scène du club devant les caméras de « Monsieur tout le monde ». Eddy chante, seul, « Ce diable Noir ».
  • 8 & 19 mars 1963 : séances instrumentales des Chaussettes Noires sans Eddy Mitchell[Note 19] : William, Aldo (avec l’aide de Dany Kaufmann des Champions), Tony, Gilbert, Michel Gaucher, ainsi que le renfort officieux de Paul Bennaïm (le frère de William) à la guitare[Note 38]. Gilbert retrouve définitivement sa place de batteur et assure pour la première fois complètement les parties de batterie. Les Chaussettes Noires ont commencé leurs premières séances et répétitions instrumentales fin 1962 au moment où leur chanteur faisait ses premiers pas en solo avec le disque « Angel ».
  • 21 mars 1963 : diffusion de l’émission « Monsieur tout le Monde » où on peut voir les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell sur la scène du Golf Drouot, interpréter en playback « Peppermint Twist ». Claude François et Nancy Holloway twistent dans la salle sous le regard amusé de quelques membres des Chats Sauvages avec Mike Shannon [Note 39]. Eddy y interprète également « Ce diable Noir ». Jean-Pierre Chichportich apparait une dernière fois à la batterie des Chaussettes, alors que Gilbert Bastelica était déjà de retour aux sessions d’enregistrements du EP « Instrumental ».
  • Mars 1963 : les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell effectue une petite tournée en Banlieue Parisienne (5 ou 6 galas dont un à Juvisy-sur-Orge notamment) avec Jean Veidly (des Pirates) à la basse en remplacement d’Aldo Martinez.
  • Mars 1963 : dans son numéro du 12 mars, Cinémonde oppose les Chats Sauvages aux Chaussettes Noires.
  • Mars ou avril 1963 : les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell sont à l'affiche de soirées du « Gala des étoiles » où Arielle et surtout Claude François en première partie commence à leur voler la vedette.
  • 3 avril 1963 : diffusion télévisée d'une séquence où Eddy Mitchell , en tenue improbable de gardian, interprète son titre solo « Quand c’est de l’amour »[Note 40].
  • Avril 1963 : sortie du premier et unique 45 EP instrumental (réf. 70524) des Chaussettes Noires intitulé « Instrumental » : « Pow wow », « Boom Rang » de William, « Big Ben Rock » de Dany Kaufman (le thème à Dan) et « Oui Chef Bien Chef » d’Aldo et avec la voix d’Aldo en leader. Désir de la production Barclay d’équilibrer la situation des Chaussettes Noires face à Eddy Mitchell et les prémices de sa carrière solo. Volonté aussi de se diriger vers une carrière dans le style de celle de « Cliff Richard et ses Shadows ». Sur la photo de la pochette, le cliché pris en janvier 1963 à Paris présente les Chaussettes Noires dans leur formation originelle de 1960 (avec Jean-Pierre) à laquelle est adjoint Michel Gaucher ; Paul et Gilbert qui sont pourtant présents en studio n’y figurent pas.
  • 6 & 8 avril 1963 : séances d’enregistrements du EP « Il revient » (Eddy Mitchell, les Chaussettes Noires, les Play Boys aux cœurs) [Note 19] ; Paul (le frère William) intervient à nouveau sur au moins deux titres (« Il revient »  et « Ne délaisse pas »)[Note 38]. Les titres seront diffusés à la radio dès avril[Note 41], avant le passage du groupe à l’Olympia début mai et la sortie du disque fin mai.
  • Printemps 1963 : les Chaussettes Noires et Eddy Mitchell se produisent avec Lenny Escudéro et Jacques Brel. Au cours de ces galas, Aldo (indisponible) aurait été remplacé par le bassiste breton Micky Runarvot ? Lors d'un de ces galas, Tony aurait également été remplacé à la guitare rythmique par le guitariste d'un groupe assurant la première partie, Mick Renaud des Shazams ?
  • 24 avril 1963 : dans les Actualités Française (au cinéma) une séquence consacrée aux idoles des jeunes (Richard Anthony…) et les formations rocks, présente un groupe de rock en train d'enregistrer dans un studio, il s'agit de « Claude et ses Tribuns » avec Paul Bennaïm à la guitare solo, le frère de William, âgé de moins de 16 ans à l’époque.
  • 29 avril 1963 : diffusion télé de « Toute la Chanson » où Eddy Mitchell interprète « Je ne pense qu’à l’amour »[Note 42].
  • Fin avril 1963 : répétitions à l’Olympia en vue de la série de galas de mai.
  • 4 au 13 mai 1963 : les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell se produisent à l’Olympia de Paris au profit des œuvres de l’Armée (avec Jacques Martin qui présente le show, Giannetto, Sophie, les Cyranos, les Play Boys, The Exciters, Nancy Holloway. Les Chaussettes Noires interprètent en alternance des titres seuls ou avec Eddy Mitchell ; Eddy se produit également en solo accompagné par le grand Orchestre de Raymond Lefèvre.
  • 8 mai 1963 : évocation du passage des Chaussettes Noires à l’Olympia au journal radio de la RTF de 12h30 (Inter actualités).
  • 20 mai 1963 : sortie du 45 tours EP 70529 « Il revient » / « Ceci est mon histoire » / « Jezebel » / « Ne délaisse pas », le dernier disque d’Eddy Mitchell avec les Chaussettes Noires, et probablement l’un des meilleurs. Le Crédit des « Play Boys » aux chœurs sème le doute, mais ce sont bien les Chaussettes Noires qui sont derrière les instruments (William, Tony et Paul aux guitares, Aldo à la basse, Michel au saxophone et Gilbert à la batterie). Le disque sort dans une première version « lettrage vert » : « Les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell et les chœurs des Play Boys », puis un deuxième tirage du disque est produit avec « lettrage rouge » mentionnant « Les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell ». Ce disque (comme le passage à l’Olympia) marque les retrouvailles officielles des Chaussettes Noires avec leur public (après la période flottante de 1962-63) et remet en route l’image du groupe (avec un Eddy au sein des Chaussettes, laissant encore la vedette au groupe).
  • 25 & 26 mai 1963 : galas d’Eddy Mitchell avec les Chaussettes Noires à Lyon, au Théâtre des Célestins (avec Micky Amline, Michel Paje, Nancy Holloway, Hugues Aufray).
  • Mai 1963 : Eddy Mitchell pose en cowboy pour Jean-Marie Perrier pour le numéro de SLC de juin.
  • Printemps 1963 : Gilbert le batteur est appelé à son tour à l'Armée (pour quelques mois seulement).
  • Juin 1963 : tournée des Chaussettes Noires et Eddy Mitchell avec Sophie, Danyel Gérard, les Champions (Gala des étoiles).
  • Juin 1963 : la presse (Cinémonde) annonce qu’Aldo aurait fait une grosse déprime au fin fond de sa caserne en Allemagne, où il a de moins en moins de permissions.
  • 5 au 27 juin 1963 : Paul Bennaïm participe à la tournée de Dick Rivers, Lucky Blondo, en tant que guitariste de la chanteuse allemande Ria Bartok[Note 43].
  • 19 au 24 juin 1963 : sessions d’enregistrement d’Eddy Mitchell pour son futur 1er album solo « Voici Eddy »[Note 44].
  • 22 juin 1963 : gala d’Eddy Mitchell et les Chaussettes Noires à Tours, au Palais des Fêtes à 21h00[58] : ils ne sont pas à la nuit de la Nation avec les autres idoles du moment.
  • 23 juin 1963 : gala d’Eddy Mitchell et les Chaussettes Noires à Vierzon dans une Garden Party au Chant des Iles[58].
  • 25 juin 1963 : Eddy Mitchell est présent au Golf Drouot au cocktail organisé pour le premier anniversaire du magazine Salut les Copains.
  • 29 juin 1963 : gala d’Eddy Mitchell avec les Chaussettes Noires à Limoges dans le cadre des festivités organisées pour l’étape du Tour de France. Danyel Gérard, les Champions s’y produisent également ; « 21h, Place Marceau, grand spectacle pour les jeunes avec un concours de twist sous les rythmes endiablés de Danyel Gérard (« Petit Gonzales ») et du groupe les Champions présenté par les présentateurs vedettes d’Europe N°1 Harold Kay et Jacques Martin. Le clou de ce spectacle est la présence du groupe de rock Les Chaussettes Noires et de son emblématique leader Eddy Mitchell pour un Musicorama exceptionnel. Cette soirée très animée se termine par la diffusion du résumé de l’étape sur écran géant ».
  • 6 juillet 1963 : gala d’Eddy Mitchell et les Chaussettes Noires à Chaumont à la Fête populaire annuelle des Travailleurs Haut-Marnais au Stade Voltaire à 23h (ou à la salle des Sports en cas de pluie !) … « Eddy Mitchell et ses compagnons y dédicaceront disques et photos après le spectacle»[Note 45], [Note 11].
  • 7 juillet 1963 : Eddy Mitchell avec les Chaussettes Noires se produisent à Saint-Martin du Tertre (près de Sens) en plein air dans une fête sous l’égide du PC et dans le cadre d’une fête pour le désarmement général ! Un des galas où Michel Santangeli remplace Gilbert Bastélica à la batterie, et où on note la présence de Jean-Louis Licart (à la basse[Note 11].
  • 10 juillet 1963 : Eddy Mitchell est dans le jury de l’émission Intervilles pour la rencontre Vichy-Mâcon.
  • 12 juillet 1963 : gala d’Eddy Mitchell avec les Chaussettes Noires à Saint-Raphaël[Note 11].
  • 13 juillet 1963 : gala d’Eddy Mitchell avec les Chaussettes Noires à La Favière[Note 11].
  • 27 juillet 1963 : gala d’Eddy Mitchell avec les Chaussettes Noires aux Sables d’Olonne[Note 11].
  • 28 juillet 1963 : gala d’Eddy Mitchell avec les Chaussettes Noires à Quiberon[Note 11].
  • 30 juillet 1963 : un nouveau passage télé d’Eddy Mitchell en solo. L’annonce dans le programme TV de Ciné Monde présente déjà Eddy comme « l’ancien chanteur des Chaussettes Noires »[Note 46].
  • Août 1963 : Paul Bennaïm sillonne l’Espagne avec le chanteur Teddy Raye et les ex-Vautours Pierre Klein et Ange Beltran[Note 47].
  • 4 août 1963 : les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell se produisent au Casino de Monaco[Note 11]. Le groupe se serait également produit aux fêtes de Tarascon,  la veille ou le lendemain ?
  • 10 août 1963 : gala des Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell au casino de Royan[Note 11] (avec les Players et Nancy Holloway).
  • 17 août 1963 : gala des Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell au Palais des fêtes de Saint-Cast[Note 48].
  • 18 août 1963 : gala des Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell au casino de Riva Bella[Note 11].
  • Mi-août 1963 : passage d’Eddy Mitchell et des Chaussettes Noires à Cannes et/ou au casino de Nice ?[Note 49]
  • Août 1963 : Eddy Mitchell bientôt libéré fait la une du magazine N°9 de septembre d’Age tendre et tête de bois. Au recto une grande publicité annonçant la sortie de son premier 30 cm solo. Certains titres sont déjà sortis en 45 tours en juin et juillet et passent en boucle sur les radios.
  • 27 ou 30 août 1963 : Eddy Mitchell est libéré après 18 mois d’armée et avant les autres membres des Chaussettes Noires.
  • 1er septembre 1963 : programmation de la journée sur Radio Andorra entre autres titres : « Si tu penses » d’Eddy Mitchell, « Pow wow » des Chaussettes Noires, « ça ne peut ne plus durer comme ça ! » des Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell, soit toutes les facettes du groupe en 1963.
  • Début septembre 1963 : sortie officielle du premier 33 tours solo d’Eddy Mitchell « Voici Eddy … C’était le soldat Mitchell ».
  • 7 septembre 1963 : passage d’Eddy Mitchell et des Chaussettes Noires à la Fête de l’Humanité [non crédités sur l'affiche du programme des spectacles (comme Eddy d’ailleurs lors de son passage en 1965) mais cités dans la presse], avec parmi les têtes d'affiche Claude François et Jacques Brel[Note 50].
  • 8 septembre 1963 : les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell se produisent au Festival de Chatelet Belgique. Ils sont à l’affiche avec Micky Amline, Salvatore Adamo, Lucky Blondo, Alice Dona, les Fantômes, Michel Paje[Note 51].
  • Octobre 1963 : Aldo et Tony sont libérés de leurs obligations militaires (après 16 mois d’armée). William sera libéré en décembre après 18 mois. Quant à Gilbert, il n’a passé que quelques mois sous les drapeaux durant le printemps-été 63.
  • 4 octobre 1963 : Eddy Mitchell est présent au Golf Drouot pour le passage de Gene Vincent (qui va démarrer une tournée française et belge).
  • 6 octobre 1963 : gala des Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell au West Side Club de Lyon (avec Sophie, Danyel Gerard, les Champions et les Fantômes).
  • 7 au 10 octobre 1963 : Eddy Mitchell est à Londres pour les sessions d’enregistrement « D’Eddy in London », son deuxième album solo[Note 52]. A son retour en France, sa collaboration avec les Chaussettes Noires apparaît de plus en plus compromise. Des engagements pris contractuellement les obligent à se produire encore ensemble.
  • 14 octobre 1963  : gala d'Eddy Mitchell et des Chaussettes Noires au Palais des Sports de Tours[Note 53].
  • Fin octobre 1963 : tournage des séquences du film « Cherchez l’Idole » d’Eddy Mitchell et des Chaussettes Noires et d’Eddy avec la chanteuse Sophie. Le titre « Crois-moi mon cœur », interprété par Eddy [avec Michel Gaucher au saxophone (?) et des musiciens de studio) est crédité à Eddy (sur le disque)] est enregistré vers novembre[Note 12],[Note 54]. Les Chaussettes Noires (avec Paul remplaçant Aldo à la guitare basse) apparaissent en tant qu'accompagnateurs derrière Eddy et interprètent le titre en playback dans le film.
  • 24 ou 25 octobre 1963 : Eddy Mitchell passe à l’émission Salut les Copains. Il parle des derniers titres qu’il a enregistré à Londres il y a 15 jours. Daniel Filipacchi s’extasie sur les talents du guitariste de studio (Big Jim Sullivan). Une séquence filmée de ce passage radio est diffusée le 31 octobre sur la RTS dans l’émission « Continents sans visa ».
  • 26 octobre 1963 : Eddy Mitchell et les Chaussettes Noires se produisent à Strasbourg au Hall des Sports au Wacken à 21h00  (Gala des Etoiles et de Salut les Copains avec Sophie, les Champions, Danyel Gerard, les Fantômes)[Note 55].
  • 28 octobre 1963 : diffusion télé de l’interview d’Eddy Mitchell au Golf Drouot par Françoise Dumayet (« L’avenir est à vous »).  Il y évoque son retour de l’Armée, mais pas un mot sur les Chaussettes Noires[Note 56]
  • 9 novembre 1963 : Eddy Mitchell enregistre des « standard » de la chanson Française : « C’est si bon » et « La mer » de Trénet[Note 57].
  • 13 novembre 1963 : diffusion de l’émission « Age tendre et tête de bois » où Eddy Mitchell (le même Eddy que dans la séquence « Crois-moi mon cœur » de « Cherchez l’Idole ») interprète « Sentimentale »[Note 58].
  • 16 novembre 1963 : Eddy Mitchell et les Chaussettes Noires donnent un gala à Villeneuve Saint Georges en Banlieue Parisienne. Un des derniers galas où Tony est encore présent dans la formation, avant son départ définitif fin novembre[Note 59].
  • Fin novembre 1963 : Tony d’Arpa quitte le groupe. Paul Bennaïm (frère de William) devient officiellement guitariste des Chaussettes Noires.
  • Fin novembre 1963 : Eddy Mitchell s’engage dans une tournée jusqu’en décembre, avant la libération totale des Chaussettes Noires, où ils effectuent la quasi-totalité de ses prestations accompagné par les Fantômes. Michel Gaucher, encore membre des Chaussettes Noires, est d’ores et déjà intégré aux Fantômes, sur scène avec Eddy, ainsi que sur disque (il participe à l'enregistrement de deux titres sur le dernier disque EP des Fantômes).
  • 30 novembre et 1er décembre 1963 : Eddy Mitchell accompagné par les Fantômes se produit au Palais d’Hiver de Lyon (avec Nancy Holloway, les Players).
  • 9 décembre 1963 : diffusion de l’émission « Douce France » où Eddy Mitchell interprète « C’est si bon » et « La mer »[Note 60].
  • 15 décembre 1963 : gala d’Eddy Mitchell accompagné par les Fantômes au Havre Théâtre de l’ABC (Gala des Etoiles avec Dany, Les Players, Nancy Holloway).
  • Décembre 1963 : les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell sont évoqués dans l’article (prémonitoire) du magazine SLC qui sortira en janvier, sur le « malaise qu’éprouvent les groupes de la première vague de 1961 ». L’article rédigé en décembre est antérieur de quelques jours à la séparation. Le magazine « Bonjour les Amis » du 15 décembre restitue un article similaire.
  • Décembre 1963 : tous les Chaussettes Noires sont rentrés de l'Armée. William est ainsi le dernier à être libéré pour les fêtes. Les retrouvailles avec Eddy sont de plus en plus difficiles et Eddy Mitchell a fréquemment recours aux Fantômes. Les Chaussettes Noires commencent, dès décembre 63, à travailler les titres de leur nouvelle formule sans Eddy en tant que groupe instrumental et vocal pour suivre la mode lancée par les « Beatles ».
  • 31 décembre 1963 : le dernier jour de 1963 est l'épilogue d’un divorce annoncé depuis plusieurs mois. Ils se produisent à Lyon à la Bourse du Travail, au « Grand Gala de la jeunesse » organisé par le Parti Communiste, où ils sont annoncés comme « l’ensemble Twist les Chaussettes Noires et son chanteur Eddy Mitchell ». Dans l’après-midi le groupe s'est livré à une (dernière) séance de dédicaces dans une librairie de la ville. Le soir, le gala n’est pas leur meilleure prestation (selon Eddy). Tout le monde est tendu. Eddy a pris sa décision depuis plusieurs semaines, mais l'engagement de ce gala, signé depuis plusieurs semaines, doit être tenu. Après leur concert, Eddy, en présence de Jean Fernandez, annonce dans leur loge qu’il quitte définitivement le groupe[Note 61].

1964[modifier | modifier le code]

  • Début janvier 1964 : Eddy Mitchell et les Chaussettes Noires se retrouvent avenue Hoche à Paris aux studios Barclay dans une ultime tentative d'arrangement pour une poursuite de leur collaboration. La séparation est confirmée. Eddy Mitchell (et Michel Gaucher) ne sont plus membres des Chaussettes Noires.
  • 7, (9 ?) & 18 janvier 1964 : séance d’enregistrement des Chaussettes Noires « Vocal » avec notamment le titre « Je te veux tout à moi » (« I wanna be your man » des Beatles qui sont le 18 à l’Olympia de Paris depuis quelques jours). Le reste des titres ce premier disque sans Eddy a une tonalité très country)[Note 19]. Les titres ont été travaillés courant décembre 1963. Jean Fernandez n'assure pas la direction artistique de ces séances.
  • 10 janvier 1964 : séance de photos (avec le photographe Gérard Neuvecelle) en formation à quatre où la nouvelle physionomie du groupe est mise en scène. Des photos de cette séance illustreront les pochettes des 2 derniers EP des Chaussettes Noires. La deuxième période des Chaussettes Noires commence[Note 62].
  • Janvier-février 1964 : les Chaussettes Noires reprennent les répétitions dans la petite salle de leur début, rue Saint Dominique à Paris, en vue de préparer leur retour sur scène à partir de mars[45].
  • Mi-janvier 1964 : les Chaussettes Noires sont présents au Golf Drouot lors du passage du rocker Belge Burt Blanca (à confirmer).
  • 31 janvier 1964 : les Chaussettes Noires (au moins Aldo et Gilbert) sont à la radio (France Inter dans l’émission « Avant premières » diffusée le 2 février ?) en compagnie de la chanteuse Dany Dauberson, où ils annoncent le nouveau départ des Chaussettes Noires et accompagnent en direct la chanteuse pour une version rythmée de son nouveau titre « Chanson pour la fin du monde » (ce titre est disponible sur le CD accompagnant le livre de Thierry Liesenfeld « Ceci est leur Histoire »)[Note 63].
  • Janvier 1964 (ou novembre-décembre 1963 ?) 1964 : les Chaussettes Noires nouvelle formule se produisent à la Caserne Mortier de Paris avec la fanfare Octave CALLOT de l'Ecole des Beaux Arts dans le cadre de festivités organisées par le colonel Desgrées du Lou [Note 64].
  • Fin janvier 1964 : la revue « Disco revue » dans son numéro du 1er février annonce, en couverture, la séparation d’Eddy Mitchell et des Chaussettes Noires. Cinémonde dans son numéro du 4 février publie un petit reportage assez complet sur la nouvelle formule du groupe. Dans la revue « Bonjour les amis » on peut lire un encouragement (convenu) écrit par Eddy pour les premiers pas des Chaussettes Noires sans lui.
  • 25 janvier 1964 : Eddy Mitchell se produit officiellement en solo accompagné par les Fantômes à la Nuit des Copains à la Mutualité de Paris.
  • Fin janvier 1964 : annulation du passage du groupe prévu à Bobino (démarrage le 6 février) pour le grand retour des Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell.
  • 11 février 1964 : Eddy Mitchell enregistre les standard « J’aime Paris au mois de mai » et « Plaisir d’amour »[Note 57].
  • 12 février 1964 : diffusion télé de l'émission « Age tendre et tête de bois » où Eddy Mitchell interprète « Tu n’as rien de tout ça », titre enregistré en octobre 63[Note 65].
  • 13 février 1964 : gala d’Eddy Mitchell et les Fantômes à Rennes (Le Royal, place du Calvaire), dans le cadre du Gala des Etoiles avec Nancy Holloway.
  • Fin février 1964 : sortie du premier 45 tours EP 70615 des Chaussettes Noires en groupe vocal avec « Je te veux tout à moi », « Ni ton fil ni ton aiguille » et d’autres titres dans un style très country (« Autant de choses », « Juste ça») . La pose sur la photo de la pochette est résolument « Beatles », la coupe en moins. Paul Bennaïm entre officiellement dans l’image du groupe.
  • 26 février 1964 : sortie du film « Cherchez l’Idole » sur les écrans, décalé avec la réalité du groupe, le public peut voir une dernière fois ensemble Eddy Mitchell accompagné par les Chaussettes Noires. Le disque EP « Crois-moi mon cœur » qui sort le 13 mars est crédité à Eddy Mitchell, ce qui remettra les pendules à l’heure.
  • 28 février 1964 : gala d’Eddy Mitchell et les Fantômes à Bordeaux à Alhambra ou l'Olympia ? (avec Nancy Holloway)[Note 66].
  • 29 février 1964 : gala d’Eddy Mitchell et les Fantômes au Palais des Sports de Toulouse (avec Nancy Holloway)[Note 66].
  • 1er mars 1964 : gala d’Eddy Mitchell et les Fantômes à Decazeville (Aveyron, au cinéma le Family (avec Nancy Holloway)[Note 66].
  • 2 mars 1964  : gala d’Eddy Mitchell et les Fantômes au Théâtre de Millau (avec Nancy Holloway)[Note 66].
  • 3 ou 4 mars 1964 : gala d’Eddy Mitchell et les Fantômes à l’Opéra municipal de Clermont-Ferrand (avec Nancy Holloway)[Note 66]. Le même jour, les Chaussettes Noires enregistrent l’instrumental « Little Jasper » (du bassiste d'Elvis Presley, Bill Black)[Note 19]. Le titre (renommé « Bill Black » est resté inédit jusqu’en 1999. Ce titre sera leur indicatif d’entrée en scène dans leur deuxième carrière. Paul Bennaïm, qui tient la guitare solo, l'interprétera de nouveau sur scène en février 2005 avec Gilbert Bastélica et les Socquettes Blanches au Club Lionel Hampton du Méridien de Paris, puis dans le cadre d’une fête familiale au Chalet de la Porte Jaune à Vincennes le 9 septembre 2009.
  • 5 mars 1964 : gala d’Eddy Mitchell et les Fantômes à Saint-Etienne à l'Eden (avec Nancy Holloway)[Note 66].
  • 6 mars 1964 : gala d’Eddy Mitchell et les Fantômes au Palais des Fêtes  de Roanne (avec Nancy Holloway)[Note 66].
  • 7 mars 1964 : gala d’Eddy Mitchell et les Fantômes au Capitole à Orange (avec Nancy Holloway)[Note 66].
  • 9 mars 1964 : gala d’Eddy Mitchell et les Fantômes à Toulon, Fémina (avec Nancy Holloway)[Note 66].
  • 10 mars 1964 : gala d’Eddy Mitchell et les Fantômes à Aix-en-Provence (avec Nancy Holloway)[Note 66].
  • 11 mars 1964 : gala d’Eddy Mitchell et les Fantômes à Romans, au Club (avec Nancy Holloway)[Note 66].
  • 16 mars 1964 : gala d’Eddy Mitchell et les Fantômes à Chartres, au cinéma Majestic ou au Rex ? (avec Nancy Holloway)[Note 66].
  • 17 mars 1964 : gala d’Eddy Mitchell et les Fantômes à Reims, à l’Empire (avec Nancy Holloway)[Note 66].
  • 18 mars 1964 : gala d’Eddy Mitchell et les Fantômes à Nancy, au Rio (avec Nancy Holloway)[Note 66].
  • 19 mars 1964 : gala d’Eddy Mitchell et les Fantômes à Thionville au Paris (avec Nancy Holloway)[Note 66].
  • 20 mars 1964 : gala d’Eddy Mitchell et les Fantômes à Amiens, cirque Municipal (avec Nancy Holloway)[Note 66].
  • 21 mars 1964 : gala d’Eddy Mitchell et les Fantômes à Juvisy Sur Orge, Salle des fêtes (avec Nancy Holloway)[Note 66].
  • Mars 1964 : les Chaussettes Noires nouvelle formule sont présentés dans le cahier central du numéro d’avril de Salut les Copains.
  • Mars ou avril 1964 : les Chaussettes Noires se produisent à la salle des fêtes de Juvisy Sur Orge. Gala qui n’attire pas beaucoup de monde selon leur manageuse Evelyne Langey [46].
  • 13 mars 1964 : sortie du disque super 45 tours EP 70633 tiré du film « Cherchez l’Idole », partagé entre Franck Alamo et Eddy Mitchell. Le titre « Crois-moi mon cœur » y est officiellement attribué à Eddy sur disque et non aux Chaussettes Noires.
  • 24 mars 1964 : émission télévisée « Douce France » (diffusée le 28 mars) où Eddy Mitchell reprend pour la deuxième fois (depuis décembre 63) des standards de la chanson française : « Plaisir d’amour », « J’aime Paris au mois de mai »[Note 67].
  • 27 mars 1964 : les Chaussettes Noires enregistrent leur version de l'instrumental surf de Dick Dale « Misirlou »[Note 19]. Paul y tient l’orgue, William tape sur son épaule pour lui rythmer ses interventions !
  • 1er avril 1964 : Eddy Mitchell et les Fantômes se produisent à Tergnier (Aisne) au cinéma Le Vox avec les Vizirs en première partie.
  • 2 avril 1964 : dans la revue «Ciné Revue Télé» du 2 avril, critique du premier EP des Chaussettes Noires sans Eddy : « séparés d’Eddy Mitchell par leur service militaire les Chaussettes Noires se sont lancées dans le chant pour sacrifier à leur tour à la mode du moment. Expérience un peu décevante pour un groupe tel que le leur : il nous avait habitué à plus d’originalité … ».
  • 3 avril 1964 : ultime session d’enregistrement des Chaussettes Noires (« Oh dis Eddie », « La nuit est belle », « Je voudrais bien dormir »)[Note 19].
  • 6 au 10 avril 1964 : sessions d’enregistrement du 3ème album solo d’Eddy Mitchell à Londres « Panorama »[Note 68].
  • 12 avril 1964 : gala d’Eddy Mitchell et les Fantômes à Paris, Alhambra.
  • 21 avril 1964 : Eddy Mitchell et les Fantômes se produisent à l'Olympia de Paris (avec les Kelton, Fia Karin, Nancy, Holloway), dans un Musicorama diffusé le dimanche 26 avril sur Europe n°1. Les Fantômes comptent deux batteurs sur scène : Charlot Bennaroch et André « Bicou » Ceccarelli (ex-Chats Sauvages)[Note 69].
  • 22 avril 1964 : diffusion du dernier passage des Chaussettes Noires à la télévision où ils interprètenl « Misirlou » à « Age tendre et tête de bois ». Enrico Macias, Dalida, Dick Rivers, Franck Alamo participent également à l'émission. Pierre Lescure, de l’école des jeunes journalistes, est dans le public[Note 70].
  • Mai 1964 : sortie du 2ème 45 tours EP70651 vocal des Chaussettes Noires vocal avec « Misirlou », « La nuit est belle », « Je voudrais bien dormir » et l'original « Oh dis Eddie ! ». Curieusement au verso de la pochette, un rappel de la discographie des Chaussettes Noires associe le 1er EP vocal des Chaussettes Noires avec le EP « Le Twist » des Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell paru en 1961[Note 71].
  • Mai-juin 1964 : le chanteur Alain Dumas fait quelques répétitions à Créteil avec les Chaussettes Noires (William et Paul) pour un projet de chanson qui ne verra jamais le jour[Note 72].
  • Mai 1964 : Eddy Mitchell et les Fantômes se produisent au parc Monceau à Paris.
  • 28 mai 1964 : diffusion télé d’un sujet où Eddy Mitchell avec son épouse sont filmés par Provence-actualités à l’Ile Rousse en train de faire un barbecue. 
  • 31 mai 1964 : gala d'Eddy Mitchell et les Fantômes au Château Palmer à Cenon en Gironde pour un gala de la CGT, avec Jean Ferrat et Tiny Yong.
  • 11 juin 1964 : gala d’Eddy Mitchell et les Fantômes à Lyon.
  • Juin 1964 : Paul Bennaïm est sur le tremplin du Golf Drouot, en tant que guitariste (pour quelques semaines) de la première mouture du groupe « les Français » (Mat Camison, Jacky Rault, Jacky Hythier, futurs accompagnateurs de France Gall). Il sera remplacé par le guitariste Ted Tunnicliffe des Krewkats[Note 73].
  • 16 ou 21 ou 22 juin 1964 : passage des Chaussettes Noires au gala de Salut Les Copains à la Mutualité de Paris. Ils sont dans « la galerie des 7 groupes du moment qui grimpent » dans le N° 24 de juillet du magazine Salut les copains.
  • Juin 1964 : les Chaussettes Noires se produisent dans le Nord de la France, à Boulogne sur Mer au « Chat Noir », à Mons-en-Baroeul au Club « La Peau de Vache »[Note 74].
  • Juin 1964 : les Chaussettes Noires se produisent en Belgique, au Relais de la poste (futur Twenty Club en septembre 64) à Mouscron, à Comines (frontière Franco-Belge) place Sainte-Anne (à confirmer). Durant ce périple, ils auraient envisagé d'engager un chanteur américain « chantant aussi bien en anglais qu'en français » (Paul Bennaïm dans son interview à Juke Box Magazine en mars 1997, N°114), projet qui n'aboutira pas.
  • 28 juin 1964 : les Chaussettes Noires passent au Moulin de Brouck à Uckange. Ils arrivent avec 2 heures de retard. Un groupe local, les Jaguars, assure l’animation en les attendant (à confirmer).
  • 3 juillet 1964 : annonce tardive dans le magazine Cinémonde de la sortie du 2ème EP vocal des Chaussettes Noires « Misirlou ».
  • 4 (ou 5) juillet 1964 : Eddy Mitchell et les Fantômes se produisent à Montreuil au gala de la CGT (avec Léo Ferré, France Gall, Danyel Gerard, Lucky Blondo)[Note 75].
  • 10 juillet 1964 : gala d'Eddy Mitchell et les Fantômes à Le Canet[Note 75].
  • 13 juillet 1964 (à confirmer) : gala des Chaussettes Noires à Liège (Belgique). Le lendemain ils sont dans le Sud de la France. Dans une interview à la revue Juke Box Magazine en 1990, Aldo Martinez évoque une scène avec Gene Vincent à Alès, en indiquant que la veille il croit se souvenir que les Chaussettes Noires se produisaient à Liège…).
  • 14 juillet 1964 : gala des Chaussettes Noires à Alès, Arènes du Tempéras (avec les Firemen, Gene Vincent)[Note 76].
  • 15 juillet 1964 : gala des Chaussettes Noires à Carpentras, Place du Quinconce (avec les Firemen, les Sunlights et Gene Vincent). La presse locale titre « Chaussettes Noires = Beatles »[Note 76].
  • 16 juillet 1964 : gala des Chaussettes Noires à Annecy au Casino Théâtre (avec Long Chris, Gene Vincent)[Note 76]. En 1994, dans son livre « Dactylo Rock le Roman vrai des Chaussettes Noires  », le journaliste-écrivain Maurice Achard évoquera sa rencontre avec William (pour un autographe) et l'étonnement de ce dernier à constater que les Chaussettes Noires sans Eddy rencontrent encore du succès.
  • 17 juillet 1964 : gala d'Eddy Mitchell et les Fantômes à Valras (Hérault)[Note 75].
  • 18 juillet 1964 : gala d'Eddy Mitchell et les Fantômes à Vienne (Isère)[Note 75].
  • 22 juillet 1964 : gala d'Eddy Mitchell et les Fantômes à Juan-les-Pins[Note 75].
  • 25 juillet 1964 : gala d'Eddy Mitchell et les Fantômes à Casablanca (Maroc)[Note 75]. Diffusion télé de « Rendez-vous avec » où Eddy Mitchell interprète « Memphis Tennessee » en compagnie de la chanteuse Audrey dans un saloon,  « Pas de Chance », « Tu vas rentrer chez toi ».
  • Juillet-août 1964 : les Chaussettes Noires donnent quelques galas en Corse (Bastia, Ajaccio...), dans une atmosphère de dernières vacances. Pourtant un soir une dispute éclate entre Aldo/Gilbert et William/Paul (partage des rôles et des recettes, rapports avec Eddy...) qui en viennent aux mains[Note 77]. L’esprit du groupe n’est plus là. A leur retour sur le Continent ils honorent un dernier engagement ensemble en Banlieue Parisienne (à confirmer).
  • Août 1964 : galas d'Eddy Mitchell et les Fantômes à Hossegor, Annecy, Carpentras[Note 78].
  • 17 août 1964 : rediffusion télévisée de « Douce France » avec Eddy Mitchell dans « C’est si bon ».    
  • Septembre 1964 : dislocation finale et très discrète des Chaussettes Noires, alors que parait le résultat du référendum annuel du magazine Salut les copains (N°26 de septembre 1964) où dans la catégorie « Groupes français », ils sont classés devant leurs éternels rivaux les Chats Sauvages, ainsi que devant les Fantômes...
  • 15 au 17 septembre 1964 : Eddy Mitchell est de retour à Londres pour l’enregistrement de son 4ème 30 cm « Toute la ville en parle … Eddy est formidable » … « Toujours un coin qui me rappelle », « Everything all right »[Note 79].
  • 20 ou 22 septembre 1964 : dernier gala à la Bourse du travail de Lyon d’Eddy Mitchell accompagné par les Fantômes. A Bordeaux, suite à une nouvelle défection des Fantômes pour le gala annoncé (les Fantômes étant souvent en retard voire absents), Eddy marque son désaccord sur le réglement des frais occasionnés suite à un accident de voiture de ces derniers, et décide de se séparer de ses accompagnateurs. Il conserve Dean Noton (le guitariste soliste) et Michel Gaucher au saxophone, avec qui il reconstitue un orchestre à son retour à Paris.
  • Fin septembre 1964 : Aldo Martinez qui a rejoint Eddy Mitchell contacte Gilbert Bastelica afin qu'il assure temporairement la batterie derrière Eddy. Gilbert sera le batteur d'Eddy jusqu'en 1972.
  • 26 octobre 1964 : passage d’Eddy Mitchell à la Locomotive avec son nouvel orchestre composé en partie d'ex-Chaussettes Noires (Aldo Martinez (basse), Michel Gaucher (saxophone) et Gilbert Bastelica (batterie)).
  • 5 novembre 1964 : au Golf Drouot, Johnny Hallyday et Sylvie Vartan fêtent la première date de la tournée de leur ami Eddy Mitchell qui se produit pour l'inauguration de son fan club 11 rue d'Artois dans le 8ème arrondissement. Aldo Martinez (basse) et Gilbert Bastelica (batterie) l'accompagnent ainsi que Jacques Dutronc, ex-Cyclones, Michel Gaucher (saxophone), Jeff Sefer (saxophone) et Pierre Papadiamandis (piano). Eddy interprète notamment « Repose Beethoven » et « Maybellene », « Every thing all right » de son dernier album «  Panorama ». Ce passage sur scène sera diffusé le 11 novembre aux Actualités Gaumont Cinéma
  • 6 novembre 1964 : la presse annonce le procès qu’engage William contre Eddy et Aldo. Il mandate un expert pour vérifier qu’Eddy et Aldo n’ont pas touché de rémunérations personnelles pour des prestations entre novembre 60 et novembre 63. 

1965[modifier | modifier le code]

  • 13 janvier au 3 février 1965 : Eddy Mitchell se produit pour plusieurs soirs à Bobino, avec la jeune chanteuse Jocelyne (« la Brenda Lee française ») en première partie … Son répertoire va de « Be Bop A Lula », des titres des albums « Voici Eddy », « In London », « Panorama », « Toute la ville en parle… ».
  • Janvier 1965 : Paul Bennaïm tient la basse dans le groupe de son ami de Créteil, Pierre « Pensy Klein » (ex-Vautours et ex-guitariste de Sylvie Vartan)… Il est également le guitariste de scène de la chanteuse Jocelyne, en compagnie de Jean «Johnny » Veidly (ex-Pirates et ex-Chaussettes Noires intérimaire) à la basse[Note 80].
  • 23 février 1965 : William Benaïm (à la guitare) et Tony d'Arpa (à la basse) accompagnent Vic Laurens lors d'un Musicorama avec le groupe Anglais les Kinks et Johnny Rivers. C'est a priori une des dernières, sinon la dernière, apparition des deux guitaristes historiques des Chaussettes Noires ensemble sur scène[Note 81].

Discographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Que sont-ils devenus ?[modifier | modifier le code]

  • Eddy Mitchell poursuit avec succès une carrière en solo.
  • Le bassiste Aldo Martinez joue dans l'orchestre d'Eddy en 1964-1965, puis devient son régisseur jusqu'en 1970. Il est ensuite le secrétaire particulier de Claude François, animateur à la radio et producteur de vedettes, et est devenu le principal « gagman » de Coluche. Il meurt le 22 mai 1996.
  • Jean-Pierre Chichportich, premier batteur du groupe — qui appelé sous les drapeaux quitte la formation alors à ses débuts — fait à l'armée la connaissance d'un certain Philippe Duval, qui n'est autre que le premier guitariste de Johnny Hallyday[59]. Des années plus tard, ils se retrouvent sur les Champs-Élysées ; Chichportich travaille chez André Salvet dans l'édition musicale — place qu'il occupe grâce à l'influence de Mitchell. Duval s'y fait embaucher comme attaché de presse. Profitant du studio disponible chez Salvet, il écrit aussi des chansons. N'étant pas inscrit à la Sacem, c'est l'ex batteur des Chaussettes noires, sous le pseudonyme de Jean-Pierre Morlane, qui perçoit les droits des musiques qu'ensemble ils composent et qu'ils partagent selon un accord tacite. Le duo a ainsi écrit pour Catherine Ribeiro Le chasseur, Elle pour Claude Righi, pour Sheila Le plus beau métier du monde, pour Annie Philippe C'est la mode, Maudit brouillard pour Frank Alamo[60].
  • Gilbert Bastelica accompagne Eddy Mitchell à la batterie jusqu'en 1972.
  • Tony d'Arpa reprend sa guitare le temps de quelques sessions d'enregistrement avec Vic Laurens. Il est emporté par un cancer le 29 juin 2002.
  • En 1999, les frères Benaïm, Paul, William et Robert, montent un groupe, Les "Ben Brothers", et produisent un CD, qui reste totalement ignoré du grand public.
  • Le saxophoniste Michel Gaucher accompagne en studio et sur scène divers artistes, Michel Sardou et Johnny Hallyday notamment, et joue régulièrement avec Eddy Mitchell, et cela jusqu'à la dernière tournées de 2010[61]. En 2014, il accompagne avec son Big band Les Vieilles Canailles sur la scène de Bercy.

Hommage[modifier | modifier le code]

En 1981, Philippe Timsit chante "Henri, porte des Lilas" en s'inspirant de l'histoire d'Aldo Martinez[réf. nécessaire].

Le 20 juin 2004, un hommage est rendu aux Chaussettes noires lors d'un spectacle à l'Olympia. Se trouvent réunis Gilbert Bastelica (batterie) et Paul Benaïm (guitare solo), accompagnés par Les Socquettes blanches, qui reprennent des chansons du répertoire du groupe, pour une ultime session. Ils y interprètent notamment « Daniela », « Il revient » et « Pow wow ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Achard, Dactylo Rock. Le roman vrai des Chaussettes noires, Flammarion, 1994
  • Thierry Liesenfeld, Les Chaussettes noires. Ceci est leur histoire, éditions Saphyr, 2003

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Charly Zonca, batteur des Toppers, l'aurait, selon une hypothèse nullement confirmée, un temps précédé au sein du groupe.
  2. Tony d'Arpa est le frère de Vic Laurens, qui deviendra le chanteur du groupe Les Vautours.
  3. Évelyne Langey, leur impresario, déclare pourtant que Stemm leur a aussi offert leurs smokings, une batterie et trois amplis.
  4. Ceci ne renouvelle pas avec les disques suivant ; jusqu'à la parution, en 1963, du 16e et dernier super 45 tours du groupe avant le départ d'Eddy Mitchell. / (voir visuel : http://www.encyclopedisque.fr/show_image.html?P=1&I=%2Fimages%2Fimgdb%2Fmain%2F51531.jpg&T=Ne+d%E9laisse+pas%20-%20Les%20CHAUSSETTES%20NOIRES) / consulté le 2 juillet 2016.
  5. Le film n'a jamais été distribué en France. Il est sorti à l'étranger sous le titre Just For Fun ou encore Juke Box 65 ; Sylvie Vartan, Richard Anthony et Billy Bridge sont également à l'affiche.
  6. Durant cette soirée organisée par Europe 1 et Jean-Claude Berthon, ils partagent l'affiche avec Les Chats sauvages, Frankie Jordan, Vic Laurens, Les Champions, Burt Blanca et Gene Vincent.
  7. Du 4 au 13 mai.
  8. Ce tour de chant resté inédit à l'époque, parait en 1996 sur le CD de compilations Les 5 Rocks.
  9. Janvier : La Leçon de twist, Infidèle (ou Volage), Peppermint Twist, 1 et 2.
    Février : BOF Les Parisiennes, C'est bien mieux comme ça, en duo avec Gillian Hills, le groupe les Play Boys interprètent les trois autres titres.
    Mars : Le Chemin de la joie, Non ne lui dis pas, Petite Sœur d'amour, Les Enchaînés (adaptation française de Unchained Melody).
    Mai : Je reviendrai bientôt, Shout Shout, Roly Poly, Hey Let's Twist.
    Juin : Le Twist du canotier (en duo avec Maurice Chevalier ; le 45 tours comprend trois autres chansons de Chevalier.
    Septembre : Parce que tu sais, Toi quand tu me quittes, Le temps est lent, C'est la nuit.
    Novembre : BOF Comment réussir en amour, Oublie-moi, Ça ne peut plus durer comme ça, Boing bong, Parce que tu sais (version instrumentale) et en 33 tours 25cm : Comment réussir en amour.
  10. En 1963, Mitchell sort sans les Chaussettes noires cinq Super 45 tours. Mars : Oui je t'aime, Je ne pense qu'à l'amour, Be-Bop-à-Lula 63, Ce diable noir.
    Mai : Si tu penses, Tout s'est réalisé, Chaing gang, Quand une fille me plait.
    Juin : C'est grâce à toi, Je reviendrai, La longue marche, Une fille si belle.
    Octobre : Ma maitresse d'école, Te voici, Tu n'as rien de tout ça, Rien non rien.
    Novembre : Sentimentale, Belle Honey, Blue Jean Bop, Comment vas-tu mentir ?.
  11. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Saint-Raphaël le 12 juillet... Quiberon le 18 juillet... Monaco le 4 août... Saint Cast le 17 août...Riva Bella le 18 août. Source : La discographie Française Juillet-août 1963 Les permissionnaires du twist.
  12. a et b confirmé par Eddy dans le JBM No 81 de mai 1994, ainsi que dans le détail des séances sur le livret de l'intégrale d'Eddy 1960-1992 (coffret radio) p. 93.
  13. À ce propos, Daniel Lesueur précise qu'un bœuf a eu lieu au Golf Drouot avec Matt Collins, chanteur yougoslave et que des photographes étaient là, ce qui accentua la rumeur. Source : p. 47, L'argus Eddy Mitchell, 2004, Éditions Alternatives.
  14. Daniel Lesueur ajoute qu'Eddy Mitchell, aurait proposé aux Chaussettes noires, « d'annuler tous les contrats pour les six mois à venir, afin qu'ils puissent se mettre à niveau. » Source : p. 46, L'argus Eddy Mitchell, 2004, Édition Alternatives.
  15. Pages 18 à 20 « Dactylo Rock – Le roman vrai des Chaussettes Noires » - Maurice Achard – Flammarion 1994.
  16. a et b Pages 9-10 , « 1960 premiers cris », Thierry Liesenfeld  «Les Chaussettes Noires - Ceci est leur Histoire » (2003 Kalohé Production).
  17. a et b Page 11 , « 1960 premiers cris », Thierry Liesenfeld  « Les Chaussettes Noires - Ceci est leur Histoire » (2003 Kalohé Production).
  18. Page 12, Thierry Liesenfeld  « Les Chaussettes Noires -  Ceci est leur Histoire »  (2003 Kalohé Production) : la biographie « Monsieur Barclay » (Editions Balland) établit le jour de la signature de ce contrat au 9 novembre.
  19. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w et x Chaussettes Noires - Intégrale 1961-1964 - Sessionnographie
  20. Page 18 , « En apprentissage », Thierry Liesenfeld  «Les Chaussettes Noires -  Ceci est leur Histoire »  (2003 Kalohé Production).
  21. Page 59 « Dactylo Rock – Le roman vrai des Chaussettes Noires » - Maurice Achard – Flammarion 1994.
  22. INA, émission « Toute la chanson » présentée par Jacqueline Joubert diffusée le 30/01/1961 (RTF / ORTF).
  23. Page 27 « Rockin’Mouscron », du livre « Autant en emporte le rock… 1960-2000 de Jean-Noël Coghe (édition EPM – Le Castor Astral, 2001).
  24. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l « La discographie originale Barclay des 60's, Les EP's (supers 45 tours) », page 168 « Les Chaussettes Noires – Ceci est leur histoire », Thierry Liesenfeld (Kalohé Production, 2003).
  25. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd, be, bf, bg, bh, bi, bj, bk, bl, bm, bn, bo, bp, bq, br, bs, bt, bu, bv, bw, bx, by, bz, ca, cb, cc, cd, ce, cf, cg, ch, ci, cj, ck, cl, cm, cn, co, cp, cq, cr, cs, ct, cu, cv, cw, cx, cy, cz, da, db, dc, dd, de, df, dg, dh, di, dj, dk, dl, dm, dn, do, dp, dq, dr et ds La liste des galas effectués entre mars 61 et février 62, est imprimée au verso de la pochette du 30 cm « Le 2 000 000 nième disque des Chaussettes Noires » (Barclay 80 187). La plupart des coupures de presse annonçant ces galas sont reproduites en partie dans le livre de Thierry Liesenfeld « Les Chaussettes Noires -  Ceci est leur Histoire » (2003 Kalohé Production).
  26. INA, émission « Rue de la Gaité » diffusée le 19/04/1961 (RTF / ORTF).
  27. Reproduction du contrat dactylographié et signé entre Jean-Pierre ChichPortich et Gilbert Bastelica, page 33 - Thierry Liesenfeld  « Les Chaussettes Noires -  Ceci est leur Histoire »  (2003 Kalohé Production) 
  28. INA, émission « Age tendre et tête de bois » diffusée le 30/05/1961 (RTF / ORTF).
  29. Page 34, « Le 17 juin , Eddy-le-tendre convole en noces et le lendemain Eddy-le-rocker enflamme le Palais des Sports pour le second Festival de rock. Sur les photos ci-contre les Chaussettes Noires entourent leur chanteur et sa jeune épouse. On peut aussi y distinguer Evelyne Langey et Jean Fernandez» - Thierry Liesenfeld  « Les Chaussettes Noires -  Ceci est leur Histoire »  (2003, Kalohé Production) 
  30. INA, émission « Discorama » diffusée le 25/11/1961 (RTF / ORTF).
  31. Page 99, description de la fin de soirée du gala d’Annecy le 16 décembre, « Dactylo Rock – Le roman vrai des Chaussettes Noires » - Maurice Achard – Flammarion 1994.
  32. Livret du CD Eddy Mitchell Sessions 1961-1962 « Prises alternatives des Chaussettes Noires » (Polydor 1994)
  33. Page 96, épisode du clou dans la chaussure de Tony - Thierry Liesenfeld  « Les Chaussettes Noires - Ceci est leur Histoire » (2003, Kalohé Production). Episode également rapporté en 1994 par Paul Bennaïm sans situer le concert) lors d’un entretien pour le Livre « Dactylo Rock » de Maurice Achard.
  34. Page 96, légende d’une photo « Les musiciens des « Chaussettes Noires » sont venus le voir à la caserne, avec sa femme et sa mère, pour son premier dimanche de militaire ». Une autre photo montre Eddy en militaire entourés des Chaussettes Noires en tenue de scène donnant un concert sur une petite estrade improvisée -  Thierry Liesenfeld  « Les Chaussettes Noires - Ceci est leur Histoire » (2003, Kalohé Production).
  35. Archives INA, 19 juin 1962, générique et début de l’émission « Âge tendre et tête de bois ».
  36. Photo du groupe sur le plateau du tournage du film dans le magazine « France Disques » N°2 du 9 décembre 1962.
  37. INA, Centième de Marcel Amont à Bobino, diffusé au journal télévisé de 13h le 09/01/1963 (RTF / ORTF). Le spectacle se situe a priori la veille.
  38. a et b Interview de Paul Benaïm (Bennaïm) « Chaussettes Noires », Juke Box Magazine N°114, mars 1997, page 9, « Socquette Noires ». Paul confirme avoir été inclus dans les séances des Chaussettes Noires à partir de « Pow Wow ». Dans « Dactylo Rock - Le roman vrai des Chaussettes Noires » (Maurice Achard, Flammarion, 1994), est décrite la séance d'enregistrement réalisée pour les titres « Ne délaisse pas » et « Il revient » page 122 (basée sur les souvenirs recueillis auprès de Paul lors de l'écriture de l'ouvrage).
  39. INA, les Chaussettes Noires au Golf Drouot, émission « Monsieur tout le monde » diffusée le 21/03/1963 (RTF / ORTF).
  40. INA, Eddy Mitchell « Quand c’est de l’amour », séquence diffusée le 03/04/1963 (RTF / ORTF).
  41. Hit Parade Salut les copains N° 11 du 15 avril au 15 mai 1963. Classement de Il Revient
  42. INA, Eddy Mitchell « Je ne pense qu’à l’amour », émission « Toute la chanson » diffusée le 29/04/1963 (RTF / ORTF).
  43. Magazine Salut les copains N°11 juin 1963, page 78, « Petit calendrier des spectacles en juin ». Interview de Paul Benaïm (Bennaïm) « Chaussettes Noires », Juke Box Magazine N°114, mars 1997, page 7, « Ria Bartok ».
  44. Studio Charcot du 19 au 24 juin 1963, sessionographie, page 92,  livret du coffret « Eddy Mitchell Sessions 1960-1992 » (Polydor, 1994).
  45. « La Haute Marne Syndicaliste » (Organe officiel de l’union départementale des syndicats confédérés), juin 1963, numéro 12. Fête populaire annuelle des travailleurs Haut-Marnais, Stade Voltaire Chaumont, programme du samedi 6 juillet 1963 « Gala EDDY MITCHELL et les Chaussettes Noires » à 23 heures… EDDY MITCHELL et ses compagnons dédicaceront disques et photos soit au Stade Voltaire soit la Salle des Sports (en cas de pluie) ».
  46. Cinémonde N° 1512 du 30 juillet 1963. Page 28, programme télévision : «  Rendez-vous Junior, à 21h 05 de Jacqueline Joubert. Ce soir, Eddy Mitchell, ancien chanteur des Chaussettes Noires, l’une des plus dynamiques formations françaises de rock and roll, qui a commencé sa nouvelle carrière avec l’interprétation de Chain Gang et Quand une fille me plait … »
  47. Interview de Paul Benaïm (Bennaïm) « Chaussettes Noires », Juke Box Magazine N°114, mars 1997, page 7, « Teddy Raye & les Tribuns ».
  48. Reproduction de l'affichette annonçant le gala P.137 du livre de Thierry Liesefeld : Les Chaussettes Noires - Ceci est leur histoire (2003, Kalohé Production).
  49. Interview de Vic Laurens dans le Juke Box Magazine N°59 de mai 1992. Page 21 « En 1963 toujours, j'étais en train de faire la promo pour l'un de mes disques solo, dans le sud de la France, et je suis allé voir les Chaussettes Noires qui passaient à Cannes. C'était un peu la fin du groupe ».
  50. « … Claude François, Jacques Brel, Patachou, Frida Boccara et d’autres tels Annie Fratelllini et les Chaussettes noires, font le spectacle. ». Page 63, « Fête 1963 » - Valères Staraselski, « La fête de l’Humanité – 80 ans de solidarité » (édition  Le Cherche Midi, 2010).
  51. Site Mémoire Rock 60 / 70 - Festivals Teenagers à Chatelet 1962-1965 - Programme de la seconde édition 7 & 8 septembre 1963 http://www.memoire60-70.be/Chronique_1960_1965/Festival_Chatelet1965.htm
  52. Studio Pye Londres, du 7 au 10 octobre 1963, sessionographie, page 93,  livret du coffret « Eddy Mitchell Sessions 1960-1992 » (Polydor, 1994).
  53. Article détaillé de Bernard Briais « Quand les Tourangeaux découvraient le Yéyé » http://www.almanachs.fr/quand-les-tourangeaux-decouvraient-les-ye-ye/ « Eddy Mitchell et les Chaussettes Noires qui avaient attiré plusieurs milliers d’admirateurs au Palais des Sports le 14 octobre 1963 ne réussirent pas, l’année suivante, à remplir la toute nouvelle salle du Rex. Pierre Favre n’hésita pas alors à se faire prophète : « Le Yé-yé irait-il vers sa fin ? Il n’y a pas si longtemps, les Chaussettes Noires faisaient salle comble. Avant hier soir, Eddy Mitchell, en tête d’affiche du Rex, remplissait, avec difficulté, les deux tiers des fauteuils. » Or, aujourd’hui, cinquante ans après, Eddy Mitchell, Johnny et quelques autres sont toujours là ! »
  54. Titre enregistré fin 1963 (livre de Thierry Liesenfeld « Les Chaussettes Noires -  Ceci est leur Histoire », 2003 Kalohé Production), Page 165 « Les séances d’enregistrements ».
  55. Coupure de presse page 138, livre de Thierry Liesenfeld « Les Chaussettes Noires -  Ceci est leur Histoire » (2003 Kalohé Production).
  56. INA, interview d’Eddy Mitchell dans l’émission « L’avenir est à vous » diffusée le 28/10/1963 (RTF / ORTF).
  57. a et b Sessionographie, page 93, livret du coffret « Eddy Mitchell Sessions 1960-1992 » (Polydor, 1994)
  58. INA, Eddy Mitchell chante « Sentimentale » dans l’émission « Age tendre et tête de bois » diffusée le 13/11/1963 (RTF / ORTF).
  59. Article de Christian Nauwelaers et Jacques Leblanc paru dans Juke Box Magazine N°352 d’avril 2016, présentant ce concert (avec de nombreux clichés de Michel Rigot). Le groupe en première partie des Chaussettes Noires était les Sloopers.
  60. Archives INA, Eddy Mitchell chante « C’est si bon » et « La mer » dans l’émission « Douce France » diffusée le 09/12/1963 (RTF / ORTF).
  61. Interview d’Aldo Martinez dans le Juke Box Magazine  N°38 de mai 1990. Aldo précise que la séparation a eu lieu à l’issue du gala donné à la Bourse du Travail de Lyon le 31/12/1963 (et non au Palais d’Hiver comme cité par Evelyne Langey dans le Juke Box Magazine N°70 (confusion avec le gala donné par Eddy Mitchell avec les Fantômes le 1er décembre). Ceci est confirmé sur le site de Serge « Rockin’Daddy » où des coupures de presse annoncent précisément ce concert à la Bourse du Travail de Lyon. http://pappy-srock.midiblogs.com/archive/2006/05/15/1963-les-chaussettes-noires-aux-celestins-lyon.html
  62. « 1964 Nouveau départ », pages 149 à 151 « Les Chaussettes Noires – Ceci est leur histoire », Thierry Liesenfeld  (Kalohé Production, 2003).
  63. Dany Dauberson à l’ émission « Avant Première » enregistrée le 31/01/1964  (collection France Inter) Site INAMEDIAPRO
  64. Témoignage rapporté de Otto MITTAG (Alain LEMETAIS), sur le site « La grande masse des Beaux Arts ». La présence d’Eddy Mitchell est par contre peu probable (il existe des photos amateurs de ce passage où les Chaussettes Noires sont photographiés sur la petite scène de la caserne Mortier en formation à 4) . « Le son de cloche de Lemétais est en effet tout autre. Dans ses souvenirs(, Otto Mittag évoque la période 1962-64 avec quelques dates fortes et vérifiables pour lui : celles de son service militaire. Il a été incorporé en novembre 62 et son régiment (13è RGT du Génie) reçoit l'ordre en octobre 63 de le mettre à la disposition de l'État-major à Paris pour 2 semaines, permission exceptionnelle justifiée par une manifestation récréative à la caserne Mortier. « ... Callot, également conscrit, a lui, pris ses quartiers en tant que chauffeur à l'Elysée et pilote, entre autres célébrités, le Colonel Desgrées du Lou, organisateur du gala précité, auquel il a proposé la présence de la Fanfare au grand complet, y inclus son premier trompette retenu dans l'Est par la Grande Muette. Qu'à cela ne tienne, le général va arranger cela avec ses collègues pour une mise à disposition exceptionnelle du trompettiste, agrémentée d'une permission confortable pour repos mérité après le stress du spectacle. Callot en est bien satisfait, car après le succès du premier disque de chansons, En Chatouillant les Arts, notre ami Paul Caron, des Disques Véga, veut absolument enregistrer un second titre. Ceci sera programmé le second week-end, après la fête militaire, avec une semaine de répétitions intercalées. Je débarque donc Gare de l'Est, un mardi, après quelques jours de stupeur des autorités locales suite à ma convocation. Le mercredi, Callot me présente en uniforme, caserne Dupleix, au Colonel qui m'accueille très chaleureusement, nous détaille son programme, nous partagerons l'affiche avec Les Chaussettes Noires... ... Le vendredi, c'est le Gala, concert en plusieurs séries d'une demi-heure en alternance avec Eddy Mitchell et ses Chaussettes avant le vin d'honneur, où je retrouve Aldo, le guitariste vedette également trouffion dans l'ouest teuton et croisé sur l'estrade dans les soirées dansantes de l'Armée Française. »
  65. Archives INA, Eddy Mitchell chante « Tu n’as rien de tout ça » dans l’émission « Âge tendre et tête de bois » diffusée le 12/02/1964 (RTF / ORTF).
  66. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q Magazine Salut les copains N°20 avril 1964, page 106, « Est-ce que tu le sais », liste des galas avec Eddy Mitchell, Nancy Holloway et les Fantômes.
  67. Archives INA, Eddy Mitchell chante « J’aime Paris au mois de mai » et « Plaisirs d’amour » dans l’émission « Douce France » diffusée le 28/03/1964 (RTF / ORTF).
  68. Studio Pye Londres, du 6 au 10 avril 1964, sessionographie, page 93,  livret du coffret « Eddy Mitchell Sessions 1960-1992 » (Polydor, 1994).
  69. CD « Eddy Mitchell sur scène – Inédits 64-67 » (Polydor 5813 (1994)). La date du concert donnée correspond à sa date de diffusion, le 26/04/1964. Le livret du CD fournit la liste des musiciens composant les Fantômes, mais André Ceccarelli (deuxième batteur) n’y est pas crédité : sur l’enregistrement du concert, lorsque Eddy Mitchell présente les Fantômes, il cite bien deux batteurs : « Charlot » le batteur en titre des Fantômes et « Bicou » (le surnom donné à Ceccarelli, notamment par Dick Rivers et les Chats Sauvages). Eddy ajoute « et Bicou … son assistant…  On a les moyens », pour la présence (inhabituelle pour l’époque) de deux batteurs sur scène.
  70. INA émission « Age tendre et tête de bois » du 22 avril 1964. Programme TV dans le magazine Cinémonde N°1550 du 21 avril 1964.
  71. Verso de la pochette du disque EP Barclay 70.651 M.
  72. « Le goût amer de l’inachevé », Fred Juliani (édition Edilivre, 18/09/2013). Témoignage de l’auteur (situé vers mai-juin 1964) : « En 1964, par le hasard des rencontres, brèves et sans lendemain, je croise sur mon chemin, un chanteur, Alain Dumas, frère d’une copine de mon frère André, qui avait fait la Une de Salut les copains, avec un titre, « ça fait un drôle d’effet », puis est retombé dans l’oubli, comme tant d’autres. Il tente de revenir avec le groupe Les Chaussettes Noires, qu’Eddy Mitchell a abandonné, sur une chanson que j’avais composée, mais hélas cela ne s’est pas fait, j’ai donc failli être un auteur célèbre. ».
  73. Magazine Salut les copains N°24 juillet 1964, page 92 « Y aura-t-il une revanche des groupes instrumentaux ? Une nouvelle formation va en tout cas tenter d’implanter en France le « Rythm and blues » selon la formule orgue, guitare basse, tambourin, batterie (dans une sonorité « dirty » : il s’agit des « Français », composée de Matt Camison, Jacky Mithier, Jacky Rault et Paul Benaïm (qui est également le nouveau soliste des Chaussettes). ---- Une photo montrant le groupe en action sur le tremplin du Golf existe.
  74. Pages 43 à 45 « Chaussettes Noires / Chaussettes Blanches », du livre « Autant en emporte le rock… 1960-2000 de Jean-Noël Coghe (édition EPM – Le Castor Astral, 2001). Photos du groupe dans le livret photos central.
  75. a, b, c, d, e et f Magazine Salut les copains N°24 juillet 1964, page 92 « Est-ce que tu le sais » - Tournées Evelyne Langeais (Langey).
  76. a, b et c « Gene Vincent – Gloire et tribulations d’un rocker en France et dans les pays francophones » - Garrett McLean (édition ThunderSound / 2010), pages 140 à 143 : coupures de presse locales des concerts du 14, 15 et 16 juillet 1964 avec l’ensemble des vedettes (Chaussettes Noires, Long Chris …).
  77. Pages 130-131, bagarre générale avant d'entrer en scène, « Dactylo Rock – Le roman vrai des Chaussettes Noires » - Maurice Achard – Flammarion 1994.
  78. Magazine « Age tendre et tête de bois » N°18, juillet 1964, pages 21 à 25, calendrier des tournées d’été.
  79. Studio Pye Londres, du 15 au 17 septembre 1964, sessionographie page 94,  livret du coffret « Eddy Mitchell Sessions 1960-1992 » (Polydor, 1994).
  80. Interview de Paul Benaïm (Bennaïm) « Chaussettes Noires », Juke Box Magazine N°114, mars 1997, page 10, « Jocelyne & Hector ». Page 10, une photo présente Paul à la basse avec le « Pensy Klein Group » (photo tirée d'un reportage du photographe Jean-Louis Rancurel pour le passage du groupe au Club Vénitien (à Paris ?), le 20 janvier 1965).
  81. Interview de Vic Laurens dans le Juke Box Magazine N°59 de mai 1992. Page 21 « ... puis j'ai participé en 1965, à un Musicorama à l'Olympia, au même programme que Johonny Rivers et les Kinks, qui passaient en vedettes. Je faisais la fin de la première partie, après les Haricots Rouges,.... J'avais constitué un groupe avec William Benaïm, mon frère Tony d'Arpa des Chaussettes Noires, Pierrot Klein et Ange Beltran des Vautours. Toujours les potes du quartier ! ».

Citations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://next.liberation.fr/culture/1996/05/24/twist-aldo-martinez-bassiste-pionnier-s-est-eteint-a-paris-les-chaussettes-noires-en-deuil_170795 / consulté le 26 juin 2016.
  2. Dactylo Rock, le Roman vrai des Chaussettes Noires, de Maurice Achard, 1994)
  3. Livret du CD Les 5 rocks, auteurs Maurice Achard, Jacques Leblanc, label Big Beat, Ref. BBR 00070, citation : « À jamais inscrit dans l'histoire comme le premier groupe de rock français, Les Chaussettes noires débutent... » (Jacques Leblanc).
  4. http://www.larousse.fr/encyclopedie/groupe-musical/Chaussettes_Noires/155996 / consulté le 18 juillet 2015.
  5. a et b Daniel Lesueur, L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 15.
  6. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 20.
  7. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 16, 17, 18.
  8. a et b Daniel Lesueur, L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 19.
  9. a, b, c, d et e Livret du CD Les 5 rocks, auteurs Maurice Achard, Jacques Leblanc, label Big Beat, Ref. BBR 00070.
  10. Daniel Lesueur, L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 19, 20.
  11. Daniel Lesueur, L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 21.
  12. Youtube.
  13. Daniel Lesueur, L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 21, 22.
  14. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 22.
  15. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 23.
  16. http://www.encyclopedisque.fr/show_image.html?P=1&I=%2Fimages%2Fimgdb%2Fmain%2F60245.jpg&T=Daniela%20-%20Les%20CHAUSSETTES%20NOIRES / consulté le 2 juillet 2016.
  17. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 48.
  18. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 25.
  19. [Jukebox Magazine No 70 mai 1993, entretien avec Gilbert Bastélica].
  20. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 22, 23.
  21. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, p. 22.
  22. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 26.
  23. Livret du CD Les 5 rocks, Big Beat Records, 1996, texte Jacques Leblanc.
  24. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 29. « Le piège ! Eddy (tout comme Johnny n'apprécie guère le twist, forme bâtarde du rock 'n' roll. Pourtant il faut sacrifier à la mode. ».
  25. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 30 et 32.
  26. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 37.
  27. Source : Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 36, 37.
  28. Jukebox Magazine No 70, mai 1993, entretien avec Gilbert Bastelica.
  29. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p 35.
  30. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p 38.
  31. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 36.
  32. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 30.
  33. a et b Daniel Lesueur, L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 40.
  34. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 43.
  35. Cinémonde du 12/11/1963.
  36. Dactylo Rock de Maurice Achard, 1994.
  37. Daniel Lesueur, Eddy Mitchell discographie et cotations, 2004, Éditions Alternatives, p. 47.
  38. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, p. 44.
  39. Évelyne Langey à Jukebox magazine no 70 ; Source : L'Argus Eddy Mitchell, Daniel Lesueur, Éditions Alternatives, 2004, p. 46.
  40. Source : Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, 2004, Éditions Alternatives, p. 47.
  41. Source : L'Argus Eddy Mitchell, Daniel Lesueur, 2004, Éditions Alternatives, p. 47.
  42. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, 2004, Éditions Alternatives, p.46.
  43. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, 2004, Éditions Alternatives, p. 47 et 48.
  44. Ceci est leur histoire de T. Liesenfeld aux éditions Saphyr p. 150.
  45. a et b Cinémonde N° 1539 du 4 février 1964.
  46. a et b Interview d'E. Langey, JBM No 70 de mai 1993.
  47. Autant en emporte le rock de Jean-Noël Coghe, p. 43-45, Castrol Astral, 2001.
  48. Age Tendre et Tête de bois No 18 de juillet 1964, p. 21 et 25 ; confirmé par Aldo Martinez dans JukeBox Magazine No 38, p. 50 en mai 1990.
  49. L'argus Eddy Mitchell, discographie et cotations, Daniel Lesueur, 2004, Éditions Alternatives, p. 48, citation : « [...] Après la rupture, il est possible que Barclay ait mis les Chaussettes noires un peu en veilleuse, sous réserve ; [...] Il y avait un procès entre Eddy et les Chaussettes. Or qui dit Mitchell dit Barclay. Il y avait un malaise. » (Paul Benaïm)
  50. a et b Daniel Lesueur, L'argus Eddy Mitchell discographie et cotations, Éditions Alternatives, 2004, p. 48.
  51. Daniel Lesueur, L'argus Eddy Mitchell discographie et cotations, Éditions Alternatives, 2004, p. 48, citation : « Les Chaussettes noires sans Eddy, qui n'intéressent guère de monde, ne vont pas tarder à sombrer ; après une tentative comme groupe instrumental, sentant le vent souffler de Liverpool, Les Chaussettes tentent un inutile et inefficace relookage dans un style groupe vocal à la Beatles. »
  52. L'argus Eddy Mitchell discographie et cotations, Daniel Lesueur, Éditions Alternatives, 2004, p. 48, 49.
  53. Daniel Lesueur, L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 48.
  54. Thierry Liesenfeld, Les Chaussettes Noires - Ceci est leur histoire, Kalohé Production, , Page 7
  55. Page 89-90, « Dactylo Rock – Le roman vrai des Chaussettes Noires » - Maurice Achard – Flammarion 1994.
  56. Eddy Mitchell's Club, Eddy sur Seine 1961-1997, Marseille, EMC - c/o Jacques Assolen, , 95 p., Page 16 - cliché d'Eddy en compagnie de Jean-Pierre et Gilbert.
  57. Article de Jean-Charles Barres dans le magazine du Club des Années 60, janvier 2014. Page 11, évocation du concert donné à la Salle Poirel le 26 janvier par Denis Bienaimé : « le batteur des Chaussettes absent avait été remplacé par celui des Champions, certainement Yvon Ouazana … »
  58. a et b Annonce de concerts - Magazine Salut Les Copains N° 11, page 78
  59. Daniel Lesueur L'argus Johnny Hallyday, Éditions Alternatives, 2003, p. 18.
  60. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alernatives, 2004, p. 15, 16.
  61. http://cotebasquepeople.blogs.sudouest.fr/tag/michel+gaucher

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]