Jouy-en-Josas

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Jouy-en-Josas
L'hôtel de ville de Jouy-en-Josas.
L'hôtel de ville de Jouy-en-Josas.
Blason de Jouy-en-Josas
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Versailles
Canton Versailles-2
Intercommunalité communauté d'agglomération Versailles Grand Parc
Maire
Mandat
Jacques Bellier
2014-2020
Code postal 78350
Code commune 78322
Démographie
Gentilé Jovaciens
Population
municipale
8 309 hab. (2014)
Densité 819 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 08″ nord, 2° 10′ 04″ est
Altitude Min. 77 m – Max. 179 m
Superficie 10,14 km2
Localisation

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Liens
Site web www.jouy-en-josas.fr

Jouy-en-Josas est une commune du département des Yvelines, dans la région Île-de-France, en France.

Ses habitants sont appelés les Jovaciens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Jouy-en-Josas dans les Yvelines.
Locator Dot.png

Jouy-en-Josas est située à quatre kilomètres au sud-est de Versailles et à 19 km au sud-ouest de Paris, en plein cœur de la vallée de la Bièvre.
Près de la moitié du territoire, soit environ 500 hectares, est couvert de bois.

Les communes limitrophes en sont Vélizy-Villacoublay au nord-est, Bièvres (Essonne) à l'est, Saclay (Essonne) au sud, Toussus-le-Noble à l'extrême sud-ouest, Les Loges-en-Josas à l'ouest, Buc au nord-ouest et Versailles au nord-nord-ouest.

L'A86 borde le nord du territoire communal et par Paris avec la RN 118.

La ville est reliée à Versailles par le RER C grâce aux gares de Jouy-en-Josas, Vauboyen et Petit Jouy - Les Loges. Ces deux dernières ont la particularité d'être à cheval sur les communes de Jouy-en-Josas et de Bièvres ou des Loges-en-Josas. Ainsi pour la gare de Petit Jouy - Les loges, la maisonnette abritant le guichet est située sur la commune des Loges, les quais se situant sur la commune de Jouy.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Jouy est attesté sous la forme latinisée de Gaugiaco au début du IXe siècle[1], Gaugiacum au XIe siècle, puis Joi au XIIIe siècle, Joe, Jouy en 1466 et Joiacum in vall Galliæ en 1498[2].

Il procède, comme la plupart des Jouy, Joué, Gouy, Gaugeac, etc., du type toponymique gallo-roman GAUDIACU, basé sur le nom de personne chrétien Gaudius (latin gaudium, gaudia, joie), suivi du suffixe -acum[3], d'où le sens global de « propriété de Gaudius ».

Josas était le nom d'un des deux vicus composant l'ancien pays de Hurepoix, l'autre étant au nord-est le pays de Châtres (pagus Castrensis), nommé actuellement Arpajon.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Josas était le nom d'un des deux vicus composant l'ancien pays de Hurepoix, l'autre étant au nord-est le pays de Châtres (pagus Castrensis), nommé actuellement Arpajon. C'était une circonscription ecclésiastique, l'un des trois (archidiaconats) de l'évêché de Paris, attestée sous les formes latinisée Archidiaconus Josiacensis en 1352 et française Josays en 1525[4]. Les deux autres archidiacres étaient ceux de Paris et de Brie, ils occupaient les premiers rang du chapitre de la cathédrale, après le doyen et le grand chantre. L'archidiaconat de Josas comprenait lui-même deux doyennés, celui de Châteaufort et celui de Montlhéry.

Diverses découvertes attestent une présence gallo-romaine en divers lieux de la commune dont le nom est celui du possesseur romain d'un domaine à l'époque de Dioclétien : Gaudiacum*, domaine de Gaudius[1]. Le vocable de l'église qui est Saint-Martin pourrait être la trace d'une fondation ancienne. La première mention écrite de Gaugiaco remontent au début du IXe siècle[5], époque où cette terre dépendait de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés dont les moines ont procédé au défrichement des terres. Cette église avait un chapitre en 1784, date où il décide d'abattre une statue de saint Christophe.

Avec les guerres successives, la guerre de Cent Ans, puis la peste noire, la population fut progressivement anéantie et en 1466, la paroisse ne comptait plus que trois feux. À partir de cette date, Jouy devient une terre laïque dont la seigneurie sera donnée à diverses familles s'étant illustrées par leurs services rendus au roi.

  • Jean Poncher, général des finances du Languedoc, de Dauphiné, puis de Provence, bailli d'Étampes, trésorier des guerres, est seigneur de Jouy en 1534. Son fils Nicolas Poncher, secrétaire du roi, lui succède comme bailli d'Étampe, devient vice-président de la Chambre des comptes, et n'ayant pas d'enfant, cède la seigneurie de Jouy en 1542.
  • Jean d'Escoubleau, capitaine des châteaux royaux de Tombelaine en Normandie (le Mont Saint-Michel), et de Plessis-Parc-les-Tours, chevalier de l'ordre de Saint-Michel, était depuis 1533 maître de la garde-robe du roi François Ier, conseiller en ses conseils d'État et privé. En 1543, il habite le château qui a une forme de U avec trois galeries en terrasses le long de la cour. À sa mort en 1562, il est enterré dans un magnifique tombeau érigé pour lui, puis pour sa femme Antoinette de Brives, dame de Sourdis et de Jouy (1489-1580) dans l'église paroissiale et dont les statues sont conservés au Musée du Monument français. Son fils François d'Escoubleau (+1602), puis son petit-fils Charles d'Escoubleau (1588-1666) lui succèdent. Ils sont aussi seigneurs du Montcel. La terre de Jouy est érigée en comté en 1654 en sa faveur, et il le vend dix ans après.
  • Antoine d'Aquin (1629-1696), médecin personnel de Louis XIV, surintendant des eaux minérales de France, devient seigneur de Jouy de 1684 à 1701, date où il le revend à son gendre. Il n'est pas le premier médecin du roi possessionné à Jouy, puisque longtemps auparavant, dom Nicolas, médecin du roi, avait été prieur de Saint-Martin-en Josas[6]. Sa fille Marie-Angélique d'Aquin épouse en 1686 Louis-Roselin Rouillé (1655-1712), conseiller d'État, maître des requêtes, contrôleur général des postes du royaume qui fait reconstruire le château de Jouy par Robert de Cotte. Leur fils Antoine-Louis de Rouillé (1689-1761), est secrétaire d’État à la Marine (1751) et aux Affaires étrangères (1754-1757) de Louis XV. C'est dans son château de Jouy qu'est signé le , le traité de renversement des Alliances (appelé traité de Jouy puis traité de Versailles) qui unira la France à l’Autriche. Sa fille, Marie-Catherine de Rouillé, dame de Jouy, épouse en 1749 Anne-François d'Harcourt (1727-1797), duc de Beuvron, lieutenant-général des armées du roi pour la Normandie. Dernier seigneur de Jouy, c'est lui qui loue un moulin et des terres à Oberkampf pour y établir sa manufacture.
Buste d'Oberkampf dans le jardin de la mairie.

En 1759, Christophe-Philippe Oberkampf, entrepreneur d'origine allemande, s'installe à Jouy-en-Josas pour y implanter sa manufacture de toile de Jouy qui employa jusqu'à 1200 ouvriers[7]. Il en deviendra le premier maire en 1790. Le déclin de l'entreprise s'amorce en 1799 et surtout en 1815 avec la chute de Napoléon Ier puis la mort d'Oberkampf. La faillite sera consommée en 1843.
La devise d'Oberkampf était Recte et Diligenter qui signifie « Avec droiture et rapidité ». Elle a été reprise par la commune qui la fait figurer sous son blason.

La fondation Cartier pour l'art contemporain s'est installée pendant un temps sur le territoire communal puis l'a quitté au profit de Paris.

La commune est aussi le siège de HEC Paris qui a implanté son campus en 1964 dans le château et dans son domaine, rachetés en 1955 à la famille Mallet par la chambre de commerce et d'industrie de Paris pour y installer son école et son campus.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2005, la commune a reçu le label « Ville Internet @ »[8] puis en 2008 et 2010 « Ville Internet @@@@ »[9],[10].

Communauté d'agglomération Versailles Grand Parc[modifier | modifier le code]

La communauté d'agglomération Versailles Grand Parc regroupe 11 communes, totalisant 163 466 habitants (dont 148 377 dans les Yvelines et 4200 dans l'Essonne). Les communes sont Bièvres, Bois d'Arcy, Buc, Les Loges-en-Josas, Toussus-le-Noble, Fontenay-le-Fleury, Rocquencourt, Jouy-en-Josas, Saint-Cyr-l'École, Versailles et Viroflay. La ville principale, Versailles, représente 56 % de la population totale.

Les compétences sont l'aménagement du territoire avec l'élaboration d’un schéma de cohérence territoriale et le développement économique. D'autres compétences optionnelles ont été rajoutées avec l'environnement, le logement : élaboration du programme local de l’habitat intercommunal, constitution de réserves foncières pour la construction de logements sociaux et le transport avec l'élaboration d’un plan local de déplacements (PLD), organisation des transports urbains.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

À l'entrée de la ville.