Osiris (réacteur)

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Osiris est un ancien réacteur nucléaire de recherche français mis en service au CEA au centre de Saclay en 1966, et mis à l'arrêt en décembre 2015. De puissance thermique 70 MW, il servait à étudier les matériaux et combustibles des centrales nucléaires, et produisait des radioéléments pour l'industrie et l'utilisation médicale, notamment du technétium 99m, dont il était l'un des trois seuls producteurs au monde, et du silicium dopé[1],[2].

En 1964, les premiers travaux de construction d'Osiris et de sa maquette Isis débutent. La divergence d'Isis a lieu le 28 avril 1966 et celle d'Osiris le 8 septembre 1966. Après deux années de fonctionnement à 50 mégawatt (MW), la puissance thermique nominale de 70 MW est atteinte en 1968. De 1966 à début 1980, le réacteur a fonctionné avec un combustible uranium-aluminium enrichi à 93 %.

Dans les années 1970, Bouygues et Technicatome, partenaires du CEA, sont chargés de réaliser en Irak le réacteur Osirak, copie conforme d'Osiris. Il fut détruit par l'armée israélienne en 1981 puis par l'armée américaine en 1991[3].

De 1980 à 1994 avec un combustible d'oxyde d'uranium (UO2) enrichi à 7 %. La conversion progressive du réacteur à un combustible faiblement enrichi (U3Si2-Al à 20% d'uranium-235)[4] a débuté en janvier 1995 pour s’achever en avril 1997[5].

En 2008, l’ASN estime qu'Osiris devra être arrêté en 2015[6]. Il serait remplacé par le réacteur Jules Horowitz en construction à Cadarache.

De 2008 à 2010, Osiris subit une série de travaux de rénovation - 2 mois et demi d’arrêt en 2008, 4 mois en 2009 et 5 mois en 2010 - qui se terminent avec le redémarrage du réacteur le 18 novembre 2010[7].

En décembre 2015, Osiris est mis définitivement à l'arrêt. En septembre 2016, le directeur du centre CEA de Saclay affirme que les risques d'accident nucléaire se sont réduit en raison de l'arrêt d'Osiris[8].

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]