Coursera

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Logo de Coursera

Adresse http://www.coursera.org
Slogan Free Online Courses From Top Universities
Commercial Gratuit ou payant (spécialisations)
Publicité Non
Type de site Formation en ligne
Langue Anglais, français
Inscription Requise
Siège social Mountain View (Californie)
Créé par Andrew Ng et Daphne Koller
Lancement Avril 2012
État actuel En activité

Coursera est une entreprise numérique proposant des formations en ligne ouvertes à tous, fondée par les professeurs d'informatique Andrew Ng et Daphne Koller de l'université Stanford (Californie).

Le 16 août 2012, 1 080 000 étudiants de 196 pays s'étaient inscrits à au moins un cours[1][source insuffisante].

Coursera a été lancée peu après Udacity, entreprise par l'ancien professeur de Stanford Sebastian Thrun, et peu avant edX, une initiative à but non lucratif de formation en ligne par le MIT et Harvard.

Histoire[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Coursera est créée en 2012 par les professeurs d'informatique Andrew Ng et Daphne Koller, tous deux professeurs d'informatique à l'université de Stanford, située à Mountain View (Californie). L'idée leur en est venue après avoir enseigné leurs cours de Standford en ligne ; ils quittent alors leur emploi d'enseignant pour se concentrer sur le projet[2]. Les universités de Princeton, Stanford, l'Université du Michigan et l'Université de Pensylvanie sont parmi les premières à ajouter leurs cours sur la plateforme[3].

Financement[modifier | modifier le code]

En avril 2012, Coursera a annoncé avoir reçu 16 millions de dollars de plusieurs capital-risqueurs de Série A comme John L. Doerr et Scott Sandell. Coursera dit se « consacrer à mettre le meilleur enseignement au monde gratuitement à la disposition de toute personne qui le recherche. »

Partenaires[modifier | modifier le code]

Coursera s'est lancée dans des partenariats avec des universités, telles que Stanford, Université du Michigan, Princeton, et Université de Pennsylvanie. Des partenaires supplémentaires ont été annoncés en juillet 2012, incluant California Institute of Technology, Université Duke, Georgia Institute of Technology, Université Johns-Hopkins, Université Rice, Université de Californie à San Francisco, Université d'Édimbourg, Université de l'Illinois à Urbana-Champaign, Université de Washington, Université de Virginie, Université de Toronto, et l'École polytechnique fédérale de Lausanne. En 2013, les premières écoles françaises y font leur apparition : l'École centrale Paris, l'École normale supérieure, et l'École polytechnique, suivi de peu par l'École des hautes études commerciales de Paris et l'École supérieure des sciences économiques et commerciales.

Modèle économique[modifier | modifier le code]

Coursera ne générait originellement aucun revenu [4] mais John Doerr estime que les utilisateurs paieront pour un « service premium »[5].

Coursera et les universités participantes prennent en charge chacune leurs dépenses, qui sont substantielles de chaque côté. Toutes les recettes seront partagées, les universités recevant 50 % du chiffre d'affaires. L'étape numéro 1 du contrat entre Coursera et les universités participantes évoque une liste de possibilités[6] :

  • certificat : l'étudiant paie des frais à l'université, qui émet un certificat d'accomplissement que Coursera rend disponible dans un format reconnu ;
  • examens sécurisés : Coursera propose via un centre d'examens une vérification d'identité et de réussite aux examens ;
  • vendre les informations aux employeurs potentiels : moyennant finance, et avec l'autorisation de l'étudiant, l'accès à une base de données contenant les informations de réussite de l'étudiant est vendu aux entreprises ;
  • évaluation de compétence : pour un montant versé par un employeur potentiel ou un établissement universitaire, Coursera évalue la compétence d'un étudiant ;
  • tutorat ou suivi d'évaluation : moyennant finance l'étudiant obtient un suivi personnalisé, tutorat ou évaluation personnalisée ;
  • vente de la plate-forme d'apprentissage ;
  • mécénat : des entreprises ou des fondations pourraient subventionner des cours spécifiques ;
  • frais de scolarité : après une période d'essai gratuite, des frais de scolarités seraient appliqués pour avoir accès à l'ensemble du cours.

Cours[modifier | modifier le code]

Coursera fournit des cours sur l'informatique, la médecine et la biologie, les sciences sociales et humaines, l'art, les mathématiques et les statistiques, l'économie et la finance.

Plus de 960 cours sont actuellement[Quand ?] disponibles. L'ajout de cours de l'École polytechnique (théorie des distributions), l'École polytechnique fédérale de Lausanne (programmation et mathématiques) et l'université de Genève (théologie) en français rend Coursera accessible aux francophones. L'université de Washington a annoncé, sous certaines conditions, envisager de compter des crédits pour les cours qu'elle dispense.

Coursera propose aussi aux utilisateurs de se perfectionner dans un domaine en suivant plusieurs cours rassemblés dans des programmes dits de « spécialisation ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Coursera hits 1 million students across 196 countries », Coursera blog (consulté le ).
  2. « CSDL | IEEE Computer Society », sur www.computer.org (consulté le )
  3. (en-US) « Coursera, the Other Stanford MOOC Startup, Officially Launches with More Poetry Classes, Fewer Robo-Graders », sur Hack Education, (consulté le )
  4. (en) Steve Kolowich, « An LMS for Elite MOOCs? », Inside Higher Ed, (consulté le ).
  5. (en) « Coursera Plans to Announce University Partners for Online Classes » (consulté le ).
  6. (en) Jeffrey R. Young, « Inside the Coursera Contract: How an Upstart Company Might Profit From Free Courses », The Chronicle of Higher Education,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]