Noëlle Lenoir
| Noëlle Lenoir | |
Noëlle Lenoir en 2015. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Déontologue de l'Assemblée nationale | |
| – (1 an, 6 mois et 6 jours) |
|
| Président | Claude Bartolone |
| Législature | XIVe (Ve République) |
| Prédécesseur | Jean Gicquel |
| Successeur | Ferdinand Mélin-Soucramanien |
| Ministre chargée des Affaires européennes | |
| – (1 an, 9 mois et 13 jours) |
|
| Président | Jacques Chirac |
| Premier ministre | Jean-Pierre Raffarin |
| Gouvernement | Raffarin II |
| Prédécesseur | Renaud Donnedieu de Vabres |
| Successeur | Claudie Haigneré |
| Membre du Conseil constitutionnel | |
| – (9 ans) |
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| Président | Robert Badinter Roland Dumas Yves Guéna |
| Prédécesseur | Francis Mollet-Vieville |
| Successeur | Pierre Joxe |
| Maire de Valmondois | |
| – (2 ans, 1 mois et 15 jours) |
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| Élection | 15 mars 2008 |
| Prédécesseur | Bruno Huisman |
| Successeur | Bruno Huisman |
| – (6 ans, 2 mois et 30 jours) |
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| Élection | 19 mars 1989 |
| Prédécesseur | Charles Mathieu |
| Successeur | Bruno Huisman |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Françoise Noëlle Monique Fréaud[1] |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Neuilly-sur-Seine (Seine, France) |
| Nationalité | Française |
| Diplômé de | Sciences Po Paris |
| Profession | Juriste |
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Noëlle Lenoir, née Fréaud le à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est une juriste, haute fonctionnaire et femme politique française. Elle est membre du Conseil constitutionnel entre 1992 et 2001, la première femme nommée à cette institution[2],[3]. Elle est par la suite ministre des Affaires européennes de 2002 à 2004. Elle exerce durant sa carrière des fonctions variées dans les domaines politique, judiciaire et universitaire.
Biographie
[modifier | modifier le code]Famille
[modifier | modifier le code]Son père est avocat et sa mère agent commercial. Un arrière-grand-père était président de chambre à la cour d’appel de Nancy ; une grand-mère, d’origine russe, était avocate en France à partir de 1909 ; une tante fut bâtonnière[4].
Début de carrière au Sénat
[modifier | modifier le code]Juriste de formation, Noëlle Lenoir étudie à l'université Paris-Panthéon-Assas[4]. Elle est diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris (promotion 1969, voie Service public)[5].
Elle réussit le concours d'administrateur du Sénat en 1972 et rejoint la Commission des lois en 1975[4].
Après dix ans au Sénat, elle intègre en 1982 la direction juridique de la Commission « Informatique et libertés » (CNIL)[4].
Conseiller d'État
[modifier | modifier le code]En 1984, elle intègre le Conseil d'État comme maître des requêtes et commissaire du gouvernement (aujourd’hui « rapporteur public ») au contentieux[4]. Le , elle devient directrice de cabinet de Pierre Arpaillange, ministre de la Justice. En 1990, elle est chargée par Michel Rocard d'une mission sur les questions éthiques liées à la procréation médicalement assistée, la biologie et la génétique. Son rapport « Aux frontières de la vie : une éthique biomédicale à la française » est remis en 1991 et sert de base à la loi bioéthique de 1994.
Conseil constitutionnel
[modifier | modifier le code]En 1992, Noëlle Lenoir est nommée membre du Conseil constitutionnel par Henri Emmanuelli[2]. Elle préside également de 1992 à 1999 le Comité international de bioéthique de l’UNESCO, qui adopte en 1998 la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l’homme.
Ministre des Affaires européennes
[modifier | modifier le code]Après un passage à l’université Columbia et son inscription au barreau de Paris en 2001, elle devient en 2002 ministre des Affaires européennes dans le deuxième gouvernement Raffarin[3]. Son portefeuille inclut les négociations d’élargissement de l’Union européenne et le suivi du traité constitutionnel européen.
Carrière d’avocate
[modifier | modifier le code]De 2004 à 2009, elle exerce chez Debevoise & Plimpton, puis rejoint Jeantet et Associés. En 2012, elle intègre le cabinet Kramer Levin Naftalis & Frankel à Paris.
Déontologue de l'Assemblée nationale
[modifier | modifier le code]En , elle est nommée déontologue de l’Assemblée nationale[6]. Elle démissionne en après la création de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.
En , Le Figaro et Libération rapportent qu’elle avait défendu un laboratoire pharmaceutique contestant une décision ministérielle alors qu’elle était déontologue[7],[8]. Elle déclare au Journal du dimanche qu’elle ne voyait pas de conflit d’intérêts, arguant que son rôle d’avocate était connu[9].
Mandats et politique
[modifier | modifier le code]Élue locale à Valmondois (Val-d'Oise) pour la première fois en 1977, Noëlle Lenoir est élue maire de cette commune en 1989, fonction qu’elle exerce jusqu’en 1995 sous l’étiquette PS[10]. De par son statut de membre du Conseil constitutionnel, elle ne peut briguer un nouveau mandat[10]. Elle se présente de nouveau aux élections municipales de 2008, cette fois sans étiquette, se déclarant « divers droite »[11]. Elle est élue avec toute sa liste et reste maire de 2008 à 2010, quittant cette fonction pour raisons personnelles tout en restant conseillère municipale[12].
Elle soutient Emmanuel Macron lors de l'élection présidentielle de 2017[13].
Associations et académies
[modifier | modifier le code]En , elle reçoit le prix Benazir Bhutto de l'université La Verne à Los Angeles ; le précédent lauréat était Robert Rubin[14].
Déclaration polémique
[modifier | modifier le code]Le dans l'émission L'Heure des pros 2 été sur la chaîne CNews, Noëlle Lenoir déclare « Vous avez des millions d'Algériens qui présentent des risques majeurs, qui peuvent sortir un couteau dans le métro, dans une gare, dans la rue, n'importe où, ou prendre une voiture et rentrer dans une foule »[15]. Cette déclaration, ainsi qu'une autre de Françoise Laborde sur cette même chaîne, entraine pour CNews une condamnation à 100 000 € d'amende par l'ARCOM le au motif que les propos étaient de nature à « encourager des comportements discriminatoires »[15].
Distinctions
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Officier de la Légion d'honneur
Grand officier de l'ordre national du Mérite[1]
Grand officier de l'ordre de Léopold II (Belgique)
Commandeur de l'ordre du Mérite de la république de Pologne (Pologne)
Croix de commandeur de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne (Allemagne)- Docteur honoris causa : Suffolk University (États-Unis) et University College London (Royaume-Uni)
- Distinguished Fellow du Hastings Center (États-Unis)
Publications
[modifier | modifier le code]Outre de nombreux articles dans la presse et des revues juridiques, Noëlle Lenoir a publié :
- La transparence administrative (en coll., 1987)
- Aux frontières de la vie : une éthique biomédicale à la française (1991)
- Le droit de la Bioéthique (1998)
- Les normes internationales de la bioéthique (1998)
- La justice, de Daumier à nos jours (1999)
- Relever le défi des biotechnologies (2000)
- La vie politique, de Daumier à nos jours (2005)
- La Societas Europaea ou SE : pour une citoyenneté européenne de l'entreprise (2007)
- L’Europe, de Daumier à nos jours (2017)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 « Décret du 13 novembre 2014 », .
- 1 2 « Noëlle Lenoir – Conseil constitutionnel », sur conseil-constitutionnel.fr (consulté le ).
- 1 2 Didier Hassoux, « Noëlle Lenoir. Ministre déléguée aux Affaires européennes », Liberation, (lire en ligne
). - 1 2 3 4 5 Gwenola Joly-Coz, « Noëlle Lenoir, première femme directrice de cabinet d’un garde des Sceaux », sur www.jss.fr (consulté le ).
- ↑ « Sciences Po Alumni », sur Sciences Po Alumni (consulté le ).
- ↑ « Noëlle Lenoir, prochaine déontologue de l'Assemblée nationale », Le Point, (lire en ligne).
- ↑ Anne Jouan, « La déontologue de l'Assemblée nationale était payée par l'industrie pharmaceutique », Le Figaro, (lire en ligne).
- ↑ « L'ex-déontologue de l'Assemblée désormais avocate d'un labo pharmaceutique », Libération, (lire en ligne
). - ↑ Gaël Vaillant, « L'ex-déontologue de l'Assemblée se défend de tout conflit d'intérêts », Le Journal du dimanche, (lire en ligne).
- 1 2 Anne-Françoise Callendreaux, « À Valmondois, deux socialistes de Paris pour remplacer la bonne maire. Noëlle Lenoir, du Conseil constitutionnel, ne peut se représenter. », Libération, (lire en ligne [archive du ]).
- ↑ Daniel Pestel, « L’ex-ministre de nouveau dans la course à la mairie », Le Parisien, (lire en ligne).
- ↑ « Duel pour succéder à Noëlle Lenoir », Le Parisien, (lire en ligne).
- ↑ Romain Gubert, « Une ancienne ministre de Chirac soutient Emmanuel Macron », Le Point, (lire en ligne).
- ↑ Challenges, 17 novembre 2022.
- 1 2 « CNews sanctionné d’une amende de 100 000 euros pour des propos discriminatoires envers les Algériens et les Palestiniens », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Ressource relative à plusieurs domaines :
- « 1992-2001 : Souvenirs d'une femme au Conseil constitutionnel », conseil-constitutionnel.fr, .
- Ministre de la Cinquième République
- Ministre français des Affaires européennes
- Membre du Conseil constitutionnel français
- Conseiller d'État français
- Administrateur du Sénat
- Femme politique française
- Élève de l'Institut d'études politiques de Paris
- Étudiant de l'université Panthéon-Assas
- Enseignant à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne
- Enseignant à HEC Paris
- Collaborateur de L'Express
- Docteur honoris causa
- Grand officier de l'ordre de Léopold II
- Commandeur de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne
- Commandeur de l'ordre du Mérite de la république de Pologne
- Grand officier de l'ordre national du Mérite
- Officier de la Légion d'honneur (date non précisée)
- Membre de l'Académie des technologies
- Naissance en avril 1948
- Naissance à Neuilly-sur-Seine
- Naissance dans le département de la Seine
