Éliane Petit de La Villéon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Petit et La Villéon.
Éliane Petit de La Villéon
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Naissance
Décès
Nationalité
Drapeau : France Française
Activité
Formation
Distinctions

Éliane Petit de La Villéon, souvent répertoriée sous le nom Éliane de La Villéon, est une artiste peintre, graveur et sculptrice française née à Bordeaux le 11 février 1910, morte en 1969.

Biographie[modifier | modifier le code]

Saint-Malo où Éliane Petit de La Villéon vécut son enfance

Plus qu'à Bordeaux où elle est née, l'artiste demeure depuis son enfance malouine[1] attachée à la Bretagne dont sa famille est originaire. La peinture est le violon d'Ingres de son grand'père, l'avocat rennais Loïc Petit de La Villéon, tout comme de son père, le chirurgien Emmanuel Petit de La Villéon (1875-1967), reconnu pionnier de la technique d'extraction des projectiles dans le poumon dont il a publié le mode opératoire[2]. Le patronyme Petit de la Villéon ayant fait l'objet de la part de la famille de La Villéon d'une procédure juridique en revendiquant l'exclusivité pour une branche installée en Amérique latine, elle continue de signer ses œuvres La Villéon après son mariage avec Jacques Barbou (le cachet de sa vente d'atelier, après sa mort, indiquera uniquement Éliane Petit).

Cimetière du Père-Lachaise, tombe d'Éliane Petit de La Villéon

Élève de l'École nationale supérieure des arts décoratifs[3], elle s'installe au 62, boulevard de la Tour-Maubourg dans le 7e arrondissement de Paris[4]. Sa peinture (huiles sur toiles et aquarelles), si elle compte des portraits et des natures mortes, énonce sa nette prédilection pour les paysages situés dans les villes d'eau, essentiellement en Bretagne, mais aussi à Paris, à Bruges, à Venise, à Londres, à Amsterdam ainsi qu'en Afrique du Nord (la Vallée du Toudra)[5].

Sa présidence du Salon des femmes peintres et sculpteurs manifeste le souci du professionnalisme et de la rigueur dans les choix, ainsi qu'elle l'exprime elle-même en 1964 : « Nous ne sommes plus à l'époque de l'amateurisme. Nous avons refusé cette année plus de trois cent envois. Pour que notre Salon ait une raison d'être, il faut que notre sélection soit draconienne »[1].

Morte en 1969, Éliane Petit de La Villéon repose dans la sépulture de la famille Barbou, dans la 43e division du cimetière du Père-Lachaise. Ses traits nous restent fixés par le buste en bronze qu'en fit Evan de Lapeyrière, sa consœur de l'Union des femmes peintres et sculpteurs[6], ainsi que par son portrait brossé sur toile par Yves Brayer[7].

Expositions[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Exposition sous la présidence du baron d'Arnauld de Vitrolles, ambassadeur de France aux Pays-Bas, Amsterdam, mars 1938[8].
  • Galerie Durand-Ruel, Paris, mai 1955.
  • Galerie André Weil, Paris, mai 1955.
  • Pierre Cornette de Saint-Cyr, commissaire-priseur, cent vingt tableaux par Éliane Petit dite La Villéon, Hôtel Drouot, 1er mars 1976[1].

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « Bien qu'elle ait relativement peu exposé hors des manifestations collectives, Éliane Petit dite de La Villéon est très connue des amateurs pour ses paysages de Provence, ses vues de Paris, ses natures mortes. Rien n'est laissé au hasard, dans une œuvre construite sur un thème classique ; elle excelle dans l'art spontané de l'aquarelle largement traitée dans un style volontairement dépouillé. Mais, fidèle à ses origines, à la tradition de sa province, le peintre s'attache par-dessus tout à chanter le mariage indissoluble de la terre bretonne et de la mer. Là encore, coexistent huiles et aquarelles : ce sont ces dernières qui séduisent le plus, suggèrent l'atmosphère si caractéristique des calmes horizons marins ou marquent par de violentes oppositions de couleurs les combats de la vie aquatique grouillante et mystérieuse. » - Françoise de Perthuis[1]
  • « Des paysages de Paris, de Venise et de New York, des aquarelles et des toiles baignées d'un sentiment de douceur gaie et tranquille par une artiste qui fut présidente de l'Union des femmes peintres. » - Gérald Schurr[12]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Autres pays[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Thomas, Cent vingt peintres, sculpteurs, architectes, décorateurs, Aux armes de France, Paris, 1957.
  • Claude Roger-Marx, « Éliane de La Villéon et les peintres de la mer », revue Medica, n°10, 1er septembre 1960.
  • Péchon, Delavenne et Lafarge, commissaires-priseurs, Catalogue de l'atelier Éliane Petit dite de La Villéon, Hôtel Drouot, Paris, 4 mai 1983.
  • Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1996.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs, graveurs, Gründ, 1999.
  • Sous la direction de Béatrice Didier, Antoinette Fouque et Mireille Calle-Gruber, Le dictionnaire universel des créatrices, Éditions des Femmes, 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]