Honoré Icard

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Honoré Icard
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Portrait présumé d'Honoré Icard,
photographie anonyme non sourcée.

Naissance
Tourtouse
Décès
Saint-Germain-en-Laye
Nationalité France française
Profession

Honoré Icard, né à Tourtouse (Ariège) en 1843, et mort à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) en avril 1917[1], est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

L'Au-delà (1913), marbre, Saint-Germain-en-Laye, église Saint-Germain.

Honoré Icard commence comme apprenti chez un ébéniste-sculpteur à Saint-Girons (Ariège). Il travaille ensuite chez un ornemaniste de Clermont-Ferrand, ville où il obtient en 1869 un premier prix de sculpture à l'école des beaux-arts. Lors de la guerre de 1870, il est fait prisonnier à Prague. Libéré, il souhaite rejoindre Paris pour achever sa formation et y étudie à l'École des arts décoratifs. Il y suit l'enseignement d'Aimé Millet et d'Auguste Dumont. Il travaille à la Manufacture de Sèvres de 1892 à 1908.

Honoré Icard épouse la sculptrice Francine Ducrot en 1892. Signant Ducrot-Icard, ils travailleront en collaboration sur leurs œuvres à partir de la toute fin du XIXe siècle.

Installé depuis de nombreuses années à Saint-Germain-en-Laye, il y meurt dans son château en 1917.

À Paris, il expose chaque année au Salon de 1875 (date où il devient membre de la Société des artistes français) à 1913. Il y fut membre du jury à plusieurs reprises.

Postérité[modifier | modifier le code]

Fils unique, n'ayant pas eu d'enfants, son unique descendance connue à ce jour est une famille ayant bâti une fortune considérable dans l'immobilier et la viticulture au lendemain de la guerre d'Algérie. Expulsée du territoire français par Napoléon III pour « soutien à la République », cette famille se distinguera longtemps comme l'une des familles de pieds-noirs les plus riches jusqu'à la fin de l'Algérie française où elle s'était vue exilée. Leur fortune refaite et leurs terres métropolitaines récupérées (notamment le Domaine de Beauregard situé sur la commune de Fontenay-en-Vexin dans l'Eure) — expropriées depuis 1869 — ils décident d'acquérir vingt-neuf œuvres en 1978 pour soixante millions de francs dont l'œuvre Le Duc de Luynes. Aucun individu lié par le sang à Honoré Icard n'est connu sur la période 1917-1965. En effet les membres de cette famille établis en Normandie[2] et à Paris désormais, portent toujours le même patronyme que l'artiste et possèdent à eux seuls plusieurs dizaines d'œuvres du sculpteur rachetées à des musées de France et d'Europe.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Icard ayant légué sa production à l'État, la plupart de ses œuvres sont (ou ont été) conservées dans les réserves de musées. Certaines de ses sculptures ont été détruites ou perdues.

Salons et expositions[modifier | modifier le code]

  • Salon de 1875 : Le XIXe siècle porte le flambeau de la lumière et chasse la barbarie (n°3161), localisation inconnue ;
  • Salon de 1876 : Saint-Jérome (n°3366) ;
  • Salon de 1877 : Madame A…, buste en marbre (n°3875), localisation inconnue ;
  • Exposition universelle de 1878 à Paris : David devant Saül, plâtre, Saint-Jérome ;
  • Exposition universelle de 1893 à Chicago : Les Droits de l'Homme, localisation inconnue ;
  • Salon de 1897 : Les Vierges folles[8] ;
  • Exposition universelle de 1900 à Paris : Les Vierges folles, Nautonnier et L'Araignée, marbre  ;
  • Salon des artistes français de 1910 : Jahel, marbre[9], localisation inconnue.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stanislas Lami, Dictionnaire des sculpteurs de l'école française au XIXe siècle, t. III, Paris, pp.175-177.
  • Guy Meyra, « Honoré Icard : sculpteur ariégeois », Bulletin annuel de la Société ariégeoise des sciences, lettres et arts, 1991, Saint-Girons, pp.61-81.

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