Hector Guimard

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Hector Guimard
Image illustrative de l'article Hector Guimard
Adeline et Hector Guimard vers 1910.
Présentation
Naissance
Lyon, France
Décès (à 75 ans)
New York, États-Unis
Nationalité Français
Mouvement Art nouveau
Activités architecte
Diplôme École nationale supérieure des beaux-arts
Formation École nationale supérieure des arts décoratifs
Œuvre
Réalisations Hôtel Jassedé
Castel Béranger
Hôtel Roy
Maison Coilliot
Villa La Bluette
Castel Henriette
Salle Humbert-de-Romans
Entrées du métro de Paris
Villa La Surprise
Hôtel Nozal
Castel d'Orgeval
Hôtel Guimard
Hôtel Mezzara
Synagogue de la rue Pavée
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Hector Guimard (Lyon, New York, ) est un architecte français et le représentant majeur de l'Art nouveau en France.

Dans la mouvance artistique internationale de son temps, Guimard fait figure de franc-tireur isolé : il ne laisse aucun disciple derrière lui, ni aucune école et c’est la raison pour laquelle il a pu être longtemps considéré comme un acteur secondaire de ce mouvement. Cette absence de postérité contraste avec l'inventivité formelle et la profusion typologique extraordinaires de son œuvre architecturale et décorative, où l’architecte donne le meilleur de lui-même en une quinzaine d'années d’intense activité créatrice.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les années d'étude[modifier | modifier le code]

Eugène Viollet-le-Duc, Projet de chapelle au Palais des Papes, (XIXe siècle).

Hector Germain Guimard naît à Lyon le 10 mars 1867 au n° 46 de l'avenue de Saxe. Son père, Germain René Guimard, est un orthopédiste né à Toucy dans l'Yonne. Sa mère, Marie Bailly, né à Larajasse dans le Rhône, est lingère[1].

Aux environs de 1880, la famille abandonne Lyon pour Paris. Mais le jeune Hector quitte rapidement le giron familial et trouve refuge auprès d'une parente de la famille, Apollonie Grivellé, riche propriétaire à Auteuil ; ce fait, comme d'autres, apporte un certain crédit à une hypothétique mésentente du fils avec sa famille[1].

En 1882, le jeune Guimard âgé de quinze ans entre à l’École nationale supérieure des arts décoratifs, et est admis en section d'architecture l'année suivante. Il suit alors l'enseignement d'Eugène Train et de Charles Génuys. C'est probablement ce dernier qui sensibilise le futur architecte aux théories d'Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc, dont les Entretiens sur l'architecture jettent dès 1863 les bases des futurs principes structurels de l’Art nouveau[2].

L'enseignement reçu à l’École des arts décoratifs semble convenir parfaitement au jeune Hector qui y remporte de beaux succès et aspire en 1885 à intégrer l'École nationale supérieure des beaux-arts. Admis, il s'inscrit dans l'atelier libre de Gustave Raulin, fondé en 1860 par Vaudremer. L'enseignement qu'il reçoit présente sans doute peu de rupture avec le précédant mais ses résultats sont plus pâles que ceux obtenus à l’École des arts décoratifs. Il tente en 1892 le concours du prix de Rome, mais échoue à la deuxième éliminatoire. Le diplôme d'architecte lui échappe également, ayant atteint la limite d'âge de trente ans en 1897[3].

Les premières réalisations[modifier | modifier le code]

Castel Béranger (1898).

Guimard commence sa carrière d'architecte par l'édification en 1888 d'un café-concert, Le Grand Neptune, sur les quais d'Auteuil. Il participe l'année suivante à l'Exposition universelle de 1889 en construisant Le Pavillon de l'électricité, un édicule voué aux techniques de l'électrothérapie.

Les premières réalisations importantes, marquées tant par l'héritage théorique de Viollet-le-Duc que par le vocabulaire formel de ce dernier, apparaissent avec les années 1890 : l'hôtel Roszé (1891) et surtout l'hôtel Jassedé (1893) combinent ainsi avec bonheur recherche de pittoresque organique et expression rationnelle du programme. L'école du Sacré-Cœur (1895) apparaît quant à elle comme un hommage encore plus direct au maître spirituel : Guimard y expérimente les étranges colonnes en V du douzième Entretien[1].

La même année 1895 le voit aménager pour le compte d'Amélie Clotilde Carpeaux, veuve du célèbre sculpteur, un « musée-dépôt » connu sous le nom d'Atelier Carpeaux. C'est sans doute elle qui, par le biais de la Société historique d'Auteuil et de Passy, introduit Guimard dans le milieu de la bourgeoisie locale, où il rencontre notamment Elisabeth Fournier, la commanditaire de l’œuvre qui le rendra célèbre : le Castel Béranger, situé au no 14 de la rue La Fontaine — aujourd'hui rue Jean-de-La-Fontaine —, dans le 16e arrondissement de Paris[1].

La conversion à l'Art nouveau[modifier | modifier le code]

Castel Béranger (1898).

La conversion de Guimard au style linéaire qui reste aujourd'hui attaché à son nom est subite et circonstanciée : elle se fait en 1895 lors d’un voyage à Bruxelles où il rencontre Victor Horta, qui lui fait visiter l’hôtel Tassel, alors en cours d'achèvement.

S'il est trop tard pour modifier le gros œuvre du Castel Béranger – important immeuble de rapport s'étendant sur 700 m² – qui commence à sortir de terre, Guimard parvient à son retour à Paris à convaincre madame veuve Fournier d'en reprendre toute la décoration. Celle-ci donne lieu à une véritable frénésie créative que les dessins aujourd'hui conservés dans le « Fonds Guimard » du Musée d'Orsay permettent de suivre presque au jour le jour[3].

D'où l'esthétique variée et parfois contradictoire du Castel Béranger à son achèvement en 1898, illustrant dans la carrière de Guimard une période de transition radicale de près de cinq ans : sur les volumes géométriques et rectilignes du gros œuvre inspiré de Viollet-le-Duc se répand à profusion (ferronneries, fontes, vitraux, lambris, papiers peints, etc.) la ligne organique « en coup de fouet » importée de Belgique[2].

Cette combinaison effervescente et la nouveauté formelle qui en découle attire le regard de la presse spécialisée. L'architecte est sollicité en 1899 par Le Figaro pour exposer son œuvre dans les salons du journal, et l'immeuble est lauréat du premier concours de façades de la ville de Paris, organisé la même année. Guimard exploite lui-même son succès : il publie dès 1898 un luxueux ouvrage de soixante-cinq planches couleurs, Le Castel Béranger, l'Art dans l'Habitation Moderne[1].

La célébrité[modifier | modifier le code]

Le Castel Béranger rend Hector Guimard célèbre du jour au lendemain et entraîne une flambée de commandes qui vont faire de lui la figure de proue de l'Art nouveau en France. Celles-ci restent cependant essentiellement circonscrites aux notables de son quartier, Auteuil, ces clients constituant une sorte de réseau quasi « familial » de gens se connaissant généralement de près ou de loin[1].

Maison Coilliot (1898).

C'est donc dans ce contexte que sortent de terre, sur près de deux ans seulement, l'hôtel Roy (1898) du boulevard Suchet, le Modern Castel (1899) de Garches, la villa La Bluette (1899) d'Hermanville-sur-Mer, où encore le Castel Henriette (1899) de Sèvres. Située hors de la région parisienne ou des stations balnéaires fréquentées par ses clients, la maison Coilliot (1898) de Lille fait partie des rares édifices du moment à être commandé en dehors du cercle de connaissances local de l'architecte.

Vase de Cerny (1900).

C'est parallèlement à la mise en œuvre de tous ces projets que Guimard est sollicité par un père dominicain pour réaliser l'édifice le plus important de sa carrière : la salle de concerts Humbert-de-Romans. Rencontré par l'entremise de madame Carpeaux, le révérend père Lavy lui commande en effet un vaste complexe culturel et musical peu avant 1900. Celui-ci est inauguré en 1901, mais, malgré des critiques techniques plutôt élogieuses – l'architecte avait notamment bénéficié des conseils en acoustique de Camille Saint-Saëns – le projet s'avère un fiasco financier et la salle est rasée quelques années après son édification[1].

Cette période très active pour l'architecte s'achève en quelque sorte par la réalisation qui lui assure encore aujourd'hui sa célébrité universelle : les édicules et entourages du métro parisien. Son contexte est celui de l'Exposition universelle de 1900, où la ville de Paris souhaite rattraper son retard sur les autres grandes métropoles déjà pourvues de ce moyen de transport. La Compagnie du Métropolitain organise bien un concours, mais les résultats en sont tellement peu originaux que celle-ci choisit de l'annuler et impose Hector Guimard, un non-inscrit ; et malgré plusieurs mésententes (financières notamment) avec l'architecte, celle-ci installera ses célèbres entourages en fonte, réalisés par la fonderie d'art du Val d'Osne, jusqu'en 1913[4].

Occupé par le chantier du métro, Guimard participe quand même à l'Exposition universelle de 1900, quoique de manière disparate. Il conçoit notamment le pavillon du malt Déjardin et celui de la parfumerie Millot. Il est également sollicité – signe d’un succès encore tangible à ce moment – par la Manufacture nationale de Sèvres, qui lui commande successivement plusieurs modèles de vases[1].

La maturité[modifier | modifier le code]

Hôtel Guimard (1910).

L'après 1900 voit l'activité de Guimard ralentir sensiblement. On a pu parler d'une sorte d'assagissement, sinon d'une perte d'intérêt. En fait il n'en est rien, et l'on peut même estimer que c'est précisément durant la décennie 1900-1910 que son art atteint sa perfection et son point d'équilibre, l'architecte affinant sa manière et approfondissant ses principes esthétiques toujours davantage[2].

La conscience de cette maturité stylistique le pousse à inventer une formule – qui sera mal comprise par la majorité du public – pour qualifier son art : le style Guimard. Celle-ci est lancée officiellement lors de l'Exposition internationale de l’Habitation organisée en 1903 au Grand Palais par le journal Le Bâtiment[3].

Bien que moins nombreuses, les commandes restent régulières jusqu'en 1914 mais se limitent à un cercle de clients encore plus restreint qu'auparavant. Parmi ceux-ci figurent notamment le négociant en métaux Léon Nozal, véritable mécène qui lui commande des entrepôts (1902) à Saint-Denis, un atelier d'artiste (1903) avenue Perrichont – en fait destiné à Guimard lui-même et à son personnel – un imposant hôtel particulier (1905) rue du Ranelagh et une villa (1903) à Cabourg[3].

Cette période voit également Guimard s’associer à des projets immobiliers au succès mitigé, qu’ils soient suburbains comme le lotissement du parc Beauséjour à Villemoisson-sur-Orge – initié par Achille Laurent pour lequel est construit le sculptural Castel d’Orgeval (1905) – ou parisiens comme le groupe d’immeubles de la rue Moderne (aujourd’hui rue Agar) aux alentours de 1910[1].

Salle à manger de l'hôtel Guimard (1910).

Tout aussi relatif est le résultat de ses tentatives de partenariat avec l’industrie d’art. Le plus célèbre est celui qu’il noue au cours des années 1900 avec la fonderie du Val d'Osne, située aux environs de Saint-Dizier, et qui aboutit vers 1910 à la publication d’un catalogue d’éléments en fonte applicables à l’architecture : les Fontes Artistiques, Style Guimard. Il dessine aussi, à partir de 1910, des modèles de lustres – les lustres Lumière – exécutés par la maison Langlois. La guerre vient ruiner un projet similaire concernant cette fois du mobilier, entrepris avec la maison Olivier & Desbordes[1].

La quarantaine passée, Guimard épouse en 1909 l'artiste peintre américaine Adeline Oppenheim, fille d’un riche banquier de New York, qui a la vertu d’apporter à l’architecte une certaine aisance financière. Cette union donne lieu à l’édification de l’hôtel Guimard de l’avenue Mozart, cadeau de noce à son épouse en quelque sorte, qui permet à l’architecte de concevoir, du gros œuvre jusqu’au service de table, un des espaces les plus aboutis du style Guimard. Véritable « architecture-manifeste », il s’agit bien – et l’hôtel Mezzara, au même moment, donne un exemple comparable – non pas d’une simple survivance, mais bien d’une apothéose artistique, là encore largement après 1900[2].

Les caractéristiques du style Guimard[modifier | modifier le code]

Castel d'Orgeval (1905).

La recherche d’une harmonie et d’une continuité stylistiques parfaites dans ses réalisations – un idéal majeur de l’Art nouveau – poussent l’architecte à une conception quasi totalitaire du décor intérieur, ceci dès le Castel Béranger (1898). Ce principe culmine en 1909 avec l’hôtel Guimard – où des pièces ovoïdes imposent au premier étage des meubles uniques, partie intégrante de l’édifice – mais s'amoindrit considérablement après la guerre.

Si le puits de lumière propre à Victor Horta est une donnée plutôt absente de son œuvre (sauf dans l’exemple tardif de l’hôtel Mezzara, de 1910), Guimard n’en mène pas moins des expériences spatiales étonnantes, dans la volumétrie de ses constructions notamment : la maison Coilliot et sa curieuse double-façade (1899), la villa La Bluette (1899) et son dessin mouvementé, et surtout le Castel Henriette (1899) et le Castel d’Orgeval (1905), manifestations radicales d’un « plan-libre » vigoureux et asymétrique, vingt-cinq ans avant les théories de Le Corbusier. La symétrie n’est cependant pas proscrite : l'hôtel Nozal reprend en 1905 la disposition rationnelle d’un plan en équerre proposé par Viollet-le-Duc[2].

Les innovations structurelles ne manquent pas non plus, comme dans la salle de concerts Humbert-de-Romans (1901), où une charpente complexe fractionne les ondes sonores pour aboutir à une acoustique parfaite ; ou comme dans l’hôtel Guimard (1909), où l’étroitesse de la parcelle permet à l’architecte de rejeter toute fonction porteuse sur les murs extérieurs et de libérer ainsi l’agencement des espaces intérieurs, différent d’un étage à l’autre ; etc[3].

Génial touche-à-tout, Guimard est aussi un précurseur de la standardisation industrielle, dans la mesure où il souhaite diffuser le nouvel art à grande échelle. Sur ce plan il connaît une véritable réussite – malgré les réactions – avec ses célèbres entourages du métro parisien, constructions modulables où triomphe le principe de l’ornement structurel de Viollet-le-Duc. L’idée est reprise – mais avec moins de succès – vers 1910 avec la publication du catalogue Fontes Artistiques, Style Guimard[2].

A l’instar du cadre architectural global de ses édifices, la conception intrinsèque de ses objets d’art procède du même idéal de continuité formelle, tant par la masse (comme dans le Vase des Binelles, produit par la Manufacture nationale de Sèvres vers 1903, où les différentes parties de l’objet fusionnent en un tout unique) que par la ligne (comme dans le dessin de ses meubles, à la silhouette gracile et harmonieuse)[2].

Son vocabulaire ornemental inimitable procède d’un organicisme végétal particulièrement suggestif, tout en restant résolument sur le versant de l’abstraction. Moulures et remous nerveux investissent ainsi tant la pierre que le bois ; dans l’aplat, Guimard crée avec virtuosité de véritables compositions abstraites qui s’adaptent avec la même aisance au papier peint (Castel Béranger, 1898), au panneau de céramique (maison Coilliot, 1898), à la ferronnerie (Modern Castel, 1899), au tissu (hôtel Guimard, 1909) ou au vitrail (hôtel Mezzara, 1910)[3].

L'oubli[modifier | modifier le code]

Projet immobilier de la rue Moderne (1910).

Malgré ce feu d’artifice d’innovations et de démonstrations tous azimuts, le monde se détourne après 1900 progressivement de Guimard : moins que l’œuvre, c’est l’homme qui agace. Et en digne représentant de l’Art nouveau, il est lui-même victime des contradictions inhérentes aux idéaux du mouvement : ses créations les plus achevées sont financièrement inaccessibles au plus grand nombre, et à l’inverse ses tentatives de standardisation cadrent mal avec son vocabulaire très personnel[2].

La Première Guerre mondiale, qui fait échouer certains de ses projets professionnels et stoppe son activité d’architecte, le fait s’exiler loin de Paris, à Pau et à Candes-Saint-Martin notamment. Guimard se fait alors l’auteur de plusieurs pamphlets militant pour une paix universelle et définitive, préfigurant en quelque sorte la Société des Nations[1].

L'Après-guerre le voit se convertir sans grande conviction au style Art Déco, malgré une qualité de conception et un soin apporté aux détails qui ne se dément pas (Mairie du Village Français à l’Exposition des Arts décoratifs de 1925, immeuble Guimard de la rue Henri-Heine en 1926, etc.), et sans pour autant renoncer complètement aux sinuosités du style Guimard. Il se livre également à la mise au point de petits modules d'habitation en préfabriqué, dont le projet n'aboutira pas : le petit hôtel particulier en béton du square Jasmin, de 1922, en est le seul témoin construit[1].

Si ses pairs ont toujours su lui manifester leur estime, en tant qu'initiateur du mouvement moderne notamment, Guimard n'a jamais pu connaître de son vivant le succès populaire qu'il aurait sans doute apprécié : c’est finalement complètement oublié du grand public qu’il s’éteint le 20 mai 1942 à New York, où la crainte de la guerre – sa femme Adeline est d'origine juive américaine – l’avait fait s’exiler[1].

La redécouverte[modifier | modifier le code]

Pavillon de la station Bastille (1900).

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Adeline Guimard revient une dernière fois en France pour régler les affaires de son mari et proposer aux autorités concernées de transformer l’hôtel de l’avenue Mozart en musée Guimard. Essuyant un refus poli, elle se contente alors d’offrir à quelques musées parisiens et lyonnais les plus belles pièces de mobilier alors en sa possession, et rapatrie ce qu’elle peut aux Etats-Unis[1].

Hôtel Mezzara (1910).

La promotion immobilière qui caractérise l’époque des Trente Glorieuses s’avère catastrophique pour le patrimoine guimardien, près de la moitié de son héritage bâti disparaissant au total : villa La Surprise en 1944, hôtel Nozal en 1957, hôtel Roy vers 1960, ateliers Guimard vers 1960, pavillon du métro Bastille en 1962, Castel Henriette en 1969, etc.

Ces destructions motivent l’urgence d’une redécouverte rapide : des explorateurs isolés (les premiers « hectorologues » que sont Roger-Henri Guerrand, Ralph Culpepper, Alain Blondel et Yves Plantin, etc.) partent à la redécouverte de l’artiste et de son univers vers les années 1960-1970 et reconstituent patiemment son histoire.

Si l’essentiel a été fait de ce point de vue, il reste que, plus de cent ans après le « geste magnifique » de l’Art nouveau (Le Corbusier[5]), la plupart des édifices d’Hector Guimard demeurent inaccessibles au public, et qu’un « musée Guimard » n’a toujours pas été inauguré en France.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Vie[modifier | modifier le code]

Réalisations[modifier | modifier le code]

Castel Béranger (1898).
Villa Berthe (1896).
Villa La Bluette (1899).
Entourage de la station Palais-Royal (1900).
Projet de villa (1905).
Vase GA et piétement GH (1909).

Galerie[modifier | modifier le code]

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Publications[modifier | modifier le code]

  • Hector Guimard (préf. G. d'Hostingue), Le Castel Béranger, Librairie Rouam et Cie, Paris (14 rue du Helder), , 3 p., 32 cm x 44 cm ill. en coul. 65 planches (notice BnF no FRBNF35826214) L'exemplaire de la BNF est un envoi de l'auteur à Maurice Barrès.
  • Hector Guimard, Recueil. Cartes postales. Hector Guimard, formats divers (notice BnF no FRBNF40439773) série de 24 cartes postales. Hector Guimard a utilisé la carte postale comme objet promotionnel. Une exposition leur fut consacrée durant l'été 2006 à l'hôtel Mezzara[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Georges Vigne et Felipe Ferré, Hector Guimard, Paris, Charles Moreau,
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Jean-Paul Bouillon, Journal de l'Art Nouveau 1870-1915, Genève, Skira,
  3. a, b, c, d, e et f Philippe Thiébaut et Marie-Laure Crosnier Leconte, Guimard : Paris, Musée d'Orsay, 13 avril-26 juillet 1992, Lyon, Musée des arts décoratifs et des tissus, 25 septembre 1992-03 janvier 1993, Paris, Réunion des musées nationaux,
  4. Frédéric Descouturelle, André Mignard et Michel Rodriguez, Le Métropolitain d'Hector Guimard, Paris, Somogy éditions d'art,
  5. Le Corbusier, L'art décoratif aujourd'hui, Paris, G. Crès,
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab et ac Ce qu'il reste de Guimard aujourd'hui, in Philippe Thiébaut, Guimard, l'Art nouveau, p. 122.
  7. « Immeuble Jassédé », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Les cartes postales d'Hector Guimard. », sur Libération du 17 août 2006

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]