Martin Veyron
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Martin Veyron, né le à Dax (Landes), est un auteur de bande dessinée français. Son œuvre se compose d'albums humoristiques et de dessins de presse.
Biographie
[modifier | modifier le code]Martin Veyron a été élève aux Arts déco de Paris[1]. En 1975, il fonde le studio Imaginon avec Jean-Claude Denis et Caroline Dillard. Il publie ses premiers travaux d'illustration dans Lui, L'Expansion et Cosmopolitan[2].
Il débute la bande dessinée en 1977[2] en créant son personnage fétiche Bernard Lermite dans L'Écho des savanes. Pour ce même magazine, il écrit Edmond le cochon, dessiné par Jean-Marc Rochette[1]. Dans Pilote, il publie Raoul et Rémy (1978) et, sous le pseudonyme de Richard de Muzillac, Olivier Désormeaux (dessin de Diego de Soria, 1984). Ses albums paraissent aux Éditions du Fromage, chez Casterman et chez Albin Michel[2].
En parallèle, il publie de nombreux dessins de presse dans Libération, Paris Match, Le Nouvel Obs, L'Événement du jeudi… Son activité ne se limite pas au dessin puisqu'en 1985 il adapte son album L'Amour propre sur grand écran[1] : L'amour propre ne le reste jamais très longtemps.
En 1994, il est licencié du journal InfoMatin, à la suite d'un dessin humoristique sur le sida[3].
En 1996, il sort son premier roman, Tremolo Corazon aux Éditions Jean-Claude Lattès[2].
Il reçoit en 2001 le Grand prix de la ville d'Angoulême, ce qui fait de lui le président du festival en 2002[4].
En 2016, il publie Ce qu'il faut de terre à l'homme. Pour cet ouvrage il obtient le Prix spécial du jury au Festival d'Angoulême 2017[5] ainsi que le Prix Tournesol[6].
En 2024, il publie Erostrate qui raconte l'histoire d'un Athénien inconnu qui, pour se rendre célèbre, met le feu au temple d'Ephèse. Le livre est bien reçu par la critique et comme le note S. Salin : « Érostrate signe le retour de Martin Veyron qui, pour l’occasion, offre une belle mise en perspective sur l’intemporalité des travers humains et, accessoirement, sur les tendances nombrilistes de ceux qui font feu de tout bois pour une seconde d'éternité »[7].
Vie privée
[modifier | modifier le code]Il a épousé la journaliste Anne Chabrol, ancien reporter à Belfast pendant la guerre d’Irlande du Nord et ex-directrice de Elle, Glamour et Cosmopolitan, dont il a eu deux fils, Charles et Lambert[8].
Œuvres
[modifier | modifier le code]Bande dessinée
[modifier | modifier le code]One shots
[modifier | modifier le code]- Oncle Ernest, avec Jean-Claude Denis, Casterman, 1978
- L'Amour propre (ne le reste jamais très longtemps), Albin Michel, 1983
- Zodiaque, album collectif avec Arno, Caro, Caza, Yves Chaland/Doug Headline, Cheraqui, Luc Cornillon, Michel Crespin, Dodo/Ben Radis, Jean-Claude Gal, Paul Gillon, Dominique Hé, Kent Hutchinson, Chantal Montellier, Hugo Pratt, Martin Veyron, Al Voss/Angelfred, coll. « Pied jaloux », Les Humanoïdes associés, 1983)
- Olivier Désormeaux – Âge ?… Moyen !, scénario de Martin Veyron, dessin de Diego de Soria, Dargaud, 1984
- Executive Woman, Albin Michel, 1986
- Bêtes, sales et mal élevés, Futuropolis, 1987
- Donc, Jean…, Albin Michel, 1990
- Jivara, Albin Michel, 1992
- Cru bourgeois, Albin Michel, 1998[9]
- Caca rente, Albin Michel, 2000
- Trois d'entre elles, Albin Michel, 2004
- Cour Royale, avec Jean-Marc Rochette, 2005
- Papy Plouf, Albin Michel, 2006
- Blessure d'amour propre, Dargaud, 2009
- Ce qu'il faut de terre à l'homme, d'après une nouvelle de Léon Tolstoï, couleurs de Charles Veyron, Dargaud, 2016
- Erostrate , Dargaud, (ISBN 9782205089196), 2024
Scénario, dessin et couleurs : Martin Veyron
Séries
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scénario de Martin Veyron, dessin de Jean-Marc Rochette
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Marivaudevilles
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Recueils de dessins
[modifier | modifier le code]Film
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Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques IMDb et Allociné, présentes dans la section « Liens externes ».
Distinctions
[modifier | modifier le code]- 1996 : Prix Jacques-Lob[10] ;
- 2001 : Grand prix de la ville d'Angoulême, pour l'ensemble de son œuvre ;
- 2009 : Prix de la BD du Point pour Blessure d'amour-propre[11] ;
- 2017 :
- Prix spécial du jury du Festival d'Angoulême pour Ce qu'il faut de terre à l'homme[5] ;
- Prix Tournesol[6] pour Ce qu'il faut de terre à l'homme.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 Lesné 2017.
- 1 2 3 4 Gaumer 2010.
- ↑ « «InfoMatin» : un dessinateur licencié », L'Humanité, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ « Festival d'Angoulême », sur Encyclopédie Larousse (consulté le ).
- 1 2 Frédéric Potet, « Bande dessinée : les Belges Eric Lambé et Philippe de Pierpont, Fauve d’or d’Angoulême », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 « Prix Tournesol 2017 », sur poitoucharentes.eelv.fr, (version du sur Internet Archive).
- ↑ S.Salin, « Critique de Erostrate », sur BDgest, (consulté le )
- ↑ « Martin Veyron, le sorcier du point G », L'Express, (lire en ligne)
- ↑ Philippe Audoin, « VDQS (Veyron de qualité supérieure) », BoDoï, no 13, , p. 6.
- ↑ « Tous les prix », sur Maison de la bd.
- ↑ « Septième édition du prix de la BD du Point : Martin Veyron, prix de la BD du Point 2009 », Le Point, .
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
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: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Patrick Gaumer, « Veyron, Martin », dans Dictionnaire mondial de la BD, Paris, Larousse, (ISBN 9782035843319), p. 898-9.
. - Benoît Mouchart, Martin Veyron, faiseur d’histoires, Angoulême, Musée de la bande dessinée, (ISBN 2-907-84832-1).
- René Lesné, « Martin Veyron », dans 250 Illustres : 1767-2017 - Dictionnaire, Dijon, Ar/Dé - École nationale supérieure des arts décoratifs, , 283 p. (ISBN 9782905710987), p. 247-248.
. - Dominique Poncet, « Bibliographie Martin Veyron », PLG, no 34, , p. 39-42.
- Martin Veyron (int. par Henri Filippini), « Entretien avec Martin Veyron », Schtroumpfanzine, no 32, , p. 3-9.
- Martin Veyron (int. par Philippe Morin, Dominique Poncet et Thomas Berthelot), « Interview Martin Veyron », PLG, no 35, , p. 29-39.
- Martin Veyron (int. par Jean-Marc Vidal), « Le président est (re)connu », BoDoï, no 49, , p. 59-61.
- Vincent Bernière, « L'Amour propre, de Martin Veyron », dans Les 100 plus belles planches de la BD érotique, Beaux-Arts éditions, (ISBN 979-1020402011), p. 10-11.
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à la bande dessinée :
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Naissance à Dax au XXe siècle
- Dessinateur français de presse du XXe siècle
- Dessinateur français de bande dessinée
- Scénariste français de bande dessinée
- Auteur publié par les éditions Albin Michel
- Romancier français du XXe siècle
- Lauréat du grand prix de la ville d'Angoulême
- Lauréat du prix spécial du jury du festival d'Angoulême
- Lauréat du prix Tournesol
- Auteur publié par les éditions Casterman
- Auteur publié par les éditions Dargaud
- Auteur publié par les éditions Jean-Claude Lattès
- Personnalité utilisant un pseudonyme
- Artiste lié aux Landes
- Élève de l'École nationale supérieure des arts décoratifs
- Élève du collège Stanislas de Paris
- Naissance en mars 1950