Aimé Millet

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Aimé Millet
Aimé Millet by Nadar.jpg
Aimé Millet photographié par Nadar, vers 1856-1858,
Los Angeles, Getty Center.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Formation
Activité
Père
Frederic Millet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Domaine
Membre de
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Maître
Élève
Distinctions
médaille de 1re classe au Salon de 1857, chevalier de la Légion d'honneur
Œuvres principales

Aimé Millet, né le à Paris, ville où il est mort le , est un sculpteur, médailleur et peintre français.

Il est le fils du miniaturiste Frédéric Millet[1] et de Marie Henriette Rioux, le frère du compositeur Émile Millet[2],[3], ainsi que l'oncle de l'architecte Louis Julian Millet[4]. Il n'a pas de liens familiaux avec le peintre Jean-François Millet.

À partir de 1861, Aimé Millet devient vice-président de la Société nationale des beaux-arts[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Aimé Millet est élève à l'Institution Morin et, avant 1829, il entre au collège de Versailles puis il étudie à l'École royale de dessin[6], rue de l'École-de-Médecine. Il travaille quelque temps chez le sculpteur bronzier Antoine Desboeufs (1793-1862). En 1836, il est reçu premier à l'École des beaux-arts de Paris et intègre l'atelier de David d'Angers. En 1840, il commence à produire ses premières œuvres sculptées, après avoir exécuté des dessins et peintures. Il est cependant considéré comme un peintre mineur. Il se marie en 1864.

Aimé Millet est nommé professeur à la petite École[7] en février 1870. Il y a notamment pour élèves Louis Majorelle, Berthe Morisot, François Pompon et Lucien Pallez. Il est l'ami du sculpteur Pierre Louis Rouillard. Il reçoit la Légion d'honneur en 1859.

On fait appel à lui pour réaliser plusieurs monuments aux morts de la guerre de 1870[8].

Millet meurt le en son domicile au no 21, boulevard des Batignolles dans le 8e arrondissement de Paris[9] et est inhumé au cimetière de Montmartre (22e division)[10]. Le , sa veuve fera une donation pour instituer un prix Aimé Millet[11], récompensant le meilleur élève en sculpture d'après l'antique.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Aimé Millet en 1865 par Pierre Petit
  • Alise-Sainte-Reine : Monument à Vercingétorix, 1865, statue monumentale de 6,60 mètres de haut sur un socle de granit de 7 mètre, en tôle de cuivre battue et repoussée. Commande de Napoléon III, érigée sur le Mont Auxois du site d'Alésia le . Napoléon III choisit d'y faire inscrire : « La Gaule unie, formant une seule nation, animée d'un même esprit, peut défier l'univers » (phrase qu'aurait prononcée Vercingétorix devant ses troupes, selon César, de Bello Gallico, VII, 29). Est gravée également sur le socle : « Napoléon III, empereur des Français, à la mémoire de Vercingétorix »[12] ;

Médaille[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • Henri Dumesnil, Aimé Millet, souvenirs intimes, Paris, Lemerre, 1891 (en ligne)
  • André Warnod, La vraie bohème de Henri Murger, P. Dupont, 1947
  • James Mackay, Le Dictionnaire des sculpteurs en bronze, antique, Collectors Club, Woodbridge, Suffolk, 1977

Iconographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Né à Charlieu en 1796 et mort à Paris le .
  2. Né le à Paris et mort à dans la même ville le .
  3. Biographie d'Émile Millet
  4. Né en 1856 à New York et mort en 1923, qui fut un architecte renommé à Chicago.
  5. Site officiel de la SNBA, sur salondesbeauxarts.com
  6. Qui deviendra l’École nationale supérieure des arts décoratifs.
  7. Appellation de l'École nationale supérieure des arts décoratifs à cette époque.
  8. Rémi Dalisson, « Les racines d’une commémoration : les fêtes de la Revanche et les inaugurations de monuments aux morts de 1870 en France (1871-1914) », Revue historique des armées, 274, p. 23-37.
  9. Archives de Paris 8e, acte de décès no 109, année 1891 (page 17/33)
  10. Registre journalier d'inhumation de Paris Montmartre de 1891, en date du 16 janvier (vue 4/31)
  11. Institué par décret le .
  12. « Monument à Vercingétorix – Alise-Sainte-Reine », notice sur e-monumen.net.
  13. Henri Dumesnil, Aimé Millet, souvenirs intimes, Paris, Lemerre, 1891, p. 11 à 13.
  14. sylvianemas.free.fr
  15. (en) « Aimé Millet », extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit, sur Oxford Art Online, (ISBN 9780199773787)
  16. Notice sur le site du J. Paul Getty Museum.