Rue de l'École-de-Médecine (Paris)

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6e arrt
Rue de l’École-de-Médecine
Image illustrative de l’article Rue de l'École-de-Médecine (Paris)
La rue de l'École-de-Médecine vue en direction de la rue Hautefeuille.
Situation
Arrondissement 6e
Quartier Odéon
Monnaie
Début 2, rue Racine et 26, boulevard Saint-Michel
Fin 1, rue Dupuytren et 85, boulevard Saint-Germain
Morphologie
Longueur 242 m
Largeur 20 m
Historique
Création Vers
Ancien nom Rue des Cordèles
Saint-Côme-et-Saint-Damien
rue Saint-Germain
rue des Cordeliers
rue Marat
rue de l'École-de-Santé
Géocodification
Ville de Paris 3122
DGI 3091

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue de l’École-de-Médecine
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La rue de l'École-de-Médecine est une voie située dans les quartiers de l'Odéon et de la Monnaie du 6e arrondissement de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

La rue de l'École-de-Médecine est desservie par les lignes (M)(4)(10) à la station Odéon, ainsi que par les lignes de bus RATP 21 27 38 63 70 85 86.

Odonymie[modifier | modifier le code]

Cette place doit son nom au voisinage de l’École de médecine.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette voie est située sur l'emplacement d'un chemin gallo-romain séparant deux vignobles : le clos de Laas au nord du clos Gibard au sud. Le sous-sol des premiers numéros impairs montre des vestiges des thermes de Lutèce, qui s'étendaient sous l'actuel boulevard Saint-Michel.

À la fin du XIIe siècle, époque de persécution, ces ruines servent de cimetière juif, au-dessus duquel est élevée au début du siècle suivant une chapelle, après que la nouvelle enceinte construite par Philippe Auguste a privé les riverains de leur église paroissiale de Saint-Germain-des-Prés. La chapelle, transformée pour l'occasion en l'église Saint-Côme-Saint-Damien, accueille en 1255 les reliques des saints Côme et Damien, ainsi que la nouvelle confrérie des chirurgiens. C'est aujourd'hui, au sein de l'École de médecine de l'université Paris V, l'amphithéâtre Saint-Côme, reconstruit au XIXe siècle.

À la fin du XIIIe siècle, la rue prend le nom de « rue des Cordèles », du nom des religieux, les Cordeliers, dont le couvent se trouve dans la rue. En 1304, elle prend le nom de l'église située au coin de la rue de la Harpe et devient la « rue Saint-Côme-et-Saint-Damien ».

Jusqu'en 1672, elle est désignée sous le nom de « rue Saint-Germain », car elle conduit à la porte du même nom. Le , un arrêt du Conseil du roi ordonne l'élargissement de la rue dite des Cordeliers, son nouveau nom, et la démolition définitive de la porte Saint-Germain[1].

En 1767, la rue élargie accueille la nouvelle école des Art décoratifs, qui restera au no 5 jusqu'en 1945. Au début de la Révolution, en 1790, elle prend une première fois le nom de « rue de l'École-de-Médecine », pour faire suite à la nationalisation du couvent.

À la séance du , deux semaines après l'assassinat de Marat, une députation de la section du Théâtre-Français (actuel théâtre de l'Odéon) demande que la rue des Cordeliers, où habitait Marat, soit rebaptisée à son nom. La rue ne garde le nom de « rue Marat » que jusqu'au 9 thermidor an II (27 juillet 1794), époque de la chute de Robespierre, puis elle prend le nom de « rue de l'École-de-Santé » jusqu'au 1er floréal an IV (20 avril 1796), date à partir de laquelle elle prend son nom définitif, « rue de l'École-de-Médecine ».

L'église Saint-Côme-et-Saint-Damien, devenue propriété de l'État en 1790, puis atelier de menuiserie, est détruite en 1836 pour faciliter le prolongement de la rue Racine. Sur ses dépendances ont été bâtis les nos 1, 3 et 5 de la rue de l'École-de-Médecine[2].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Adolphe Alphand (dir.), Adrien Deville et Émile Hochereau, Ville de Paris : recueil des lettres patentes, ordonnances royales, décrets et arrêtés préfectoraux concernant les voies publiques, Paris, Imprimerie nouvelle (association ouvrière), (lire en ligne), p. 6.
  2. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Éditions de Minuit, 1972, p. 459-463.
  3. (en) Robert Gottlieb, Sarah : The Life of Sarah Bernhardt, Yale University Press, , p. 1.
  4. Charles Asselineau, Notice sur le peintre graveur Lazare Bruandet (1753-1804), Paris, chez Dumoulin libraire, 1855, p. 4.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]