Samuel Bianchini

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Samuel Bianchini, né en 1971 à Nancy[1], est un artiste et un enseignant-chercheur français[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1971 à Nancy, Samuel Bianchini est un artiste et un enseignant-chercheur vivant à Paris. Il a étudié l'art à travers différentes approches : Beaux-arts (Post diplôme, École régionale des Beaux-arts de Nantes), Arts Décoratifs (EnsAD, École nationale supérieure des Arts Décoratifs, Paris), Art & Design (Central Saint Martins College of Art and Design, Londres), Arts appliqués (Ensaama, École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d'art, Paris), Arts et métiers (Cnam, Paris) et Arts plastiques (Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne).

Ses œuvres sont montrées régulièrement en France et à l'étranger, dans des institutions telles que le Centre Georges-Pompidou (Paris), le Jeu de Paume (Paris), le ZKM (Karlsruhe), le Deutsches Hygiene-Museum (Dresde), le Musée national d’art contemporain d’Athènes, l'Institut français de Tokyo... et des évènements comme la Nuit Blanche à Paris, la première Biennale de Rennes, la Biennale de Thessalonique, les Rencontres Chorégraphiques de Carthage...

En étroite corrélation avec ses activités artistiques et ses recherches théoriques, il est amené à collaborer avec des scientifiques et des laboratoires de recherche en ingénierie : Limsi-CNRS, Orange Labs, IEMN, IETR, CEA, ...

Son travail théorique donne lieu à des publications régulières (cf ci-dessous).

Recherches[modifier | modifier le code]

Un dispositif pour faire la fête (Discontrol Party), un solo de danse pour un projecteur de lumière (Poursuite), un drapeau blanc en image de synthèse projeté dans la ville mais flottant au vrai vent (Potential Flag), un mur de compteurs qui relate les activités du public lui faisant face (Valeurs croisées), une enseigne lumineuse qui cherche ses mots (Enseigne), une vidéo de golfeurs qui se mettent au travail suivant les invectives du public (Temps libre), des images de traders et de manifestants variant au rythme des indices boursiers qui les composent et les décomposent (All Over), un grand compteur de distances qui incite à s'approcher du lieu dans lequel il est installé en vitrine (À Distances), des empilements post 68 de tables et de chaises qui bougent seuls lorsque dérangés par la présence du public (Qui-vive), une foule qui s'anime pour saluer le geste d'un spectateur (D'autant qu'à plusieurs)… Samuel Bianchini crée des dispositifs[3], sous formes d'installations, de scénographies, d'événements ou sur internet.

Ces dispositifs ont en commun d'opérer, ils interagissent[4], se produisent dans une relation effective avec leur contexte, avec le public, le réseau ou parfois avec eux-mêmes. Ce qui se joue est ancré dans le présent, dans un processus qui nous prend à partie quand il ne s'effectue pas avec notre participation. Ces processus sont à la fois bien concrets - ils opèrent sous nos yeux - et en même temps symboliques - ils font sens, au pluriel, ils sont polysémique[5]. L'opératoire et le symbolique se conjuguent et se renforcent mutuellement, pour produire les conditions d'expériences esthétiques et pratiques, affectives et effectives, nous incitant à contempler, à réfléchir autant qu'à agir[6].

Ainsi, Samuel Bianchini décrivait-il déjà, en 2002, ses installations mobilisant des images interactives : « [Le] dispositif s'affirme et se donne à comprendre comme lieu de négociation avec l'image, cette place dans laquelle on opère et par laquelle l'emprise sur l'image peut se conjuguer avec une prise de conscience. […]. Ces propositions militent pour que le vaste théâtre des opérations, nos réalités, nous appartiennent et se substituent en tant que telles à l'idée résignée d'une représentation déjà donnée et toujours subie »[7].

Œuvres[modifier | modifier le code]

2013
  • Audience Works (Livre d’images avec son mobilier de présentation (vitrine pour toucher). Produit et publié en 2013 par mfc-michèle didier)
2012
  • Qui-vive (Environnement interactif in situ, Galerie Art & Essai, Université Rennes 2.)
  • Enseigne [v.1 - tapuscript] et Enseigne [v.2 - manuscript] (Installations commandées par le Théâtre de la Cité Internationale dans le cadre du programme Art Campus)
  • À Distances (Installation interactive in situ pérenne, réalisée pour la Maison du geste et de l'image (Paris 1er) dans le cadre de l'action Nouveaux commanditaires proposée par la Fondation de France.)
2011
  • Keywords (Création pour clé USB. Une commande du ministère de la Culture et de la Communication - Centre national des arts plastiques)
2010
  • Hélène Mode d'emploi (Scénographie interactive de la pièce de théâtre mise en scène par Myriam Marzouki)
2009
  • Discontrol Party (Dispositif festif interactif)
  • All Over (Dispositif interactif sur internet)
  • En Réalités - I'm a bugged program (Installation, avec Sylvie Tissot)
2008
  • Valeurs croisées (Installation interactive)
  • Poursuite de Poursuite (DVD vidéo)
  • Réanimation (Dispositif interactif pour danseur et spectateurs. avec Thierry Fournier et Sylvain Prunenec)
  • Potential Flag (Installation interactive)
2007
  • niform (Installation interactive)
  • Tous ensemble (Installation interactive)
2006
  • Poursuite (Solo machinique. Installation in situ. Dispositif lumineux informatisé)
  • Sirène (Installation sonore interactive avec Thierry Fournier)
  • 30x30 - Poursuite (Solo machinique prolongeant le solo chorégraphique 30x30 de Paul-André Fortier. Installation in situ. Dispositif lumineux informatisé. Place de la gare et tour Thiers, Nancy, nuit du 6 au 7 mai 2006)
2005
  • Rappel (Installation sonore interactive)
  • Training Center (Installation interactive)
2004
  • Temps libre [Free Time] (Installation interactive)
2004-2010
  • Contretemps (Installation interactive)
2003
  • pOlymic Games [Jeux pOlymiques] (Dispositif d'image interactive multi-utilisateurs sur internet et installation)
2002
  • seul à seul [one-on-one] (Dispositif interactif sur le web et installation)
2001
  • D'autant qu'à plusieurs [What’s More With Many], Série des Dispn (Dispositif interactif sur le web et installation)
2000
  • Ta garde [Keep Your Guard Up], Série des Dispn (Dispositif interactif sur le web et installation)
1999
  • Sniper, Série des Dispn (Dispositif interactif sur le web et installation)
1996
  • Pour l'instant (Installation. Projecteur super 8, miroir)

Ouvrages et direction d'ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Joseph Beuys - films et vidéos, sous la dir. de Fabrice Hergott avec la collaboration de Samuel Bianchini et Julie Heintz, Éd. Centre Georges Pompidou, Paris, 1994[8].
  • Recherche & Création. Art, technologie, pédagogie, innovation[9], sous la dir. de Samuel Bianchini, Éd. Burozoïque et École nationale supérieure d'art de Nancy, Montrouge, 2009, 264 p. Repris en format électronique en janvier 2012, par Art Book Magazine.
  • Simulation technologique & matérialisation artistique - Une exploration transdisciplinaire Arts / Sciences, sous la dir. de Samuel Bianchini, Nathalie Delprat et Christian Jacquemin, Éd. L'Harmattan, décembre 2011. Essai introductif avec Nathalie Delprat et Christian Jacquemin, p. 7-11.
  • Audience Works" [10], Éd. mfc-michèle didier, Bruxelles, 2013, 2 volumes, vol. 1 de 208 pages, vol. 2 de 192 pages, huit langues : français, anglais, espagnol, portugais, russe, japonais, chinois, arabe.

Participation à des ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

  • La performation. Quand faire, c’est dire, in Avatars, personnages et acteurs virtuels, Renée Bourassa et Louise Poissant (sous la dir.), Éd. Presse de l’Université du Québec, coll. Esthétique, Québec, 2013, p. 91-115.
  • Reverse Writing - De l'écriture audiovisuelle à l'écriture interactive : prises de vue et mises en scène à l'écran, in Cinéma, interactivité et société, Jean-Marie Dallet (sous la dir.), Éd. VDMC, Bruxelles, 2013, p. 124-141.
  • Performance, performativité et informatique. Hypothèse pour un concept : la performation, in Libérez les machines. L'imaginaire technologique à l'épreuve de l'art, Pierre Braun (sous la dir.), Éd. Présent composé - Université Rennes 2, Rennes, 2013, p. 189-194[11].
  • La experimentación estética: público y artista en las instalaciones, in Creatividad y discursos hipermedia, Verónica Perales Blanco (sous la dir.), traduction Verónica Perales Blanco, Ediciones de la Universidad de Murcia, Murcia, 2012, p. 81-100[12].
  • La performation. Quand faire, c’est dire, in L'Ère post-média. Arts, Humanités digitales et Cultures numériques[13], Jean-Paul Fourmentraux (sous la dir.), Éd. Hermann, coll. Cultures numériques, Paris, 2012, p. 137-162.
  • Œuvre variable. Configurer, conditionner, programmer l'image, in Art++, David-Olivier Lartigaud (sous la dir.), Éd. HYX, coll. Script, Orléans, avril 2011, p. 240-257.
  • Avec Jean-Baptiste Labrune, Playgame - Jouer sans fins ?, in E-Formes 2 - Au risque du jeu, Monique Maza et Alexandra Saemmer (sous la dir.), Publications de l'Université de Saint-Étienne, février 2011, p. 167-175.
  • Prise de vue, in Alain Declercq, Catalogue de l'artiste, BlackJack éditions et Éditions Loevenbruck, Paris, juin 2010, bilingue français et anglais, p. 154-159.
  • Voyager à l’écran. Déplacer l’image, se déplacer à l’image, se déplacer dans l’image, in Le voyage créateur. Expériences artistiques et itinérance, Eric Bonnet (sous la dir.), Éd. L'Harmattan, coll Eidos, série Retina, Paris, février 2010, p. 273-285.
  • Avec Sylvie Tissot, En Réalités. Stratification, indexation et disjonction dans la représentation, in revue Plastik#01 - Être ici et là : la relativité générale et la physique quantique, Richard Conte et Olga Kisseleva (sous la dir.), Éd. Cerap - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris, janvier 2010 [14]
  • Exp. - De l'expérimental à l'expérimentable, in In actu - De l'expérimental dans l'art, Elie During, Laurent Jeanpierre, Christophe Kihm, Dork Zabunyan (sous la dir.), Éd. Les presses du réel, Dijon, 2009, p. 285-304[15].
  • Avec Jean-Paul Fourmentraux et Emmanuel Mahé, Création et « Recherche & Développement », in Valeurs croisées, Catalogue Les Ateliers de Rennes - Biennale d'art contemporain #1, Raphaële Jeune (sous la dir.), Éd. Les presses du réel, Dijon, février 2009, p. 136-145 (v.f.), p. 180-189 (v. ang.).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Nuridsany, Art contemporain - Internet, la grande rupture, in Le Figaro, Paris, vendredi 8 septembre 2000, p. 28.
  • Joseph Ghosn et Nicolas Thély, Copier, coller, créer, Les Inrockubtibles, Paris, 18 septembre 2002, p. 44-46
  • Cinq voies dans la nuit – Nuit blanche, Cahier central, Libération no 7588, Paris, 1er et 2 octobre 2005, p. VI.
  • Sylvie Dauvillier, Samuel Bianchini, entre art et science, La Banque des Savoirs, paru le 2 juin 2008.
  • François Lecoq, Big Brother à la fête, Télérama Sortir no 3123, spécial Nord-Pas-de-Calais, novembre 2009 - janvier 2010, 18 novembre 2009, p. 12.
  • Marie Lechner, Dancefloor sous contrôle à Valenciennes, Libération, 20 novembre 2009, p. 33.
  • Dominique Moulon, Samuel Bianchini - Un art du dispositif, revue MCD - Musiques et cultures digitales, no 56, janvier - février 2010, p. 10-11.
  • Samuel Bianchini et Marta Ponsa, Entretien vidéo, le magazine du Jeu de Paume, sur internet.
  • Jean Jacques Gay, Bianchini, sur le Qui Vive !, Digitalarti, no 9, avril-mai-juin 2012, p. 22-23.
  • Yang Yi, All Over. Samuel Bianchini, in Hello new media, Dalian University of Technology Press, Dalian, Chine, juin 2012, p. 142-145
  • Tatiana Burtin, L’Homme et l’art à l’heure numérique. Approches sociologiques des nouvelles cultures post-médiatiques, Archée, revue en ligne, mars 2013. [12].
  • Dominique Moulon, Les pratiques numériques d’un art contemporain, Artpress 2, L’art dans le tout numérique, coordonné par Norbert Hillaire, mai-juillet 2013, p. 19-20, p. 22-23.
  • Raphaël Hitier, interview Video Mapping, l’art pour tous, Futuremag no 17, 31 mai 2014 à 13h15. [13]
  • Dominique Moulon, Samuel Bianchini l’expérience des appareils, ArtPress no 412, juin 2014, p. 56-59.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Bianchini, Samuel », sur ledelarge.fr (consulté le 8 juillet 2015).
  2. Biographie Samuel Bianchini http://dispotheque.org/fr/biographie
  3. Dominique Moulon, Samuel Bianchini - Un art du dispositif, revue MCD - Musiques et cultures digitales, no 56, janvier - février 2010, p. 10-11. [1]
  4. Jean-Paul Fourmentraux et Samuel Bianchini, Médias praticables : l'interactivité à l'œuvre, in Sociétés 2007 / 2, no 96, Éd. De Boeck Université, Bruxelles, p. 91-104 [2]
  5. polysémiques : la place du langage dans le processus de création [3]
  6. Essai de Samuel Bianchini, Image interactive : stratégies de manipulation, in Actes du Colloque Artmedia VIII, De l'Esthétique de la communication au Net art, Mario Costa (sous la dir.), publiés en version électronique [4] par Leonardo / Olats [L'observatoire Leonardo des arts et des techno-sciences] et en version papier dans la revue Ligeia, numéro 45-46-47-48, Art et multimédia, juillet-décembre 2003, p. 50-56.
  7. Samuel Bianchini, « The Theatre of Operations », in catalogue Iconoclash - Beyond the image wars in science, religion, and art, sous la direction de Bruno Latour et Peter Weibel, MIT Press, mai 2002.
  8. Centre Pompidou [5]
  9. Dossier presse
  10. Audience Works [6]
  11. Présentation de l'ouvrage sur le site de l'éditeur [7]
  12. Présentation de l'ouvrage sur le site de l'éditeur : [8]
  13. Compte rendu de lecture : [9]
  14. Sommaire de la revue : [10]
  15. Présentation sur le site de l'éditeur [11]

Liens externes[modifier | modifier le code]