Émile Bouneau

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Émile Bouneau
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Naissance
Décès
(à 67 ans)
Paris
Nationalité
Drapeau : France Française
Activité
Formation
Mouvement
Distinctions

Émile Bouneau est un artiste peintre et graveur né le 7 février 1902 à Avignon. Installé au 13, rue de Sèvres à Paris où il est mort le 7 janvier 1970[1], il appartient à l'École de Paris[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Émile Joseph Bouneau naît le 7 février 1902 au 37, rue Saint-Michel à Avignon, ses parents étant Pierre Joseph Bouneau, sellier, et son épouse Camille Catherine née Bourdiaux[1]. Après avoir été élève de l'École des beaux-arts d'Avignon, Émile Bouneau suit, de 1919 à 1925, les cours de l'École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris[3]. En 1928, il effectue un grand séjour à San Francisco[4].

Le 22 avril 1933, Émile Bouneau épouse Solange Blanc à Paris[1]. Le prix Abd-el-Tif qu'il emporte avec André Hambourg en cette même année 1933 lui vaut un séjour de deux années à la Villa Abd-el-Tif à Alger[5]. S'il brosse des vues d'Alger et de sa région (le site archéologique de Tipaza), sa peinture nous indique qu'il est allé jusqu'à Fès[6]. Un tout jeune écrivain qui s'intéresse à l'art, Albert Camus, donne alors des articles sur la peinture à la revue Alger étudiant et, fréquentant naturellement la villa Abd-el-Tif, cite Émile Bouneau parmi les peintres remarquables de son temps[7]. Selon Élisabeth Cazenave, les deux hommes deviennent amis[8].

Lors de la Guerre d'Espagne, Émile Bouneau est engagé volontaire dans le camp républicain[9].

On doit à Émile Bouneau des nus, des portraits (comme un Vincent dont la dédicace nous indique qu'l s'est rendu à Saint-Brevin-les-Pins en 1947) et surtout des paysages, son sujet de prédilection ayant été la forêt de Fontainebleau, offrant à Jean-Pierre Delarge de le situer dans la suite de l'École de Barbizon, avec toutefois une finesse du trait et des à-plats (pouvant aller jusqu'à donner une sensation de flou) qui, constituant sa personnalité, le détachent de la peinture classique pour le placer dans la modernité.

Mort en 1970, Émile Bouneau est un artiste qui, côtoyant de nombreux pairs plus connus, remarqué des galeristes et des critiques de son temps, cité par Roger Bezombes parmi les acteurs remarquables de l'exotisme dans l'art[10], a traversé avec discrétion le XXe siècle et en est cependant représentatif. Une exposition rétrospective lui a été consacrée à Paris en 1982.

Livres illustrés[modifier | modifier le code]

Gravures[modifier | modifier le code]

  • Portrait d'homme, pointe-sèche originale d'Émile Bouneau, in Trésors des bibliothèques de France, Van Oest éditeur, 1927.
  • Le jeune comédien, lithographie originale d'Émile Bouneau, atelier Fernand Mourlot, Paris, 1945.

Médailles[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Musées et collections publiques[modifier | modifier le code]

Collections privées[modifier | modifier le code]

  • I.B.M.'s Art collection, New York, La Porte Ben Djeloud à Fès[6].
  • Fondation américaine George et Florence Blumenthal.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Registres d'état-civil de la mairie d'Avignon.
  2. Maurice Bouneau in School of Paris: the painters and the artistic climate since 1910
  3. Delarge 2001.
  4. Edan Milton Hughes, Émile Bouneau in Artists in California, Crocker Art Museum, Sacramento, 2002.
  5. a et b Élisabeth Cazenave, La Villa Abd-el-Tif, un demi-siècle de vie artistique en Algérie, édition de l'association Les Abd-el-Tif, Paris 1998
  6. a et b Classic tech shop, I.B.M.'s Art collection
  7. Albert Camus, Écrits sur la peinture, in Œuvres complètes, Bibliothèque de la Pléiade, 2005.
  8. Cazenave 2009.
  9. Bibliothèque nationale de France, voir Notice d'autorité ci-dessous.
  10. Roger Bezombes, L'exotisme dans l'art et la pensée, Éditions Elsevier, 1953.
  11. Bulletin de l'association des amis d'Étampes et de sa région, Portrait du Comte de Saint-Périer par Émile Bouneau
  12. Raymond Nacenta, Bouneau, Éditions Galerie Charpentier, 1950.
  13. Emmanuel Honegger, L'association Florence Blumenthal, l'exposition de 1930
  14. Leiden University libraries, Exposition internationale des arts et des techniques dans la vie moderne, 1937
  15. Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'Automne de 1903 à nos jours, Arts et Images du Monde, 1992, page 307.
  16. Exposition française du Caire, février 1938, catalogue en pdf
  17. Exposition de peinture française contemporaine, Budapest, 1943, catalogue de l'exposition
  18. Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, tome 2 page 657.
  19. a b et c Raymond Nacenta, The painters and the artistic climate of Paris since 1910, Oldbourne Press, 1960.
  20. Alain Agnel-Giacomoni, Les chevaliers de la Légion d'honneur originaires de Vaucluse, Cabinet généalogique de Provence
  21. B.B.C., Émile Bouneau dans la collection York Museums Trust
  22. Collections du Musée d'art d'Indianapolis, La Concorde par Émile Bouneau

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Nacenta, Bouneau, Éditions Galerie Charpentier, Paris, 1950.
  • Roger Bezombes, L'exotisme dans l'art et la pensée, préface de Paul Valéry, Éditions Elsevier, 1953, pages 145 et 193.
  • Raymond Nacenta, School of Paris - The painters and the artistic climate of Paris since 1910, Oldbourne Press, Londres, 1960.
  • Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Arts et Images du Monde, 1992.
  • Lynne Thornton, La Villa Abd-el-Tif et la Société des peintres orientalistes français, BDIC & ACHAC, Paris, 1993.
  • Élisabeth Cazenave, La Villa Abd-el-Tif, un demi-siècle de vie artistique en Algérie, Paris, édition de l'association Les Abd-el-Tif, (lire en ligne)
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.
  • Marion Vidal-Bué, Alger et ses peintres, Éditions Paris-Montparnasse, 2000.
  • Jean-Pierre Delarge, « Bouneau Émile », dans Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, (lire en ligne)
  • Edan Milton Hughes, Artists in California, Éditions du Crocker Art Museum, Sacramento (Californie), 2002.
  • Albert Camus, Écrits sur la peinture, in Alger étudiant (1932-1934), repris dans Œuvres complètes, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 2005, tome 1, pages 552 à 560.
  • Laurence Bertrand Dorléac, Art of the defeat: France, 1940-1944, Getty Research Institute, 2008.
  • Élisabeth Cazenave, Albert Camus et le monde de l'art, Éditions atelier Fol'Fer, (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]