Roger-Edgar Gillet

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Roger-Edgar Gillet
Roger-Edgar Gillet (1995).png

Roger-Edgar Gillet en 1995.

Naissance
Décès
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Saint-SuliacVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
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Roger-Edgar Gillet, né à Paris le , et mort le à Saint-Suliac (Ille-et-Vilaine) est un peintre et graveur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Roger-Edgar Gillet suit les cours de l'École Boulle de 1939 à 1943. Puis il enseigne à l'Académie Julian [1] de 1946 à 1948, où il rencontre Thérèse qui deviendra son épouse.

Il œuvre dans un premier temps dans une esthétique abstraite. Il participe à plusieurs expositions organisées par les critiques Michel Tapié et Charles Estienne. Il est alors associé à l'Abstraction lyrique européenne, aussi dénommée Art informel ou Nouvelle École de Paris avec des peintres comme Georges Mathieu, Pierre Alechinsky, Jean Messagier, Serge Poliakoff, Jean-Paul Riopelle, Jean Fautrier, Hans Hartung ou Zao Wou-Ki

Il présente sa première exposition personnelle en 1953 à la galerie Craven, à Paris. En 1954, on lui remet le prix Fénéon, puis à la suite d'une exposition à la galerie de France, il obtient le prix Catherwood et part aux États-Unis. À son retour, il expose à la galerie Ariel fondée par Jean Pollack. Celui-ci affirme clairement la ligne de sa galerie, notamment avec l'exposition « 15 peintres de ma génération » (1964). Ces peintres sont des amis de Gillet, surtout Albert Bitran, Jacques Doucet (peintre), André Marfaing, Maryan, Jean Messagier, Paul Rebeyrolle

À partir des années 1960, Roger-Edgar Gillet se tourne vers la figuration, et l'humanité devient le sujet central de son œuvre. Sa production se présente clairement sous forme de séries : Les Poux, Les Juges, Les Bigotes, Marilyn, Les Musiciens, Les Mutants… Par ailleurs, il n'hésite pas à citer des thèmes de la peinture religieuse tels que La Cène ou la Crucifixion. Il traite également le paysage, par ses Villes et ses Marines.

Esthétiquement, Gillet a des affinités avec Goya et le flamand James Ensor. Il peut être rattaché à la Nouvelle figuration et au courant expressionniste.

Il fait partie du comité de sélection du Salon de mai avec lequel il se rend à Cuba en 1967 et participe à la réalisation d'une fresque collective à La Havane.

Dans les années 1970, il vit près de Sens dans l'Yonne, avec sa femme et ses quatre enfants. Il partagera ensuite sa vie entre Paris et Saint-Suliac, près de Saint-Malo. Il est membre du comité d'honneur de la Maison internationale des poètes et des écrivains de Saint-Malo[2].

Roger-Edgar cesse de peindre en 1998. Il meurt d'un cancer en 2004 à Saint-Suliac. Ses cendres furent dispersées à Paris dans le jardin du souvenir du cimetière du Père Lachaise.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

En Belgique
Au Brésil
En France
En Norvège

Collections privées[modifier | modifier le code]

Estampes[modifier | modifier le code]

  • Les Oubliés de l'Arche, texte de Lydia Harambourg, 21 gravures, 1999[5].
  • La Nymphe des rats, poèmes de Salah Stétié, 12 gravures, 1964.

Expositions[modifier | modifier le code]

Roger-Edgar Gillet a eu environ 100 expositions personnelles et a participé à 200 expositions collectives.

  • Galerie Evrard, « Signifiants de l'informel », avec Georges Mathieu, présentée par Michel Tapié, 1952.
  • Studio Facchetti, « Un art autre », exposition collective présentée par Michel Tapié, Paris, 1952.
  • Galerie Art Vivant, « Alice in Wonderland », exposition collective présentée par Charles Estienne, Paris, 1955.
  • Galerie Craven, Paris, 1953.
  • Galerie Ariel, Paris, quinze expositions personnelles à partir de 1956.
  • Galerie de France, Paris, expositions personnelles en 1959, 1961, 1963.
  • Galerie Nord, « D'Haese, Dodeigne, Gillet, Jorn, Leroy », Lille, 1965.
  • Galerie Nova Spectra, La Haye, sept expositions personnelles à partir de 1969.
  • avec Eugène Dodeigne, musée Galliera, Paris, 1971.
  • Galerie Stephane Janssen, Bruxelles, expositions personnelles en 1969 et 1975.
  • avec Carlos Saura, Centre culturel Manuel Falla, Grenade, 1982.
  • Rétrospective au Centre national des arts plastiques à Paris, 1987.
  • Série La Marche des oubliés, galerie Ariel, Fiac, Paris, 1989[6].
  • Rétrospective au Museum of art, University of Oklahoma, et au Centre culturel de Scottsdale, Arizona, présentée par Stéphane Janssen, 1990.
  • Galerie Vera Van Lear, avec Jacques Doucet, Anvers, 1991.
  • Série Tempêtes et bateaux ivres, galerie Ariel, Fiac, Paris, 1994.
  • Galerie Fred Lanzenberg, Bruxelles, exposition personnelle, 1997.
  • Foire Art Paris, 2003.
  • Musée du Luxembourg, « L'Envolée lyrique »[7], 1945-1956, Paris, 2006.
  • Centre d'art de la ferme Ornée[8], Yerres, 2009.
  • Galerie Guigon, Paris, huit expositions personnelles depuis 2002.
  • Galerie Le Clos des cimaises, Saint-Georges-du-Bois (Charente-Maritime), juillet-septembre 2015, catalogue par Lydia Harambourg.

Salons[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

L'association le Fond Roger-Edgar Gillet se charge d'établir le catalogue raisonné de l'œuvre de Roger-Edgar Gillet et présente son art sur un site Internet[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Extrait de la notice de Roger-Edgar Gillet dans le dictionnaire Bénézit sur le site Oxford Index. (ISBN 9780199773787)
  2. Dodik Jégou et Christophe Penot, La Maison internationale des poètes et des écrivains, Saint-Malo, Éditions Cristel, 2002, 57 p. (ISBN 2-84421-023-6).
  3. Voir sur le site du MNAM.
  4. Site internet R.E. Gillet.
  5. Site internet R.E. Gillet.
  6. Site internet R.E. Gillet.
  7. Sur le site du Sénat.
  8. Un regard.
  9. Site internet R.E. Gillet.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Monographies et entretiens[modifier | modifier le code]

  • Roger-Edgar Gillet, Paris, édition J-F Guyot, 1980.
  • Gillet, Pierre Curval, Éditions de l'Amateur, 1994.
  • La Matière et le geste, interview d'Alexis Pelletier en 1998, galerie Guigon, 2006.

Articles et préfaces[modifier | modifier le code]

De nombreux critiques, écrivains ou peintres ont écrit sur Gillet[réf. nécessaire] :

Michel Tapié, Guy Marester, Jean Fautrier, Charles Estienne, Michel Ragon, Michel Seuphor, Georges Boudaille, Denys Chevalier, Max-Pol Fouchet, Jean Grenier, Pierre Alechinsky, Yvon Taillandier, Jean-Jacques Levêque, Gérard Xuriguera, Michel Nuridsany, Lucien Curzi, Gaston Diehl, Harry Bellet, Philippe Curval, Henri-François Debailleux, Lydia Harambourg, Patrick-Gilles Persin.

Varia[modifier | modifier le code]

  • Jean Fautrier, On ne vous demande pas…, 1954.
  • Hubert Juin, La jeune école de Paris, Le musée de Poche, 1956.
  • Michel Seuphor, Dictionnaire de la peinture abstraite, Hazan, 1957.
  • (en) Raymond Nacenta, School of Paris - The painters and the artistic climate of Paris since 1960, Oldbourne Press, 1960.
  • Gérard Xuriguera, Les années 50 - Peintures, sculptures, témoignages, Arted, 1984.
  • Gérard Xuriguera, Les figurations de 60 à nos jours, Mayer, 1985.
  • Gilles Néret, 30 d'Art Moderne, Nathan, 1988.
  • Lydia Harambourg, L'École de Paris, 1945-1965, Ides et Calendes, 1993.
  • Michel Ragon, 50 ans d'art vivant, Fayard, 2001.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • On lui permet de faire ça ?, de Gérard Sanas, FR3, 1981.

Liens externes[modifier | modifier le code]