Antoine Sénard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Antoine Sénard
Antoine Sénard (au centre) en 1848, caricature de Cham.
Antoine Sénard (au centre) en 1848, caricature de Cham.
Fonctions
Parlementaire français
Député
Président de l'Assemblée constituante
5 juin 184829 juin 1848
Prédécesseur Philippe Buchez
Successeur Alexandre Marie
Biographie
Date de naissance 9 avril 1800
Date de décès 29 octobre 1885 (à 85 ans)
Profession avocat
Résidence Seine-Inférieure puis Seine-et-Oise

Antoine Marie Jules Sénard (connu sous le nom Antoine Sénard ou Jules Sénard) est un avocat et un homme politique français, né à Rouen le 9 avril 1800 et mort à Paris le 29 octobre 1885.

Biographie[modifier | modifier le code]

Avocat à Rouen en 1830, il se rallia sous Louis-Philippe Ier à l'opposition républicaine, présida en 1847 le banquet réformiste de Rouen et en 1848. Procureur général à la Cour d'appel de Rouen, il est élu député et fut envoyé par le département de la Seine-Inférieure à l'Assemblée nationale constituante (Deuxième République). En avril 1848, il réprime avec vigueur le soulèvement républicain de gauche qui contestait son élection. Président de la Chambre (5-29 juin 1848) après la manifestation du 15 mai 1848, il se voit confier par Cavaignac, après les sanglantes journées de Juin 1848, le ministère de l'Intérieur qu'il occupe pendant quelques mois (28 juin - 13 octobre 1848). Anti-bonapartiste, ses méthodes pour faire du général Cavaignac le candidat officiel à l'élection présidentielle de décembre 1848 provoquent une crise ministérielle et il est évincé du gouvernement.

En mai 1849, il n'est pas élu à l'Assemblée législative. Il entre dans l’opposition après l’élection présidentielle[1].

Il reprend son métier d'avocat sous le Second Empire. Il défend Gustave Flaubert et Léon Laurent-Pichat accusés d'atteinte aux bonnes mœurs pour avoir écrit et publié le roman Madame Bovary (acquittement)[2].

En 1870, le gouvernement de la Défense nationale l'envoie en mission diplomatique à Florence pour demander l'appui de l'Italie dans la guerre franco-allemande.

Il est élu maire de Saint-Cloud en mai 1871, bâtonnier de l'ordre des avocats en 1874.

Il retrouve un siège de député[1] de Seine-et-Oise à la faveur d’une élection partielle en 1874, après la proclamation de la Troisième République, le perd en 1876, le retrouve en 1877. Il est élu vice-président de la Chambre en mai 1879, avant sa défaite aux élections législatives de 1881[1].

Hommages[modifier | modifier le code]

Plusieurs rues entretiennent sa mémoire :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Antoine SÉNARD (1800-1885) », sur site de l'assemblée nationale (consulté le 4 septembre 2009)
  2. Plaidoirie du procès de Madame Bovary sur le site de J. B. Guinot et suite

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • "Jules-Antoine Sénard" dans Ceci est pour vous: de Baudelaire à Modiano, à qui sont dédiées les grandes œuvres de Macha Séry (ed. Philippe Rey, 2012)
  • « Antoine Sénard », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ 1889 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]