Montpellier Hérault Sport Club

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Montpellier HSC

Logo du Montpellier HSC
Généralités
Nom complet Montpellier Hérault
Sport Club
Surnoms MHSC, La Paillade
Noms précédents Stade Olympique Montpelliérain
(1919-1926/1937-1941/1944-1970)
Sports Olympique
Montpelliérains

(1926-1937)
Union des Sports Olympiques
Montpelliérains
(1941-1944)
Montpellier Littoral Sport Club
(1970-1974)
Montpellier la Paillade Sport
Club Littoral
(1974-1976)
Montpellier Paillade Sport Club
(1976-1989)
Fondation 1919
Statut professionnel Entre 1932 et 1969
Depuis juillet 1978
Couleurs Bleu et Orange
Stade Stade de la Mosson
(32 939 places)
Siège Domaine de Grammont
Avenue Albert Einstein
34070 Montpellier Cedex 2
Championnat actuel Ligue 1
Président Drapeau : France Louis Nicollin
Entraîneur Drapeau : France Rolland Courbis
Joueur le plus capé Drapeau : France Pascal Baills (429)
Meilleur buteur Drapeau : France Laurent Blanc (84)
Site web www.mhscfoot.com
Palmarès principal
National[Note 1] Championnat de France (1)
Coupe de France (2)
International[Note 1] Coupe Intertoto (1)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Extérieur

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2014-2015 du Montpellier HSC
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Le Montpellier Hérault Sport Club est un club de football français basé à Montpellier et fondé en 1919 sous le nom de Stade Olympique Montpelliérain (SOM).

Après avoir remporté la coupe de France en 1929, les Montpelliérains participent à la première édition du championnat national professionnel en 1932 en compagnie de dix-neuf autres clubs pionniers. Le club héraultais va ensuite alterner les saisons en Division 1 et Division 2 pendant trente-sept ans avant de s'effondrer au début des années 1970.

Lorsque le club est racheté en novembre 1974 par Louis Nicollin, il évolue en division d'honneur du sud-est et c'est sous son impulsion que le club héraultais, appelé alors Montpellier la Paillade Sport Club Littoral, va remonter au plus haut niveau en seulement huit saisons.

Ce n'est qu'en 1989 que le club adopte définitivement son nom actuel, restant ainsi dans l'esprit des Français comme un club de football relativement jeune. Le Montpellier HSC va alors connaître une période de succès avec une victoire en coupe de France en 1990 et plusieurs participations à des coupes d'Europe. Mais au début des années 2000, le club redescend en Ligue 2 évitant même de justesse la relégation en National avant que Rolland Courbis puis René Girard ne le ramènent sur le devant de la scène française en 2010. En 2012, René Girard et son équipe rentrent dans l'histoire du club en remportant le premier titre de champion de France du Montpellier HSC.

Le club qui évolue en première division depuis la saison 2009-2010, est toujours à ce jour présidé par Louis Nicollin qui en est également l'actionnaire principal. L'équipe a terminé à la neuvième place lors du dernier exercice de championnat de France de football.

Après avoir évolué au Parc à Ballons et au stade des Aubes à ses débuts, au parc des Sports de l'avenue du Pont Juvénal entre 1923 et 1967 puis au stade Richter jusqu'en 1974, le club s'est installé définitivement au stade de la Mosson en 1976.

Depuis 2001, le Montpellier HSC possède également une équipe féminine qui évolue au premier échelon national lors de la saison 2013-2014.

Histoire[modifier | modifier le code]

Du SOM à La Paillade (1919-1974)[modifier | modifier le code]

Naissance du SOM[modifier | modifier le code]

La première équipe du SOM.

En 1914, des notables montpelliérains créent un comité provisoire d'encouragement aux sports dans le but de donner naissance à un club omnisports nommé le Stade Olympique Montpelliérain (SOM). Il est ainsi prévu de construire un parc des sports à proximité de l’ancienne maternité (avenue du Professeur Grasset aujourd’hui) mais le début de la Première Guerre mondiale stoppe net ce projet[1].

En 1919, le projet renaît et une poignée d'amateurs ambitieux et fortunés, regroupés au sein de l’Association Générale Sportive Montpelliéraine (AGSM), créent le Stade Olympique Montpelliérain, un club omnisports (football, rugby à XV[Note 2], athlétisme, boxe, tennis)[2]. Son siège est situé au Café de Paris, boulevard de l’Esplanade et il adopte les couleurs de la ville, tenue blanche avec écusson rouge.

Jusqu'à alors projet plus que vrai club, le SOM se concrétise réellement en septembre 1919 lorsque le club somiste du président Robert fusionne avec La Vie au Grand Air du Languedoc (VGAL), club omnisports fondé en août 1917[3] et presque uniquement consacré au football. Ce club créé sous l’impulsion et sur le modèle de la VGA Médoc de Bordeaux est le meilleur club montpelliérain de l'après-guerre et venait de remporter la Coupe du Midi contre la VGA Médoc (4-2) au mois de mai 1919[4]. La VGAL se fond dans le nouveau club somiste en devenant le socle de sa section football. La nouvelle entité commence ses entraînements le 28 septembre 1919 et joue le premier match de son histoire (match amical) contre le Red Star Alaisien sept jours plus tard (victoire 6-0).

Victoire en coupe de France et entrée dans le professionnalisme[modifier | modifier le code]

Le parc à ballons lors de la victoire du SOM en 1920.

La fusion et l'apport des joueurs montpelliérains issus de la VGAL permettent au SOM d'effectuer des débuts remarquables. Le 2 novembre 1919, Le club joue le premier match officiel de son histoire[Note 3] face au Sport Club Montpelliérain [Note 4] dans un derby comptant pour le premier tour de la Coupe de France (match nul 2-2)[5]. Sept jours plus tard, il fait ses premiers pas en Championnat de 1re série de la Ligue du Sud de Football Association, à Cette, face au Stade Cettois (victoire 1-0)[6].

En 1920, le SOM remporte son premier titre en battant le FC Cette en finale de la coupe du Médoc, l'équivalent de la coupe du Languedoc ce qui lui donne un ascendant décisif face à la multitude de clubs du Clapas[7]. La même année, les Somistes inaugurent le stade des Aubes, financé par l’AGSM. Le stade n'est pas clôturé, et les recettes sont faibles. Le club se retrouve expulsé en août 1922 après avoir exigé des travaux à l'AGSM[8] et évolue alors la plupart du temps sur des installations mises à la disposition par l’armée.

Le 30 septembre 1923, le club s'établit dans un stade neuf, le parc des Sports de l'avenue du Pont Juvénal, situé à 600 mètres de la place de la Comédie. Le SOM est propriétaire de ce complexe sportif financé par les dirigeants et plusieurs mécènes[9].

La saison 1925-1926 est marquée par une grave crise interne. Une affaire de malversations est dévoilée par la Fédération française de football et le District du Languedoc prend de lourdes sanctions : le président Robert est suspendu cinq ans, plusieurs joueurs quittent le club, et le SOM, bon dernier, est relégué pour la première fois de son histoire[10].

Il en profite pour changer de nom : le Stade Olympique Montpelliérain est renommé Sports Olympiques Montpelliérains pour souligner le caractère omnisports du club, les initiales restent cependant SOM[11].

Les somistes remontent très vite en Division d'Honneur et le promu remporte le titre de champion de la ligue du Sud-Est 1927-1928, devant le FC Sète. Il se qualifie ainsi pour la phase finale du championnat de France mais est éliminé par le Stade français[12]. En coupe de France, le club atteint pour la première fois, en neuf participations à cette épreuve, les huitièmes de finales. Le SOM s'incline face au FC Sète 1-3 à Marseille.

L'arrivée du SOM parmi les meilleurs clubs français s'explique par un recrutement de qualité. Aux côtés des Louis Mistral, Roger Rolhion, René Dedieu, on retrouve le trio suisse des frères Kramer, les Yougoslaves Branislav Sekulić et Milorad Mitrović. Officiellement venus comme étudiants[13], les deux yougoslaves symbolisent l'amateurisme marron, phénomène très répandu en ces années précédant la mise en place du professionnalisme[14]. Leur qualité d'étudiant leur permet de jouer également pour le Montpellier Université Club, champion de France universitaire à six reprises entre 1925 et 1936[15].

L'équipe lors de la victoire du SOM en Coupe de France 1929.

En 1929, les Montpelliérains accèdent à la finale de la coupe de France après avoir éliminé l'US Annemasse, le Stade Olympique de l'Est, le FC Mulhouse, le Stade rennais et le Stade raphaëlois. La finale voit s'affronter deux clubs héraultais, le SOM et le FC Sète. Le 5 mai 1929, les somistes remportent la coupe de France à la suite d'un match crispé, ils s'imposent 2-0 sur des buts d'Auguste Kramer et Edmond Kramer. Le club entre également dans l'histoire de la coupe de France en alignant trois frères (Auguste, Edmond et Georges Kramer) lors de la finale. Autre record, Auguste Kramer est auteur de 11 des 22 buts de son club lors de ce parcours en coupe de France marquant à chaque tour de la compétition[16]. Le FC Sète s’incline pour la troisième fois en finale, mais obtient sa revanche dès l’année suivante en éliminant le SOM en quarts (4-1) avant de s’imposer en finale.

Les somistes se retrouvent de nouveau en la finale de la coupe de France en 1931, mais échouent face au Club français (0-3). En l'absence du défenseur Milorad Mitrović, le SO Montpelliérains présente une équipe à forte tonalité languedocienne, l'Alsacien Pierre Hornus étant le seul joueur non originaire de la région[17].

Encore champion de ligue du Sud-Est en 1932, le SOM passe professionnel et participe ainsi au premier championnat de première division avec dix-neuf autres clubs pionniers. Le premier match de l'histoire du SO Montpelliérains en Division 1 se déroule le 11 septembre 1932 au parc des sports de Montpellier devant 4 000 spectateurs. À cette occasion, le SOM s'impose 2-0 contre l'Olympique d'Alès. Les Héraultais terminent finalement quatrièmes de leur groupe lors de cette première saison professionnelle du championnat de France.

Alternance entre seconde et première division[modifier | modifier le code]

Le SOM chute en Division 2 à l'issue de la saison 1935-1936 après trois années en Division 1. Au printemps 1937, le club, a un passif de 370 000 francs. Le comité directeur décide alors de dissoudre le SOM et de le recréer immédiatement sous une autre appellation, le Sports Olympiques Montpelliérains redevient alors le Stade Olympique Montpelliérain et efface sa dette aux yeux de la fédération[18].

En coupe de France, le club se fait remarquer en éliminant, en décembre 1937, le FC Sochaux-Montbéliard (4-0), futur champion de France de division 1. L'année suivante, les Montpelliérains, toujours pensionnaires de division 2, atteignent les quarts de finales après avoir éliminé l'Olympique de Marseille et l'AS Cannes.

La Seconde Guerre mondiale éclate et les somistes participent au championnat de guerre de 1re division de la zone libre. Sous la pression du gouvernement de Vichy, le SOM fusionne avec les rugbymen de l’Union Sportive Montpelliéraine et durant trois saisons, le SOM devient l’USOM. Le club atteint les demi-finales de la zone libre de la coupe de France en 1943 où il est défait par l'AS Cannes[19]. Lors de la saison 1943-1944, Joseph Pascot, secrétaire d'État aux Sports du gouvernement de Vichy, fait disparaître les clubs professionnels au profit d'équipes dites fédérales.

L’USOM redevient donc amateur et remporte le Championnat du Languedoc en ne concédant que deux défaites en seize rencontres[20] mais est éliminé par l'AS Cannes en phase finale nationale. L'Équipe fédérale Montpellier-Languedoc représente, elle, le football professionnel languedocien, en comptant dans ses rangs les meilleurs joueurs de l’USOM, du Nîmes Olympique, de l'Olympique d'Alès, du FC Sète et de l'USA Perpignan. Les Languedociens finissent avant-dernier du championnat fédéral et sont éliminés en quarts de finale de la coupe de France[21].

Redevenu le SOM, les Montpelliérains retrouvent l'élite à l'issue de la saison 1945-1946 qui les consacre champion de France de Division 2 pour la première fois de leur histoire. Cette remontée est due à une équipe à forte teinte languedocienne (Hervé Mirouze, Louis Favre notamment) encadrée par Istvan Zavadsky[22].

Après quatre années difficiles en première division, avec pour meilleur classement une douzième place en 1949, les somistes sont à nouveau relégués en division 2. Ils remontent néanmoins en 1952-1953 mais redescendent aussitôt. Au printemps 1953, le président Fox recrute l'ancien international gardien de but Julien Darui en qualité d'entraîneur-joueur. Neuf mois plus tard, Darui est limogé et le SOM est condamné à lui verser 5 000 000 de francs. De plus, des irrégularités comptables sont découvertes par la Fédération française de football et le président Fox est radié à vie[23].

Le club connaît alors huit années en division 2, terminant dernier en 1954 et 1956, dix-septième en 1955 et 1958[Note 5]. La défense somiste encaisse plus de 70 buts par saison entre 1954 et 1958 avec un record de 88 buts encaissés lors de la saison 1954-1955.

En novembre 1957, fait unique dans l'histoire du football professionnel français, un ecclésiastique, le chanoine Ferdinand Bessède, prend la présidence du club et succède à maître Jean Thévenet. Sous sa présidence, le club assainit ses finances et connaît une embellie sportive avec l'éclosion de Guy Van Sam, Marc Bourrier et Joseph Bonnel, rapidement vendus pour renflouer les caisses, et aux talents des recrues Sékou Touré, Abderrahman Mahjoub et Frédéric N'Doumbé.

Après une encourageante huitième place en 1961, les joueurs du Clapas remportent leur second titre de champion de France de division 2 l'année suivante. Ils parviennent également en demi-finale de la coupe de France où ils s'inclinent face au Nîmes Olympique (2-1). Pour son retour parmi l'élite, le SOM termine à la huitième place du championnat avec en prime le titre de meilleur buteur pour Sékou Touré mais dès la saison suivante, les Montpelliérains chutent à la dix-neuvième place et quittent à nouveau la division 1.

Derniers sursauts et abandon du statut professionnel[modifier | modifier le code]

Le SOM va alterner, durant six ans, le bon (huitième en 1964, sixième en 1965) et le moins bon (dix-septième en 1967 et 1969, seizième en 1968) en Division 2.

La coupe de France ne réussit plus aux somistes qui ne dépassent pas les 1/32e de finales. Ils atteignent néanmoins les demi-finales de la Coupe Drago en 1965 après avoir éliminé quatre clubs de division 1, mais chutent devant le RC Lens après prolongation (2-1).

Le SOM connaît à cette période deux évènements qui vont jouer un rôle important pour son avenir. En 1966, le chanoine Bessède, trop pris par son ministère cultuel à Béziers, laisse la présidence à René Archimbeau après neuf ans à la tête du club[24]. Lors de la saison 1967-1968, le SO Montpelliérain abandonne le parc des sports, promis à la démolition, pour rejoindre le nouveau stade Richter. Ce déménagement va provoquer la désaffection du public, qui ne se reconnaît pas dans ce nouveau stade trop grand, glacial, et plus loin du centre-ville[25].

En grandes difficultés financières, le club ayant 500 000 francs (50 millions d'anciens francs d'avant 1960) de déficit auprès de l'URSSAF[26], le Groupement des clubs autorisés refuse l'engagement du SOM en championnat professionnel. Le club doit abandonner le monde professionnel, après trente-sept ans de présence, et se retrouve relégué en CFA en 1969.

Montpellier Littoral SC[modifier | modifier le code]

Un an plus tard, le SOM connaît une saison difficile en CFA finissant neuvième sur treize. Le club, toujours endetté, dépose alors le bilan[26].

Sous l'impulsion de maître Jean Thévenet, il se transforme en Montpellier Littoral puis fusionne avec le Sport Club Montpelliérain, le doyen des clubs montpelliérains créé en 1908 par le père Gustave Fabre[Note 4].

Cette fusion avec le SCM donne naissance au Montpellier Littoral Sport Club (MLSC) et permet au club d'être repêché sur dossier dans la toute nouvelle division 2 « open ». Le MLSC adopte alors le numéro fédéral du Sport Club Montpelliérain, le no 50099[27].

Le MLSC dirigé par Hervé Mirouze ne reste que deux ans en seconde division. En proie de nouveau aux difficultés financières, il n'est pas autorisé à repartir dans ce championnat en 1972-1973 et se retrouve relégué en division 3. Classé à la quinzième position dans le groupe Sud au printemps 1974, le club connaît une nouvelle relégation et quarante-deux ans après, le Montpellier LSC redécouvre la division d'honneur du Sud-Est. La majorité de l'effectif, notamment Serge Delmas, quitte alors le club et rejoint la Formation Sportive de Nettoiement, le club corporatif de Louis Nicollin[28].

Le 1er juin 1974, les supporteurs connaissent une nouvelle fusion entre le Montpellier Littoral SC et l'AS Paillade, club créé en 1967, tout juste promu en promotion d'honneur. L'ASP est un club en pleine expansion mais il manque de dirigeants et d'éducateurs pour viser plus haut et mettre en place de bonnes équipes de jeunes. Le MLSC est lui abandonné par ses derniers supporteurs mais possède en revanche des éducateurs d'expérience, il compte également 300 jeunes licenciés[26]. Le rapprochement entre les deux associations est donc tout naturel et débouche sur une fusion[29]. Le club prend alors le nom de Montpellier la Paillade Sport Club Littoral (MPSCL) et déménage au stade de la Mosson, petit stade du quartier de La Paillade.

Cette fusion n’empêche pas cependant au MPSCL d'être dernier de son groupe de division d'honneur après cinq journées. Le club n'a remporté aucun de ces matchs perdant ainsi 5-0 contre l'Indépendante Pont-Saint-Esprit à domicile. Dans le même temps, la Formation Sportive de Nettoiement vient de réaliser de belles performances sportives en étant finaliste de la coupe de France corporative au printemps 1974[30].

À l'instigation d'un journaliste de Midi libre, Carlo Llorens, un rapprochement a lieu entre Louis Nicollin et les dirigeants du MPSCL. Le 5 novembre, après des négociations difficiles, ces derniers acceptent de démissionner du comité directeur pour laisser entrer Louis Nicollin en qualité de coprésident[31] aux côtés de Roger Prouget, président du MLSC puis du MPSCL[29]. Nicollin dissout son équipe corporative et « transfère » ses joueurs au Montpellier la Paillade Sport Club Littoral. Le club fait alors une spectaculaire remontée et se maintient en finissant huitième de son groupe de division d'honneur[28].

De la Paillade au Montpellier Hérault SC (1974-1989)[modifier | modifier le code]

De la Division d'Honneur à la Division 1 en huit ans[modifier | modifier le code]

Hugo Curioni, 21 buts en 48 matchs de Division 2.

En 1975, Louis Nicollin, devenu très vite l'unique président du club, réalise son premier coup d'éclat en faisant signer Fleury Di Nallo, l'ex-petit prince de Gerland[32]. Le MPSCL se classe alors premier du groupe sud-est de division d'honneur et monte en troisième division après des barrages remportés contre le Hyères FC. Fleury Di Nallo termine meilleur buteur du groupe avec vingt et un buts[33]. Le club se fait également remarquer en coupe de France en atteignant les 16e de finale où il s'incline face à l'US Dunkerque.

L'année suivante, le Montpellier Paillade Sport Club (MPSC), la particule Littoral étant abandonnée, est entraîné par Robert Nouzaret et finit huitième du groupe Sud de division 3. L'équipe est un mélange entre de jeunes joueurs (Jean-Louis Gasset, Jean-Marc Valadier, Mama Ouattara) et d'anciens de première division tels que Luigi Landi, Henri Augé, Jean-Pierre Betton et Fleury Di Nallo[34]. C'est encore en coupe de France que La Paillade fait parler d'elle au niveau national, en éliminant l'Olympique de Marseille, le tenant du titre, 2-1 en 1/32e de finale cependant le club est éliminé par le Nîmes Olympique au tour suivant. Le MPSC accède dès la saison suivante à la seconde division en finissant second derrière la réserve de l'OGC Nice et ce quarante mois seulement après le début de la présidence de Louis Nicollin[35].

Le club redevenu professionnel voit son effectif profondément remanié pour cette saison en seconde division. Dix nouveaux joueurs rejoignent le club, notamment Alain Hopquin et Patrick Baldassara en défense et Hugo Curioni et Bernard Ducuing en attaque[36]. Des héros de la montée ne subsistent que Jean-Louis Gasset, Eric Edwige et Mama Ouattara. Le club finit sixième du championnat après avoir été longtemps en course pour les barrages. En coupe, le club élimine successivement deux clubs de division 1, le voisin nîmois et l'Olympique lyonnais avant d'être éliminé par l'AJ Auxerre en huitièmes de finale.

Pour sa seconde saison en Division 2, l'effectif est encore renforcé avec la signature de Guy Formici, Régis Durand, José Pasqualetti et des internationaux Jacky Vergnes, Michel Mézy et Christian Sarramagna[37]. En championnat, malgré les dix-neuf buts de Jacky Vergnes, meilleur buteur du groupe B, le club finit à la huitième place. En coupe, les Pailladins effacent le RC Lens puis l'AS Saint-Étienne de Michel Platini en quart de finale grâce à un but de Jacky Vergnes. En demi-finale, le club est opposé à l'AS Monaco. Après une défaite 2-1 à l'extérieur, les Héraultais ne s’inclinent, au match retour, que dans les prolongations (4-2)[38].

En 1980, Kader Firoud succède à Robert Nouzaret au poste d'entraîneur. Le MPSC finit premier du groupe A de division 2 et accède ainsi à la première division, sept ans après sa reprise en main par Louis Nicollin. La défense, dirigée par le capitaine Michel Mézy, n'encaisse lors de cette saison que dix-sept buts[39]. Le Montpellier PSC ne parvient cependant pas à remporter le titre de champion national de division 2 s'inclinant sur deux matchs face au Stade brestois (5-2). Dans le même temps, le club reste fidèle à son statut d'équipe de coupe en atteignant les quarts de finale après avoir battu l'OGC Nice et le FC Metz, équipes de première division. Ils s'inclinent contre l'AS Saint-Étienne qui prend ainsi sa revanche de l'année précédente (3-2 sur les deux matchs)[40].

Pour ce retour au premier plan national, le club recrute notamment Victor Trossero, Jacques Santini et le Brésilien Luizinho. Mais les Pailladins déchantent vite et se retrouvent aux dernières places du championnat subissant des défaites retentissantes, 6-1 face au Lille OSC, 7-0 face au FC Nantes. Les recrues n'apportent pas le plus espéré, les héros de la montée sont vieillissants et souvent blessés[41]. À la trêve, Kader Firoud est démis de ses fonctions et remplacé par Jacques Bonnet, Michel Mézy abandonne le terrain devenant manager général[42]. Cela ne suffit pas pour sauver le club qui finit dernier avec la plus mauvaise attaque et la plus mauvaise défense du championnat. Les Pailladins sont même éliminés au premier tour de la coupe de France par l'US Sanary-sur-Mer, un club amateur. Louis Nicollin, désabusé, déclare en fin de saison « Certains joueurs ont abusé de mes faiblesses et ont lamentablement laissé tomber le club. Je souhaite ne jamais revivre une saison comme celle-là! »[42].

Division 2 puis remontée[modifier | modifier le code]

Le retour à la division 2 en 1982 se fait sous le signe de la rigueur, le club s'étant endetté à la suite de l'effort de recrutement effectué pour le passage en division 1. Victor Trossero, Luizinho et les anciens Christian Sarramagna, Guy Formici et Alain Hopquin, quittent le club. L'équipe bénéficie cependant du retour de Jean-Marc Valadier, tout juste champion de France avec l'AS Monaco, attiré par les promesses de reconversion au sein du groupe de Louis Nicollin[Note 6]. Après quatre défaites de suite faisant entrevoir le pire, le club enchaîne cinq victoires pour se relancer et finalement terminer septième du groupe A de division 2.

Roger Milla, grand acteur dans la remontée du club en 1986-1987

Les deux saisons suivantes en division 2 sont marquées par l'émergence des jeunes joueurs formés au club comme Gérald Passi, Franck Passi, Laurent Blanc, Pascal Baills et Kader Ferhaoui. Le MPSC, de nouveau entraîné par Robert Nouzaret, termine dans le haut du tableau en se classant cinquième puis quatrième de son groupe, ratant les barrages pour un point en 1984-1985.

Michel Mézy succède à Robert Nouzaret en 1985 et le club finit cinquième de son groupe de championnat avec la meilleure attaque et le meilleur buteur du groupe, Jean-Marc Valadier avec vingt-deux buts. En 1986, Louis Nicollin fixe l'objectif dès le début de saison « On monte ou je m'en vais ! »[43]. Pour l'atteindre, le club recrute Stéphane d'Angelo au poste de gardien, Nenad Stojkovic et Franck Lucchesi en défense, Jean-Claude Lemoult et Gérard Bernardet au milieu et enfin Roger Milla en attaque. Malgré un mauvais départ, deux défaites et deux nuls lors des cinq premières journées, le club prend la tête du championnat dès le 21 octobre et ne la quitte plus. Lors du dernier match du groupe, les Pailladins dominent l'Olympique lyonnais 3-1 et accèdent ainsi à la première division six ans après grâce à un trident offensif composé de Laurent Blanc, de Gérard Bernardet et de Roger Milla qui inscrit quarante et un des soixante-treize buts du club, et sur une défense solide bien dirigée par Stéphane d'Angelo et Nenad Stojkovic. Dans le match des champions de division 2, les Héraultais s'imposent face aux Chamois niortais (4-1) sur l'ensemble des deux matchs[44].

Pour éviter de reproduire les erreurs de 1981, Louis Nicollin et Michel Mézy, redevenu manager général, procèdent à un recrutement ciblé et non massif. Cinq joueurs seulement rejoignent le club : un gardien, Albert Rust, un défenseur Júlio César recruté au Stade brestois pour 8 000 000 francs[45], un milieu Thierry Laurey et deux attaquants Christian Pérez et Patrick Cubaynes. L'équipe entraînée par Pierre Mosca s'impose dès l'automne comme un prétendant aux premières places, le Paris SG est battu 4-1, le Matra Racing 6-1. En fin de saison, le club réalise un parcours exceptionnel : sur les douze derniers matchs, il ne concède que deux matchs nuls, marque trente-trois buts et s'impose à neuf reprises dont un 5-0 contre l'AS Saint-Étienne puis un 4-0 contre l'Olympique de Marseille. Les Montpelliérains finissent troisièmes du championnat avec la meilleure attaque de Division 1 obtenant ainsi une qualification en coupe UEFA[46].

Parallèlement au retour du football montpelliérain au premier plan, Louis Nicollin transforme le MPSC en club omnisports (football, rugby, basket, handball et athlétisme) entre les années 1985 et 1989 [Note 7]. Mais la municipalité ne voit pas d'un très bon œil que le sport montpelliérain soit sous la coupe d'un seul homme[47]. Sous la pression du maire Georges Frêche, les sections vont prendre leur autonomie et le MPSC redevient un club exclusivement tourné vers le football[Note 8].

Le Montpellier Hérault SC (depuis 1989)[modifier | modifier le code]

Division 1 et victoire en coupe de France (1989-1999)[modifier | modifier le code]

portrait de Carlos Valderrama
Carlos Valderrama en 2010

En 1989, le club est rebaptisé Montpellier Hérault Sport Club (MHSC) suite au soutien financier du Conseil général de l'Hérault et à celui accru de la ville de Montpellier[48]. Il affiche ses ambitions en recrutant Aimé Jacquet, triple champion de France avec les Girondins de Bordeaux, comme entraîneur ainsi que le meilleur joueur sud-américain de l'année, Carlos Valderrama[49], un tandem victorieux du championnat d'Europe espoirs 1988 qu'est Éric Cantona et Stéphane Paille, Wilbert Suvrijn, champion d'Europe avec les Pays-Bas, ainsi que Daniel Xuereb et Vincent Guérin. La saison se révèle cependant chaotique, le club est englué dans les dernières places du championnat et un incident de vestiaire oppose Éric Cantona et Jean-Claude Lemoult à la suite d'une défaite à Lille[50]. Au printemps, alors que le club est lanterne rouge, Aimé Jacquet est remercié et Louis Nicollin rappelle Michel Mézy qui redonne vie au groupe et convainc Laurent Blanc de reculer au poste de libéro aux côtés de Julio César. Le club termine finalement la saison treizième et, en coupe de France, écrit une des plus belles pages de son histoire. Après avoir éliminé successivement le FC Istres, le CS Louhans-Cuiseaux, le FC Nantes et l'Olympique avignonnais, les Pailladins battent en demi-finale l'AS Saint-Étienne à Geoffroy-Guichard grâce à un but d'Éric Cantona. En finale, le club est opposé au Matra Racing et au bout d'un match tendu, les Héraultais s'imposent en prolongations grâce à un but de Laurent Blanc sur coup franc et un but de Kader Ferhaoui. Quatre jours après, Michel Mézy quitte cependant le club et rejoint le Nîmes Olympique[51].

Lors de la saison 1990-1991, le MHSC, entraîné par Henryk Kasperczak est l’auteur d’un parcours remarquable en coupe des vainqueurs de coupes. Opposé au premier tour au PSV Eindhoven de Romário, le club s'impose 1-0 à domicile grâce à Jacek Ziober puis résiste brillamment à l'extérieur (0-0). Devant la suffisance des Hollandais qui avaient pris de haut son équipe, Louis Nicollin déclare « Ils nous ont pris pour des jambons et nous leur avons montré qui nous étions »[52]. Les Montpelliérains effacent ensuite le Steaua Bucarest (5-0 puis 3-0 à l'extérieur) et retrouvent en quarts de finale le grand Manchester United. Les Pailladins obtiennent le partage des points à Old Trafford mais s'inclinent lors du match retour (0-2)[53]. En championnat, les joueurs, usés mentalement par la coupe d'Europe, sont moins performants et le club finit septième. À l'intersaison, le club voit partir Laurent Blanc, transféré au SSC Naples, Carlos Valderrama, Daniel Xuereb et Jean-Claude Lemoult. Le Montpellier Hérault remporte tout de même en début de saison 1991, la coupe d'été en s'imposant face au SCO Angers (3-1) et finit ensuite à la sixième place du championnat grâce notamment aux quatorze buts de Fabrice Divert.

Aljoša Asanović est la principale recrue de la saison 1992-1993Gérard Gili succède à Henryk Kasperczak au poste d'entraîneur et a pour adjoint Jean-Louis Gasset. Le club finit dixième du championnat et atteint les quarts de finale de la coupe de France. Une nouvelle génération de joueurs formés au club apparaît en équipe première, celle-ci atteint l'année suivante la finale de la coupe d'été où le club s'incline face à Lens (3-2). Le Montpellier HSC s'incline également en finale de la coupe de France contre l'AJ Auxerre (3-0), avec sept joueurs issus du centre de formation sur la pelouse[Note 9].

La saison suivante, le club lutte toute l'année contre la relégation. Alors que le MHSC est lanterne rouge à la fin des matchs allers, Gérard Gili est remplacé par Michel Mézy de retour du Nîmes Olympique et le club redresse la situation et termine dix-septième du championnat[54].

En 1995, le club recrute comme gardien Bruno Martini et comme attaquant Ibrahima Bakayoko, qui va remporter la coupe Gambardella en fin d'année. Le club finit à la sixième place, ce qui lui ouvre les portes de la coupe de l'UEFA pour la seconde fois de son histoire. Le Montpellier Hérault atteint la demi-finale de la coupe de France où il est le grand favori du match contre les voisins nîmois, alors en National. Les Pailladins s'inclinent 1-0, provoquant la fureur du président Nicollin[55].

Les saisons suivantes, le club finit dans le ventre mou du championnat, il atteint les demi-finales de la coupe de la Ligue en 1997 et en 1999. Il dispute également la coupe de l'UEFA en 1997 et la coupe Intertoto en 1998 dans un stade de la Mosson agrandi pour la coupe du monde de football de 1998.

Retour en division 2 (1999-2008)[modifier | modifier le code]

En 1999-2000, le club, renforcé par Patrice Loko et Reynald Pedros, réalise un bon début de saison. L'équipe gagne à domicile contre Lyon et Marseille et remporte la coupe Intertoto face à Hambourg. Ces débuts encourageants ne sont qu'un feu de paille : le MHSC ne remporte qu'un seul de ses treize matchs de la mi-septembre à la trêve. Le remplacement de Jean-Louis Gasset par Michel Mézy à la mi-saison n'entraîne pas, cette fois-ci, le redressement du club[56]. Le club descend en Division 2 après treize saisons consécutives parmi l’élite.

Louis Nicollin laisse alors la gestion du club à son fils Laurent en gardant cependant son poste de président de la SASP. D'un point de vue sportif, le Montpellier HSC termine troisième du championnat, synonyme de remontée, sans avoir quitté les premières places de toute la saison. Le club termine avec la meilleure défense du championnat.

Le retour en Division 1 se fait dans l'austérité : le MHSC recrute peu et fait principalement confiance à son centre de formation, neuf nouveaux contrats professionnels sont ainsi signés. Le club va d'ailleurs de plus en plus s'appuyer sur son centre au cours des saisons suivantes. À la douzième journée du championnat, le club est relégable et Michel Mézy est démis de ses fonctions par Louis Nicollin[57]. Il est remplacé par un trio d'entraîneurs mené par Gérard Bernardet. En fin de saison 2002-2003, le trajet que celui-ci effectue à vélo jusqu’à Lourdes pour fêter le maintien in-extremis des Héraultais parmi l’élite[58] n’évite pas la relégation lors de l’exercice suivant avec une série noire de quatorze matchs sans victoire et des lourdes défaites comme face au Paris SG (6-1).

De nouveau en Ligue 2, et après deux saisons de transition sans moyens financiers importants, Teddy Smith ayant mis fin à un partenariat de cinq années avec le club, le MHSC entend retrouver la Ligue 1 au plus vite avec Jean-François Domergue. Après deux saisons médiocres, le club se retrouve sous la menace de la relégation en National. Devant cette situation, Louis Nicollin retire avec fracas la responsabilité de l'équipe première à Jean-François Domergue[59] et, après le refus de Laurent Blanc[60], engage Rolland Courbis[61]. L'opération maintien est un succès grâce à une victoire obtenue sur un penalty de Víctor Hugo Montaño, lors de la dernière journée, contre Grenoble (1-0).

Lors de la saison suivante, l'équipe se maintient toute la saison dans la première moitié du classement et termine à la huitième place.

Le renouveau du club et son apogée (depuis 2008)[modifier | modifier le code]

Rolland Courbis, l'entraîneur de la remontée.

En 2008, le club réalise un recrutement de qualité en engageant Joris Marveaux et Tino Costa, venus respectivement du Clermont Foot et du FC Sète et se fait prêter Garry Bocaly. À six journées de la fin, à la suite des défaites dans le derby face au Nîmes Olympique puis face au RC Lens, le Montpellier Hérault est sixième à cinq points de la troisième place. Une belle fin de saison lui permet de jouer un match décisif pour la montée, face au RC Strasbourg, lors de la dernière journée. Montpellier s'impose 2-1 sur deux buts de Joris Marveaux et Tino Costa, le gardien montpelliérain Johann Carrasso arrêtant un penalty[62]. Le MHSC retrouve la Ligue 1, cinq ans après l'avoir quittée, avec la meilleure attaque du championnat. Ce match est également marqué par la fin de carrière du capitaine Bruno Carotti et par le départ de l'entraîneur de la remontée Rolland Courbis.

De retour dans l'élite, René Girard est nommé entraîneur. Pour assurer le maintien, le MHSC s'appuie sur les joueurs de la montée et sur des recrues d'expérience comme Cyril Jeunechamp, Romain Pitau, Geoffrey Dernis et Emir Spahić. L'ex-entraîneur des espoirs français met en place un jeu rapide à base de pressing et de passes courtes salué par la presse[63].

Les Héraultais réalisent une première partie de saison inespérée, en étant troisièmes du championnat à la trêve hivernale puis deuxièmes au soir de la vingt et unième journée. Les Pailladins accomplissent de beaux exploits comme la victoire à Gerland contre l'Olympique lyonnais (2-1) lors de la dix-neuvième journée ou encore celle contre l'Olympique de Marseille (2-0) lors de la vingt-deuxième journée. Relégué à la sixième place du championnat après une défaite face à l'Olympique lyonnais (0-1), le Montpellier HSC termine cinquième du championnat à la suite d'une victoire au Parc des Princes (3-1) et se qualifie ainsi pour la Ligue Europa[64]. La saison suivante, le MHSC parvient en finale de la coupe de la Ligue où il est battu par l'Olympique de Marseille (1-0). En championnat, après un bon début de saison, le club termine à la 14e place.

Lors de la troisième saison du club depuis son retour dans l'élite, le Montpellier HSC déjoue tous les pronostics de début de saison en devenant pour la première fois de son histoire champion de France lors de l'ultime journée d'une saison où le club n'aura quitté qu'une seule fois les deux premières places[65]. Pour réaliser cette performance, René Girard s'appuie sur de jeunes joueurs ayant remporté la Coupe Gambardella 2008-2009 comme Younès Belhanda, sur des joueurs d'expérience tel Vitorino Hilton arrivé lors de l'inter-saison et des joueurs confirmant leur potentiel comme Olivier Giroud, qui termine meilleur buteur du championnat, et Henri Bedimo. La saison suivante, le club termine dernier de la Ligue des champions, et en championnat, se classe à la 9e place du classement, sans jamais avoir donné l'impression d'être capable de défendre son titre.

Image et identité[modifier | modifier le code]

Date de fondation[modifier | modifier le code]

Pour les historiens du football, le MHSC naît en 1919 lors de l'éclosion du SOM[66]. Les fusions, absorptions, changements de nom n'étant considérés par ces spécialistes que comme des péripéties de la vie d'un même club.

Arrivé au club le 5 novembre 1974, Louis Nicollin rachète pour 400 000 francs à l'ancien président Jean Thévenet[67] un MPSCL déjà existant et déjà engagé en compétition. Cependant les dirigeants actuels considèrent que le MHSC a été créé à son arrivée en qualité de coprésident, 1974 apparaît ainsi sur le logo du club et les « 30 ans du club » ont été fêtés en novembre 2004[68], le palmarès et les résultats antérieurs à cette date de création étant oubliés.

Noms et blasons[modifier | modifier le code]

Le nom du club a subi des changements tout au long de son histoire. Initialement Stade Olympique Montpelliérain, il devient le Sports Olympiques Montpelliérains entre 1926 et 1937 pour souligner le caractère omnisports du club. En 1937, il est baptisé à nouveau Stade Olympique Montpelliérain afin d'échapper aux créanciers[18]. En 1941 et durant trois saisons, le club est forcé par les autorités de Vichy à fusionner avec le club de rugby montpelliérain (USM : Union Sportive Montpelliéraine) et est connu alors sous le sigle USOM (Union des Sports Olympiques Montpelliérains)[69].

En 1970, le SOM se transforme en Montpellier Littoral SC puis en Montpellier la Paillade Sport Club Littoral en 1974. En 1976, la particule Littoral est supprimée et le club est rebaptisé Montpellier Paillade Sport Club avant d'adopter son nom actuel en 1989, Montpellier Hérault Sport Club. Lorsque Laurent Nicollin prend en main la gestion du club, il remplace le logo "grand « M »" par le logo actuel, ressemblant à celui du Bayern Munich et de l'Espanyol Barcelone. En juillet 2014, le club présente pour les 40 ans à la tête du club de Louis Nicollin, un logo spécifique pour la saison 2014-2015[70].

Logos et blasons du club
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Historique des fusions et changements de nom
La Vie au Grand Air du Languedoc
(1917-1919)
[Note 10]
 
Stade Olympique Montpelliérain
(1919-1926)
 
Sport Club Montpelliérain
(1908-1970)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Sports Olympiques Montpelliérains
(1926-1937)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Union Sportive Montpelliéraine
(1923-1941)
[Note 2]
 
Stade Olympique Montpelliérain
(1937-1941)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Union des Sports Olympiques Montpelliérains
(1941-1944)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Union Sportive Montpelliéraine XIII
(1944-1946)
[Note 2]
 
Stade Olympique Montpelliérain
(1944-1970)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Association Sportive Paillade
(1967-1974)
 
Montpellier Littoral Sport Club
(1970-1974)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Montpellier la Paillade Sport Club Littoral
(1974-1976)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Montpellier Paillade Sport Club
(1976-1989)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Montpellier Hérault Sport Club
(1989-Aujourd'hui)
 
 
 
 

Couleurs et maillots[modifier | modifier le code]

À la création du SOM en 1919, les couleurs du club sont le « blanc avec écusson rouge » puis le « blanc avec parements rouge ». Le « rouge et blanc » est alors considéré comme les couleurs de la ville de Montpellier. On les retrouve sur les armoiries de la ville avec l'écusson rouge sur fond blanc, symbole des Guilhem, les premiers seigneurs de la cité[71].

Les différentes fusions (avec le SCM en 1970 puis avec l'ASP en 1974 tous deux jouant en bleu[29]) ne changeront pas les couleurs du club même si le « rouge et bleu » a été un temps adopté aux débuts du MPSCL (le rouge du MLSC et le bleu de l'ASP). En 1989, le MPSC devient le MHSC et le maire de Montpellier, Georges Frêche, impose à tous les clubs de haut-niveau subventionnés par la mairie de se parer de « bleu et blanc ». Ces nouvelles couleurs choisies par la municipalité pour représenter Montpellier sont également issues des armoiries de la ville[71].

En 1990, la couleur orange apparaît à la demande du Conseil général de l'Hérault qui sponsorise le club, l'orange étant la couleur du soleil que l'on retrouve sur le logo du Conseil général, tandis que le blanc finit par disparaître. « Orange et bleu » deviennent alors les couleurs singulières du MHSC.

Le « rouge et blanc » réapparaît, en 2006, pendant trois saisons pour symboliser le retour aux valeurs de La Paillade. Mais les supporteurs Montpelliérains ne veulent pas abandonner le « orange et bleu » et font une pétition qui incite les dirigeants pailladins à proposer un référendum. Le résultat est sans appel et près de 75 % des supporters demandent le retour au « orange et bleu », le « rouge et blanc » devenant les couleurs du maillot extérieur ou du troisième maillot selon les saisons[72].

Évolution du maillot montpelliérain[73]

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
1928-1929
Maillot du SOM en finale de Coupe de France
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
1958-1965
Maillot principal du SOM
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
1970-1974
Maillot principal du MLSC
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
1981-1982
Maillot du MPSC en Division 1
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
1989-1990
Maillot du MHSC en finale de Coupe de France
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
1993-1995
Maillot du MHSC en finale de Coupe de France
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
2000-2001
Maillot du MHSC après le changement de logo
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
2006-2009
Maillot du MHSC : retour à la couleur rouge
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
2011-2012
Maillot du MHSC lors du titre de champion
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
2014-2015
Maillot actuel du MHSC

Palmarès et records[modifier | modifier le code]

À l'issue de la saison 2013-2014, le Montpellier HSC totalise 32 participations en première division nationale, le plus haut niveau du football français, et 37 participations en deuxième division nationale.

Le club a participé à 95 éditions de la coupe de France, manquant seulement les 2 premières antérieures à sa naissance, et compte également 7 participations en coupe d'Europe.

Le tableau ci-dessous récapitule tous les matchs officiels disputés par le MHSC dans les différentes compétitions nationales et européennes à l'issue de la saison 2013-2014 (exceptés les cinq matchs de barrages, les six matchs de finale de championnats, et les six saisons de guerre de 1939-1940 à 1944-1945) :

Championnats Saisons Titres J G N P Bp Bc Diff
Division 1/Ligue 1 32 1 1144 383 303 460 1474 1687 -213
Division 2/Ligue 2 37 3 1302 515 305 482 1852 1751 +101
CFA/Division 3 5 0 144 53 38 53 187 186 +1
Division d'Honneur 12 3 156
Division d'Honneur-B 1 0 10 6 1 3
District 2 0 22
Coupes nationales Saisons Titres J G N P Bp Bc Diff
Coupe de France 95° 2
Coupe de la Ligue 19 0 45 21 7 17 61 52 +9
Coupes d'Europe Saisons Titres J G N P Bp Bc Diff
Ligue des champions 1 0 6 0 2 4 6 12 -6
Coupe des coupes 1 0 6 3 2 1 10 3 +7
Coupe UEFA
Ligue Europa
3 0 10 2 2 6 7 16 -9
Coupe Intertoto 2 1 16 9 4 3 31 11 +20

° dont les 6 saisons de guerre (1939-1940 à 1944-1945)

Palmarès[modifier | modifier le code]

Le palmarès du club se compose d'une victoire en championnat de France et deux victoires en coupe de France pour deux finales perdues. Les Héraultais ont également remporté la Coupe d'été en 1992 et trois titres de champion de France de division 2 en 1946, 1961 et 1987.

Avec trente saisons passées au plus haut niveau (20 pour le MHSC dont 13 d'affilée et 10 pour le SOM), les Héraultais se classent à la dix-neuvième place des clubs français[74],[75]. Une autre méthode de classement les place en vingt-neuvième position, le club n'ayant finit que douze fois dans les dix premiers, trois fois pour le SOM, neuf fois pour le MHSC[76].

Le club a également remporté le Tournoi de Paris, compétition amicale de début de saison, en 1989 contre le Paris SG, il s'incline face à ce même adversaire l'année suivante en finale.

Palmarès du club montpelliérain
Compétitions internationales Compétitions nationales
Compétitions nationales disparues Compétitions régionales

Records[modifier | modifier le code]

Laurent Blanc, le meilleur buteur du club avec 84 buts, ici sous les couleurs bordelaises

Joueurs et entraîneurs

Joueurs les plus capés du club montpelliérain[77]

Joueur Matchs Période
Pascal Baills 429 1981-1991
1995-2000
Bruno Carotti 377 1991-1995
2001-2009
Kader Ferhaoui 349 1983-1993
1996-1998
Jean-Christophe Rouvière 340 1993-1999
2001-2005
Philippe Delaye 303 1992-2000
2005-2010

Meilleurs buteurs du club montpelliérain[77]

Joueur Buts Période
Laurent Blanc 84 1983-1991
Jean-Marc Valadier 70 1976-1978
1982-1989
Jacky Vergnes 60 1966-1968
1979-1981
Souleymane Camara 56 2007-0000
Victor Hugo Montaño 53 2005-2010
2013-0000

Le joueur ayant disputé le plus grand nombre de matchs sous le maillot du Montpellier HSC est le défenseur Pascal Baills qui a joué 429 matchs de 1981 à 1991 puis de 1995 à 2000, dont 265 matchs de Division 1 et 100 matchs de Division 2. Vient ensuite le défenseur Bruno Carotti avec 377 rencontres entre 1991 et 1995 puis de 2001 à 2009, dont 188 en Division 1 et 131 en Division 2.

Le buteur le plus prolifique du club est Laurent Blanc, qui inscrit 84 buts en 291 matchs de 1983 à 1991 dont 76 en championnat. Le deuxième meilleur buteur de l'histoire du club est Jean-Marc Valadier avec 70 buts marqués sur neuf saisons de 1976 à 1978 puis de 1982 à 1989. Jacky Vergnes complète le podium avec 60 buts marqués de 1966 à 1968 sous les couleurs du SOM puis de 1979 à 1981 comme joueur du MPSC.

Laurent Blanc est désigné meilleur joueur de seconde division par l'UNFP en 1987. En 1990, Henryk Kasperczak est désigné entraîneur français de l'année par le magazine France Football, et Laurent Blanc meilleur joueur[78]. En 2002, Franck Silvestre est nommé meilleur joueur de l’année de division 2 par le magazine France Football[79]. Lors de la saison 2011-2012, René Girard est élu meilleur entraîneur de Ligue 1 alors que Younès Belhanda est élu meilleur espoir de la compétition, lors des Trophées UNFP du football. Ce dernier fait également partie de l'équipe type de la saison avec ses coéquipiers, Vitorino Hilton, Henri Bedimo et Olivier Giroud[80].

Quatre joueurs ont fini meilleur buteur du championnat : Sékou Touré, est titré meilleur buteur du championnat de France de première division lors de la saison 1961-1962 avec le SO Montpelliérain en marquant 25 buts en 36 matchs. Sous les couleurs du Montpellier Paillade SC, Jacky Vergnes finit meilleur buteur du groupe B de seconde division durant la saison 1979-1980 avec 19 buts en 32 matchs. Durant la saison 1985-1986, cette performance est rééditée par Jean-Marc Valadier qui finit meilleur buteur du groupe A avec 22 buts en 33 matchs[81]. Et durant la saison 2011-2012, Olivier Giroud finit meilleur buteur du championnat de France avec 21 buts inscrits en 38 matchs.

Championnat

La meilleure performance du club en championnat de France est le titre obtenu lors de la saison 2011-2012.

La plus large défaite à l'extérieur du SOM en championnat de Division 1 a lieu contre le FC Sochaux lors de la saison 1934-1935 (9-0). À domicile, la plus lourde défaite des somistes est contre le Stade de Reims en 1952-1953 (2-6). La plus large victoire à domicile est lors de la réception du Racing CP en 1947-1948 (6-0). À l'extérieur, la plus large victoire a lieu contre l'AS Saint-Étienne en 1948-1949 (0-4).

Pour le MHSC, la plus large victoire en championnat de Division 1 est acquise à domicile contre le Stade brestois en 1987-1988 (6-0). La plus lourde défaite à domicile (2-5) est contre le Paris SG en 1981-1982. Cette même année, le club enregistre sa plus lourde défaite à l'extérieur contre le FC Nantes (7-0).

En Division 2, le record de la plus large victoire du club montpelliérain date de 1937, avec une victoire 10-0 face au Calais RUFC.

Le club a occupé à vingt-six reprises la tête du championnat de Division 1 : à l'issue de la 2e journée de la saison 1932-1933 (pour ce 1er championnat de Division 1, il y avait 2 groupes), à l'issue des 3e et 4e journées de la saison 1933-1934, à l'issue des 1re et 4e journées de la saison 1961-1962, à l'issue de la 1re journée de la saison 1989-1990, coleader à égalité parfaite avec l'Olympique de Marseille, à l'issue de la 3e journée de la saison 1992-1993, coleader à égalité parfaite avec le Paris Saint-Germain et à dix-neuf reprises lors de la saison 2011-2012 de la 3e à la 5e, à la 7e, de la 15e à la 18e, à la 25e et de la 29e à la 38e journée.

Coupe de France

La plus grosse défaite du club en coupe de France a lieu à l'occasion d'un 1/32e de finale lors de l'édition 1922-1923 : 6-0 à Bordeaux contre le Stade bordelais.

La plus grosse victoire est enregistrée lors de l'édition 1937-1938 au 5e tour contre le Luchon Sports (14-0). Le record d'apparitions sous le maillot montpelliérain en coupe de France est détenu par Mama Ouattara avec 37 rencontres disputées[82].

Les Montpelliérains ont remporté à deux reprises l'épreuve (1929 et 1990), ont été deux fois finalistes (1931 et 1994), 4 fois demi-finalistes (1961, 1980, 1996, 1997) et 7 fois quart de finalistes (1930, 1933, 1939, 1981, 1993, 2006, 2012).

Coupes d'Europe de l'UEFA

Les plus larges victoires à domicile et à l'extérieur sont remportées en Coupe Intertoto contre le FK Qarabağ Ağdam (6-0 à domicile, 3-0 à l'extérieur) et en coupe des coupes en 1990-1991 contre le Steaua Bucarest (5-0 à domicile et 3-0 à l'extérieur). Les plus larges défaites des Montpelliérains ont lieu en 1988-1989, en coupe UEFA, contre le Sporting Clube de Portugal (3-0 à domicile et 3-1 à l'extérieur), le club s'est également incliné 3-1 à l'extérieur contre le Deportivo La Corogne en 1999-2000 en coupe UEFA.

La meilleure performance du MHSC en Coupe d'Europe est une place de quart de finaliste de la Coupe des Vainqueurs de Coupes en 1990-1991.

Le Montpellier HSC se situe à la 99e place du classement UEFA des clubs pour l'année 2013.

Affluence

Le record d'affluence pour un match du club montpelliérain est de 29 507 spectateurs, lors de la rencontre MHSC - Olympique de Marseille en 2001[83]. 30 112 spectateurs sont annoncés pour le match MHSC-OM du 16 décembre 1998 mais la Ligue annonce seulement 23 341 spectateurs présents ce soir là[84].

La meilleure moyenne de spectateurs du Montpellier HSC à domicile est de 18 980 spectateurs, ce record a été établi lors la saison 2009-2010 (en ne tenant pas compte du match à huis-clos contre l'AS Nancy Lorraine)[85].

Le record du nombre d'abonnés a été établi lors de la saison 2010-2011 avec 10 800 supporters titulaires d'un abonnement.

Structures du club[modifier | modifier le code]

Stades[modifier | modifier le code]

À sa création, le SOM ne dispose pas de son propre stade et évolue la plupart du temps au Parc à Ballons, près de l'actuel Lycée Mermoz, ou au Champ de Manœuvres, avenue de Toulouse, terrains prêtés par l'armée[86].

En 1920, l'Association Générale Sportive Montpelliéraine (AGSM) regroupant des passionnés de sport, rassemble des fonds et fait l'acquisition d'un terrain situé dans le quartier des Aubes. Elle loue ce stade des Aubes (que l'on pourrait situer aujourd'hui entre l'avenue Saint-Maurice de Sauret, l'avenue de Saint-Maur et la voie ferrée) aux somistes[87].

Faute de moyens suffisants, l'AGSM ne finit pas l'aménagement du stade qui ne dispose ni de clôtures ni de tribunes, les projets de courts de tennis et de piste d’athlétisme étant abandonnés. Les rentrées au guichet se font maigres et le SOM exige des travaux au loueur. À l'aube de la saison 1922-1923, l'AGSM expulse son locataire jugé trop difficile et le SOM se retrouve à nouveau sans terrain fixe[87]. Privé du stade des Aubes à partir de l'été 1922, le SOM évolue à nouveau sur des terrains prêtés par l'armée.

En juillet 1923, le comité directeur du SOM annonce l'acquisition d'un terrain situé en pleine ville (dans l'actuel quartier d'Antigone, à 500 mètres au sud-est de la place de la Comédie)[88]. Le parc des Sports de l'avenue du Pont Juvénal peut accueillir jusqu'à 18 000 spectateurs. Le 30 septembre 1923, un match amical est organisé pour son inauguration : le SOM s'impose 2-1 devant l'AS Cannes[9].

Pendant près de 50 ans, le parc des sports accueille les rencontres du SOM. Vieillissant, il est progressivement abandonné lors de la saison 1967-1968, au profit du nouveau stade Richter. Le dernier match au parc des sports est un huitième de finales aller de Coupe de France entre le Montpellier Littoral Sport Club et l’AS Monaco (1-4), joué le 28 mars 1971.

Le SOM prend ses quartiers dans le nouveau stade Richter, situé au niveau de l'actuelle faculté de sciences économiques, mais son inconfort, son éloignement par rapport au centre-ville et le peu de résultats du SOM n'attirent pas la foule. Seulement 440 spectateurs assistent à la rencontre de Division 2 SOM - AS Cannes le 4 mai 1968 et 750 lors de SOM - FC Nancy en 1969[89].

En 1974, la fusion du Montpellier Littoral SC et de l'AS Paillade entraîne le déménagement du club du stade Richter vers le stade de la Mosson, un petit stade d'un quartier tout juste sorti de terre qui accueille au début des années 1970 les rencontres de l'équipe de quartier pailladine.

Néanmoins, au début de la saison 1974-1975, c'est encore le stade Richter qui abrite les rencontres du MPSCL, le stade de la Mosson n'étant pas homologué par la Ligue. Cette décision provoque la démission du président pailladin Emmanuel Tur qui laisse sa place à Roger Prouget[29]. Jusqu'en 1976, certaines rencontres importantes se jouent dans l'ancien stade, plus grand et mieux aménagé. Ainsi, le 28 février 1976, le MPSC reçoit l'US Dunkerque au stade Richter pour le compte des seizièmes de finale aller de la coupe de France, dernier match de football du club dans cette enceinte qui disparaît pour laisser la place à un espace de spectacles puis à un nouveau quartier[90].

Le stade de la Mosson se modernise en 1977 quand le MPSC est opposé au Nîmes Olympique en coupe de France. Des tribunes sont apportées d'Annecy, les vestiaires sont agrandis et les supporters créent une butte de terre sur laquelle des traverses de chemin de fer sont installés en guise de gradins. De cet épisode reste le surnom de « la Butte », attribué à l'actuelle tribune « Étang de Thau »[91]. En 1987, lors du retour en première division, la tribune présidentielle est montée en un mois et demi et le stade peut accueillir 15 000 spectateurs. Deux autres tribunes sont ensuite construites portant le stade à 25 000 places[92].

Depuis 1997, six tranches de travaux ont porté la capacité à 35 500 places assises dont 19 579 couvertes[93] permettant au stade d'accueillir des matchs de la coupe du monde de football de 1998 et de la Coupe du monde de rugby à XV 2007. La capacité a été ramenée à 32 900 places pour des raisons de sécurité et d'aménagements ultérieurs. Rebaptisé « Stade de la Mosson - Mondial 98 » après la coupe du Monde, il est la propriété de la communauté d'agglomération de Montpellier qui le loue au club.

Centre de formation[modifier | modifier le code]

Le Siège du MHSC

Le centre de formation du Montpellier HSC est créé en 1978, avec le passage du club au statut professionnel. Son premier directeur est Jacques Bonnet assisté par Serge Delmas jusqu'en 1984[94]. Actuellement, le manager sportif du centre de formation est Jean-François Domergue qui a succédé à Serge Delmas qui occupait ses fonctions de 2000 à 2009. Bruno Lippini a la responsabilité de l'équipe U-20 qui évolue en CFA 2, Fabien Lefèvre est chargé des U-19, Gérard Bernardet des U-17, Frédéric Mendy des U-16, Gilles Beaumian des U-15 et Frédéric Garny des U-14.

Le centre est situé sur le domaine de Grammont à proximité du siège du club et des centres d'entraînement. Le club de Montpellier a signé des conventions de partenariat avec six clubs régionaux : l'Entente Perrier Vergèze, le FC Sète, le Gallia Club Lunel, la Clermontaise, l'AS Béziers et l'AS Fabrèguoise[95]. Le MHSC leur apporte un appui technique et en échange les meilleurs jeunes de ces clubs sont orientés vers le centre de formation montpelliérain[96].

La Direction technique nationale de la Fédération française de football établit chaque année un classement des centres de formation en se basant sur des critères concernant les jeunes joueurs formés au club (nombre de contrats professionnels signés par les jeunes joueurs formés au club, nombre de matches joués en équipe première par les joueurs formés au club, nombre de matches joués en sélection nationale par les joueurs formés au club nombre de diplômes scolaires obtenus par les joueurs formés au club) et le statut des éducateurs[97]. Sur trente-deux centres de formation, Montpellier se classe second en 2007[98], 11er en 2008[97], 7een 2009[99] et septième en 2010[100].

Le centre fournit chaque année de nombreux joueurs à l'équipe première. On compte ainsi trois joueurs formés au club lors de la victoire en coupe de France en 1991 : Laurent Blanc, Pascal Baills et Kader Ferhaoui. Seize joueurs sur les vingt-neuf du groupe professionnel en 2010 portent les couleurs du club depuis leur plus jeune âge[101].

Sept internationaux français sont issus du centre de formation : Gérald Passi, Pascal Baills, Laurent Robert, Mapou Yanga-Mbiwa, Rémy Cabella, Laurent Blanc et Vincent Candela, les deux derniers ayant remporté la coupe du monde 1998 et le championnat d'Europe 2000. Cinq internationaux A' sont également sortis du centre de formation du club : Bruno Carotti, Serge Blanc, Franck Rizzetto, Hervé Alicarte et Jérôme Bonnissel[102]. Le centre a aussi formé plusieurs internationaux étrangers : les Algériens Kader Ferhaoui et Ahmed Madouni, les Ivoiriens Ibrahima Bakayoko et Jean-Michel Guédé, le Guinéen Fodé Mansaré, les Burkinabés Habib Bamogo et Abdoulaye Cissé, les Marocains Younès Belhanda, Karim Aït-Fana et Abdelhamid El Kaoutari et le Tunisien Jamel Saihi, les trois derniers joueurs évoluant toujours au club.

Aspects juridiques et économiques[modifier | modifier le code]

Statut juridique et légal[modifier | modifier le code]

Le Montpellier Hérault Sport Club est une société anonyme sportive professionnelle (SASP) au capital de 610 000 euros[103]. Cette société est liée par convention à l'association loi de 1901 de l'Association sportive Montpellier Hérault Sport Club qui gère le centre de formation et les équipes amateurs du club. L'association est titulaire du numéro d'affiliation de la Fédération française de football, la SASP possède 100 % du capital[104].

Organigramme[modifier | modifier le code]

Le Montpellier HSC est dirigé par un conseil d'administration dont le président est Louis Nicollin. Ses deux fils, Laurent et Olivier, et l'Association Sportive Montpellier Hérault Sport Club en sont les autres membres.

L'organigramme s'établit comme suit[105] :

Direction Administratif Sportif
Président : Louis Nicollin
Président délégué : Laurent Nicollin
Président de l'association : Gilbert Varlot
Directeur administratif et financier : Philippe Peybernes
Directeur sportif : Bruno Carotti
Directeur du centre de formation : Henri Stambouli
Directeur marketing : Benoît Le Quéré
Directeur développement : Fabrice Garcia
Directeur communication : Pierre Bourdel
Responsables sécurité : Pierre-Marie Grappin
Responsable de la section féminines : Sydney Biton
Manager MHSC Store : Frédéric Bouquant
Entraîneur : Rolland Courbis
Entraîneur adjoint : Pascal Baills
Entraîneur des gardiens : Dominique Deplagne et Bruno Martini
Directeur du centre de formation : Henri Stambouli
Préparateur physique : Stéphane Paganelli

Éléments comptables[modifier | modifier le code]

Budget

Le budget du Montpellier HSC pour la saison 2010-2011 de Ligue 1 est de 33 millions d'euros ; c'est le quinzième budget de Ligue 1[106]. Ce budget est en hausse de 8 % par rapport à celui de la montée en Ligue 1 en 2009 (27 M€) et représente également 2,2 fois celui de Ligue 2 de 2008-2009 (14,6 M€)[107].

Résultat

Le MHSC est fortement dépendant des droits audiovisuels qui représentent 54 % des ressources du budget réalisé en 2010-2011 (19,6 M€). Le deuxième poste de recettes le plus important est le poste sponsoring et publicité avec 6,9 M€ soit 19 % du total. Les recettes liées aux matchs contribuent à hauteur de 3,5 M€, soit 10 %. Les autres produits représentent 6,4 M€. La rémunération du personnel avec les cotisations sociales (joueurs, staff et autres) représente 29,3 M€[108].

En 2009, en ligue 2, le club présente un résultat opérationnel négatif à hauteur de 14,6 M€. Les droits audiovisuels constituent avec 5,6 M€ l'essentiel des recettes, les autres postes étant le sponsoring-publicité 4 M€, les recettes liées aux matchs 1,1 M€ et les autres produits 3,9 M€. Les charges sont de 20,9 M€ en 2008-2009. La rémunération du personnel avec les cotisations sociales (joueurs, staff et autres) représente 14,7 M€ ce qui correspond à plus de 100 % des ressources du club. Le club équilibre alors ses comptes grâce aux résultats exceptionnels[107].

Sponsors et équipementiers[modifier | modifier le code]

Montpellier HSC change régulièrement d’équipementier au cours de son histoire. Le Coq Sportif équipe le club jusqu'en 1981, puis Puma de 1981 à 1987, Duarig de 1987 à 1989 et ensuite Adidas jusqu’en 1997. Le club signe ensuite avec Erima un contrat de deux ans puis retourne chez Adidas en 1999. En 2000, à la suite de la descente en Ligue 2, Montpellier HSC signe un contrat avec Nike à qui il reste fidèle depuis lors[109]. Le club ouvre en 2010, en partenariat avec Nike, son « MHSC Store » dans le centre commercial « Odysseum »[110].

En 2009-2010, les « sponsors maillot » sont des entreprises régionales : le Groupe Nicollin, société de Louis Nicollin basée à Montpellier et Dyneff, entreprise régionale spécialisée dans les produits pétroliers[111].

En 2010-2011, la Foir'Fouille, discounteur d'équipement pour la maison devient le sponsor maillot principal à domicile à partir du 22 octobre 2010[112]. Il succède en cours de saison à la société de poker en ligne, NetBet, qui n'a pu obtenir l'agrément de l'ARJEL[113]. Les autres sponsors sont Dyneff qui reste le second partenaire maillot, Renault Trucks et les magasins U[114].

En 2011-2012, le club est à la recherche d'un nouveau sponsor maillot suite à l'arrêt de son partenariat avec La Foir'Fouille[115]. La société Netbet n'ayant toujours pas obtenu l'agrément de l'Autorité de régulation des jeux en ligne[116], c'est la région qui décroche le contrat avec sa marque Sud de France pour apparaitre sur le maillot du club[117]. De son côté, Dyneff reste le second partenaire maillot, pour la troisième année consécutive[118].

Par ailleurs, la ville de Montpellier, la Communauté d'agglomération de Montpellier, le Conseil général de l'Hérault et le Conseil régional du Languedoc-Roussillon sont les partenaires institutionnels du club.

Joueurs et personnalités[modifier | modifier le code]

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Sélectionnés en Équipe de France[modifier | modifier le code]

Joueur Sélections Période Sél. (total)
SOM
René Dedieu 3 1926-1927 6
Pierre Hornus 3 1931 3
Roger Rolhion 4 1931-1933 4
Joseph Kaucsar 15 1931-1940 15
René Gérard 7 1932-1933 7
MHSC
Laurent Blanc 15 1989-1991 97
Éric Cantona 8 1989-1990 45
Pascal Baills 1 1991 1
Fabrice Divert 3 1991-1992 3
Bruno Martini 1 1996 31
Olivier Giroud 9 2011-2012 27
Mapou Yanga-Mbiwa 3 2012 3
Rémy Cabella 1 2014 1
Total 73 1926-2014 -

Treize joueurs ont disputé au moins un match sous le maillot de l'équipe de France alors qu'ils jouaient sous les couleurs montpelliéraines[119] pour un total de 72 sélections.

Cinq l'ont été sous les couleurs du SOM, René Dedieu[120], Pierre Hornus[121], Roger Rolhion[122], Joseph Kaucsar[123] et René Gérard[124] qui possède le record du plus jeune sélectionné en équipe de France.

Huit l'ont été sous le maillot du Montpellier HSC, Laurent Blanc[125], Éric Cantona[126], Pascal Baills[127], Fabrice Divert[128], Bruno Martini[129], Olivier Giroud[130], Mapou Yanga-Mbiwa[131] et Rémy Cabella.

En plus de ces internationaux A, le club a compté dans ses rangs deux champions du monde militaire, Hervé Alicarte et Jean-Christophe Rouvière et un champion du monde des moins de 17 ans, Julio Colombo.

Équipe-type de 1974 à 1999[modifier | modifier le code]

En 1999, à l'occasion des vingt-cinq ans de Louis Nicollin à la tête du club, un jury de spécialistes a désigné le « onze idéal » du Montpellier Hérault de 1974 à 1999[132]. Le joueur à avoir recueilli le plus de voix est Laurent Blanc (266 points), devant Julio César (128) et Roger Milla (117).

Le gardien de but de ce onze idéal est Albert Rust qui a joué trois ans au club et a remporté la coupe de France en 1990. Les défenseurs sélectionnés sont le Brésilien Júlio César, autre vainqueur de la coupe, le Yougoslave Nenad Stojkovic, champion de France de division 2 en 1987, Laurent Blanc, recordman de buts marqués pour le club, et Pascal Baills, recordman du nombre de matchs joués pour le club.

Les trois milieux de terrain élus sont Michel Mézy, Gérard Bernardet, et le Colombien Carlos Valderrama. L'attaque est un trio offensif composé de Fleury Di Nallo, de l'Argentin Hugo Curioni et du Camerounais Roger Milla.

Les remplaçants de ce 11 des 25 ans sont Bruno Martini, Mama Ouattara, Jean-Marc Valadier, Éric Cantona et Jacek Ziober. Il faut noter que cette équipe fait la part belle aux vainqueurs de la coupe de France 1990 qui sont quatre dans ses rangs.

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Le Montpellier HSC a connu trente-deux entraîneurs différents au travers de quarante-deux mandats successifs. Le premier entraîneur du SOM, en 1924, est Victor Gibson, dans un rôle d'entraîneur-joueur. Il faut attendre janvier 1938 et Georges Azema pour voir un entraîneur en temps plein à la tête de l'équipe.

Le plus long mandat sans interruption (six ans) a été effectué par René Dedieu (en tant qu'entraîneur-joueur), suivi par ceux d'Hervé Mirouze et de Louis Favre qui ont passé cinq ans successifs à la tête du club. Sur plusieurs mandats, l'entraîneur ayant passé le plus de temps à la tête de l'équipe première est également Hervé Mirouze (9 ans), devant Michel Mézy (8 ans).

Entraîneurs de Montpellier
Rang Nom Période
1 Drapeau : Écosse Victor Gibson 1924-1926
2 Drapeau : France René Dedieu 1927-1933
3 Drapeau : France René Dedieu 1935-1936
4 Drapeau : France Jules Dewaquez 1936-1937
5 Drapeau : Hongrie Istvan Berecz 1937-1938
6 Drapeau : France Georges Azéma Janv. 1938-1939
7 Drapeau : France Gabriel Bénézech 1945-1946
8 Drapeau : Suisse Georges Kramer 1946-1948
9 Drapeau : France Georges Winckelmans 1948-1950
10 Drapeau : France Jean Bastien 1950-1951
11 Drapeau : Hongrie Istvan Zavadsky 1951-1952
12 Drapeau : Espagne Luis Cazarro 1952-1953
13 Drapeau : France Julien Darui 1953-1954
14 Drapeau : France Marcel Tomazover 1954-1956
15 Drapeau : Hongrie Istvan Zavadsky 1956-1958
Rang Nom Période
16 Drapeau : France Hervé Mirouze 1958-1963
17 Drapeau : France Louis Favre 1963-1968
18 Drapeau : France Roger Rolhion 1968-1969
19 Drapeau : Pologne Marian Borowski 1969-1970
20 Drapeau : France Hervé Mirouze 1970-1974
21 Drapeau : France André Cristol 1974-Janv. 1976
22 Drapeau : France Louis Favre Janv. 1976-1976
23 Drapeau : France Robert Nouzaret 1976-1980
24 Drapeau : Algérie Kader Firoud 1980-1982
25 Drapeau : France Jacques Bonnet 1982-1984
26 Drapeau : France Robert Nouzaret 1984-1985
27 Drapeau : France Michel Mézy 1985-1987
28 Drapeau : France Pierre Mosca 1987-1989
29 Drapeau : France Aimé Jacquet 1989-Fév. 1990
30 Drapeau : France Michel Mézy Fév. 1990-1990
Rang Nom Période
31 Drapeau : Pologne Henryk Kasperczak 1990-1992
32 Drapeau : France Gérard Gili 1992-1994
33 Drapeau : France Michel Mézy 1994-1998
34 Drapeau : France Jean-Louis Gasset 1998-2000
35 Drapeau : France Michel Mézy 2000-2002
36 Drapeau : France Gérard Bernardet 2002-2004
37 Drapeau : France Robert Nouzaret 2004-2005
38 Drapeau : France Jean-François Domergue 2005-Mai 2007
39 Drapeau : France Rolland Courbis Mai 2007-2009
40 Drapeau : France René Girard 2009-2013
41 Drapeau : France Jean Fernandez 2013-Déc. 2013
42 Drapeau : France Rolland Courbis Depuis déc. 2013

Présidents[modifier | modifier le code]

Louis Nicollin en 2013.

Vingt présidents différents se sont succédé à la tête du club montpelliérain. Aux débuts du SOM, douze présidents différents se succèdent en vingt ans[133]. La plupart d'entre eux sont issus de la bourgeoisie montpelliéraine.

Cette instabilité à la tête du club s'explique notamment par ses problèmes récurrents de trésorerie, les différents présidents acceptant de renflouer les caisses pour un certain temps, le SOM n'ayant jamais été aidé par les pouvoirs publics et notamment la municipalité[134]. Le plus connu de ces présidents éphémères est Emmanuel Temple, frère aîné des joueurs du SOM, Jacques et Pierre. Il devient député en 1936 puis ministre sous la Quatrième République. À deux reprises, un président du club somiste est suspendu suite à des malversations (Robert en 1926, Fox en 1954)[135].

Les mandats de Louis Rolland, de 1943 à 1950 et surtout du chanoine Bessède, un ecclésiastique, de 1957 à 1966, redonnent une certaine stabilité au club et correspondent à une embellie sportive. Jean Thévenet, à la suite de l'effondrement du SOM en 1970, relance le club sous le nom de Montpellier Littoral Sport Club et la candidature au nouveau championnat de Division 2 est acceptée. Mais deux ans plus tard, le club du Clapas est à nouveau évincé du monde professionnel pour problèmes financiers.

En 1974, les présidents respectifs du MLSC, Roger Prouget, et des castors de l'AS Paillade, Emmanuel Tur, unissent leurs forces dans le Montpellier la Paillade Sport Club Littoral[29]. Les résultats restent cependant faibles et Louis Nicollin, jeune chef d'entreprise et président de l'équipe corporative, la Formation sportive de Nettoiement, est approché par les deux hommes. Les négociations sont cependant difficiles, les dirigeants issus du MLSC reprochent à Louis Nicollin d'avoir débauché certains de leurs joueurs. Après un premier refus de Louis Nicollin car on ne lui propose que le poste de responsable des festivités, le comité directeur démissionne et Nicollin accède à la coprésidence aux côtés de Roger Prouget. Il rachète ensuite le club à Jean Thévenet pour 400 000 francs[136]. Il est trente-six ans plus tard toujours à la tête du MHSC.

Présidents de Montpellier
Rang Nom Période
1 Drapeau : France M. Robert 1919-1920
2 Drapeau : France Jules Granat 1920-1923
3 Drapeau : France M. Robert 1923-Déc. 1925
4 Drapeau : France Nicolas Arnal Janv. 1926-1926
5 Drapeau : France M. Vernet 1926-1928
6 Drapeau : France Maurice Viala 1928-1930
7 Drapeau : France Emmanuel Temple 1930-19XX
8 Drapeau : France M. Allais 19XX-1934
9 Drapeau : France M. Bouvier 1934-1935
10 Drapeau : France M. Berp 1935-1937
Rang Nom Période
11 Drapeau : France Maurice Viala 1937-Déc. 1938
12 Drapeau : France Dr. Fourcade Janv. 1938-Juin 1938
13 Drapeau : France M. Jeanjean 1938-1943
14 Drapeau : France Louis Rolland 1943-1950
15 Drapeau : France M. De Robert 1950-1951
16 Drapeau : France M. Fox 1951-1954
17 Drapeau : France Dr. Armand 1954-195X
18 Drapeau : France Jean Thévenet 195X-1957
19 Drapeau : France Ferdinand Bessède 1957-1966
20 Drapeau : France René Archimbeau 1966-1970
Rang Nom Période
21 Drapeau : France Jean Thévenet 1970-197X
22 Drapeau : France Roger Prouget 197X-Juin 1974
23 Drapeau : France Emmanuel Tur Juin 1974-Juil. 1974
24 Drapeau : France Roger Prouget Juil. 1974-Nov. 1974
25 Drapeau : France Roger Prouget Nov. 1974-1975
Drapeau : France Louis Nicollin
26 Drapeau : France Louis Nicollin Depuis 1975

Effectif professionnel actuel[modifier | modifier le code]

Effectif de la saison 2014-2015[137],[138]
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[Note 11] Nom Date de naissance Sélection[Note 12] Club précédent
1 G Drapeau de la France Pionnier, LaurentLaurent Pionnier 24/5/1982 (32 ans)
0 Formé au club
16 G Drapeau de la France Jourdren, GeoffreyGeoffrey Jourdren 4/2/1986 (28 ans)
0 Formé au club
30 G Drapeau de la France Ligali, JonathanJonathan Ligali 28/5/1991 (23 ans)
0 Formé au club
3 D Drapeau de la France Congré, DanielDaniel Congré 5/4/1985 (27 ans)
Toulouse FC
4 D Drapeau du Brésil Hilton, VitorinoVitorino Hilton Capitaine 13/9/1977 (36 ans)
Olympique de Marseille
5 D Drapeau : Côte d'Ivoire Tiéné, SiakaSiaka Tiéné 22/2/1982 (32 ans) Côte d'Ivoire Paris Saint-Germain
13 D Drapeau de la Suisse Gissi, DylanDylan Gissi 27/4/1991 (23 ans)
Club Olimpo
21 D Drapeau du Maroc El Kaoutari, AbdelhamidAbdelhamid El Kaoutari 17/3/1990 (24 ans) Maroc 0 Formé au club
25 D Drapeau de la France Deplagne, MathieuMathieu Deplagne 1/10/1991 (22 ans)
0 Formé au club
26 D Drapeau du Maroc Jebbour, YassineYassine Jebbour 24/8/1991 (23 ans) Maroc Stade rennais
27 D Drapeau de la France Assoumin, JeffreyJeffrey Assoumin 5/2/1993 (21 ans)
0 Formé au club
32 D Drapeau de la France Saint-Ruf, NicolasNicolas Saint-Ruf 24/10/1992 (21 ans)
RC Lens
6 M Drapeau de la France Marveaux, JorisJoris Marveaux 15/8/1982 (32 ans)
Clermont Foot
8 M Drapeau de la France Martin, JonasJonas Martin 9/4/1990 (24 ans)
Amiens SC
14 M Drapeau de la France Dabo, BryanBryan Dabo 18/2/1992 (22 ans)
Blackburn Rovers
17 M Drapeau de la France Lasne, PaulPaul Lasne 16/1/1989 (25 ans)
AC Ajaccien
20 M Drapeau de la France Sanson, MorganMorgan Sanson 18/8/1994 (20 ans)
Le Mans FC
22 M Drapeau de la France Stambouli, BenjaminBenjamin Stambouli 13/8/1990 (24 ans)
0 Formé au club
23 M Drapeau de la Tunisie Saihi, JamelJamel Saihi 27/1/1987 (27 ans) Tunisie 0 Formé au club
29 M Drapeau de la France Seraf, GianiGiani Seraf 4/7/1994 (20 ans)
0 Formé au club
7 A Drapeau de la France Mounier, AnthonyAnthony Mounier 27/9/1987 (26 ans)
OGC Nice
9 A Drapeau de la France Bérigaud, KévinKévin Bérigaud 9/5/1988 (26 ans)
Évian Thonon Gaillard FC
10 A Drapeau du Paraguay flèche vers la droite Barrios, LucasLucas Barrios 13/11/1984 (29 ans) Paraguay Spartak Moscou
11 A Drapeau de la Colombie Montaño, Victor HugoVictor Hugo Montaño 1/5/1984 (30 ans) Colombie Stade rennais
18 A Drapeau du Maroc Aït-Fana, KarimKarim Aït-Fana 25/2/1989 (25 ans) Maroc 0 Formé au club
19 A Drapeau : Sénégal Camara, SouleymaneSouleymane Camara 22/12/1982 (31 ans) Sénégal OGC Nice
24 A Drapeau du Pérou Deza, JeanJean Deza 9/6/1993 (21 ans) Pérou CDU San Martín
27 A Drapeau du Bénin Mounié, SteveSteve Mounié 29/9/1994 (19 ans)
0 Formé au club
28 A Drapeau de la France Bakar, DjamelDjamel Bakar 6/4/1989 (25 ans)
AS Nancy-Lorraine
31 A Drapeau de la France Cornette, QuentinQuentin Cornette 17/1/1994 (20 ans)
0 Formé au club
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
Préparateur(s) physique(s)
  • Drapeau : France Stéphane Paganelli
Entraîneur(s) des gardiens
  • Drapeau : France David Moulin
Kinésithérapeute
  • Drapeau : France Olivier Megel (Kiné)
  • Drapeau : France Eric Perraux (Ostéo)



Légende

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Autres équipes[modifier | modifier le code]

Équipe réserve et équipes de jeunes[modifier | modifier le code]

La réserve montpelliéraine évolue en CFA lors de la saison 2014-2015. Après avoir été reléguée de CFA en fin de saison 2009-2010 provoquant le départ de son entraîneur Ghislain Printant, remplacé à ce poste par Bruno Lippini[139], elle retrouve le niveau supérieur à l'issue de la saison 2013-2014 en terminant première de son groupe. Entraînée pour la saison 2014-2015 par Fabien Lefèvre, l'équipe de CFA est composée majoritairement des U20 et complétée par les joueurs du groupe professionnel en phase de reprise ou en manque de temps de jeu.

Les U19 (juniors) du Montpellier HSC ont remporté deux Coupes Gambardella et ont été finalistes à trois reprises.

Jacques Bonnet est l'entraîneur des deux premières équipes finalistes. En 1984, les jeunes montpelliérains, menés par Franck Passi et Laurent Blanc, s'inclinent face à l'AJ Auxerre 3-0[140]. L'année suivante, Montpellier s'incline face à Laval aux penalties (0-0 au terme des 120 minutes). Cette équipe, en plus de Franck Passi et Laurent Blanc, comprend Pascal Baills et Kader Ferhaoui[141].

Le premier titre intervient en 1996 face au FC Nantes, l'équipe entraîné par Mama Ouattara s'impose sur un but d'Ibrahima Bakayoko[142]. L'année suivante, les Montpelliérains, dirigés par Mama Ouattara et Fleury Di Nallo, s'inclinent face à l'Olympique lyonnais après la séance de tirs aux buts (1-1, 5 t.a.b. à 4). Cette équipe comprend Rémy Vercoutre, Ahmed Madouni et Toifilou Maoulida[143].

Le dernier titre montpelliérain est intervenu en 2009, les joueurs de Bruno Lippini s'imposent face au FC Nantes (2-0) grâce à des buts de Dimitri Sarasar et Rémy Cabella[144]. Les jeunes montpelliérains ont également remporté en 1990 le dernier championnat national des cadets[145], cette équipe comprend notamment Vincent Candela et Jean-Christophe Rouvière.

Palmarès des équipes réserves et de jeunes en compétitions officielles
Équipes réserves Équipes de jeunes
  • Coupe Gambardella (2)
    • Vainqueur : 1996, 2009.
    • Finaliste : 1984, 1985, 1997.
  • Championnat de France cadets (1)
    • Vainqueur : 1990.
  • Trophée des centres de formation (1)
    • Vainqueur : 2010.
  • Coupe Nationale U13 (1)
    • Vainqueur : 2009.
  • Coupe de la ligue du Languedoc-Roussillon (-17 ans) (2)
    • Vainqueur : 2013, 2014.
  • Coupe de la ligue du Languedoc-Roussillon (-15 ans) (2)
    • Vainqueur : 2013, 2014.
  • Coupe de la ligue du Languedoc-Roussillon (juniors) (3)
    • Vainqueur : 1993, 1995, 1996.

Équipe féminine[modifier | modifier le code]

L'équipe féminine du Montpellier HSC a été créée en 1990 sous le nom de Montpellier Le Crès et a rejoint les structures du club en 2001. L'équipe fanion qui participe au championnat de France de football féminin est entraînée par Sarah M'Barek et a pour capitaine l'internationale féminine Hoda Lattaf.

L'équipe féminine du Montpellier HSC joue ses matchs dans différents stades de l'agglomération montpelliéraine (Villeneuve-lès-Maguelone, Domaine de Grammont et principalement à Sussargues). Certains matchs importants se déroulent cependant au stade de la Mosson[146].

Au classement européen diffusé par l'UEFA en juin 2013, le club se situé au dix-huitième rang.

Palmarès du Montpellier Hérault Sport Club section féminine
Compétitions internationales Compétitions nationales
Équipes de jeunes
  • Challenge national féminin U19[147] (2)
    • Vainqueur : 2011, 2012.
  • Coupe fédérale féminine 16 ans à 7[148] (3)
    • Vainqueur : 2006, 2007, 2008.
  • Coupe fédérale féminine 13 ans à 7[149] (2)
    • Vainqueur : 2005, 2006.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Affluence[modifier | modifier le code]

Le Montpellier HSC a connu son record d'affluence en 2009-2010 pour son retour en Ligue 1 avec 18 980 spectateurs de moyenne. Le record précédent datait de la saison 1998-1999 avec 14 685 spectateurs. La fréquentation du stade de la Mosson a été doublée par rapport à la dernière saison en Ligue 2. En 2010-2011, 10 800 supporters s'abonnent pour suivre les matchs du club à domicile, établissant un nouveau record après les 9 763 abonnés de la saison 2009-2010[150].

Le baromètre d'image des clubs professionnels de football 2010 fait apparaître que 65 % des habitants de la région Languedoc-Roussillon s'intéressent au Montpellier Hérault SC et 88 % en ont une bonne image. Le club suscite également, pour les sondés, une image sympathique (71 %), dynamique (63 %) et formatrice (62 %)[151].

Au niveau télévisuel, deux affiches impliquant le MHSC en 2008-2009 ont dépassé les 440 000 spectateurs sur Eurosport, ce sont les deux meilleures audiences d'Eurosport sur la Ligue 2 depuis le début de sa diffusion sur la chaîne. MHSC-RC Lens a ainsi attiré 449 000 téléspectateurs et MHSC-RC Strasbourg, 414 000[152]. Lors de son retour en première division en 2009, Montpellier a été la cinquième équipe la plus diffusée, hors paiement à la séance, avec 11 retransmissions en 38 journées[153].

Affluences du club montpelliérain de 1919 à aujourd'hui[154]

Stade de la Mosson Stade Richter Parc des Sports de l'avenue du Pont Juvénal

Groupes de supporters[modifier | modifier le code]

vue d'une tribune d'un stade
Tifo pour le 10e anniversaire de l'Armata Ultras lors du match MHSC - OL du 19 avril 2013

Le doyen des groupes de supporters du MHSC est le « Club Central des Supporters » créé en 1977 par Bernard Soccoro, lors de l'édification de la « Butte », pour la venue en coupe de France du voisin nîmois. Il occupe maintenant la tribune « Larzac »[155].

Parmi les groupes plus récents, le « Kop Wolf 34 », anciennement « Gévaudan's Wolves 09 », formé en août 2009 en tribune « Gévaudan » et occupant désormais la tribune « Corbières »[156], « Camarga Unitat », créé en 2011 et installé également en tribune « Corbières » après avoir occupé « Petite Camargue » et « Larzac »[157], le « Montpellier Club Narbonnais » fondé en 2011 et constitué de supporters audois, les « Exilés du 34 », créé en 2012 et regroupant des supporters pailladins habitant en Région Parisienne[158], et « Montpellier Interactif », officialisé au début de la saison 2012-2013 et regroupant les internautes du forum internet du même nom[159].

Le MHSC est également supporté par deux groupes ultra. La « Butte Paillade 91 » située en « Étang de Thau », plus connue sous le nom de « La Butte » a été créée en 1991 par des membres des « Rangers » en tant que section du « Club Central des Supporters ». Elle devient très rapidement autonome et est le groupe ultra historique du club[155].

L'« Armata Ultras 2002 » créé en 2002, autre groupe ultra du club, est également basé dans la tribune « Étang de Thau » aux côtés de la « Butte Paillade 91 ». Ce groupe, qui se veut antiraciste, est toujours présent lors des rencontres à l'extérieur ne ratant qu'un seul match depuis sa création. Pour cause d'intempéries, il n'avait pu se rendre à Ajaccio[155]. Le 1er février 2011, l'association « Butte Paillade 91 » est suspendue par le ministère de l'intérieur suite à des incidents, le dernier à Reims avant le match des 32e de finale de coupe de France[160]. L'autre groupe ultra, l'« Armata Ultras 02 », décide alors de se mettre en sommeil durant cette période[161]. Ils reprennent leur activité en début de saison 2011-2012.

Parmi les supporteurs célèbres du MHSC, on peut citer Michel Galabru[162], depuis les années 1930, Julien Doré[163], Rémi Gaillard[164] ou Richard Gasquet[165].

Le 2 novembre 2010, une convention pour le développement et la coordination de la lutte contre les violences et le racisme à l'occasion des matches de foot du MHSC a été signée entre le club, la préfecture de l'Hérault, le procureur de la République, la communauté d'agglomération de Montpellier, les Transports de l'agglomération de Montpellier et la ville de Montpellier. Cette convention est la première au niveau national et a pour objectif la préparation, l'organisation et la gestion conjointe des matchs[166].

Rivalités[modifier | modifier le code]

Rivalités régionales[modifier | modifier le code]

Localisation des clubs rivaux
Scène de derby entre le SOM et le FC Sète en 1930.

Des années 1920 jusqu'au début des années 1960, le principal rival pour l'hégémonie régionale du SO Montpellier est le FC Sète. Ce dernier, auteur du 1er doublé Coupe-Championnat dans les années 1930 est à cette époque une grande équipe du football français.

Une vingtaine de kilomètres séparant les deux villes, de nombreux derbys en Division 1, en Division 2 ou en coupe de France, attirent de grandes foules aux Métairies de Sète ou au parc des sports de Montpellier[167].

Cette rivalité atteint son paroxysme lors de la saison 1933-1934 où au cours d'une confrontation, André Guillard, gardien de but du SOM est expulsé pour avoir assommé l'attaquant sétois Istvan Lukacs qui le provoque depuis le début du match. Il est alors suspendu six mois par la fédération française de football, punition jugé excessive par les Montpelliérains qui y voient l'œuvre de Georges Bayrou, le président sétois[168].

Mais le déclin du club sétois, au début des années 1960, puis celui du SOM, à la fin des années 1960, font disparaître cette rivalité départementale.

Lorsque les Pailladins reviennent sur le devant de la scène à la fin des années 1970, c'est le Nîmes Olympique qui a la suprématie régionale et Louis Nicollin s'appuie ainsi sur de nombreux anciens nîmois pour développer le club tels Luigi Landi, Jean-Pierre Betton ou Henri Augé. Le transfert de Michel Mézy en 1979 est un des déclencheurs de la rivalité entre les deux villes, le président nîmois considérant qu'il s'agit d'un vol et d'une trahison du joueur à qui il interdit de disputer la fin de la saison, le privant ainsi du titre de meilleur libéro[169]. Cette rivalité va grossir entre les deux clubs lorsqu'ils se retrouvent ensemble en seconde division et à mesure que les Montpelliérains prennent l'ascendant sur le football régional. Ces rencontres vont être de plus en plus tendues au fil des années à l'image de la demi-finale de la coupe de France 1996 où le Nîmes Olympique, retombé alors en National, affronte une équipe pailladine, 7e de Division 1. Les déclarations d'avant match de Louis Nicollin[170] et la victoire finale des Nîmois vont rendre les derbys suivants entre les deux clubs encore plus exaltants. Les relégations successives de Nîmes Olympique sont ainsi saluées par des banderoles au stade de la Mosson[171]. De nos jours, à l'approche de chaque match entre les deux clubs, les passions restent exacerbées entraînant de nombreux dérapages verbaux[172] et incidents entre supporters[173].

Outre ces deux grandes rivalités avec le FC Sète et le Nîmes Olympique, d'autres derbys ont eu lieu avec l'AS Béziers et l'Olympique d'Alès. Les relations avec ces deux clubs n'ont cependant jamais été tendues, une convention de partenariat étant même signée avec l'Olympique d'Alès dans les années 1990[174]. Les derbys sont l'occasion pour chacun de ces clubs de remplir le stade.

Dans les années 1980, il n'est pas rare de voir les 5 clubs languedociens dans le même groupe de Division 2.

Rivalité nationale[modifier | modifier le code]

Enfin, il existe une rivalité qui n'est pas vraiment régionale, mais plutôt due à la popularité de l'Olympique de Marseille. En effet depuis la période glorieuse de l'OM, de nombreux Héraultais préfèrent soutenir le voisin marseillais au club local. Cette popularité se constate particulièrement lors du déplacement des olympiens au stade de la Mosson, puisque le MHSC fait quasiment toujours ses meilleures affluences lors de ces rencontres[175]. Le club, pour lutter contre ce phénomène, a mis en place, lors de la saison 2009-2010, un système de location favorisant les supporters montpelliérains[176].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. a, b et c La section rugby à XV du SOM prend son autonomie en 1923 sous le nom d'Union Sportive Montpelliéraine. Les 2 clubs refusionneront entre 1941 et 1944 sous les initiales USOM, la section rugby atteignant les 1/4 de finales du Championnat de France en 1943. En septembre 1944, l'USM passe au rugby à XIII sous le nom d'USM XIII, mais se met en sommeil dès 1946 faute de moyens et de stade. Le club renaît en 1953 et évoluait en 2012 dans l'élite sous le nom de Montpellier Agglomération Rugby XIII
  3. Ce 1er match officiel de l'histoire du SOM se joue sur la stade du SCM, 92 avenue de Toulouse, à 14 heures. Le prix d'entrée est fixé à 1,50 frs. Le score de parité (2-2) obligera les 2 équipes à se retrouver le 23 novembre au Parc à Ballons avec qualification du SOM à l'issue (3-2)
  4. a et b Le Sport Club Montpelliérain, fondé en 1908, est le club du patronage des jésuites de Saint-Joseph de Figuerolles et des anciens du collège jésuite Rondelet. Le Sport Club a remporté le championnat du Languedoc des patronages (FGSPF) en 1913 et en 1914 mais n'a jamais dépassé les huitièmes de finales de la phase nationale. Il sera pendant plusieurs dizaines d'années le doyen des clubs de football de Montpellier, jusqu'à sa fusion avec le Montpellier Littoral (ex-SOM) en 1970
  5. Jusqu'en 1970, les clubs de division 2 ne peuvent pas être relégués, le monde professionnel et le monde amateur sont bien différenciés.
  6. Plusieurs joueurs montpelliérains comme Jean-Marc Valadier, Bernard Ducuing, Franck Lucchesi et Jean-Claude Lemoult sont entrés dans le groupe Nicollin à des postes de responsabilité à la fin de leur carrière de footballeur.
  7. Nicollin reprend la section rugby du Montpellier Université Club (en 1985), la section athlétisme de l'ASPTT Montpellier (en 1987), le club de handball du Cosmos (en 1987) et le club de basket de Montpellier Juvignac. Sous le sigle MPSC, ces 4 sections vont très vite obtenir de bons résultats : accession en Division 1 groupe B (1986) pour le rugby, accessions en Nationale 2 (1988) puis en Nationale 1B (1989) pour le handball, accessions en Nationale 1B puis en Nationale 1A (1988), quart de finalistes du championnat (5e) et qualification pour la Coupe d'Europe (1989) pour le basket.
  8. En 1986, la section rugby fusionne avec le Stade Montpelliérain sous le nom de Montpellier Rugby Club. En 1989, la section basket devient le Montpellier Basket, la section handball devient le Montpellier Handball et la section athlétisme fusionne avec d'autres clubs sous l'appellation Montpellier Athlétisme.
  9. Serge Blanc, Jérôme Bonnissel, Bruno Carotti, Franck Rizzetto, Fabien Lefèvre, Christophe Sanchez au coup d'envoi. Bruno Alicarte et Jean-Christophe Rouvière sont sur le banc des remplaçants.
  10. En septembre 1919, quelques semaines après sa naissance, le SOM fusionne avec La Vie au Grand Air du Languedoc. On peut considérer cette fusion comme une absorption, la VGAL se fondant dans le nouveau club somiste et étant à l'origine de sa section football.
  11. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  12. Seule la sélection la plus importante est indiquée.

Références[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Victor Sinet, Il était une fois La Paillade…, Montpellier, Éditions MHSC,‎ 1999, 126 p. (ISSN 1276-7794) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Bernard Sperne et Éric Champel, 20 ans de coups de cœur 1974-1994, Montpellier, Éditions MHSC,‎ 1994, 120 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Goal !!! - Bruno Canard, Jérôme et Annie Bessil - Éditions Axone 1989
  • La coupe pour Montpellier ! - Christian Heln - 1991
  • Benjamin Conte, Hôtel de la Mosson, Montpellier (34), À compte d'éditeur,‎ 2011, 178 p.
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