Robert Chapatte

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Robert Chapatte

Nom de naissance Robert Chapatte
Naissance 14 octobre 1922
Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine, France
Décès 19 janvier 1997 (à 74 ans)
Paris, France
Nationalité française
Profession

Robert Chapatte, né le 14 octobre 1922 à Neuilly-sur-Seine et mort le 19 janvier 1997 à Paris est un coureur cycliste français reconverti dans le journalisme sportif à la télévision. Fils d'une mandataire aux Halles de Paris, il est le père de Dominique Chapatte, journaliste à M6.

Il est inhumé au cimetière ancien de Neuilly.

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Robert Chapatte fut coureur cycliste professionnel pendant onze saisons de 1944 à 1954. Il prit notamment part à cinq éditions du Tour de France de 1948 à 1952. Il termina la « Grande Boucle » au 16e rang du classement général en 1949. Il remporta notamment le Circuit des Pyrénées en 1949 et le Grand Prix d'Espéraza en 1952.

En 1949, Robert Chapatte fut le tout premier coureur cycliste à répondre à une interview à la télévision française.

Palmarès partiel[modifier | modifier le code]

  • 1949
    • Circuit des cols pyrénéens
  • 1952
    • Grand Prix d'Espéraza

Résultats sur le Tour de France[modifier | modifier le code]

  • 1948 : 28e
  • 1949 : 16e
  • 1950 : abandon (9e étape)
  • 1951 : hors-délais (7e étape)
  • 1952 : abandon (3e étape)

Journalisme[modifier | modifier le code]

Après sa carrière sportive, il devient journaliste sportif pour des quotidiens comme L'Aurore et Le Provençal, puis commente le Tour de l'Ouest 1955 sur les ondes de Radio Monte-Carlo. Un incident intervient au cours d'une des étapes de cette course : les micros de Chapatte (RMC) et Georges Briquet (RTF) sont intervertis, chacun parlant sur le média de l'autre. Cet incident technique permet de créer un lien entre les deux hommes, et Briquet fait entrer Chapatte à la RTF dans la foulée. Il reste sur la radio nationale jusqu'en 1959 avant de passer à la télévision. Il y commente le cyclisme de 1960 jusqu'en 1966, notamment dans l'émission Les Coulisses de l'exploit et également dans l'Émission "Sports-Dimanche" où officient également Michel Drucker, Roger Couderc, Thierry Roland ou Henri Carrier. Il est alors l'une des victimes de la grande purge qui touche la télévision après les évènements de mai 1968. Il retourne alors à la radio, sur Europe 1.

Parallèlement à ses activités dans le domaine audiovisuel, il poursuit une collaboration commencée dès la fin de sa carrière de coureur cycliste à Miroir Sprint pour ses numéros spéciaux émis à l'occasion du Tour de France : le Miroir du Tour. Lors de la création du magazine mensuel Miroir du Cyclisme en janvier 1961, il en intègre le comité de rédaction. Il livre chaque mois une chronique : « Les carnets de Robert Chapatte ». Son nom disparaît du comité de rédaction à l'automne 1962.

De retour à la télévision en 1975, il devient chef du service des sports à Antenne 2 et lance notamment Stade 2. Il présente lui-même l'émission omnisports hebdomadaire Stade 2 de 1975 à 1985. En 1978, il obtient le Prix Henri Desgrange de l'Académie des sports. Il reste ensuite consultant de luxe sur le Tour de France en commentant les directs avec Jacques Anquetil d'abord, puis Patrick Chêne après la disparition du célèbre coureur normand. On lui doit notamment le fameux « théorème de Chapatte ».

Il fut un hôte assidu de Sainte-Maxime, dans le Var, où il possédait une résidence secondaire.

Il est l'auteur de Mes tours de France - Le cyclisme, la télé et moi, paru aux éditions Presses Pocket (522/523).

Présentateur de télévision[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]