Jean-Michel Aulas

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Jean-Michel Aulas

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Nom de naissance Jean-Michel Antoine Aulas
Naissance 22 mars 1949 (65 ans)
L'Arbresle
Nationalité Drapeau de la France France
Profession Homme d'affaires
Fondateur et Président de la société CEGID
Activité principale Président de l'Olympique lyonnais
Formation
Distinctions

Jean-Michel Aulas, né le 22 mars 1949 à l'Arbresle (Rhône), est un homme d'affaires français.

Il est fondateur et président de la société CEGID et président du club de football de l'Olympique lyonnais depuis 1987. Il est le président directeur général de l'OL Groupe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Son père était professeur de lettres au collège André-Lassagne à L'Arbresle, et chroniqueur au quotidien Lyon Matin, chef de la rédaction de Villefranche-sur-Saône, sa mère professeur de mathématiques au sein du même établissement scolaire. Étudiant en informatique (BTS au lycée La Martinière de Lyon) puis en gestion (licence d'économie), il est aussi joueur de handball niveau 2e division nationale au handball club du Pays de l'Abresle (HBCPA) ex LATAC, au club de Villefranche-sur-Saône en deuxième division, et délégué du syndicat étudiant UNEF en 1968, ce qui l'amène à prendre part aux événements de Mai 68. Marié au cours des années 1980, père en 1986, puis divorcé en 1993[1], son fils Alexandre rejoint en 2011 sa holding ICMI après une expérience de trader chez Apax Partners.

Entrepreneuriat[modifier | modifier le code]

Le jeune Jean-Michel Aulas demande l'émancipation à ses parents pour cocréer, à 19 ans (la majorité est alors à 21 ans), le Cegi (Centre d'études et de gestion par l'informatique), qu'il revend deux ans plus tard à la Cegos.

Au sein de Sligos, il innove en créant et animant un réseau de prescripteurs de premier plan à l'époque : les cabinets d'experts comptables.

En 1983, il démissionne pour fonder, avec Jean-Claude Sansoe, la Cegid (Compagnie européenne de gestion par l'informatique décentralisée), entreprise spécialisée dans les progiciels de gestion et de comptabilité. Il met très rapidement sur le marché un catalogue de logiciels de gestion conforme au nouveau plan comptable. Il récupère tout aussi rapidement une bonne partie de son réseau d'experts comptables.

En octobre 2007, Jean-Michel Aulas cède la Cegid à la société Groupama, néanmoins il en conserve la présidence pour au moins quatre ans[2]

Jean-Michel Aulas entretient des rapports cordiaux avec de nombreux chefs d'entreprises[réf. souhaitée] français. Il est proche notamment d'Olivier Ginon PDG de GL Events, Bruno Bonnell cofondateur de la société Infogrames ou encore de Christian Latouche, le PDG de Fiducial et unique actionnaire du média Lyon Capitale[réf. souhaitée].

Olympique lyonnais[modifier | modifier le code]

La deuxième passion de Jean-Michel Aulas, le football, vient plus tard, en 1987, un peu par hasard. Aulas, invité régulier de l'émission Ambitions sur TF1 présentée par Bernard Tapie, participe un soir de 1987 à une fête organisée après la diffusion du programme. Un journaliste du Progrès est présent et demande à Bernard Tapie qui, selon lui, pourrait sortir l'Olympique lyonnais des bas fonds de la Division 2. La réponse est toute trouvée et fait la Une de la presse lyonnaise la semaine suivante : « Aulas président de l'OL ».

Jean-Michel Aulas accepte « pour rendre service » . Le 15 juin 1987, le conseil d'administration de l'OL le nomme président d'un club criblé de dettes, et qui a frôlé la relégation en division inférieure. Une quinzaine d'années plus tard, l'Olympique lyonnais entame sa série historique de titres de champion de France de Ligue 1.

Entre-temps, Jean-Michel Aulas s'est attaché à assainir les finances du club, puis à favoriser son développement sportif en diversifiant ses sources de revenus. Sous son impulsion, l'Olympique lyonnais devient dans les années 2000 la référence du football français pour la qualité de sa gestion, qui l'ont fait passer d'un statut de PME à celui de holding coté en Bourse, et baptisé OL Groupe. Ses détracteurs lui reprochent une vision du « football-business » où la marque du club est accolée à des activités sans rapport avec le sport ; ses partisans louent un bilan particulièrement flatteur, que selon eux essaient de copier sans succès d'autres dirigeants du football français.

Le 16 mai 2007, Aulas est élu à la tête du G14, association qui regroupe 18 des clubs européens de football les plus influents, et controversée pour son opposition à l'UEFA. Dans son premier discours après son élection, il déclare vouloir élargir le G14 aux 40 plus grands clubs européens. Depuis, le G14 s'est dissout.

En octobre 2007, il est élu président d'une nouvelle association baptisée FAP (Football Avenir Professionnel), visant à défendre les intérêts de certains clubs de Ligue 1. L'association est vivement critiquée pour son caractère élitiste par les autres clubs de Ligue 1, qui n'en font pas partie.

Au mois d'avril 2009, Jean-Michel Aulas est élu « Prix de la personnalité du sport business de la décennie 1998-2008 », prix organisé à l'initiative des sociétés publicitaires, marketing et de médias dédiées aux acteurs du sport TNS Sport et de NZ consulting[3] afin de « récompenser une stratégie entrepreneuriale gagnante sur une décennie »[4]. En novembre 2009, il annonce qu'il restera président de Lyon jusqu'en 2020 ou plus[réf. nécessaire].

En septembre 2010, il est réélu parmi les onze membres du conseil d'administration de l'ECA. Aulas sera à la tête du groupe de travail sur le "Fair play financier", représentant de l'ECA dans les réunions sur le dialogue social auprès de l'Union Européenne et représentant auprès de la FIFA dans le forum des clubs pour les compétitions mondiales[5].

Le football selon Aulas[modifier | modifier le code]

Dès son arrivée à la tête de l'OL, JM Aulas présente un plan très ambitieux : amener Lyon en Coupe d'Europe en trois années. « C'était plus un concept marketing qu'un plan stratégique »[réf. souhaitée], reconnaît aujourd'hui Aulas. Mais après un mauvais départ, l'OL retrouve la division 1 et, comme annoncé, se qualifie deux ans plus tard, en 1991, pour la Coupe d'Europe.

Suivent les années d'apprentissage et de structuration du club : pour Aulas, un club de foot est une entreprise comme les autres. Il transforme donc l'antique association olympique en une SAOS (Société anonyme à objet sportif), forme une holding (OL Groupe) et crée plusieurs filiales exploitant la marque OL. Il parle ainsi de « business plan » et de « merchandising », chose nouvelle à l'époque.

En 1999, il fait entrer, contre 16 millions d'euros, Jérôme Seydoux (président de Pathé) dans le capital d'OL Groupe. En 2006, Jean-Michel Aulas obtient après un intense lobbying auprès de Jean-François Lamour, Ministre de la Jeunesse et des Sports mais aussi bien aidé par la Commission européenne[réf. souhaitée] qui l'avait demandé au gouvernement français en décembre 2005, la levée de l'interdiction faite aux clubs sportifs d'entrer en bourse dans le but de réunir les fonds nécessaires à la construction d'un nouveau stade pour l'OL, d'une capacité de 60 000 places. Ce projet de nouveau stade, le stade des Lumières, est très controversé et suscite de fortes oppositions de la part de certains conseils municipaux, associations et citoyens[6], ce qui amène un retard dans le calendrier.

Sur le plan sportif, l'équipe fanion peine à obtenir au niveau continental la même réussite que sur la scène nationale[7] mais reste au sommet de la Ligue 1 pendant 7 ans de suite. En 2004, Jean-Michel Aulas crée une section féminine de football à l'OL. Cette équipe obtient rapidement un palmarès conséquent, aussi bien au niveau national (8 titres successifs de champion de France, 5 Coupes de France) qu'au niveau européen (4 finales dont 2 titres successifs en Ligue des champions féminine de l'UEFA en 2011 et 2012) ; les joueuses lyonnaises constituent l'ossature de l'équipe de France qui accède aux demi-finales de la Coupe du monde en 2011.

Palmarès (président)[modifier | modifier le code]

Équipe Masculine[modifier | modifier le code]

Équipe Féminine[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

« Fair play financier »[modifier | modifier le code]

Jean-Michel Aulas est reconnu dans le milieu du football pour prôner un football financièrement « propre ».

En plus d'avoir été à la tête un groupe de travail sur le « Fair play financier » au sein de l'ECA, il est sollicité par la ministre de la Jeunesse, de l’Éducation et de la Vie associative pour participer à un groupe de travail pour un football français durable[10]. Ce groupe de travail abordera plusieurs questions :

  • Comment construire un modèle plus durable ?
  • Comment construire un modèle de gestion plus vertueux qui incite les investisseurs à s’engager ?
  • Comment faire encore du football et de ses équipements un facteur de développement pour les territoires, d’éducation et de formation pour la jeunesse, de promotion des valeurs citoyennes pour notre société ?

Le but étant de favoriser la naissance d'un modèle durable du football français.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]