Cercle athlétique de Paris

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CA Paris

Logo du CA Paris
Généralités
Nom complet Cercle athlétique de Paris
Surnoms Les Capistes
Noms précédents Nationale de Saint-Mandé (1896-1899)
Football Club de Paris (1899-1906)
CAP-Charenton (depuis 1964)
Fondation 1896
Statut professionnel 1932-1963
Couleurs Maillot rouge et culotte bleue
Stade Stade de Charentonneau
(1905 aux années 1930)
Palmarès principal
National[1] Coupe de France (1)

Le Cercle athlétique de Paris, couramment abrégé en CA Paris ou CAP, est un club de football français fondé en 1896 sous le nom de Nationale de Saint-Mandé. Il emménage en 1905 au stade de Charentonneau à Maisons-Alfort, commune limitrophe de Paris située dans le département de la Seine. Renommé l'année suivante en Cercle Athlétique de Paris, c'est sous ce nom que le club obtient ses plus grands succès jusque dans les années 1920.

Engagé dans le Championnat de France USFSA dès 1897, le club y gravit tous les échelons et arrive en finale de cette épreuve en 1906 et 1909. Dans les années qui précèdent la Première Guerre mondiale, les Capistes remportent par deux fois le Trophée de France en 1911 et 1913. L'édition 1913 de cette compétition regroupant pour la première fois l'ensemble des quatre fédérations de football alors concurrentes, le CAP peut être considéré comme étant le club champion de France 1913. Les Capistes réussissent ensuite à gagner la Coupe de France en 1920 et à atteindre la finale en 1928.

Le CA Paris obtient le statut professionnel en 1932 et participe aux deux premières saisons du championnat de Division 1 avant d'être relégué en Division 2. La période de gloire du club est révolue et le nombre de Capistes appelés en équipe de France s'arrête à 20 pour un total de 100 sélections. Abonné aux dernières places du championnat de Division 2 et n'ayant plus de stade fixe, le CA Paris quitte la scène professionnelle en 1963. En 1964, le club fusionne avec le Stade Olympique de Charenton et retrouve les terrains de ses débuts à Charentonneau. Depuis, le club évolue dans les divisions inférieures de la Ligue de Paris Île-de-France.

Historique[modifier | modifier le code]

De la Nationale de Saint-Mandé au Football Club de Paris (1896-1906)[modifier | modifier le code]

Les origines du Cercle Athlétique de Paris remontent à 1892, date de fondation de la Nationale de Saint-Mandé, « Société de Gymnastique et de Préparation Militaire ». Une section football est créée en 1896. Le club engage une équipe en troisième série du championnat de France de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA) dès 1897 et dispute ses premiers matchs sur la pelouse de la Belle-Gabrielle dans le bois de Vincennes. La Nationale qui évolue en championnat de deuxième série des équipes secondes en 1897-1898, termine première de sa poule. Admis en troisième série des équipes premières en 1898-1899, le club accède en deuxième série à l'issue de la saison. Bientôt, le club rejoint la première série, mais peine à ce niveau. En 1899, la Nationale devient le Football Club de Paris. Sous ce nouveau nom, le club remporte la Coupe Manier, une compétition nationale réservée aux clubs n'alignant pas plus de trois joueurs étrangers, en 1902 et 1905[2].

L'âge d'or du CA Paris (1906-1920)[modifier | modifier le code]

En 1906, le FC Paris se transforme en Cercle Athlétique de Paris après la fusion opérée avec l'Union Sportive XIIe et le Paris Athlétic Club. Un titre de champion de Paris de première série[3] vient marquer cette évolution voulue par le président du club Michel Fontaine. En phase finale du championnat de France 1906, après avoir écarté le Sport universitaire Caen (8-0), puis le Stade olympique des étudiants toulousains (2-1)[4], le CAP affronte le Racing Club de Roubaix en finale nationale. À Tourcoing, le CAP ouvre le score dès la 6e minute de jeu. Une puissante équipe roubaisienne et un arbitrage contestable permettent aux Nordistes de s'imposer finalement 4-1[2].

La Coupe Manier est ensuite remportée deux fois successivement en 1906 et 1907. Le titre de champion de Paris est à nouveau gagné par le CAP en 1909, ce qui lui permet de participer à nouveau à la phase finale du championnat de France USFSA. L'Angers Université Club (17-1), le Stade rennais (8-3) et l'Union sportive tourquennoise (1-0) sont alors éliminés par les Capistes. En finale nationale, les Parisiens affrontent le Stade helvétique de Marseille à Colombes. Les Suisses de Marseille s'imposent 3-2[2].

Finale de la Coupe de France 1920 : le défenseur havrais Grivel[5] sauve son gardien sous les yeux du Capiste Ernest Gravier, à droite[6].

Le 27 août 1910, le CA Paris quitte l'USFSA et fonde la Ligue de football association (LFA) en compagnie de trois autres clubs parisiens que sont le Red Star, l'Union sportive suisse de Paris et le Paris Star[7]. Cette décision fait suite au refus de l'USFSA de devenir membre du Comité français interfédéral (CFI), un organisme unissant les différentes fédérations gérant le football en France à l'exception donc de l'USFSA. Les Capistes enlèvent les titres 1911 et 1913 de cette ligue.

La LFA ayant adhéré au CFI[7], ces deux titres permettent également au CA Paris de participer au Trophée de France. En 1911, le CAP remporte cette épreuve en écartant en finale le club catholique parisien de l'Étoile des Deux Lacs (1-0). Le club remporte une nouvelle victoire dans le Trophée de France en 1913. Cette fois, après avoir éliminé l'Étoile des Deux Lacs en demi-finale (4-2 après prolongation), les Capistes sont opposés en finale aux Bordelais de la Vie au Grand Air du Médoc. La rencontre a lieu au stade du Jard à Mérignac et voit la victoire (2-1) des Parisiens[2].

La Grande Guerre met les activités du club en veille. En 1917-1918, le CA Paris fait partie des 48 clubs qui participent à la première coupe nationale de football, la Coupe Charles Simon, qui est renommée Coupe de France deux ans plus tard. Le CAP atteint les huitièmes (1918) puis les quarts de finale (1919) lors des deux premières éditions de l'épreuve.

Le CA Paris vainqueur de la Coupe de France 1920 avec, de gauche à droite, Allègre, McDewitt, Mesnier, Dupé, Poullain, Bigué, Vanco, Gravier, Dreyfus, Pache et Bard (capitaine)

La saison suivante, le CAP atteint la finale de l'épreuve après avoir passé facilement les deux premiers tours contre le CO Billancourt (6-2 à Paris)[fff 1] et l'US Romillonne (8-0 à Romilly-sur-Seine)[fff 2]. En huitième de finale, le club parisien bat l'US Servannaise 3-2 à Rennes[fff 3] avant de battre le Red Star en quart à l'issue d'un match d'appui remporté 2-0[fff 4]. La demi-finale est remportée 2-1 à l'extérieur contre la VGA Médoc de Bordeaux[fff 5]. Devant plus de 7 000 spectateurs au stade Bergeyre de Paris près du parc des Buttes-Chaumont, les Capistes ne sont pas favoris[8] mais réussissent à enlever la Coupe de France face aux Normands du Havre Athletic Club (2-1). Les Normands ouvrent le score par l'intermédiaire de Thorel à la réception d'un centre de Blouin. Le CA Paris est meilleur que son adversaire et parvient à reprendre l'avantage grâce à deux buts inscrits par Henri Bard, dit « bébé cadum », sur un penalty puis sur un tir de près[fff 6].

Sur le plan tactique, les deux équipes jouent avec une attaque en W comprenant un avant-centre et deux ailiers. L'équipe du Havre, qui s'est défait de l'AS Cannes après prolongation en demi-finale, dispute la finale privée de son attaquant international Albert Rénier et de son milieu titulaire Sidney Sheldon. L'équipe parisienne est en revanche au complet et aligne en finale sept internationaux français : Henri Bard, Marcel Vanco, Maurice Bigué, André Allègre, André Poullain, Ernest Gravier et Louis Mesnier. Louis Mesnier, international depuis 1904, est alors âgé de 35 ans et joue à l'arrière. Quant au capitaine Henri Bard, il prend sa revanche après avoir perdu la finale avec le FC Lyon en 1918. Deux internationaux suisses complètent l'effectif truffé de stars du CAP : le gardien Ivan Dreyfus et Robert Pache[fff 6],[5].

Le temps des cerises (1920-1932)[modifier | modifier le code]

À peine la Coupe de France 1920 gagnée, l'équipe se disperse suite à des dissensions au sein du groupe. Tous les joueurs quittent le club sauf Charles McDewitt et Georges Moulène. La reconstruction d'une équipe compétitive au CA Paris prend cinq ans, période pendant laquelle le Red Star devient le principal club de la capitale[8].

L'équipe du CA Paris se reconstruit autour de jeunes joueurs. En 1924-1925, l'équipe présente ainsi une moyenne d'âge de 22 ans et, selon l'ancien footballeur Lucien Gamblin devenu journaliste au quotidien sportif L'Auto, elle « progresse de dimanche en dimanche »[8]. L'équipe continue de s'améliorer, ce qui permet au club de remporter le titre de champion de Paris deux ans plus tard en 1927. Cette même saison, le Cercle Athlétique de Paris atteint les demi-finales de la Coupe de France. L'Olympique de Marseille, par un cinglant 6-0 à Lyon, met un terme à ce parcours[9].

Finale de la Coupe de France 1928 : Mahieu remise vers Bertrand devant le défenseur du Red Star Chantrel.

Les Rouges obtiennent leur revanche sur l'OM peu après. En effet, la Fédération française de football association (FFFA) ayant décidé de mettre en place une compétition de fin de saison attribuant le titre de champion de France réunissant les champions des ligues régionales, le CAP est convié à se mesurer à l'Olympique de Marseille, au Football Club Rouennais, à l'Amiens Athlétic Club et au Sporting Club de la Bastidienne. Le CA Paris remporte ce championnat et est couronné champion de France 1927 en s'appuyant sur une équipe comprenant, entre autres, Albert Ottavis, Jean Fidon, les frères Jean et Lucien Laurent ainsi que Marcel Langiller[9].

Lors du championnat de Paris 1928, le CAP dispute le titre au Stade français jusqu'à l'ultime journée. Les Stadistes parviennent à s'imposer au stade de Charentonneau et remportent le championnat[10].

Cette même saison, le CA Paris parvient en finale de la Coupe de France. En seizième de finale, il bat le Havre Athletic Club après un match d'appui (0-0 à Charentonneau puis 1-0 au Havre) qu'il avait déjà vaincu en finale en 1920[fff 7]. Le CAP se défait ensuite de l'AS Valentigney et de l'Olympique lillois, avant de dominer en demi-finale le FC Mulhouse 1893, vainqueur de la Division d'honneur du Championnat de France amateur, par 5 buts à 1[fff 8].

Les Capistes retrouvent en finale le Red Star, pour ce qui est la troisième et dernière finale de l'histoire de la Coupe entre deux équipes parisiennes après celles de 1919 et 1921[11],[fff 9]. Le Red Star se présente avec une équipe expérimentée comprenant notamment les internationaux Paul Nicolas et Juste Brouzes, tous deux triples vainqueurs de la Coupe de France de 1921 à 1923, Marcel Domergue et Augustin Chantrel. L'équipe du CA Paris est plus jeune et ne comprend qu'une « vedette », l'attaquant de 19 ans Marcel Langiller qui est entouré des frères Laurent, 20 et 21 ans, et de Jean Fidon, Georges Ouvray et Pierre Bertrand, qui ont tous moins de 22 ans[11],[fff 9].

Le CAP finaliste de la Coupe de France 1928 avec Blanc (5e debout) – Fidon, OttavisJ. Laurent, Gautheroux, Quentier (capitaine) – Ouvray, L. Laurent, Bertrand, Langiller (4e accroupis), Mahieu

Forte de sa plus grande expérience, l'équipe du Red Star domine le début de la rencontre et prend l'avantage 2-0 par Paul Wartel suite à un corner puis par le Norvégien Brenna Egil Lund qui marque sur un corner direct[11],[fff 9]. Dès le début du match, Marcel Langiller[9], l'un des meilleurs atouts du CA Paris, ainsi que les frères Laurent[11] se blessent. Malgré ce handicap, les Capistes réduisent l'écart à 2-1 en fin de première mi-temps par Pierre Bertrand, qui marque en déviant un tir de Jean Gautheroux[fff 9]. En deuxième mi-temps, le Red Star conserve la « mainmise » sur le match[11] et à la 61e minute de jeu le milieu de terrain audonien Juste Brouzes scelle le score à 3-1 pour le Red Star, qui remporte sa quatrième Coupe de France[fff 9]. Passant devant le président de la République Gaston Doumergue à l'issue de la rencontre, le gardien du CAP Armand Blanc lui lance « En sport comme en politique, les Rouges sont battus »[note 1],[9].

En 1930, le club connaît une nouvelle grave crise qui disloque ses effectifs. Langiller rejoint l'Excelsior de Roubaix tandis que les frères Laurent signent au Football Club de Sochaux. Le CAP ne se remettra jamais vraiment de cette nouvelle saignée[9].

Le CA Paris chez les professionnels (1932-1963)[modifier | modifier le code]

Dès 1932, le club opte toutefois pour le statut professionnel. Engagé dans la première édition de la première division professionnelle, le club parisien signe la première surprise à l'occasion de la première journée en s'imposant 1-3 à Sochaux. Ce succès mérité est obtenu grâce à deux penalties transformés par le gardien capiste, le Hongrois Karoly Mayer[12]. Leader éphémère, le CAP entre vite dans le rang et connaît une saison moyenne en se classant cinquième sur dix équipes dans le groupe B.

La saison suivante, le CA Paris est à nouveau leader du championnat au terme de la première journée en s'imposant 5-1 au stade Buffalo[13] face à l'AS Cannes, avant de s'incliner 21 fois lors des 25 matchs suivants de la saison. Le club termine dernier et loin du premier club non relégué[note 2]. C'est la descente en deuxième division. Jamais les Capistes ne parviendront à s'en extirper[9]. Lors de ses deux saisons en Division 1, le CAP utilise quatre stades pour ses matchs de championnat à domicile : Buffalo (10), Parc des Princes (6), Saint-Ouen (5) et Colombes (1).

Lucien Laurent et Marcel Langiller, ici à la Coupe du monde 1930, reviennent au CA Paris dans les années 1930 après y avoir été formés[fiche 1],[fiche 2].

Le CA Paris est toujours un vagabond sans stade et évolue alors principalement au stade des Suisses à Saint-Mandé, terrain aux dimensions réduites. Le 24 janvier 1937, les Capistes accueillent Charleville à Saint-Ouen. Le jeu produit par les joueurs parisiens est si pitoyable qu'un « titi parisien » particulièrement moqueur s'écrie : « Pas étonnant, ce n'est pas un terrain pour eux, il est trop bas de plafond! ». Le CAP s'impose tout de même 2-1[9].

Après la Seconde Guerre mondiale, le CA Paris retrouve le championnat de Division 2 qui, en 1945-1946, est divisé en deux poules Nord et Sud comprenant quatorze équipes chacune. Le club se maintient en milieu de tableau comme dans les derniers championnats d'avant la guerre (3e sur 5 et 9e sur 16 en 1938, 13e sur 23 en 1939) et parvient à se classer huitième sur quatorze dans la poule Nord. La saison suivante est également une saison équilibrée pour le CA Paris qui termine 12e sur 22 équipes avec 15 victoires et 16 défaites. Les quatre saisons qui suivent sont pénibles pour le club parisien puisqu'il recule dans la hiérarchie et finit en fin de classement de Division 2 : avant-dernier en 1948 et 1949, dernier en 1950 puis à nouveau avant-dernier en 1951. En 1950, l'Olympique lyonnais dispute le premier match de son histoire contre le CA Paris[14].

En 1951, Angelo Grizzetti devient entraîneur du Cercle Athlétique de Paris[15]. Sous sa direction, le club « a une tenue honorable » et quitte les dernières places du championnat de Division 2. Il termine 14e sur 18 lors de la saison 1951-1952 grâce notamment à quelques joueurs talentueux détectés par Grizzetti, dont Bravo et Pardo[15]. Ce rebond n'est que passager puisqu'à partir de la saison suivante, le CAP se contente de vivoter en Division 2 et collectionne les places de lanterne rouge. Sur les onze championnats de Division 2 disputés entre 1953 et 1963, le CA Paris termine deux fois dernier, cinq fois avant-dernier, et quatre fois dans les cinq derniers du classement.

Le président Langiller ouvre les portes de son équipe à des jeunes du RC Paris dès la fin des années 1950 ; sans plus de succès que ce soit en Championnat ou en Coupe. Après la seconde guerre, le club capiste ne parvient à atteindre que les seizièmes de finale à quatre reprises (1946, 48, 50 et 51). C'est bien maigre pour un ancien « roi de la Coupe »[9]. En 1963, le CAP de Marcel Langiller jette l'éponge. « C'était dans l'ordre des choses, le club ne pouvait plus vivre. Nous avons eu le mérite de tenir longtemps. Comme j'étais plus jeune, je m'imaginais d'une année sur l'autre que la situation s'améliorerait. J'ai fini par me rendre à l'évidence. (...) Les derniers temps, nous étions en perpétuelle transhumance : Parc des Princes, Saint-Ouen, Vincennes et même Mantes : nous étions bons pour jouer partout et nulle part. »[16].

Épilogue (1963 à nos jours)[modifier | modifier le code]

Ancien logo du club du CAP-Charenton
Logo depuis 2012[17]

Le club quitte le statut professionnel et redémarre la saison 1963-1964 en championnat de France amateur (CFA), équivalent du troisième niveau dans la hiérarchie du football français. Il s'agit de la dernière saison du club en championnat national. Le CA Paris finit en effet douzième et dernier sans réussir à gagner le moindre match, et est relégué dans le championnat régional de la Ligue parisienne de football.

Le club lie sa destinée à celle du Stade Olympique Charenton (ex-Stade Olympique de l'Est entre 1904 et 1939) en octobre 1964[18] lui permettant de renouer avec son glorieux passé en retrouvant les terrains de ses débuts à Charentonneau[16]. Après la fusion, le nouveau club adopte le nom de CAP-Charenton en 1964[18],[19], le nom officiel devenant par la suite Charenton-CAP[fff 10].

Le CAP-Charenton dispute la saison 1964-1965 en Division d'honneur de la Ligue parisienne, quatrième niveau dans la hiérarchie de l'époque. Les Capistes terminent à nouveau en queue de classement : ils se classent onzième sur douze d'un championnat remportée par l'équipe réserve du Stade français FC et sont relégués en division inférieure, dénommée Promotion d'honneur. Le club n'arrive pas à se maintenir à l'échelon inférieur et est cette fois relégué en championnat de district à l'issue de la saison 1965-1966[20].

Après la descente de Division 2 pour cause de perte du statut professionnel en 1963 et après trois descentes sportives successives, le CA Paris se retrouve ainsi au sixième échelon du football français en 1966-1967. Le club ne parvient pas à se remettre de cette chute précipitée et, malgré les 100 sélections en équipe de France honorées par les joueurs du CAP, le CA Paris végète depuis lors dans les bas-fonds de la hiérarchie parisienne[16], jouant dans les championnats du district de football du Val-de-Marne[21] et plus particulièrement dans le championnat seniors de deuxième division[fff 11], douzième échelon du football français. En 2011-2012, le club remporte la poule A de deuxième division[fff 12] puis se maintient en première division de district la saison suivante[fff 13].

Un simili-CA Paris retrouve vie durant l'été 1998. C'est en fait le CA Paris XIVe, autre club parisien centenaire et locataire du mythique stade Élisabeth, qui change d'identité. Ce club n'a évidemment aucun lien avec le vrai CAP[16].

Différents noms du club[modifier | modifier le code]

L'organigramme suivant récapitule l'évolution du nom du club depuis la création de la section football de la Nationale de Saint-Mandé en 1896.

Évolution du nom du club
 
 
 
 
Nationale de Saint-Mandé
(omnisports) (1892)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nationale de Saint-Mandé
(football) (1896)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Union Sportive XIIe
 
Football Club de Paris (1899)
 
Paris Athlétic Club
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Stade français (1888)
 
Cercle Athlétique de Paris (1906)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Stade français-CAP (1942)
 
 
 
Stade Olympique de l'Est (1904)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Stade français (1944)
 
Cercle Athlétique de Paris (1944)
 
Stade Olympique Charentonnais (1939)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
CAP-Charenton (1964)
 
 
 
 

Résultats sportifs[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1898, le championnat organisé par l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA) ne concerne que Paris et sa proche banlieue. À partir de 1899, il s'ouvre aux clubs de province et des championnats régionaux sont organisés, les champions régionaux se disputant le titre national. Le CA Paris remporte la Troisième série de Paris en 1898, considérée comme titre national, puis la Deuxième série de Paris en 1903 et la Première série de Paris en 1906 et 1909. Les deux victoires en Première série permettent aux Capistes de participer et d'atteindre par deux fois la finale du Championnat de France USFSA.

Après avoir quitté la fédération de l'USFSA pour la Ligue de football association (LFA), le CA Paris remporte deux victoires en Championnat LFA en 1911 et 1913. Ces deux années-là, le CAP peut alors participer au Trophée de France qui regroupe les champions de différentes fédérations. Le club parisien remporte l'épreuve à chaque fois. L'édition 1913, à l'inverse de l'édition 1911, est disputé par les quatre fédérations de football alors concurrentes (FCAF, FGSPF, LFA et USFSA)[22],[23]. La victoire des Capistes dans le Trophée de France 1913 peut ainsi être assimilée à un titre de champion de France, qui reste néanmoins officieux puisque la Fédération française de football (FFF) ne reconnait officiellement les titres de champion qu'à partir de la saison 1932-1933 du championnat professionnel.

À partir de la création de la Ligue de Paris de football en 1919, le CAP participe à la Division d'honneur de cette ligue, qu'il remporte en 1927. En tant que champion régional il participe en 1927 au Championnat de France amateur, qu'il gagne également.

Au palmarès des Capistes figurent en outre trois coupes nationales dont la Coupe de France en 1920. Le lendemain de la victoire en Coupe de France, le quotidien sportif L'Auto titre « Le CA de Paris est champion de France »[24] : il est en effet d'usage, jusqu'à l'introduction du championnat professionnel en 1932, de qualifier de « champion de France » le vainqueur de la coupe. Les deux autres coupes gagnées par le CAP sont des compétitions d'avant-guerre : la Coupe Manier, réservée aux clubs n'alignant pas plus de trois joueurs étrangers, remportée à quatre reprises dans les années 1900 et la Coupe Dewar remportée en 1908 et 1910.

Le CA Paris participe aussi à plusieurs reprises à l'une des plus anciennes compétitions internationales inter-clubs, le Challenge international du Nord, créé en 1898 et qui regroupe selon les années des clubs belges, français, suisses, néerlandais et anglais. Lors de l'édition de 1910 qui voit s'affronter des clubs français et anglais amateurs, le CAP parvient en finale où il perd 3-0 contre le Reigate Priory Football Club[25], club basé à Reigate dans le Surrey.

Palmarès du CA Paris

Compétitions nationales Compétitions régionales
  • Championnat de Paris USFSA :
    • Champion en 1906[3] et 1909[27].
    • Champion de Deuxième série en 1903[28].
  • Coupe Manier :
    • Vainqueur en 1902, 1905, 1906 et 1907.
    • Finaliste en 1904.
Compétitions internationales

Statistiques[modifier | modifier le code]

Le CA Paris dispute deux championnats de Division 1 entre 1932 et 1934. Lors de ces deux saisons, il dispute 44 matchs pour 13 victoires, 4 matchs nuls et 27 défaites. Il marque 93 buts et en encaisse 127, soit une différence de buts de -34[32]. Sur ces deux saisons, les statistiques suivantes peuvent être relevées[20] :

  • joueur disputant le plus grand nombre de matchs : Louis Finot et Karoly Mayer (41) ;
  • joueur marquant le plus grand nombre de buts : André Guimbart (21) ;
  • plus grand nombre de victoires consécutives : 3 ;
  • plus grand nombre de matchs consécutifs sans défaite : 4.

Le club possède le record de défaites consécutives dans le championnat de France de première division en alignant douze défaites de suite lors de la saison 1933-1934[33]. Ce record est partagé avec le Grenoble Foot 38 qui démarre le championnat de Ligue 1 2009-2010 par douze défaites lors des douze premières journées.

En 1938, l'attaquant argentin Hugo Lammana termine meilleur buteur du Championnat de France de Division 2 avec 29 buts[34].

Bilan par saison[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant présente les résultats du Cercle Athlétique de Paris en championnat[16],[35] de la première saison du club en 1897-1898 à la saison 1964-1965, qui fait suite au changement de statut du club en octobre 1964. Les résultats au Trophée de France (1907-1914), en Coupe Manier (1897-1914), en Coupe Charles Drago[36] (1953-1965) et en Coupe de France[37],[fff 15] (depuis 1918) sont également détaillés. Lors des saisons 1942-1943 et 1943-1944, le CA Paris s'associe avec le Stade français au sein de l'Entente Stade français/CA Paris pour présenter une équipe commune en championnat et Coupe de France[38],[39],[40].

Résultats par saison du CA Paris (1897-1932)

Saison Championnat Classement Pts J G N P Bp Bc Diff Coupes
Statut amateur
1897-1898 2e série, équipes secondes USFA 1 / 10 Coupe Manier
1898-1899 3e série de Paris USFA nc
1899-1900 2e série de Paris USFA nc
1900-1901 1e série de Paris USFA Demi-finale
1901-1902 1e série de Paris USFA Vainqueur
1902-1903 1e série de Paris USFA 3/8 Quart de finale
1903-1904 1e série de Paris USFA Finaliste
1904-1905 1e série de Paris USFA Vainqueur
1905-1906 1e série de Paris USFA 1 Vainqueur
Champ. de France USFA Finaliste Trophée de France
1906-1907 1e série de Paris USFA Vainqueur
1907-1908 1e série de Paris USFA nc
1908-1909 1e série de Paris USFA 1 nc
Champ. de France USFA Finaliste
1909-1910 1e série de Paris USFA nc
1910-1911 Championnat LFA 1 Vainqueur nc
1911-1912 Championnat LFA nc
1912-1913 Championnat LFA 1 Vainqueur nc
1913-1914 Championnat LFA 3 / 5 nc
1914-1915
1915-1916
1916-1917 Coupe de France
1917-1918 8e de finale
1918-1919 Quart de finale
1919-1920 DH Paris groupe A 5 / 10 Vainqueur
1920-1921 DH Paris 4 / 10 Quart de finale
1921-1922 DH Paris groupe B 4 / 6 16e de finale
1922-1923 8e de finale
1923-1924 16e de finale
1924-1925 DH Paris groupe B 4 / 8 32e de finale
1925-1926 DH Paris 7 / 8 prélim.
1926-1927 DH Paris 1 / 8 Demi-finale
Champ. de France 1 / 5 6 4 2 2 0
1927-1928 DH Paris 4 / 8 Finaliste
1928-1929 DH Paris 3 / 8 Quart de finale
1929-1930 DH Paris 3 / 8 Quart de finale
1930-1931 DH Paris 3 / 8 Quart de finale
1931-1932 DH Paris 5 / 8 16e de finale
Légende : Pts = points, J = joués, G = gagnés, N = nuls, P = perdus, Bp = buts pour, Bc = buts contre, Diff = différence de buts, prélim. = tours préliminaires

Figures du club[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

Deux présidents marquent l'histoire du Cercle Athlétique de Paris. Le premier est Michel Fontaine, qui est l'architecte de la fusion de 1906 avec l'Union Sportive XIIe et le Paris Athlétic Club. Fontaine, à l'origine de la création en 1919 de la Ligue de Paris de football, est le « grand président » du CA Paris, celui de l'âge d'or du club et des principaux titres remportés par les Capistes[2].

Le second président marquant est Marcel Langiller qui, pendant une vingtaine d'années, dirige le club après la Seconde Guerre mondiale[41] jusqu'à la fusion du club parisien avec le Stade Olympique Charentonnais en 1964. Sous sa présidence, le CAP reste embourbé en fin de classement de la Division 2. Langiller est également un ancien joueur du club : il y est formé jusqu'en 1928 et y termine sa carrière de 1936 à 1938.

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Parmi les entraîneurs du CA Paris, on compte le président Marcel Langiller qui cumule les deux fonctions pendant la saison 1948-1949[41]. Le tableau suivant présente la liste des entraîneurs de l'équipe professionnelle du CA Paris à partir de 1945.

Entraîneurs du CA Paris[42],[43]
Période Entraîneur
1945-1946 Lucien Laurent
1946-1947 Roland Lefèvre
1947-1948 Maurice Banide
1948-1949 Marcel Langiller
1949-1950 André Chardar
1950-1952 Angelo Grizzetti
1952-1953 Pierre Favier
Période Entraîneur
1953-1955 Pierre Bican
1955-1956 Albert Dubreucq
1956-1957 André Chardar
1957-1959 André Mori
1959-1961 Eugène Proust
1961-1963 Angelo Grizzetti (2)

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

L'un des meilleurs joueurs de l'histoire du Cercle Athlétique de Paris est Marcel Langiller. Il s'agit d'un attaquant qui évolue au poste d'ailier gauche. Enfant, il habite dans les environs de Charentonneau, le stade du CA Paris. Il fait partie de l'équipe première du CA Paris à l'âge de 16 ans. Avec ce club, il remporte le titre de champion de France amateur en 1927. La même année il dispute à 19 ans le premier de ses trente matchs avec l'équipe de France[fiche 2]. Après avoir atteint la finale de la Coupe de France 1928 sous le maillot du CA Paris, il participe aux Jeux olympiques d'été de 1928 et rejoint l'Excelsior Athlétic Club de Roubaix. Il poursuit sa carrière de footballeur professionnel au Red Star et à l'AS Saint-Étienne. Marcel Langiller revient ensuite au CA Paris en tant que joueur amateur avant d'y occuper la fonction de président de club[44] jusqu'à la fusion avec le Stade Olympique de Charenton en 1964.

Lors de son premier match international le contre la Belgique, la France compte dans ses rangs cinq joueurs licenciés au CA Paris, alors nommé FC Paris. Il s'agit de Charles Bilot, Georges Bilot, Gaston Cyprès, Louis Mesnier et Joseph Verlet. Dans un dispositif tactique en 2-3-5, alors classique, Joseph Verlet joue à l'arrière. Charles et Georges Bilot évoluent au poste de demi-aile défensif autour du demi-centre et ont pour rôle de marquer les « extérieurs » belges. Parmi les cinq avants, le centre est entouré de deux intérieurs dont Gaston Cyprès et de deux extérieurs, dont Louis Mesnier, pour déborder la défense belge sur les côtés. Louis Mesnier est l'auteur de l'égalisation française 1-1 à la 12e minute de jeu. L'égalisation à 3-3, qui est le score final, est également l'œuvre de deux Capistes : un coup franc de Joseph Verlet est repris victorieusement d'une reprise de volée par Gaston Cyprès à la 87e minute[45],[46],[fff 16].

Les joueurs du CA Paris totalisent 100 sélections en équipe de France de 1904 à 1937. Le tableau suivant donne la liste des joueurs du Football Club de Paris (période 1904-1906) et du Cercle Athlétique de Paris (à partir de 1906) en équipe de France, le nombre de sélections et la période correspondante, ainsi que le nombre total de sélections en incluant les périodes où le joueur est dans un autre club de football.

Joueurs du CA Paris en équipe de France

Joueur Sélections Période Sél. (total)
Georges Albert[fiche 3] 1 1908 1
Henri Bard[fiche 4] 10 1919-1921 18
Henri Beau[fiche 5] 5 1911 5
Maurice Beaudier[fiche 6] 3 1921 3
Maurice Bigué[fiche 7] 7 1911-1914 7
Charles Bilot[fiche 8] 6 1904-1912 6
Georges Bilot[fiche 9] 1 1904 1
Gaston Cyprès[fiche 10] 6 1904-1908 6
Émilien Devic[47],[48] 2 1911 9
Jean Fidon[fiche 11] 1 1927 1
Louis Finot[fiche 12] 7 1930-1934 7
Ernest Gravier[fiche 13] 6 1911 11
Marcel Langiller[fiche 2] 7
puis 3
1927-1928
puis 1937
30
Jean Laurent[fiche 14] 3 1930 9
Lucien Laurent[fiche 1] 2 1930 10
Louis Mesnier[fiche 15] 14 1904-1913 14
Georges Moulène[fiche 16] 1 1926 1
Georges Ouvray[fiche 17] 1 1928 1
Marcel Vanco[fiche 18] 7 1920-1922 8
Joseph Verlet[fiche 19] 7 1904-1911 7
Total 100 1904-1937

L'international Charles Bilot, également médecin, meurt quelques mois après sa sixième sélection d'une maladie pulmonaire contractée auprès de l'un de ses patients.

D'autres joueurs rejoignent les rangs de l'équipe de France après leur formation au CA Paris. C'est le cas notamment d'André Chardar, de Georges Rose, de Pierre Ranzoni ou encore d'Émile Bongiorni. Ce dernier, après son passage au CAP, honore cinq sélections en équipe nationale[fiche 20] et joue pour le meilleur club italien du moment, le Torino Football Club surnommé alors Grande Torino, avant de trouver la mort au cours du drame de Superga qui décime toute l'équipe italienne en 1949.

D'autres internationaux français ont également joué pour le CA Paris comme par exemple André Allègre[fiche 21] et André Poullain[fiche 22] à la fin des années 1910[8] ou encore Alfred Aston, entraîneur-joueur du club parisien après une carrière internationale comptant 31 sélections de 1934 à 1946[fiche 23].

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Stades[modifier | modifier le code]

Le CA Paris joue entre autres au Parc des Princes, configuration 1932-1970.
Localisation des stades du CA Paris en région parisienne :

À sa création en 1896, le Cercle Athlétique de Paris dispute ses premiers matchs sur la pelouse de la Belle-Gabrielle dans le bois de Vincennes. Le club emménage ensuite en 1905 au stade de Charentonneau, qui est l'un des premiers terrains spécialement conçu pour le football en France[49]. Le Cercle Athlétique de Paris joue de nombreuses années dans son fief de Charentonneau, où le club réalise ses plus belles performances avant la Première Guerre mondiale et pendant l'entre-deux-guerres. Mais dès la fin des années 1930, Charentonneau n'est plus disponible : le terrain sur lequel est construit le stade est vendu par un dirigeant du CAP, qui en détient la majorité[50].

Le CAP n'a plus alors de stade fixe et évolue principalement au stade des Suisses à Saint-Mandé, au stade Buffalo à Montrouge, au stade de Paris à Saint-Ouen et au Parc des Princes[8],[16]. Le club dispute également ses rencontres à domicile dans d'autres stades de l'Île-de-France comme par exemple à Mantes. Pendant la saison 1957-1958, il joue sur le terrain de Bonvoisin avant de déménager au stade Léo-Lagrange de Vincennes, et en 1959-1960, le CAP s'installe à « Vincennes piste municipale et Pershing »[51].

En plus d'être le stade emblématique du CA Paris, Charentonneau accueille également un match de l'équipe de France de football[fff 17]. Il s'agit d'un match amical disputé le 1er janvier 1911 contre la Hongrie devant 2 032 spectateurs. La rencontre, la première entre les deux sélections[fff 18], est remportée par la Hongrie sur le score de 3-0 grâce à un triplé de Imre Schlosser-Lakatos[fff 19].

Affluence[modifier | modifier le code]

Le CA Paris connaît ses premières grosses affluences à l'occasion des grands matchs de sa période amateur. Le quart de finale de la Coupe de France 1920-1921 entre le CAP et l'Olympique de Paris se dispute ainsi au stade de Charentonneau devant 8 000 spectateurs[52]. Au début de la période professionnelle, les affluences grossissent encore pour les rencontres du championnat de France de Division 1. La réception de l'Olympique de Marseille pour le compte de la dernière journée du championnat 1933-1934 le 10 mai 1934 se déroule par exemple dans un stade de Colombes bien garni[53], et ceci bien que le CAP soit lanterne rouge et assuré de descendre en Division 2. Il s'agit là du dernier match en Division 1 pour le CAP, l'OM ayant pour sa part encore deux match en retard à disputer, qu'il perd d'ailleurs (6-1 à Lille et 2-4 au stade de l'Huveaune contre l'Excelsior AC) pour la plus grande joie des Sétois qui fêtent, contre toutes attentes, le premier doublé coupe-championnat.

Entre 1948 et 1963, les plus fortes affluences moyennes à domicile du CA Paris en championnat se montent à 2 998 et 2 925 spectateurs lors des saisons 1952-1953 et 1960-1961. La plus faible est de 536 spectateurs lors de la saison 1962-1963, qui est la dernière du club en Division 2[54]. Sur cette période, les affluences du CAP souffrent du changement fréquent de stade. En effet les rencontres à domicile contre l'Olympique de Marseille dans le championnat de Division 2 sont suivies par 33 954 spectateurs[55] le 6 novembre 1960 au Parc des Princes, mais par seulement 1 296 spectateurs[56] le 17 janvier 1960 au stade Léo Lagrange de Vincennes, et par 1 899 spectateurs[57] le 3 mars 1962 au stade de Paris à Saint-Ouen.

Évolution de la moyenne de spectateurs à domicile du CA Paris de 1949 à 1963[54]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une semaine avant la finale de la Coupe de France de football 1927-1928, la gauche perd en effet les élections législatives françaises de 1928. Lors de ce scrutin, la droite, alliée au centre-droit et au centre-gauche, remporte la majorité des sièges mis en jeu.
  2. Dans le Championnat de France de football D1 1933-1934, le Cercle Athlétique de Paris est 14e avec 10 points. Le premier club non relégable est le FC Sochaux avec 22 points, une victoire rapportant deux points.
  3. Lors de la saison 1943-1944, un nouveau championnat de France est créé. Ce championnat oppose seize équipes fédérales régionales. Les clubs possédant une section professionnelle sont dépossédés de celle-ci et poursuivent leurs activités footballistiques dans des championnats amateurs.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. a, b, c, d et e Coll. 1999, p. 104
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  6. Descamps 2007, p. 80-81
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  11. a, b, c, d et e Descamps 2007, p. 344
  12. Football, N°144, du 15 septembre 1932, p. 3.
  13. L'Instransigeant, N°19.668 du 3 septembre 1933, p.4, sur gallica.bnf.fr.
  14. Vincent Duluc, La grande histoire de l'OL : des origines à nos jours, Ed. Prolongations,‎ novembre 2007, 345 p. (ISBN 978-2-916400-17-4, lire en ligne), p. 20
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  16. a, b, c, d, e et f Coll. 1999, p. 106
  17. « Un nouveau logo pour le CAP Charenton »,‎ 7 août 2012 (consulté le 12 mai 2013)
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Liens externes[modifier | modifier le code]

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Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Cercle athlétique de Paris.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Cette bibliographie présente quelques ouvrages de référence. Ceux utilisés pour la rédaction de cet article sont suivis du symbole Document utilisé pour la rédaction de l’article.

  • Jean-Michel Cazal, Pierre Cazal et Michel Orregia, L'intégrale de l'équipe de France, First éditions,‎ 1998, 517 p. (ISBN 2-87691-437-9) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (de) Pierre Cazal, « Landersmeisterchaften: Frankreich », in Fussball-Weltzeitschrift de l'IFFHS, N°23, 1er trimestre 1994, p. 2-41 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Coll., La Coupe a 50 ans, Paris, L'Équipe,‎ 1967, 111 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Coll., Dictionnaire historique des clubs de football français, St-Maur, Pages de Foot, 1999, p. 104-106 (ISBN 2-913146-01-5) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre-Marie Descamps, Gérard Ejnès et Jacques Hennaux, Coupe de France: La folle épopée, L'Équipe,‎ 2007, 431 p. (ISBN 2915535620, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Gilles Gauthey, Le football professionnel français, Paris, Gilles Gauthey,‎ 1961, p. 190-195 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Thierry Hubac, 1904-2004. Un siècle en Bleu, Mango Sport,‎ 2004, 140 p. (ISBN 2-84270-458-4) Document utilisé pour la rédaction de l’article

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