Supporteur

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Supporteurs croates de handball

Un supporteur[1] est un spectateur de sport prenant parti pour l'une des équipes, l'un des joueurs, ou plus généralement pour l'un des sportifs en compétition sportive. Le supporteur peut suivre son équipe, ou sportif, en déplacement pour l'encourager. Certains se regroupent en clubs de supporteurs.

On peut également utiliser le terme espagnol d'aficionado, ou celui américain de fan (supporter est un terme anglais), mais un aficionado ou un fan n'est pas nécessairement lié au monde du sport. De même, l'emploi du terme supporter est rare en français en dehors du monde sportif.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La violence liée au sport ne date pas d’hier. Déjà dans la Rome antique, les spectacles de gladiateurs pouvaient provoquer de terribles violences dans le public comme en témoigne un texte de Tacite relatant des événements qui ont entraîné l'interdiction de ces divertissements pendant plus de dix ans ; « Ils se lancèrent des injures, puis des pierres, enfin des armes, et la victoire resta à la plèbe de Pompéi, où se donnait le spectacle. Ainsi transporta-t-on dans la ville beaucoup de Nucériens, le corps mutilé à la suite des coups reçus, et un grand nombre pleurait la mort d’un fils ou d’un père. »

Même exubérance chez les Romains, notamment autour de l'activité sportive principale de l'Antiquité : la course de chars. Les écuries possédaient des supporteurs à travers tout l'Empire tandis que les auriges (cocher des chars) font l'objet d'un véritable culte païen, au même titre que les footballeurs aujourd'hui[2]. Contrairement à leurs homologues grecques, les femmes romaines accédaient librement aux compétitions[3]. La folie sportive persiste à Byzance et les groupes de supporteurs se transforment en factions politiques. Le massacre de la Sédition Nika (532) coûte la vie à plusieurs dizaines de milliers de ces supporteurs politisés.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La chute de la civilisation gréco-romaine entraîne l'interdiction du sport par les nouvelles autorités religieuses. Si la pratique persiste malgré l'interdit, les sources sont alors maigres concernant les supporteurs. Les autorités du Calcio florentin édictent dès 1607 un règlement interdisant aux spectateurs d'envahir le terrain de jeu et sanctionnent les abus[4]. Au XVIIIe siècle, c'est le cricket anglais qui fournit quelques traces écrites des agissements excessifs et mêmes violents de supporteurs. Dès 1731, des bagarres entre supporters et joueurs sont signalées à Londres. Le cricket reste lourdement touché par ce phénomène jusqu'au début du XIXe siècle. En réaction, l'entrée au stade devient payante afin d'écarter une certaine frange de supporteurs (1777).

(suite à rédiger)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Féminin supportrice, de l'anglais « supporter » (to support qui signifie « soutenir » est un faux-ami, « un supporter soutient son équipe » et non « un supporter supporte son équipe »), également employé tel-quel en français
  2. JP Thuillier, Le sport dans l'Antiquité, Paris, Picard, 2004, p.181
  3. JP Thuillier, Le sport dans l'Antiquité, Paris, Picard, 2004, p.205
  4. Horst Bredekamp, La Naissance du football - Une histoire du Calcio, Éditions Diderot, 1998, p.151

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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